Les Rosbifs ont fait monter la sauce depuis des mois pour que l’affiche entre ces deux vedettes particulièrement connues pour leur sens de la provoc’ (Bellew aussi pour avoir joué un rôle très inspiré de lui-même dans Creed, l’héritage de Rocky Balboa) soit particulièrement mise en valeur et rapporte un maximum. On a notamment eu droit à un spectacle à la limite du pathétique il y a quelques mois à la fin d’un combat du fan d’Everton. Néanmoins, le champion du monde des lourds-légers monté chez les lourds pour l’occasion – mais qui n’est pas du tout un lourd naturel, comme Haye à la base avant que celui-ci ne s’installe dans la catégorie reine il y a plusieurs années, d’où plus d’expérience et un physique désormais adapté – est resté plutôt soft ces derniers temps, il ne s’est pas lancé à fond dans le trash-talking. Etonnant ? Plus petit, bénéficiant d’une allonge moindre, plus léger de 5kg, il n’était pas donné favori, tant s’en faut, et pouvait donc difficilement faire le malin. D’où cette attitude plutôt mesurée.

Néanmoins, monté le premier sur le ring de l’O2 Arena, obligé de poireauter car Haye le faisait – volontairement – attendre, le boxeur de Liverpool n’a pas hésité à se faire quelques pas de danse. Haye a fini par débarquer en se la pétant comme à l’accoutumée, néanmoins on le sentait très concentré car il avait conscience de la réalité du danger. Peut-être se savait-il également diminué (du moins la question peut se poser après le combat). Le "Hayemaker" n’a pas lésiné sur la provocation avant le combat, promettant un déferlement de violence, de la méchanceté, annonçant vouloir blesser son adversaire.

Une fois le combat débuté, il n’a pas fallu longtemps pour voir les débats s’enflammer. La puissance et la violence étaient au rendez-vous. Haye voulait clairement faire tomber sans attendre. Par conséquent, il se découvrait. Bellew, resté très calme, essayait de profiter des ouvertures. Il m’a impressionné par son sérieux et sa concentration. Beaucoup trop «show-off», Haye a aussi manqué de fair-play en voulant frapper après la cloche. Pas intimidé, Bellew l’a toisé.
Bellew a bien esquivé et mis les coups les plus nets, surtout en contre. Le round était pour lui.

J’ai eu du mal à attribuer la 2e reprise. J’ai fini par la donner à Haye, qui a mis quelques coups alors que Bellew s’est montré excessivement prudent, trop sur la défensive, et s’est même fait contre-contrer. L’aîné (36 ans contre 34) a un peu plus avancé, s’est montré plus sérieux même s’il a parfois mouliné avec les bras. Il voulait piquer, il a touché. Sur la fin où les boxeurs ont accéléré. Je retiens surtout de cette reprise l’électricité prégnante dans l’atmosphère.

Le 3e round m’a déçu, l’activité a manqué, Bellew reculait en maintenant une garde haute, Haye bougeait les bras, tentait de le surprendre, n’y arrivait pas faute de pouvoir réduire la distance. Un jab du scouser est passé, c’est à peu près tout avant une accélération qui a fait long feu lors de l’ultime minute. Pour finir, Haye a encore voulu frapper après la cloche, raison pour laquelle je lui aurait bien infligé un point de pénalité. A vrai dire, personne ne méritait 10 points à l’issue de ces 3’.

Rendez-vous compte que pour retrouver un combat de David Haye ayant duré plus de 3 reprises il fallait remonter à 2012 ! Il n’a pas l’habitude de boxer longtemps, il devait finir le plus rapidement possible… et a clairement remporté cette reprises, enchaînant notamment droite et crochet gauche en plein dans la face de Bellew après 1’20. Il commençait à toucher sa cible, provoquant une réaction très brouillonne de son adversaire dont l’intérêt était plutôt de calmer le jeu.

