Au bout du compte, la soirée a été bonne grâce à une bonne dose de suspense, des buts fous – en plus de quelques belles actions collectives – et des retournements de situation. On a vécu un scénario d’autant plus incroyable qu’il se croisait avec celui très inattendu de l’autre rencontre du groupe entre Arsenal et Ludogorets Razgrad. Pour ne rien gâcher, la fin de l’histoire est heureuse puisque le PSG s’en est sorti avec une victoire – totalement méritée – et une qualification en poche pour le tableau final de la Ligue des Champions. L’obtenir dès la 4e journée des poules mérite des honneurs particuliers.

Cette victoire n’a rien eu de facile à obtenir. C’est son point commun avec le match aller. Presque le seul tant elle les 2 rencontres se différencient. Au Parc des Princes, le PSG a concédé d’énormes occasions, s’est fait très peur (Bâle a touché 3 fois les montants), l’emportant 3-0 de façon incompréhensible tant il a été mauvais et en réussite. Sur la pelouse du Parc Saint-Jacques, il a au contraire outrageusement dominé mais a manqué d’efficacité, s’exposant à une grosse désillusion et même à être victime d’un gigantesque braquage avant d’obtenir la récompense d’une prestation globalement encourageante (très encourageante dans certains domaines).

  • Résumons cette rencontre pour les paresseux prêts à se contenter du minimum.

Lors de ce match, on a assisté à beaucoup de choses assez folles. Le FC Bâle a obtenu la première occasion en étant pourtant inexistant. Le PSG a nettement dominé, a gâché quelques occasions, s’en procurant trop peu par la suite faute de parvenir à changer le rythme. Néanmoins, il a fini par ouvrir le score en toute fin de première période grâce à un but plein de réussite. En seconde période, après avoir manqué pas mal d’opportunités très franches de réussir le break, les Parisiens ont encaissé un but improbable, aussi appelé "but de gros chattard", ceci alors que les Suisses ne faisaient quasiment que balancer devant. De nouveau largement dominés et même réduits à 10, les locaux auraient même pu réaliser un hold-up avant d’encaisser à leur tour un but venu d’ailleurs – mais volontaire celui-ci – à la 90e minute. La victoire est méritée, le PSG s’est créé beaucoup d’occasions lors d’un match particulièrement vivant en 2nde période, en particulier quand Bâle a dû prendre le risque d’ouvrir le jeu pour sauver ses dernières chances de qualification. Les Parisiens ont encore réussi à se faire peur malgré une supériorité évidente.

  • Pour ceux qui en veulent plus, j’ai plus à proposer avec à la fin le condensé vidéo de la rencontre, très complet.

Je vais débuter par ce qui l’a fortement déplu : la composition d’équipe choisie par Unai Emery.

Verratti, Thiago Motta et Kurzawa ont tous débuté, Rabiot était sur le banc… Vive la concurrence saine, quelle récompense donnée aux méritants par rapport aux mauvais ! Si être très bon ne permet pas de gagner sa place au détriment de ceux qui n’apportent rien quand ils sont sur le terrain, c’est une incitation à jouer à l’envers en mode branleur individualiste… De ce point de vue, rien n’a changé par rapport au PSG d’Ancelotti puis de Blanc. De plus, Augustin et Kimpembe ont été convoqués pour rester en tribunes, d’où l’absence d’avant-centre et de défenseur central sur le banc. Quand Thiago Silva a dû céder sa place à la mi-temps suite à un choc avec Aréola (sorti de façon autoritaire dans les airs, il n’a pu éviter son capitaine, balancé sur son chemin par Bjarnason ; 38e), seul un milieu défensif – Krychowiak – était disponible pour le suppléer en défense central (Aurier étant resté à Paris pour renforcer sa cheville). Notons d’ailleurs que le Polonais est a replacé le Brésilien poste pour poste, on aurait pu imaginer voir Motta reculer en charnière centrale, sa lenteur expliquant probablement pourquoi il a été laissé à son poste habituel.

