Que s’est-il passé après ces 20 minutes de tranquillité productive ? Relâchement coupable ? Paresse ? Excès de confiance ? Mauvaise volonté ? Jour sans ? Manque de repères et/ou de confiance ? On a vu un peu de tout. Le problème collectif me semble en réalité être le résultat de la somme de défaillances individuelles diverses. J’ai même envie d’avancer la thèse de la contagion. Comme les poux dans une classe de maternelle, comme le pourrissement dans une caisse de fruits, comme les comportements violents au sein d’une foule, la nullité peut rapidement se propager au sein d’une équipe de football.

Reprenons les choses dans l’ordre.

Il est vrai qu’Unai Emery a dû composer avec un effectif décimé. Il déplorait de nombreuses absences : Aurier, Maxwell, Kurzawa, Di Maria, Pastore (malheureusement out pour plusieurs semaines), Thiago Motta. Plusieurs d’entre eux ont été plus préservés qu’autre chose. Etait-ce si terrible ? On trouvait 7 joueurs formés au club dans le groupe de 18 avec un petit nouveau, Fodé Ballo Touré, jeune latéral gauche qui envoie du pâté. Mais il n’a pas joué, car Emery a joué la prudence – c’est tout relatif – en misant sur l’expérience – là aussi c’est tout relatif – avec la défense centrale brésilienne, Kimpembe latéral gauche de dépannage (plutôt qu’un véritable latéral n’ayant jamais évolué avec les pros), Krychowiak titulaire à la place de Motta dans le milieu à 3 classique (avec Matuidi et Verratti) que je n’aime pas, la seule surprise – là aussi relative – étant de faire débuter Ikoné après lui avoir accordé seulement quelques minutes de jeu depuis sa préparation estivale très convaincante. En résumé Aréola - Meunier, Marquinhos, Thiago Silva (C), Kimpembe - Verratti, Krychowiak, Matuidi - Lucas, Cavani, Ikoné. Et sur le banc Trapp, Ballo Touré, Rabiot, Nkunku, Ben Arfa, Jesé, Augustin. Sur le papier, rien d’horrible, bien au contraire, beaucoup d’entraîneurs de L1 seraient ravis de pouvoir coucher ces noms sur une feuille de match. Pendant 20 minutes, sans être super convaincante, cette équipe a suffi à faire la différence. L’excuse des absences ne vaut donc pas pour cette rencontre.

En outre, les joueurs sélectionnés pour des rencontres internationales ont pour la plupart joué le lundi ou le mardi – quand ils ont joué – et ont tous repris l’entraînement avec le club entre mardi et jeudi. Souvent, après ce genre de trêves, ils reviennent le mercredi ou le jeudi pour jouer le vendredi. Cette fois, le match n’étant que le samedi, il y a eu plus de temps pour récupérer et pour préparer la rencontre. Encore une excuse non valable.

Le terrain synthétique gris voué à disparaître en fin de saison est tout pourri, y trouver ses appuis est difficile, les conserver l’est tout autant. Beaucoup de joueurs ont glissé, ont éprouvé des difficultés à tenir sur leur jambes dans les duels, mais là encore, pendant 20 minutes, évoluer sur du plastique ne posait aucun souci particulier aux Parisiens, le problème s’est faire ressentir à partir du moment où ils ont commencé à subir le pressing, à se faire manger dans l’engagement physique, à jouer à l’envers en gardant la balle derrière au lieu de porter les débats dans le camp adverse. Autrement dit, cette 3e excuse est aussi bidon que les précédentes.

On pourrait aussi évoquer la proximité de la Ligue des Champions, seulement dans le calendrier, 12 matchs de la phase aller précèdent ou suivent directement un match européen. Quelle est l’idée ? Nous ressortir 6 fois «le match de Ligue des Champions était dans les têtes, les joueurs se préservaient» et 6 fois «le match de Ligue des Champions restait dans les jambes, les joueurs ont juste fait le nécessaire», ou encore «les joueurs sont programmés pour être au top physiquement en mars-avril» pour nous expliquer ce genre de prestations indignes ? Non, désolé, ces explications ne valent rien. Au cours de l’après-midi, le Barça a gagné 4-0, l’Atlético 7-1, le Real 6-1. Dans une rencontre aussi déséquilibrée, le PSG se doit de l’emporter avec la manière en soignant la différence de buts. Il se doit aussi de mettre de l’intensité du début à la fin des matchs, sans quoi il rencontrera de grandes difficultés face aux grands d’Europe habitués à pousser du début à la fin des rencontres. Comme je le répète régulièrement depuis plusieurs raisons, on ne s’entraîne pas à disputer le 800m aux Jeux olympiques en se contentant de footings pendant toute la saison, pas plus qu’on se prépare à négocier à disputer un grand prix de Formule 1 en faisant des tours de circuit en Vélib. Chaque match doit être une occasion pour le PSG de s’entraîner à maintenir l’intensité maximale pendant 90 minutes. En principe, c’est ce que prône Emery. Malheureusement pour lui, certains de ses joueurs sont partisans du moindre effort.