Lors du 5e round, l’outsider a été pousser à sortir de sa tactique. Il lui fallait prendre plus de risques, accepter d’aller parfois au corps-à-corps, accélérer sur quelques séquences de temps en temps. Même brouillonnes, ces offensives restaient dangereuses. Dans ces catégories, chaque coup peut faire très mal. Plus souvent à l’initiative avec notamment ses tentatives de petites séries rapides, Bellew se mettait en danger. Haye en a profité, faisait montre d’une vivacité digne de ses plus belles années. A la fin de la reprise, le Liverpuldien a montré son poing au Londonien en lui balançant quelques mots doux.

Haye se souviendra longtemps de sa première 6e reprise depuis 2011… Au milieu de celle-ci, Bellew s’est retrouvé au sol. L’arbitre ne l’a pas compté, considérait qu’il avait glissé, peut-être aussi qu’il avait été victime d’un choc de têtes. Toujours est-il que dès la reprise après cet incident, tout est complètement parti en vrille ! Ça s’est mis à taper dans tous les sens ! Un déferlement de violence. Sonné, Haye a été envoyé au sol 2 fois, l’arbitre y vouant encore une simple chute. Clairement dans les vapes, plus du tout porté par sa jambe arrière, l’habituel fanfaron s’accrochait. Toutefois, à 20 secondes de la fin, son nouveau passage au sol lui a valu d’être compté 8 puis de se faire démonter jusqu’à la cloche. Changement total de dynamique, retour de Bellew au score avec cette reprise notée 10-8 en sa faveur (voire 10-7)…

Tout semblait bien se passer pour Haye, il maîtrisait avant cet accrochage et cet incident. Bellew l’a complètement détruit dès la reprise. Mais en réalité, on l’a su bien après le combat, la raison de tout ceci est… la rupture du tendon d’Achille subie par Haye, opéré dans la foulée. Il a continué le combat sur une seule jambe ! Le plus dingue est que Bellew aussi a subi une blessure, un fracture de la main (au 2 ou 3e round) dont il n’a eu conscience que plusieurs heures après la fin de la soirée !

Lors des 3 minutes suivantes, Bellew s’est déchaîné. Haye résistait seulement sur l’ego et l’orgueil, il prenait cher, notamment quand il se faisait bloquer dans le coin (soit pendant une grande partie de la reprise). Ça ne l’empêchait pas de faire de la provoc ou de tenter de répondre par quelques coups. On ne s’attendait pas du tout à ce spectacle. Haye titubait en revenant dans son coin avant une minute de repos illusoire… Encore 10-8 selon moi.

Haye se servait des cordes pour ne pas tomber. Bellew a alors voulu l’obliger à avancer, ce que lui demandait son staff. Haye l’a fait, il tentait de frapper le plus fort possible, on l’a vu envoyer quelques air-shots dans le lot. Le nouveau maître du ring a de nouveau accéléré, balançant d’énormes patates sur sa "pauvre" victime estropiée, laquelle tentait de s’en sortir avec quelques esquives et contres. Pour donner le change, Haye jouait toujours les provocateurs, poings dans le dos et tête en avant. Ça ne prenait pas, Bellew gérait son énergie plutôt que de se jeter et de s’épuiser bêtement pour remporter un nouveau round déjà dans sa poche.

Haye semblait avoir retrouvé ses esprits mais pas ses facultés physiques. Et pour cause ! On l’a vu se jeter plusieurs fois pour tenter le coup dur. Le Liverpuldien restait en contrôle même si mine de rien son adversaire revenait un peu dans le combat en assénant parfois un coup puissant. Sur la fin, Haye en a d’ailleurs mis 2 beaux puis un très moche… sous la ceinture, finissant le round en jouant plus ou moins les trolls. Bellew aura tout de même dominé en faisant juste le nécessaire, pas plus.

La 10e reprise a vite pris des allures de sketch : interruption pour refaire un bandage au pied d’Haye, qui ensuite se plaint d’un coup bas sur une attaque de Bellew, la pression imposée par ce dernier oblige le blessé à reculer et à se jeter de temps en temps en se trainant sur une jambe (l’autre semblant être dure comme du bois), et quand l’un (Haye) s’accroche, l’arbitre réprimande… l’autre, mais avant au moment de reprendre suite à cette intervention, Haye se jette sur Bellew qui lui présentait son poing en signe de fair-play… mais se jette au point de se déséquilibrer tout seul par son propre élan en frappant encore dans le vide. Sur le ring il restait tout de même un boxeur, avancer, bloquer son adversaire dans les cordes et procéder par séries s’avérait très efficace pour accumuler les points en remportant round après round.

