Les choix d’Unai Emery ont pris tout leur sens au cours de la rencontre. La compo de départ pouvait pourtant choquer. Alphonse Aréola, Thiago Silva et Maxwell n’avaient pas encore joué en match officiel cette saison mais ont débuté. Serge Aurier a été lancé alors qu’il revenait à peine de blessure, Krychowiak a été titularisé pour la première fois de la saison, jusqu’ici il avait joué une seule fois avec ses partenaires de club, c’était contre Saint-Etienne, comme Marquinhos d’ailleurs. On trouvait aussi Matuidi dans le onze de départ mais à une poste d’ailier gauche très inhabituel. Emery a donc fait des choix très forts, ceux de sortir Thiago Motta et Kevin Trapp, celui de ne pas retenir Hatem Ben Arfa dans le groupe, ou encore de faire jouer à la fois Rabiot et Matuidi. On a rapidement compris son idée : il s’agissait de bloquer le couloir fort d’Arsenal en protégeant Maxwell mais aussi d’avoir des milieux capables de se projeter vers l’avant à la récupération du ballon, chose fondamentale pour le nouvel entraîneur.

L’équipe de départ était donc la suivante : Aréola - Aurier, Marquinhos, Thiago Silva (C), Maxwell - Verratti, Krychowiak, Rabiot - Di Maria, Cavani, Matuidi. C’était pour le moins osé, même si le bloc défensif[1] est le meilleur possible dans l’absolu. Il me manquait juste Javier Pastore…

Si vous voulez juste un court résumé vidéo de la rencontre, j’ai ça en stock.

Si vous en voulez plus, si vous souhaitez savoir et comprendre comment ça s’est réellement passé, j’ai aussi ça en stock. Je l’ai en version vidéo et en version écrite. L’écrit explique la vidéo, la vidéo illustre la version écrite.

J’ai adoré l’entame de match. Le but marqué n’en est pas la raison principale même s’il ne gâche rien, a fortiori avec cette conception. L’action a débuté côté gauche, on est revenu en arrière pour repartir côté droit avec une accélération d’Aurier, parti en profondeur, qui a su ensuite temporiser pour mieux centrer sans même éliminer Monreal et trouver Cavani au 1er poteau. Un super coup de tête décroisé a converti cette offrande. Matuidi trainait au 2nd poteau en cas de besoin. 42 secondes ! En réalité, si j’ai tant aimé ce début de rencontre, c’est surtout en raison de l’état d’esprit. L’équipe défendait bien en bloc avec un très bon pressing coordonné par un Krychowiak déjà très vocal malgré son manque de repère avec ses coéquipiers, Arsenal était complètement bloqué, incapable de créer le moindre danger. Tous les ingrédients étaient présents : envie, engagement/intensité, agressivité, mouvement, simplicité, coordination, créativité, bonne utilisation de la profondeur (quitte à jouer long), les enchaînements étaient bons, ça allait vite. On a par exemple vu une bonne occasion pour Rabiot, lancé dans la surface par une super talonnade de Di Maria puis contré in extremis par Koscielny (10e). Di Maria a ensuite failli réussir le break grâce à un corner direct sorti d’une claquette par Ospina, titulaire surprise pour les Gunners (13e). Arsenal a mis plus de 20 minutes à enfin créer un peu de danger. Bénéficiant d’un contre favorable sur un tacle d’Aurier, qui l’a globalement martyrisé sur leur aile commune, Monreal a pu centrer pour la tête d’Oxlade-Chamberlain dont la remise a été repoussée par Marquinhos, omniprésent en défense dès qu’il fallait quelqu’un pour faire le ménage. Si les hommes d’Arsène Wenger ont plusieurs fois pris le ballon sur les corners, un Parisien était systématiquement là pour les gêner ou intervenir.

Cette action pour Arsenal s’est produite au moment où le PSG avait un peu relâché l’étreinte de façon très logique. Il était en effet impossible de maintenir un niveau d’intensité si élevé pendant 90 minutes. Par conséquent les visiteurs commençaient à pousser, profitant d’un nombre croissant d’erreurs techniques. Le ballon leur était beaucoup trop vite rendu, pourtant ils ne parvenaient pas à en profiter. Pas plus que de l’arbitrage à géométrie variable de M. Kassai, le nullos de l’Euro, une des pires escroqueries du paysage arbitral mondial (tout de même à bonne distance de M. Clattenburg). Le Hongrois n’a pas tardé à agacer en multipliant les erreurs – par exemple un corner oublié dès la 7e minute – et une alternance sévérité/laxisme. Le premier jaune reçu par Verratti était hyper sévère, il essayé d’éviter son adversaire sans y parvenir car il n’était plus sur ses appuis (8e). Les ¾ du temps quand un Gunner subissait un contact, il obtenait le CF, parfois à retardement, mais quand un Parisien se faisait attraper, bousculer ou carrément ceinturer, y compris devant l’arbitre assistant, pas de réaction… Francis Coquelin a dû y aller gaiement sur Krychowiak pour être averti (24e).