A la fin de la saison, ça ne devrait pas poser de problème pour décrocher un nouveau titre de champion de L1, la 2e place a d’ailleurs été reprise grâce à ce succès, malgré les défaites à Monaco et à Toulouse le bilan est bon, 19 points, soit une moyenne supérieure à 2 par match. De plus, l’équipe de tête, Nice, est en surrégime (7 victoires et 2 nuls en 9 journées mais 6 matchs à domicile et beaucoup de résultats à l’arrache ou grâce à une réussite impressionnante). Gagner à Nancy était surtout indispensable afin de s’éviter de nouveaux remous médiatiques. Il s’agissait aussi de profiter de la défaite de Monaco à Nancy – très logique celle-ci tant les Toulousains ont dominé, rien à voir avec TéFéCé-PSG, un match au scénario très particulier – pour reprendre la 2e place.

En réalité, pendant ces fameuses 20 minutes, le rythme laissait déjà à désirer, Verratti m’énervait déjà en le ralentissant et en balançant le ballon en profondeur, c’était déjà plutôt brouillon, néanmoins ça ne manquait ni d’envie, ni de décalages sur les côtés pour des centres des latéraux. Si le PSG jouait à sa main, au moins, il dominait réellement. Tout naturellement, des occasions de but ont fini par se présenter.

Cavani a commencé par manquer son contrôle orienté de la poitrine sur un bon ballon en profondeur (8e), puis Lucas a ouvert le score (13e) sur CF involontairement direct, le coup classique du CF sur le côté tiré rentrant, a priori pas très bien, mais qui surprend le gardien à cause du déplacement de plusieurs joueurs susceptibles d’en couper la trajectoire (en l’occurrence Cavani puis Krychowiak, qui n’ont pas réussi à le dévier, Ndy Assembe s’est transformé en statue de cire). Cavani a ensuite profité d’un énorme cadeau de Chrétien, auteur d’une tête en retrait ridicule sur un dégagement loin devant d’Aréola, pour réussir un joli lob de volée du plat du pied, évidemment sans contrôle, sinon il l’aurait probablement manqué (18e). La tête de l’Uruguayen dans l’axe sur un très bon centre/ouverture de Verratti (21e) – trop sur le gardien – a marqué… la fin de la récréation. Ensuite, on a eu droit à une très grosse heure de colle.

La donne a changé une fois que les Lorrains ont haussé leur niveau d’agressivité, imposant un véritable pressing. Certains joueurs du PSG sont en galère dès qu’on les prive du confort dont ils ont l’habitude de jouir. De 2 choses l’une, soit ils c’est un problème de niveau purement sportif, soit ils sont incapables de se sortir les doigts du c*l. Ils n’osaient même plus jouer de l’avant pour sortir le ballon de leur moitié de terrain, ils reculaient d’eux-mêmes ! Qu’ils soient malmenés momentanément, on peut l’admettre, seulement ils devraient être capables de remettre un coup d’accélérateur pour reprendre les commandes. Ici, une fois que le moteur a calé, impossible de le redémarrer. Il n’y avait plus rien. Tout s’est délité. La sérénité, envolée. La justesse technique, disparue. La relance propre, aux oubliettes. La circulation du ballon, sortie du programme. L’engagement physique, relégué dans le tiroir à souvenirs. L’efficacité offensive et défensive, évanouie. Le jeu vers l’avant, au placard. Plus rien. Il ne restait plus rien de tout ce qui devrait caractériser le PSG. Tout n’était plus que lenteur, mollesse, déchet technique, mauvais choix, sautes de concentration, fébrilité et prises de risques stupides.