Notons aussi le retour dans le groupe de Pastore… Non utilisé. Avoir Javier sur le banc et l’y laisser malgré ce scénario, j’ai du mal… Outre Krychowiak (par obligation), Rabiot (à la 77e à la place de Matuidi) et Jesé (pas avant la 83e) ont eu droit à un peu de temps de jeu après l’égalisation suisse, mais il n’y a eu aucun changement tactique, aucune prise de risques pour tenter de reprendre l’avantage, l’équipe est restée en 4-3-3 du début à la fin. Que ça ait fonctionné ainsi ne donne pas nécessairement raison à Emery.

Le PSG a donc débuté avec ce onze : Aréola - Meunier, Marquinhos, Thiago Silva (C), Kurzawa - Verratti, Thiago Motta, Matuidi - Di Maria, Cavani, Lucas.

Passons au récit et à l’analyse de la rencontre.

Privés de Lang, très actif à l’aller sur son aile, les Bâlois ont aligné quasiment la même équipe qu’il y a 2 semaines. Ils étaient manifestement décidés avant tout à bien défendre, espérant placer un contre de temps en temps.

Face à un gros bloc bien organisé, très discipliné, il faut savoir profiter des ballons récupérés dans le camp adverse en allant assez vite pour profiter de sa désorganisation. Si on ralentit, on laisse tout le monde se replacer, c’est foutu, on gâche des situations favorables. Encore faut-il savoir conclure les occasions créées de cette manière. La tentative ridicule de lob de Cavani en a annihilé une énorme sur un très bon service de Verratti (19e). L’Uruguayen n’avait déjà pas pu marquer sur une ouverture de Di Maria en début de match (5e) mais sans regret en raison d’un léger HJ justement signalé.

Le PSG créait du danger que le PSG mettait du rythme, généralement sur des situations de contre-attaque ou de remontée rapide du terrain suite à une séquence de relance à risques depuis la surface d’Aréola. A risques mais propre, du coup la ligne de Bâlois montés au pressing – par moments ils en faisaient du tout terrain – étaient éliminée, ouvrant des espaces dans lesquels accélérer. En première période, malgré une prise de risques parfois excessive dans ce domaine, ça s’est produit trop rarement car la plupart du temps l’équipe enchaînait beaucoup trop lentement, le rythme manquait, le jeu n’était pas orienté vers l’avant, le (il y a eu du mieux pendant une période de 15 ou 20 minutes puis après la mi-temps, d’où beaucoup plus d’occasions créées).

Si Lucas et Di Maria multipliaient les déplacements dans l’axe, ils se heurtaient généralement à un mur. Les solutions pour le franchir restaient introuvables, la densité de Suisses y étant trop importante. D’où beaucoup de possession de balle stérile. Les attaques placées étaient presque systématiquement vouées à l’échec faute de disposer du joueur créatif capable de fait la différence en réalisant le geste juste (=Pastore). Le ballon tournait entre les défenseurs et les milieux tantôt en quête d’une faille où s’infiltrer, tantôt simplement décidés à le refiler le bébé à un collègue. Généralement, ces séquences de conservation ou de préparation s’achevaient par une recherche de profondeur avec du jeu long. Logique : si vous ne pouvez pas passer à travers, il faut essayer de passer au-dessus. Quand la passe vers l’avant était tentée au sol, soit elle était interceptée, soit son destinataire se faisait immédiatement attaquer par 1 à 3 joueurs… qui n’hésitaient pas à mettre des coups (les Bâlois les ont multipliés pendant ce match). Bien sûr, il y a des exceptions à tout, en particulier une séquence extrêmement longue (1’14) conclue par un but refusé pour un petit HJ de Matuidi, parti sur son côté dans le dos de la défense avant de centrer pour Cavani (23e). L’action était magnifique.

Toujours est-il que ces ouvertures en profondeur ont plusieurs fois causé de grosses frayeurs à la défense des locaux, celle-ci s’aventurant à jouer la ligne en permanence. Si Cavani était bien HJ en début de rencontre, Di Maria a été signalé à tort quand Thiago Silva l’a envoyé en duel face à Vaclik (tir détourné passé juste à côté ; 37e).