Après ces quelques minutes un peu plus difficiles, le PSG a remis le pied sur le ballon, Aurier a continué son chantier, Maxwell a aussi commencé à monter, puis Cavani a débuté son festin… Un festin de bouffeur de feuille de match. L’Uruguayen a pu voler le ballon en profitant d’une passe en profondeur interceptée par Monreal d’un tacle foireux, puis éliminer Ospina sorti dans ses pieds, seulement il a tiré à côté du but déserté (34e). La suite a été brouillonne avec de nouveau pas mal de ballons perdus, des opportunités gâchées, mais néanmoins quelques bonnes combinaisons et des séquences intéressantes de circulation du ballon. Cavani a encore eu une super opportunité grâce à une passe de Di Maria au-dessus de la défense, mais en ratant totalement son contrôle de la poitrine il n’a pu enchaîner (42e). Cette action est d’autant plus moche qu’au cours de la soirée Luis Suarez a su convertir une occasion très similaire pour ne pas dire identique (lors de Barça-Celtic)…

J’ai nettement moins apprécié le début de seconde période. Bloc trop bas, ballons rendus trop rapidement malgré cette volonté toujours présente de ressortir le ballon proprement, une tendance à troquer le jeu rapide vers l’avant pour de la conservation du ballon dans le camp parisien… Cette fois le pressing était londonien et plutôt efficace. Heureusement, la défense faisait preuve de beaucoup de sérénité. Ainsi elle a su subir sans rompre. Il a toutefois fallu réagir en remontant le bloc d’un cran.

Le break aurait pu intervenir grâce à une très longue ouverture pour Di Maria, parti dans le dos de la défense, trop légèrement déséquilibré par Monreal dans la surface pour obtenir un penalty, surtout que M. Kassai restait très peu enclin à siffler les fautes en faveur du PSG. Dans l’ensemble, il semblait évident que la débauche d’énergie déployée en première période se payait sur le plan physique et par ricochet sur le plan technique. Les joueurs en manque de rythme comme Krychowiak accusaient le coup, même si l’état d’esprit restait irréprochable, personne n’hésitant jamais à s’engager dans les duels. Il devenait aussi de plus en plus difficile de soutenir les contre-attaques, si bien que l’équipe se trouvait régulièrement coupée en 2. Un apport de sang neuf aurait fait le plus grand bien. Pourtant, un quart d’heure après la mi-temps, alors que plusieurs situations favorables avaient été gâchées auparavant pour les raisons précédemment expliquées, les Parisiens ont trouvé des ressources pour remettre un coup de pression avec 3 actions consécutives impliquant les inusables Aurier et Matuidi (59e, 60e, 61e).

La réponse des visiteurs est venue notamment d’Alexis Sanchez avec une super passe pour Oxlade-Chamberlain, lequel s’est emmêlé les crayons (63e) juste avant de sortir, remplacé par Olivier Giroud. En grandes difficultés cette saison à Arsenal, Giroud est très vite apparu extrêmement nerveux. J’y reviendrais. La défense parisienne restait très sereine à l’image d’un Marquinhos impérial avec un tacle dans la surface (64e) ou une sortie autoritaire d’Aréola sur le corner. La blessure d’Aurier aurait pu être le tournant de la dernière partie de la rencontre. En retombant suite à un duel aérien, la cheville blessée à Monaco qui lui a fait manquer les matchs de sa sélection et celui contre l’ASSE a dû subir un choc trop violent car il se tordait de douleur (66e). Revenu sur le terrain en guerrier, il s’est immédiatement signalé en débutant un nouveau gros temps fort parisien : 3 énormes occasions en 3’ (68e, 69e, 71e). D’abord celle d’Aurier, auteur d’une double une-deux avec Di Maria – avec un déplacement digne d’un grand attaquant pour ne pas être HJ – conclu par un duel remporté par Ospina (le Colombien est super bien sorti, Aurier n’a pas eu le temps de piquer son ballon, la dernière passe de Di Maria était peut-être un peu forte). Puis une nouvelle de Cavani, bénéficiaire d’improbables contres favorables (2 sur Mustafi et un sur Kocielny) suite à une percée de Rabiot plein axe, malheureusement l’Uruguayen a tiré du plat du pied sur Ospina en se précipitant. Et enfin celle de Di Maria obtenue grâce à un bon pressing grâce auquel l’Argentin a intercepté une mauvaise passe d’Ospina, Verratti a pu lui remettre de suite dans la profondeur, coup du sombrero dans la surface sur Xhaka, à peine entré, contrôle poitrine et volée surpuissante sous la barre… claquée par l’ancien gardien niçois.