Emery est beaucoup plus pragmatique que Blanc, il demande à ses joueurs de ne pas hésiter à dégager si le pressing adverse rend la relance dans les pieds trop dangereuse. Seulement, ses joueurs n’en font qu’à leur tête, ils n’écoutent pas les consignes. Résultat, beaucoup de pertes de balle dans leur camp, notamment une à l’origine du but lorrain grâce à un CF sur le côté (faute de Kimpembe). Il ne s’agit pas d’un BALC mais d’un BRVLF : un but «Retour vers le Futur»… CF de Benoît Pedretti pour la tête d’Alou Diarra (55e)… Il est passé devant tout le monde pour couper au premier poteau et décroiser son coup de tête. Le ballon a fini dans la lucarne opposée, Aréola ne pouvait rien faire, contrairement à Cavani, qui s’est fait manger par le vice-champion du monde 2006 (souvenez-vous, il était entré en finale).

Quand il y a danger, ce qui était le cas en l’occurrence compte tenu du pressing insistant des Nancéens, dégager plutôt que de prendre des risques pour relancer dans les pieds peut s’avérer une stratégie particulièrement efficace. Efficace pour éloigner le danger, c’est une évidence. Efficace aussi pour le porter dans le camp adverse à condition de posséder un avant-centre capable soit de jouer en pivot, soit de faire la différence dans la profondeur. C’est encore mieux s’il sait faire les 2. Or le PSG ne dispose pas de ce joueur susceptible de s’imposer dans les airs pour des déviations ou des remises, mais surtout de garder le ballon afin de permettre à tout le bloc de remonter. Cavani est en principe à l’aise en contre-attaque, quand il s’agit de partir de loin. Seulement, lorsque l’équipe subit, on le retrouve souvent en train de défendre en position d’arrière latéral. Comment voulez-vous le trouver en profondeur dans ces conditions ? Surtout, il peine techniquement, d’où son incapacité à faire ce travail de protection de balle, notamment dos au but, il a bien du mal à effectuer le geste juste pour s’emmener la gonfle ou la conserver, y compris sans pression adverse. Ce n’est pas nouveau, je le faisais lors des quarts de finale de la Ligue des Champions contre le Barça, mais là, on parle d’un déplacement à Marcel-Picot, pas au Camp Nou ! Qui plus est, il a été signalé 5 fois HJ (dont une à tort). Donc pour ce qui est de l’utilisation de la profondeur, on repassera.

Par conséquent, très rares ont été les opportunités parisiennes après l’entrée dans la difficulté. Matuidi a vu la sienne être annihilée par un HJ (75e), Cavani en a obtenu plusieurs plus ou moins franches, la première terminée par un tir à angle fermé après avoir éliminé le défenseur mais le ballon a fini dans le petit filet (50e), puis une volée foirée grossièrement après une nouvelle erreur de la défense (68e) et en a enfin gâché ce qui devait être un duel avec le gardien à cause d’un contrôle médiocre, ce qui a permis le retour de Cuffaut (85e).

Heureusement, l’ASNL manque de joueurs de qualité, a fortiori sans Hadji, raison principale pour laquelle ses occasions ont été si peu nombreuses malgré la nullité du PSG. Ayant marqué 3 buts en 8 matchs avant la réception des quadruples champions en titre, il était peu probable qu’ils marquent 2 fois lors de cette rencontre. A 2-0, ils en ont obtenu une grosse en contre à la 32e grâce à un ballon perdu par Lucas – victime d’une faute assez évidente non sanctionnée – au milieu (une frappe d’Anthony Koura des 20m claquée en corner par Aréola), puis Vincent Muratori a cadré un tir depuis l’extérieur de la surface – notons la façon très étrange dont Verratti s’est couché devant lui – 5’ plus tard. Les Lorrains n’ont plus accroché le cadre hormis sur le but de Diarra. Il y a toutefois eu pas mal de coups de chaud, notamment à la 41e quand Modou Diagne a pu frapper 2 fois lors de la même action (en étant contré 2 fois) avant un centre dangereux conclu par un tir de Koura à angle fermé dans le petit filet (Marquinhos a raté son tacle). Aréola a eu la bonne idée d’intervenir parfaitement sur pas mal de centres et CPA, ses défenseurs en panique n’ont pas toujours assuré. En outre, on n’est pas passé loin d’un péno à la 80e pour un contact entre le coude de Krychowiak et le flanc de Mandanne qui a dû trop chercher le péno au goût de l’arbitre. Là encore, une perte de balle grotesque (ici de Meunier) en relançant de façon désastreuse était à l’origine de l’incendie.