Les solutions se trouvaient sur les côté et sur CPA. D’ailleurs ceux tirés directement (donc pas en combinaison) ont mis en grandes difficultés les Bâlois pendant tout le match, à l’image de l’ouverture du score, intervenue suite à un corner (43e). Le ballon a rebondi sur Marquinhos, Meunier en a hérité, sa frappe manquée s’est transformée en passe décisive pour un Matuidi opportuniste. Son réflexe de mettre le pied en opposition a été couronné de succès. Dos au but, il a marqué entre ses jambes avec la malléole interne… Ce but peu commun l’a récompensé lui et l’équipe d’une bonne prestation jusqu’alors mal payée. L’intérêt de tirer les corners directement ? Sur le but, l’homme au poteau est remonté trop tard, couvrant les 3 Parisiens oubliés de l’autre côté. En tentant une combinaison, on permet aux défenseurs de se replacer et de mettre du monde hors-jeu. Tirer directement, si c’est bien fait (suffisamment fort et précis), a aussi tendance à gêner le gardien. On l’a constaté à divers reprises, même si Motta (16e ; 50e ; 75e), Kurzawa (59e) et Meunier (80e) n’ont pu cadrer en recevant le ballon sur ces phases arrêtées. Concernant les accélérations sur les ailes, elles se cantonnaient trop au côté droit d’un Meunier très actif – à gauche, Kurzawa n’était quasiment jamais dans le bon timing, il a brillé par son inutilité – dont les centres ont eu du mal à trouver leurs cibles.

En règle générale la précision manquait pour finir les actions. A vrai dire, il s’en est souvent fallu de peu que le PSG n’ouvre le score, les opportunités n’ont pas manqué, rares sont celles devenues des occasions franches Entre les HJ signalés sur 3 des 4 plus nettes (5e, 23e, 37e), les centres PRESQUE parfaits (16e), les tirs déviés (35e) ou non cadrés (16e, 19e, 20e), impossible de la mettre au fond ! La réussite longtemps en berne – à Bâle, c’est logique – n’a en revanche pas fait défaut sur le but de Matuidi.

Très supérieurs à des Bâlois franchement médiocres, ou du moins loin de leur niveau de l’aller, les Parisiens ont aussi failli se faire piéger – par leur faute – en perdant des ballons bêtement au milieu ou en s’essayant à des gestes interdits en défense. Verratti et Meunier ont chacun tenté une grotesque talonnade/aile de pigeon de dégagement sur des centres de Gaber et Serey Dié. Dans les 2 cas le ballon est arrivé à Delgado, totalement démarqué, auteur d’une reprise trop centrée bloquée par Aréola (15e) et d’une reprise des 18m non cadrée (36e).

Associés au nombre insuffisant d’occasions franches en sa faveur, ces soucis défensifs sont ce qui m’empêche d’évoquer une maîtrise totale de la part du PSG. En revanche, s’il est un point particulièrement positif à ressortir des 45 premières minutes, il s’agit de l’efficacité collective et de l’implication de chacun, y compris des attaquants, dans la récupération du ballon.

La seconde période a débuté par une très grosse occasion en contre-attaque, une volée de Lucas repoussée par le gardien (36e seconde). Ne pouvant plus indéfiniment attendre que ça se passe, les Suisses ont dû se mettre à attaquer. Or Offensivement, le FC Bâle n’a rien à voir avec le FC Barcelone, il a énormément balancé au petit bonheur la chance. A fortiori après l’entrée de Janko (59e). Cette "tactique" s’est avérée inefficace, Marquinhos et Krychowiak prenant presque systématiquement le dessus (quand le ballon arrivait dans la bonne zone^^). Pourtant, elle a fini par provoquer l’égalisation de Zuffi (76e), entré en même temps que Janko. Excentré sur la droite, il a voulu centrer en profondeur, seulement son "centre" rentrant – très enroulé du gauche – est monté très haut pour retomber… sous la barre, surprenant ainsi Aréola, qui avait logiquement anticipé pour aller chercher le ballon dans les airs. Il s’attendait à un centre, s’est fait avoir par la trajectoire. En retentant 100 fois le même geste, Zuffi ne marquerait peut-être jamais. Il a eu beaucoup de chance (celle-ci avait beaucoup manqué à son équipe à l’aller).