A force de ne pas convertir ses occasions extrêmement franches, le PSG risquait fort d’avoir des regrets. Remplacer poste pour poste Rabiot par Thiago Motta était la première erreur d’Emery (73e). Il fallait faire entrer Pastore – ceci depuis un moment – pour mieux jouer les coups et pour aider à faire remonter le bloc. Motta est au contraire le boulet qui vous assure de faire reculer le bloc. Et forcément, ce qui devait se produire s’est produit, Arsenal a égalisé. Au terme d’une longue phase de jeu Özil était sur le côté gauche, il a réussi sa seule bonne passe du match pour trouver Iwobi inexplicablement seul dans la surface à une petite dizaine de mètres du premier poteau. L’enchaînement contrôle-volée d’Iwobi a échoué sur Aréola, malchanceux car cette super parade a renvoyé le ballon dans l’axe où Sanchez en a hérité. La reprise du Chilien n’a laissé aucune chance au gardien parisien à qui il a manqué une trentaine de centimètres pour sauver la maison. Sur cette action on peut regretter plusieurs choses, dont le placement très moyen de Marquinhos – sa seule erreur du match – ou encore l’absence totale de réactivité de Verratti en mode poteau télégraphique alors que Sanchez était le joueur de sa zone… Un seul des 2 a suivi l’action, il a marqué… Mais plus que des responsabilités individuelles, la faute est collective, il ne fallait pas autant reculer. Surtout, il fallait convertir au moins une occasion de break.

Emery a fini par lancer Pastore à la place de Krychowiak. Moins d’une minute après son entrée en jeu, le meilleur joueur du club a lancé Cavani en profondeur, lui offrant un nouveau duel face à Ospina et donc une chance de redevenir le héros. Cavani a préféré rester un zéro. En ratant son crochet, il a octroyé au Colombien une opportunité en or d’être le héros des visiteurs. Il a su la saisir, lui (80e). Le PSG a encore essayé de reprendre l’avantage, il a failli se faire cueillir par une contre-attaque. Aréola a alors dû sauver la maison en repoussant la frappe d’Iwobi, lancé sur la gauche de la surface. Perte de balle de Motta, Aurier pas capable de revenir une millionième fois… Il s’en est fallu de peu (83e). D’ailleurs Aurier a cédé sa place à Meunier pour les dernières minutes de jeu.

La fin de rencontre a surtout été marquée par de l’imbécilité : Motta a pris un jaune stupide pour une petite claque au visage de Giroud en loucedé mais vue par l’arbitre (92e), mais Giroud a fait mieux, il en a pris 2 ! Après avoir dégommé Di Maria en retard (70e) puis balancé Motta gratuitement (78e) non sans contester et être averti verbalement, il a remis ça en gueulant en direction de M. Kassai qui lui a finalement infligé le jaune qu’il semblait chercher (88e). Giroud étant très intelligent, il a remis ça à la 93e en se chamaillant avec Verratti. La situation est assez bizarre, il y avait CF pour le PSG dans les 30m, il fallait remonter tout le terrain pour tenter d’arracher la victoire, mais après avoir joué ce CF en faisant une passe, l’Italien s’est dirigé vers l’attaquant chaud du réchaud qui l’a fait tomber en se mettant volontairement sur son chemin. Il y a eu un échange de mots, on n’a pas vu la suite en direct. Il fallait une caméra divergée pour comprendre ce qui s’est passé ensuite. En réalité Marquinhos est venu s’emmêler et a bousculé Giroud en réponse, et comme M. Kassai avait suivi ça de loin il a sanctionné Giroud et Verratti, exclus l’un et l’autre pour un 2nd jaune. Giroud cherchait la m*rde, Verratti n’a rien fait pour l’éviter.

