Abandons : Tim Wellens (LTS).

TdF 2017 - profil 15e étape

Le Tour se baladait aujourd’hui sur les terres de Romain Bardet (ALM) en entrant dans le Massif central par le sud. Il s’agissait d’une étape de montagne, plutôt de moyenne montagne avec énormément de côtes, pratiquement que des côtes, et 2 ascensions de première catégorie. La seconde ne pouvait que difficilement servir à la guerre entre les leaders, sauf gros coup tactique a priori peu probable, la frilosité étant la norme.

En résumé, il s’agissait d’une étape assez proche dans l’idée de celle dont Lilian Calmejane (DEN) est sorti vainqueur aux Rousses la semaine passée. Les baroudeurs/rouleurs/grimpeurs pouvaient espérer réussir un coup gagnant.

Comme chaque jour, les candidats à l’échappée sont sortis dès le kilomètre zéro. Un groupe plutôt conséquent s’est formé assez rapidement, on y trouvait évidemment Warren Barguil (SUN). Les équipes piégées ont réagi sans tarder en roulant en tête de peloton. C’était notamment le cas des Trek. Il n’y avait qu’un Français avec lequel on retrouvait Luis Angel Maté (COF), Marcel Sieberg (LTS), Dylan Van Baarle (CDT), Robert Kiserlovski et Tony Martin (KAT), Tsgabu Grmay (TMB), Marcus Burghardt (BOH), Serge Pauwels (DDD) et Damiano Caruso (BMC).

L’écart plafonnait à 25" à cause des contre-attaques et relances multiples, notamment des Trek qui insistaient pour revenir. Soudain, alors qu’on pouvait imaginer assister à une baston au moins jusqu’au pied de la Montée de Navez d’Aubrac (1ère C.), le peloton s’est complètement calmé et a laissé partir. Diego Ulissi (UAD) a tenté une sortie en chasse-patate alors que l’écart approchait déjà les 1’30. Quelques secondes plus tard, le peloton a relancé sous l’impulsion des Trek. Ça envoyait à fond dans une descente. Ulissi a vite été repris. L’écart s’est réduit.

La sélection naturelle s’est vite opérée au sein du groupe de tête. En outre, un très gros groupe de contre s’est formé, toujours sous l’impulsion des Trek, notamment de Bauke Mollema, relayés par Pierre-Luc Périchon (TFO). Les Sky filtraient pour ne laisser fuir aucun concurrent dangereux.

Van Vaarle, Caruso, Grmay, Kiserlowski et Pauwels étaient les seuls à pouvoir tenir le rythme imposé par Barguil, en quête de nouveaux points pour assurer son maillot à pois. Il se donnait beaucoup trop, affichait trop sa supériorité et consommait trop d’énergie, au risque de le payer par la suite. Pauwels et Caruso sont les seuls à avoir pu accrocher ses roues.

Le groupe de contre-attaque perdait aussi pas mal de monde, Mollema et Périchon se relayaient, pourtant ils ne reprenaient rien. Le peloton maillot jaune mené par les Sky se rapprochait aussi. Peut-être parce que Contador (TFS) et plusieurs AG2R ont tenté l’aventure en intégrant ce groupe. Tony Gallopin (LTS) sentant que ce contre n’avait aucun avenir, il est ressorti pour rattraper les lâchés de la première échappée (dont Sieberg, son coéquipier). Condador s’est relevé pour ne pas condamner définitivement cette initiative relancée par Mollema. L’écart a enfin pu se creuser par rapport à un peloton enfin décidé à laisser partir. Il aura fallu se battre pour obtenir ce ticket de sortie. L’accélération imposée par le Néerlandais a coûté leur place à pas mal de garçons et permis de clarifier la course en absorbant presque tous les intercalés (certains ont été rattrapé peu après la fin de l’ascension).

Beaucoup de concurrents étaient déjà lâchés depuis un moment. Si le ralentissement du peloton a permis le retour de beaucoup de monde. Tim Wellens (LTS), victime d’allergie et qui refuse les A.U.T.[1] (c’est tout à son honneur), a dû mettre pied à terre lors de cette première ascension.

Fort logiquement, personne n’a osé contester à Barguil les 10 points distribués au sommet. Ensuite, on ne descendait pas, on restait sur le plateau de l’Aubrac qui n’est pas du tout plat. Avec le vent de face, il eût été bon d’attendre de l’aide, d’autant que certains équipiers des hommes de tête se trouvaient parmi les poursuivants. Seulement, le gros groupe comptait alors trop de retard et sa marge par rapport au peloton ne suffisait pas encore pour pousser les hommes de tête à couper leur effort. Heureusement, Grmay et Van Baarle avaient limité la casse, il n’a pas été nécessaire de se relever trop longtemps pour les récupérer et reformer un coup à 5.