Haye se savait désormais obligé de mettre Bellew KO. Comment y parvenir sans disposer des appuis indispensable pour donner de la puissance à ses coups ? Désormais, Bellew boxait plus ou moins à la touche, sans prendre de risque inutile, il parvenait à esquiver, provoquant une chute d’Haye, tombé tout seul et qui se faisait encore déséquilibré dès que l’homme qu’il voulait blesser échappait à un de ses coups. A 1 minute de la fin, une énorme accélération a porté le coup de grâce : Haye a pris si cher qu’il est tombé dans les cordes et… a fini à l’extérieur du ring ! Ressorti très difficilement de cette situation, compté 9, il a vu son coin jeter l’éponge (jeter la serviette éponge pour être précis^^).

Très classe, Bellew est allé le prendre dans ses bras et l’aider à rejoindre son coin… Ils ont ensuite discuté pendant 3 plombes, profitant du micro pour annoncer leurs intentions, Haye quémandant une revanche en demandant au public de le soutenir dans sa requête… Je n’ai jamais vu des boxeurs aussi bavards à la sortie d’un combat ! Surtout pour tenir ce genre de propos. D’habitude en interview ils se plaignent du jugement, se trouvent des excuses, provoquent oralement un adversaire pour faire monter la sauce en vue d’un combat futur… Là, c’était juste bizarre, et vas-y que je reconnais ma défaite nette et sans bavure tout en annonçant vouloir une revanche, et vas-y que je passe la brosse à reluire à des garçons que je voudrais bien rencontrer à l’avenir, que je me félicite du niveau des poids lourds dans mon cher pays…

En ce qui me concerne, ce combat restera un duel aussi étrange qu’épique et une grosse mais bonne surprise. Bellew était assez sévèrement burné pour monter chez les lourds pour ce combat et affronter un garçon beaucoup plus expérimenté que lui. Il a gagné son pari et mieux encore avec ce TKO au 11e round (aux poings, au moment de l’arrêt, l’écart était déjà d’au moins 7 points).

Une revanche serait-elle pertinente ? J’en doute. Bellew ferait mieux de retourner dans sa véritable catégorie pour tenter une unification de titres, il y a de beaux combats à organiser. En revanche, mon autre combat de la soirée – ou plutôt de la nuit – mériterait un épisode 2.

Le duel entre Keith Thurman et Danny Garcia s’est tenu au Barclays Center de Brooklyn. Il s’agissait d’une soirée de Showtime diffusée sur CBS (chaine de télé nationale que tout le monde reçoit). Belle exposition pour ce duel de champions du monde invaincus ! Les juges venaient de New York (2) et du New Jersey. John McKaie, Kevin Morgan et Joseph Pascuale auraient certainement préféré que ce championnat du monde unifié des poids welters se termine avant la limite, histoire d’être tranquilles et que leurs scorecards restent anecdotiques. Ils n’ont vraiment pas eu la tâche facile.

Ce choc entre 2 invaincus partageant beaucoup de caractéristiques communes (28 ans, à peu près la même taille, le même poids et la même allonge) s’annonçait serré. Il l’a été.
D’un côté, Keith Thurman (27-0, 1NC, 22KOs), champion WBA. De l’autre Danny Garcia (33-0, 19KOs), champion WBC (qui a longtemps été champion du monde des super-légers). Difficile de dégager un favori. Et très difficile à juger. C’est bien simple, les 3 officiels n’ont été d’accord que sur 5 reprises sur 12 (1ère, 5e, 6e, 8e et 10e). Il n’y a dès lors rien de bien étonnant à s’être retrouvé avec une décision partagée. Morgan a donné Garcia vainqueur 115-113 (7 reprises à 5), Pasquale a donné le même score dans l’autre sens. Seul McKaie a vu un écart supérieur (116-112 en faveur de Thurman).