En se montrant plus offensifs, les locaux ont laissé un peu plus d’espaces. Le PSG en a beaucoup plus profité, n’hésitant plus à vite enchaîner vers l’avant, suivant ainsi les préceptes de jeu d’Emery. Dans l’ensemble, malgré toujours quelques très longues séquences de possession, le jeu est devenu plus dynamique, en bonne partie grâce à Lucas et à Meunier. L’intensité a aussi connu un regain, notamment concernant le pressing, source d’un nombre important de récupérations de balle dans le camp adverse. La défense suisse subissait des vagues, elle a concédé des corners (une bonne dizaine dans le match) souvent venus s’ajouter à la liste des occasions franches, comme évoqué précédemment. Seulement, la finition faisait toujours systématiquement défaut. On a ainsi vu Meunier lancé en profondeur tenter une frappe de l’extérieur du droit beaucoup trop sur le gardien (52e), Cavani se fait contrer in extremis par Gaber suite à une action collective somptueuse (58e), ou encore Di Maria frapper mollement en direction de Vaclik après une super séquence de récupération et contre-attaque à 2 avec Verratti (64e). Et tout ceci malgré un déchet toujours trop important dans le jeu, en particulier dans les 25 derniers mètres.

En réalité, si Bâle a égalisé avec tant de réussite, c’est surtout parce que le PSG n’a pas su concrétiser sa supériorité en inscrivant le but du break. Son manque d’efficacité a bien failli lui coûter très cher une nouvelle fois.

Heureusement, les Parisiens ont fait montre de répondant. La réaction immédiate à ce retour à égalité s’est matérialisée par une accélération de Lucas provoquant un carton jaune pour Serey Dié – déjà auteur de très nombreux coups depuis celui d’envoi – et un CF qu’il a lui-même tiré vers la lucarne opposée (parade du gardien ; 77e). Seul au second poteau grâce à une course à contre-courant, Meunier a manqué le ballon pour la volée de la victoire (80e), puis Cavani s’est logiquement vu refuser un nouveau but pour HJ faute de s’être replacé (81e). Impossible de reprendre l’avantage ! La frustration montait, le risque de se décourager guettait.

Une grosse semelle de Serey Dié sur Verratti a valu à l’Ivoirien d’être exclu en recevant un second carton (84e). Dans la foulée, M. Hategan, arbitre roumain méconnu, a sorti le jaune à Verratti de façon plus que sévère pour un tacle bien devant Steffen suivi d’une glissade à cause de l’élan puis d’un contact simplement en se protégeant car l’autre allait lui rentrer dedans. Je ne vois même pas de faute. Ce CF a bien failli ouvrir les portes à un hold-up car, prolongé de la tête par Krychowiak, il a offert à Janko une opportunité inespérée de faire sauter la banque. Lâché par Meunier, l’Autrichien était seul au 2nd poteau, il suffisait de tacler ou de mettre le plat du pied en opposition, il s’est loupé (87e). Grosse frayeur ! Quelques secondes plus tard, Kurzawa voyait sa frappe être repoussée dans l’axe par Vaclik (Cavani a suivi sans pouvoir devancer le gardien). Le latéral gauche a ensuite à son tour eu droit à son carton pour avoir simplement sauté beaucoup plus haut que Steffen. Enervant ce Steffen, un petit très nerveux avec lequel il s’était chauffé un peu plus tôt et déjà averti en jouant le caïd à l’encontre d’Aréola en fin de première période (42e+2)…