Remarquez, ce n’est pas bien grave pour le PSG, mieux vaut être privé de Verratti contre Razgrad que d’avoir des cartons jaunes qui trainent. Ça purgera le carton sévère du début de match.

Le PSG aurait pu l’emporter au bout du bout du suspense grâce à une tête plongeante de Marquinhos seul au 2nd poteau sur corner. Il a trop décroisé. Arf.

  • Que retenir ?

La première période du PSG a été excellente. Les choix d’Emery ont tous été validés, même les plus osés, ceux critiqués avant le coup d’envoi. Dans l’ensemble il n’y a pas eu photo malgré quelques frayeurs. Après le but rapide, de très grosses occasions auraient dû valider la supériorité de Parisiens très agressifs, capables d’annihiler le jeu adverse en imposant une intensité réellement digne de la Ligue des Champions. Aréola se trouvait presque au chômage technique, bien protégé par ses partenaires, en particulier un Marquinhos de gala. L’omniprésence d’Aurier et de Matuidi des 2 côtés du terrain aurait mérité une récompense bien supérieure à la seule passe décisive du premier pour Cavani. Mis en confiance d’entrée par son but, l’Uruguayen a ensuite passé tout le match à gâcher.

La seconde période a été plus difficile faute de ressources physiques pour maintenir le même rythme pendant 90’ avec des joueurs qui débutaient leur saison. Le problème des pertes de balle évitables au milieu de terrain s’est accentué, Krychowiak, Verratti et Rabiot ont tous commis ces erreurs à de nombreuses reprises (d’autres aussi) mais ont chacun apporté leurs qualités propres. Même en défendant bas, le PSG n’était pratiquement jamais réellement mis en danger et parvenait même à en créer. En gâchant ses occasions franches de se mettre à l’abri, il s’exposait à une égalisation. Elle est survenue à force de trop accepter de subir. Il aura suffi d’une fois. Ou plutôt d’une double fois. Arsenal a cadré 3 tirs – dont 2 sur la même action – et aurait pu réussir un énorme hold-up en l’emportant 2-1 avec 2 occasions de but.

Au final, Cavani est plus l’homme du match d’Arsenal qu’Ospina, Aurier est celui du PSG.

  • Evaluons rapidement les prestations individuelles.