Pas de round d’observation, la bagarre a vite débuté avec Thurman au centre du ring et quelques bons échanges. Des coups très puissants partaient et atteignaient parfois leur cible. Après avoir touché, Garcia a subi un très lourd au début de la dernière minute. Ebranlé, il a reculé, en a repris une bonne quelques secondes plus tard, mais s’est accroché. Sans risquer de se jeter, Thurman a insisté, finissant par quelques air-shots surpuissants suite à un bon échange.
L’un et l’autre ont alternativement pris le dessus avant que la dernière minute ne tourne à l’avantage de Thurman (10-9 unanime).

On sentait l’envie de faire mal lors de séquences de véritable baston. Thurman a reculé en tournant autour de Garcia pour le contrer avec son jab, il a lui-même été contré, du coup il alors de nouveau avancé puis accéléré sur la fin, plaçant quelques coups puissants grâce aucun la reprise lui est revenue (20-18), sauf pour McKaie.

Toujours très agressif, Thurman envoyait de sacrés pains. L’arbitre ne réagissait pas à l’attitude de Garcia, très souvent penché, et laissait les coups être portés… Bon tactiquement, le champion WBA plaçait quelques jabs de temps en temps, sinon il ne frappait que pour faire mal. Garcia a timidement tenté d’accélérer à 40 secondes de la fin sans réellement y parvenir même si quelques coups au corps ont touché. Il s’est même encore fait cueillir. Conclu par un dernier gros échange, ce round revenait selon moi à Thurman (30-27), mais seul Pasquale partage mon avis.

Lors de la 4e reprise, la cible préférentielle des 2 hommes était le coups, où un uppercut de Garcia a fait reculer Thurman, dont le jab n’est pas resté sans réponses. Garcia dominait, pas de façon extrêmement nette car les échanges puissants – y compris de contre-attaques – ont constitué une bonne partie de ces tranche de combat, mais la dernière combinaison de Thurman pour conclure ce round ne m’a pas semblé suffisante pour renverser la tendance.
39-37 en faveur de Thurman après 4 fois 3’, le même score que pour Pasquale, les 2 autres juges ayant 38-38, McKaie ayant cette fois vu Thurman devant.

Etrangement, on a alors repris par une phase d’observation, Thurman tournant de plus en plus pour être très difficile à toucher. De temps en temps, chacun balançait quelques patates, chacun ayant plus tendance à attendre une ouverture. Quand la baston est repartie, ils n’ont pas fait les choses à moitié, peu importe que ça touche ou non. Garcia a accéléré à environ 35s de la fin, en retour il a eu reçu un méchant crochet droit à l’oreille. Le round a pris fin dans la violence la plus totale.
Comment l’attribuer ? Compliqué… Très compliqué. Dans ces conditions je vais suivre les juges, rarement d’accord mais qui l’ont été en l’espèce. Donc avantage Thurman (49-46).

La stratégie de Thurman est restée la même : tourner. En apparence plus actif, Garcia n’était toutefois pas toujours à l’initiative. Savoir quels coups touchaient ou se faisaient bloquer par le vent nécessitait un œil de lynx. Si Thurman a placé la dernière droite de la reprise, il me semble avoir encaissé plus de coups puissants qu’il n’a pu en porter lors de la dernière minute.
J’ai donc attribué ce round a Garcia (mené 56-58), comme l’ont fait les juges, qui a mi-combat avaient pour 2 d’entre eux un match nul et pour le dernier le même score que moi.

Dans l’ensemble, la 7e reprise a été dominée par Garcia. On a vu moins de mobilité, plus d’agressivité, le champion WBC a su accélérer, se montrer plus efficace, plus précis, esquiver quelques coups de Thurman, y répondre notamment par des crochets au corps (même si l’arbitre lui a reproché d’en avoir mis un légèrement trop bas). On l’a vu reculer puis avancer de façon opportune. La fin de round animée par des échanges – le dernier à l’avantage de Thurman – n’a pas changé mon opinion.
Garcia revenait dans le coup, mené d’1 seul point (66-67) sur ma scorecard et celle de McKaie, devant sur celle de Morgan, mais bien derrière (65-68) sur celle de Pasquale.