On se dirigeait vers un match nul extrêmement frustrant compte tenu du déroulement de la rencontre, mais aussi du déroulement de l’autre match : mené 2-0, Arsenal est revenu puis a arraché une victoire 3-2 en Bulgarie à quelques minutes de la fin. Longtemps seul en tête du groupe, le PSG est repassé 2e ex-aequo puis 2e à 2 points, ce qui rendait alors une victoire à Londres indispensable pour terminer à la première place. Un très gros nuage de regrets pointait à l’horizon quand soudain la roue a tourné… grâce à Meunier (^^). Le Belge avait déjà manqué une volée en reculant et gâché une occasion d’un exter du droit moyennement maîtrisé… Il a réussi la combinaison des 2. Ce but est magique : Meunier a appelé le ballon au 2nd poteau à l’extérieur de la surface – c’est pourquoi Rabiot a décidé de le chercher plutôt qu’un autre – et a reculé pour bien ajuster sa position afin de frapper de volée du pied droit en mettant l’effet extérieur. Cherchait-il cette lucarne ou l’autre, je ne sais pas, en revanche il est certain que le geste réalisé est celui qu’il a tenté, il ne s’agit pas d’un raté heureux à la Zuffi. Oser se lancer dans quelque chose d’aussi compliqué à la 90e minute traduit une certaine inconscience, une confiance en soi assez extrême, un optimisme forcené ou une forme de désespoir poussant à faire n’importe quoi. Les 3 premières hypothèses cadrent avec la personnalité peu commune de Meunier.

  • Qu’en retenir ?

D’abord des enseignements collectifs.
-Les CPA tirés directement ont été très dangereux, ceux tirés autrement… tous gâchés. Il y a des leçons à en tirer.
-Le PSG d’Emery se montre de plus en plus capable de construire de super actions tant en jeu placé qu’en contre-attaque.
-D’ailleurs on constate que le style Emery (jeu porté vers l’avant avec des contre-attaques ou attaques rapides quand l’équipe en a l’opportunité) est de plus en plus présent.
-Néanmoins la tendance à retomber dans un rythme lent qui endort l’équipe elle-même revient assez facilement.
-L’équipe manque encore de constance, elle a du mal à imposer son emprise de façon continue avant d’avoir plié l’affaire, elle a tendance à connaître des baisses de régime, à connaître des temps faibles.
-Certains joueurs se rendent coupables de trop d’erreurs récurrentes et idiotes qui font naître de grosses frayeurs, voire pire.
-Le manque d’efficacité offensive reste un problème récurrent qui empêche trop souvent de se mettre à l’abri et par conséquent expose l’équipe à des accidents.
-Ce PSG a fait montre d’une belle combativité, le travail de récupération a très bien été effectué par quasiment tout le monde et les joueurs n’ont rien lâché, ils ont poussé jusqu’au bout pour gagner ce match.