Les Parisiens peuvent même se considérer chanceux sur cette action car avec l’arbitrage de M. Lesage, ils auraient aussi bien pu se retrouver punis par un péno et donc une possible égalisation. Il était en effet difficile de déceler une cohérence dans ses coups de sifflets. Son jugement ressemblait à celui d’une pièce jetée en l’air. Du pile ou face. Le même contact pouvait donner lieu à une sanction ou à rien du tout, peu importe qu’il y ait faute ou non. Cet arbitrage hasardeux a contribué à la nullité absolue de la rencontre en hachant le jeu par moments, en générant de l’agacement à d’autres, mais surtout en créant de l’incertitude dans la mesure où les joueurs ne savaient plus ce qu’ils avaient le droit ou non de faire, on pouvait leur subtiliser la gonfle irrégulièrement en toute impunité. Au final, les 2 seuls cartons (Cuffaut 70e, Kimpembe 84e pour répétition de fautes) n’ont rien de scandaleux, Pedretti aurait mérité au minimum un jaune en début de seconde période pour une semelle sur le cheville de Meunier, mais au final OSEF car cette médiocrité sera restée sans conséquence. On oubliera vite la prestation de M. Lesage… comme l’ensemble de cette rencontre.

On oubliera cette gigantesque bouse footballistique si et seulement si les problèmes de cette équipe sont rapidement résolus. Tout n’est qu’une histoire de volonté et d’intelligence. Si les joueurs ne se décident pas à adopter une bonne attitude, ils iront lentement mais surement dans une impasse au lieu d’emprunter l’autoroute du succès.

Aréola a beaucoup été sollicité sur des ballons envoyés dans la surface (centres, CPA, ouvertures, passes ou déviations en profondeur), il a seulement eu 1 parade et un arrêt à effectuer. Il a été le seul Parisien irréprochable.
Thiago Silva et Marquinhos ont été mis en grandes difficultés, leur performance inquiétante ne s’explique ni par leur retour d’Amérique du Sud, ni par des difficultés d’adaptation au synthétique. Ils semblaient avoir la tête ailleurs. On attend autre chose du capitaine, en particulier du leadership.
Kimpembe n’est pas un vrai latéral, ce qui s’est vu offensivement lors de ses – rares – montées, mais aussi défensivement sur pas mal de séquences. Ceci dit, la plupart de ses erreurs et de ses fautes étaient facilement évitables en faisant preuve de lucidité. Par moments, il a complètement perdu confiance… et donc perdu les pédales. Ses histoires de prolongations de contrat le troubleraient-elles ?
Meunier… Inquiétant. Très inquiétant. Quand l’équipe a la balle, joue haut et qu’il évolue dans un rôle d’ailier, ça va, pas de problème, il est à l’aise. Quand l’équipe subit, ça se gâte sérieusement. Franchement ? On aurait dit le retour de Van der Wiel. Quand je dis que c’est très inquiétant, je le pense vraiment !
Krychowiak a perdu trop de ballons, ce qui a en grande partie gâché son travail de récupération. Globalement, il a raté son match, cependant on doit lui accorder des circonstances atténuantes, en particulier celle d’avoir été très mal entouré et mis dans des conditions très difficiles. La pression de l’occasion à saisir – elles sont rares – a pu peser.
J’en arrive donc à Verratti, qui avait déjà joué quasiment 60 ballons à l’issue de la première période et a fini à environ 110, pour un total d’environ 750 touches de balle. Je ne suis même pas sûr d’exagérer. Il aurait dû mettre l’équipe dans le sens du jeu, la faire aller de l’avant, assurer la relance, imprimer le rythme. Il a joué en marchant, a multiplié les passes en arrière, a souvent rendu la gonfle en la balançant en profondeur de façon hasardeuse, le tout en râlant en permanence pour un oui ou pour un non au point qu’on pouvait croire qu’il s’était trompé d’adversaire, il semblait jouer contre les arbitres plus que contre les Nancéens ! Voulant toujours avoir le ballon dans les pieds et allant souvent le chercher très bas pour ne même pas essayer de le remonter, il a fait reculer ses partenaires, aspirant le fameux "bloc équipe" dans son camp, ce qui explique en grande partie les difficultés collectives. Le pire chez lui reste sa volonté permanente de vouloir éliminer ou résister au contact avant de lâcher le ballon. En pratique,
-soit les adversaires le laissent faire ses passes dans son camp dans le confort, il fait alors péter les stats des passes qui ne servent à rien, le jeu n’avance pas,
-soit ils vont le chercher, il tombe alors dans son autre travers en attendant systématiquement l’arrivée d’un joueur – ou de plusieurs – monté au pressing au lieu de transmettre le ballon en 1 ou 2 touches, ce qui permettrait de gagner en efficacité et de mettre du rythme tout en limitant les risques inutiles.
Chercher la faute au lieu de penser à jouer au foot, je dis STOP ! Après visionnageS du match, je me demande si, consciemment ou non, il n’aurait pas cherché à plomber Krychowiak afin de protéger la place de Motta… Bien sûr, dans le paquet, il y a toujours un petit lot d’actions pour donner le change, néanmoins si Krychowiak a été médiocre, Verratti a été nuisible.
Matuidi s’est donné comme toujours, seulement cette fois la maladresse et un certain manque d’inspiration ont pris le dessus. La fatigue ? Le terrain ? Le travail supplémentaire dû aux défaillances de ses partenaires ? Le fait que l’équipe subisse trop ? Peut-être simplement un jour sans. Dans ses circonstances, il n’a pu avoir son apport habituel.
Lucas a d’abord beaucoup tenté de choses, notamment de prendre la responsabilité du jeu vers l’avant, a marqué (avec beaucoup de réussite), mais comme les autres il a fini par tomber dans le trou faute de collectif.
Ikoné a eu du mal à se faire sa place. A l’aise balle au pied, il a essayé pendant un temps puis s’est montré trop discret.
Cavani a marqué grâce à un joli but sur un cadeau de la défense, mais a raté absolument tout le reste, sans parler des HJ… En première période, il a joué 8 ballons ! Pèse-t-il réellement sur la défense adverse ? Fait-il réellement peur ? Tu sais qu’avec lui, si tu manques ton intervention défensive, le laissant se présenter seul devant ton gardien, tu as encore 70 à 80% de chances qu’il loupe son occasion…