La première minute assez calme du 8e round (un échange pétard-mouillé, quelques esquives de Garcia qui subissait, peu de coups portés) était déjà favorable à Thurman, dont le jab a fait la différence en lui permettant parfois d’enchaîner ou de tenter d’enchaîner avec son bras arrière. Comme d’habitude, les boxeurs ont accéléré sur la fin, un uppercut ayant définitivement entériné la décision.
10-9 pour Thurman (77-75).

Garcia a reçu pour consigne d’aller plus au corps, il l’a fait. Le rythme n’était pas fou, à l’image du match pour être honnête, car en réalité les 2 champions se livrent uniquement par séquences entrecoupées de beaucoup de phases d’observation. Comme toujours, les initiatives et échanges sont devenus plus nombreux lors de la 2nde moitié du round. En outre les coups touchaient plus souvent. Là encore, détecter lesquels étaient portés, esquivés ou bloqués relevait régulièrement du défi, notamment lors de la baston finale. Thurman me semble en avoir placé quelques beaux. Quant à Garcia, il a conclu par un coup porté derrière la tête juste après ou sur la cloche sans en tête vraiment responsable.
Les uppercuts de Thurman ont fait pencher la balance de son côté (87-84)… sauf pour Morgan, qui voyait de nouveau Garcia en tête (86-85).

A 3 reprises de la fin, Thurman ne pouvait perdre qu’à la condition d’être compté et/ou pénalisé car un juge lui donnait trop d’avance (5pts) pour être battu autrement, un autre le voyait devant de 3 unités, le suspense restant entier chez le dernier. En réalité, Garcia avait encore la possibilité de conserver sa ceinture en obtenant un match nul majoritaire. Il lui fallait remporter les 3 dernières reprises… Evidemment, personne ne le savait.

Thurman devait se sentir devant, il a donc repris sa stratégie de déplacement. Garcia attaquait lorsqu’il parvenait à s’approcher, puis ça repartait pour un tour. Si Thurman a été cueilli, il n’a pas changé d’idée avant de prendre l’avantage en finissant les échanges de patates de cette reprise animée par séquences. La fin de round était encore très chaude.
Encore 10-9 pour Thurman (97-93) dont la puissance et les uppercut auront encore fait grosse impression… mais pas à McKaie, favorable à Garcia, qui pouvait encore rendre un match nul.

Très agressif d’entrée, Thurman a choisi d’avancer et d’attaquer puis a remis remet les jambes ensuite, privilégiant les déplacements façon Cubain sans trop frapper. Sans surprise, ça s’est accéléré lors des 30 dernières secondes, il a subi sans prendre cher donc sans être en danger.
Garcia (103-106) me semblait devant lors de ce 11e round, mais seul Morgan m’a suivi. Par conséquent, ce juge avait encore 1 point d’avance en faveur du Latino… condamné sauf KO tapis improbable. En effet, les 2 autres juges avaient 3 points d’écart (106-103).

D’abord très offensif, Thurman a diminué la distance et beaucoup bougé, tentant de profiter de la moindre ouverture. Il boxait vraiment avec les jambes, empêchant Garcia de s’approcher. Puis le futur champion unifié a géré au point de se faire surprendre, ce qui l’a fait subir pour de bon, encaissant ainsi une belle série dans les cordes. Sans mal, son adversaire n’ayant jamais été en mesure de le faire tomber.
Vainqueur de cette ultime reprise, Garcia a levé le poing bien tard. Il se savait vaincu.

Au final, le résultat est très serré même si Thurman a plus envoyé de coups, il n’a pas touché beaucoup plus. J’avais 115-113 en sa faveur. Dès lors, ça se jouait à 1 round près, certains étant très difficiles à juger. Une décision partagée n’est en rien étonnante. Ce combat mérite une revanche. En s’y prenant un peu mieux, Garcia (désormais 33-1-0) est réellement en mesure de vaincre le toujours invaincu (28-0-0) champion unifié.

La semaine prochaine, gros PPV en direct sur La chaîne l’Equipe… donc gratos. Rien de moins de Gennady Golovkin et Roman Gonzalez au programme !