Individuellement…
Aréola : excellent, très autoritaire dans ses sorties, très calme dans le jeu au pied sous pression, malheureusement piégé par le centre raté qui finit sous sa barre. Je ne considère absolument pas ça comme une erreur car anticiper un centre était le comportement logique à avoir. Lui reprocher cette attitude agressive consistant à vouloir s’imposer dans les airs n’aurait aucun sens, on lui demande même de ne pas rester sur sa ligne, il faut en assumer les risques, Emery l’a fait devant la presse.
Kurzawa : invisible – pour rester poli – en première période, un poil moins nul offensivement en seconde période, l’ensemble est resté très insuffisant… ou très mauvais.
Meunier : régulièrement à la peine défensivement, il a compensé par une grosse activité offensive. Il en a été payé par une passe décisive – involontaire, en frappant – et un but mémorable. S’il ne réussit pas tout, au moins, il ose !
Thiago Silva : excellent… mais sorti à la mi-temps suite au choc avec Aréola provoqué par la faute d’un Islandais.
Marquinhos : très bon, il a pris le rôle de taulier une fois Thiago Silva sorti.
Matuidi : fidèle à lui-même, il ne compte pas ses efforts, offre des solutions, se permet même de marquer un 2nd but en 2 matchs de LdC à l’extérieur cette saison.
Verratti : une alternance de bon – voire très bon, comme s’il avait senti le vent du boulet et avait réagi pour ne pas perdre sa place – et le quelconque en retombant dans une certaine mollesse. Il doit forcer sa nature pour lâcher plus vite le ballon, jouer vers l’avant, s’approcher de la surface adverse. Quand il l’a fait, il ressemblait au joueur qu’il devrait être. Or on l’a plusieurs fois vu permuter avec Motta. Pas bien !
Thiago Motta : dans le rôle du passe-plats, je demande Motta ! Des pertes de balle idiotes, peu de ballons récupérés, et parfois le combo perte de balle puis absence de replacement. On l’a aussi vu tirer un maillot dans la surface – heureusement sans se faire prendre – et gâcher des occasions de la tête sur corner. En résumé, il a été bidon.
Di Maria : bien meilleur en première période sans être extraordinaire, il a tout de même de nouveau accumulé énormément de déchet technique, de mauvais choix et de gâchis en tous genres. Il veut trop en faire, être partout à la fois, du coup c’est très brouillon. On a vu bien pire ces dernières semaines, mais on attend beaucoup mieux de lui.
Lucas : très moyen en 1ère période malgré beaucoup de travail fourni dans la récupération du ballon, excellent en 2nde (hyperactif, omniprésent, très mobile, auteur de multiples accélérations, de courses avec et sans ballon, de prises d’initiatives, etc.). Sa courbe de rendement a croisé celle de Di Maria, qui avait à peu près le même rôle avec plus de libertés. S’il s’est montré beaucoup plus à son avantage en se lâchant complètement concernant son positionnement, en 1ère période il est plus resté sur le côté gauche que l’Argentin n’est resté sur son côté droit, ce qui l’empêchait de s’exprimer. Je ne parviens toujours pas à déceler un quelconque bénéfice obtenu en les plaçant en "faux pieds", pour moi on y perd beaucoup à ne pas les garder chacun sur son aile naturelle (avec la possibilité de dézoner par moments), surtout avec un avant-centre du type de Cavani.
Cavani : encore été très maladroit, de nouveau en mode croqueur. Heureusement sans conséquence.

Krychowiak : longtemps très bon – en particulier dans les airs – dans ce rôle inhabituel de défenseur central avant de commettre 2 erreurs sont cette mauvaise déviation de la tête sur CF défensif qui a offert une énorme occasion de 2-1 aux Suisses.
Rabiot : encore une entrée tranchante et décisive… même si son choix de chercher Meunier au 2nd poteau aurait pu sembler insensé. Il s’en sort avec une passe décisive.
Jesé : va finir par gagner un surnom… "le moineau". On ne lui laisse que des miettes. Que faire quand vous entrez à la 83e ?   

Emery : outre la compo plus que discutable, le fait d’avoir écarté son seul défenseur disponible et de s’être retrouvé obligé de faire jouer un milieu en défense, il a beaucoup tardé à faire entrer Rabiot (qui attendait à côté du 4e arbitre au moment de l’égalisation) et Jesé (qui a remplacé Lucas, le meilleur des joueurs offensifs, alors que Di Maria jouait totalement à l’envers depuis déjà un long moment).

Désormais, tournons-nous vers l’avenir. Pour la 1ère fois depuis très longtemps, des ultras parisiens ont pu officiellement prendre part à un déplacement en Ligue des Champions. Ils devraient être présents à Londres pour un Arsenal-PSG décisif en vue de la première place du groupe, ces 2 clubs étant désormais officiellement qualifiés pour la suite de la compétition. Il faudra y gagner ou faire match nul en marquant[1]. En Youth League c’est encore mieux, la première place – qui évite un tour de barrage – est déjà quasiment assurée. Les Titis ont été menés 1-0 et 2-1, Nkunku a renversé la situation en inscrivant un doublé lors du dernier quart d’heure (76e et 80e).



Les vidéos sont aussi sur Viméo :
-résumé bIS ;
-condensé GR&B 1ère période et 2nde période.

Note

[1] S’il y a 1-1, tout se jouerait à la DDB générale, obligeant à éclater Ludogorets au dernier match, s’il y a 2-2 ou plus, il faudrait ensuite faire au moins aussi bien contre les Bulgares que les Anglais en Suisse.