Aréola : très bon, il fait même 2 énormes parades dont celle avant le but. Il mérite de rester titulaire à plein temps. Hormis une sortie très moyenne sur corner à cause d’un manque de communication (26e), il était impossible de réussir une performance plus aboutie. Il a même été à rien de pouvoir repousser la frappe de Sanchez.
Maxwell : titulaire surprise, il débutait sa saison après sa blessure au dos. Il est peu monté mais il a fait le travail derrière. A l’expérience.
Thiago Silva : aussi de retour de blessure, on l’a finalement assez peu vu, il a simplement fait le métier en laissant le rôle de taulier à son padawan.
Marquinhos : très très présent, impressionnant, il a endossé le rôle du patron de la défense du début à la fin avec une sérénité remarquable. A son arrivée au club il était flippant, dépourvu des bases défensives les plus élémentaires, voire d’instinct défensif. S’entraîner et jouer avec Thiago Silva depuis plusieurs années a fait de lui un tout autre joueur. Dommage que son placement ait été déficient sur l’action de l’égalisation, c’est sa seule erreur du match. Dommage aussi qu’il ait manqué la tête de la victoire à la 95e, il aurait mérité de finir en héros.
Aurier : MONSTRUEUX partout sur le terrain… en revenant de blessure… Bien sûr, il a perdu quelques ballons en début de 2nde période, il a été éliminé une fois en première, mais comment lui en vouloir ? Quelle débauche d’énergie ! En animant à lui seul tout le côté droit, il a aussi montré l’exemple à ses partenaires et a emmené tout le monde derrière lui.
Krychowiak : ses pertes de balle sont presque anecdotiques tant il a brillé dans le rôle de patron du milieu de terrain. Titulaire pour la première fois, il s’est imposé y compris vocalement en dirigeant ses partenaires comme un capitaine présent depuis 4 ou 5 ans. C’est d’autant plus prometteur qu’en enchaînant les matchs il retrouvera une condition physique lui permettant de tenir tout un match à fond. Manquant de rythme, il a un peu coincé après la mi-temps, ça s’est ressenti dans son jeu, plus chargé de déchet technique.
Rabiot : là aussi, les pertes de balles ont pollué une prestation positive. Il m’a plu par son activité à la récupération, son agressivité, ses prises d’initiatives, son envie d’aller de l’avant.
Verratti : très bon dans le jeu long, pas toujours très bien inspiré dans tout le reste, que j’ai moyennement aimé (dont les pertes de balle). Il doit gagner en justesse dans ses choix de jeu, surtout dans ce rôle. Dans l’absolu, ses 2 jaunes ne sont pas mérités ou alors hyper sévères, mais je ne comprends pas comment il a pu aller chercher les emmerdes dans le temps additionnel au lieu de chercher à jouer. A 1-1 à la 92e alors qu’il faut remonter tout le ballon pour marquer, pourquoi faire une passe courte sans chercher à l’aller de l’avant ? Pourquoi faire ce déplacement latéral vers Giroud au lieu de se replacer pour proposer une solution vers l’avant ? Ça n’avait aucun sens dans une situation où tout le monde aurait dû monter pour chercher à arracher la victoire. A moins d’avoir envie de se frotter à Giroud, qu’il pouvait éviter assez facilement… Verratti est un aimant à embrouilles, on le sait depuis des années. Provoquer ce genre de contacts est son passe-temps favori, presque une passion, une obsession. Il ne peut s’en empêcher, c’est plus fort que lui.
Matuidi : choisi et placé au poste d’ailier gauche pour apporter sa capacité à envoyer du lourd sur son ailer tout en bloquant son couloir défensivement, il a parfaitement répondu aux attentes. Bellerin n’a pas vu le jour offensivement et a eu du travail derrière. Comme je le dis depuis des années, Blaise est le genre de joueurs souvent décriés à qui on prédit un statut de remplaçant mais qui finissent toujours par être titulaires faute pour l’entraîneur de pouvoir s’en passer. Un leader d’effort infatigable qui monte le curseur de l’intensité au maximum et pousse ses coéquipiers à le suivre, tout coach en rêve. Même s’il y a plus fort techniquement.
Di Maria : beaucoup trop brouillon, beaucoup trop de mauvais choix, ça gâche ce qu’il fait de bien, et comme il a aussi raté pas mal d’occasions… ça fait un mauvais match. Pourtant on l’a vu aider défensivement plus d’une fois, ce qui n’est pas sa passion première.
Cavani : il marque vite, ce qui doit le mettre en confiance et puis… on a l’impression que l’esprit d’Erding ou de Luyindula a envahi son corps. On a assisté à un désastre, à un naufrage, pour ne pas dire un sabordage. Dès qu’il a touché le ballon, il l’a fait à l’envers. A ce niveau, on dépasse le seuil de l’acceptable, on entre dans le domaine de la honte. Sincèrement, qu’il défende, on s’en BLC. On lui demande avant tout de convertir ses occasions. Ou au moins d’en convertir assez pour faire gagner l’équipe. Il devait en planter 4. Comment ? Il se procure les occasions, donc c’est un grand attaquant ? Erding et Luyindula aussi se déplaçaient super bien, faisaient les bons appels, et à la fin, ils croquaient. Avec derrière eux les 10 coéquipiers dont bénéficie Cavani, eux aussi auraient pu se procurer 5 occasions franches par match et en planter au moins une. Le problème de Cavani n’a jamais été ce qu’il réussit. Le problème se résume en un mot : gâchis. Il gâche beaucoup d’occasions ainsi que nombre d’opportunités anéanties par sa faute.

Motta : entrée PITOYABLE, il ne doit plus jamais jouer !
Pastore : entrée trop tardive, à peine sur le terrain il a fait une passe magique gâchée par Cavani.
Meunier : impossible à juger, il a eu trop peu de temps pour s’exprimer.

Emery avait tout bon, à l’exception de ses changements : Motta entré en jeu alors qu’il n’aurait jamais dû et Pastore entré trop tard alors qu’il devait au pire faire son apparition sur le terrain à 20’ de la fin pour garder le ballon et faire remonter le bloc.

Le résultat final est décevant, surtout à l’issue d’une rencontre qui devait être pliée bien avant l’égalisation, toutefois il n’est en rien catastrophique car la première place du groupe reste parfaitement accessible. La machine est désormais lancée, le contenu est plus qu’encourageant, le PSG est sur la bonne voie.



Les vidéos sont aussi sur Vimeo :
-le résumé bIS ;
-le condensé GR&B 1ère période et 2nde période ;
-l’incident de la fin de match.

Note

[1] Le gardien, les 4 défenseurs et le milieu défensif.