Rabiot a fait une entrée contrastée en alternant le bon et le mauvais, voire le très bon – enfin du jeu vers l’avant en cassant des lignes ! – et le très mauvais.
Bernard Fa n’a strictement rien apporté de positif en un gros quart d’heure T.A.C., il s’est même totalement discrédité en se faisant humilier peu après son entrée par un défenseur présent sur le terrain depuis le début du match… plusieurs mètres d’avance au départ d’un sprint de 30m, plusieurs mètres de retard à l’arrivée. La préparation physique porte ses fruits on dirait…
Augustin n’a pas eu beaucoup de temps pour s’exprimer, pourtant il a réussi quelques bonnes choses. Un état d’esprit incomparable avec celui de son coéquipier.

  • Je résume.

20 minutes de domination en pratiquant un football plus efficace et opportuniste qu’enthousiasmant, puis plus rien, un grand n’importe quoi derrière, plus du tout de relance, du flottement, un manque d’intelligence dans le jeu pour savoir quoi faire, aucune réaction mais au contraire un relâchement total chez certains, une perte de moyens chez d’autres. Absolument tout était hasardeux, en particulier les gestes techniques, y compris les plus simples. D’où la réduction de l’écart lorraine, logique à force de s’exposer bêtement. Offensivement, rien, hormis une tonne de jeu long là aussi hasardeux avec un tas de HJ à la clé. Heureusement, Nancy n’est pas une bonne équipe, jouer avec plus d’intensité lui a seulement permis de revenir dans le coup, pas d’éviter la défaite. D’un niveau assez affligeant, cette rencontre doit absolument provoquer un réel changement d’état d’esprit chez les Parisiens et leur entraîneur, lui aussi passé à côté de son match (après une heure de jeu il a fait entrer Rabiot à la place d’Ikoné et fait passer Matuidi à gauche, il ne restait donc que 2 véritables joueurs offensifs, puis Bernard Fa a été substitué à Lucas pour un apport négatif, enfin Augustin a remplacé Cavani beaucoup trop tard).

  • Conclusion.

Certains observateurs veulent se convaincre de la nécessité de revenir à ce 4-3-3 pour retrouver des certitudes – fantasmées – et de la confiance. Je suis d’avis qu’il faut faire exploser ce 4-3-3 afin d’obliger les joueurs à changer leurs habitudes, à s’adapter à la volonté de leur entraîneur plutôt que l’inverse. Ils n’ont rien à lui imposer, c’est à lui de s’imposer.



Les vidéos sont aussi sur Viméo : 1ère période et 2nde période.