Le groupe de chasse principal comprenait 23 coureurs représentant 12 équipes (dont 2 déjà présentes à l’avant : Alessandro De Marchi, Amaël Moinard et Nicolas Roche (BMC), Mautrits Lammertink, Tony Martin et Robert Kiserlovski (KAT), Tiesj Benoot, Thomas De Gendt et Tony Gallopin (LTS), Kristijan Durasek et Diego Ulissi (UAD), Michael Matthews et Simon Geschke (SUN), Luis Angel Maté et Daniel Navarro (COF), Lilian Calmejane et Romain Sicard (DEN), Romain Hardy et Pierre-Luc Périchon (TFO), Jan Bakelants (ALM), Bauke Mollema (TFS), Thibaut Pinot (FDJ) et Primoz Roglic (TLJ).

Le peloton a contrôlé pour ne pas laisser une marge folle aux hommes de tête où figuraient le 14e et le 15e du classement général (à savoir Caruso et Barguil, à respectivement 11’26 et 14’50 de Chris Froome). A terme, tout allait se clarifier, le quintette n’était pas à fond, il permettait aux poursuivants de se rapprocher progressivement. Barguil souhaitait juste franchir en tête la Côte de Vieurals (3e C) avant de laisser s’opérer la jonction. Il y est parvenu sans souci. A vrai dire, les poursuivants peinaient terriblement à réduire l’écart (celui par rapport au peloton continuait sa croissance lente mais réelle, il a dépassé les 4’30). Je me demande même si ce regroupement général à l’avant se serait produit si les échappés avaient poussé les machines à fond. Vraiment très fort, Barguil souhaitait clairement le retour de Matthews afin de lui permettre d’engranger les 20 points au sprint intermédiaire et ainsi de revenir à 79 unités de Marcel Kittel, incapable d’améliorer son total lors d’une journée comme celle-ci.

Le groupe de 28 – dont 8 Français – s’est donc formé à 130km de l’arrivée, la situation s’est stabilisée pendant très longtemps. On trouvait sans difficulté du monde pour rouler en tête de groupe, notamment T. Martin et De Gendt. A vrai dire l’entente était très bonne, et comme les Sky ne se dépouillaient pas, tant s’en faut, l’écart a évolué positivement. Difficile d’imaginer que le vainqueur de l’étape puisse ne pas être à l’avant.

Evidemment, De Gendt a tenté de prendre la plus belle prime possible au sprint intermédiaire, il n’a pu rivaliser avec Matthews, néanmoins le 2e ajoute 1000 euros dans la cagnotte de son équipe (celle de Sunweb va finir par être énorme, celle de Lotto-Soudal doit tout à De Gendt).

Dans le groupe, certains filochaient, dont Navarro et Benoot. Avec déjà plus de 7’ d’avance (la Sky avait prévu d’en laisser 7’), pourquoi se priver de jouer au plus malin ? Tony Martin n’est pas du genre à faire semblant, il assume toute sa part de travail, voire plus. Il aime aussi gagner et sait très bien que dans les ascensions, il ne peut le faire à la pédale contre de véritables grimpeurs. L’Allemand a donc anticipé la bagarre en partant seul à plus de 65 bornes de l’arrivée, et il avait bien raison de le faire sans quoi il jouait perdant à coup sûr. Seul, le quadruple champion du monde du contre-la-montre a créé un écart assez conséquent en quelques kilomètres. Il a pris 1’ d’avance. Le peloton restait lui à 7’ du gros de la troupe (puis jusqu’à 8’).

Ces écarts devenaient presque inquiétants, il fallait réagir aux différents échelons de la course. De Marchi a relancé, suivi par Barguil et une partie du groupe. La guerre était déclarée ! Certains coureurs piégés ont été repris dans la descente menant au Col de la Peyra Taillade (1ère C.), inédit sur le Tour. Martin y réussissait un véritable numéro solo. Les petites attaques au sein du groupe de chasse ont quelques peu désorganisé la chasse, certains équipiers – en particulier de Sunweb – devaient se sacrifier. Avec 1’30 de marge au pied, Martin allait-il pouvoir basculer en tête ? Dans un grand jour, cette ascension de 8,3km à 7,3% de moyenne pouvait lui convenir, à ceci près qu’elle présente des pentes très irrégulières, on y trouve des replats mais aussi une section assez terrible.

Et là, grosse surprise, les AG2R ont lancé une grande offensive dans la descente, provoquant une cassure dans laquelle a été pris Chris Froome entre autres cadors. Romain Bardet et ses 8 équipiers se trouvaient en tête pour mener un véritable contre-la-montre par équipe en descente. Ce coup était évidemment prévu à l’avance. Si ses concurrents directs semblaient sur le point de recoller, cette offensive aurait eu le mérite d’exister. Les AG2R ont tout de même insisté, il était possible a minima d’éliminer pas mal d’équipiers. Soudain, alors qu’il tentait boucher le trou de lui-même, Froome a dû s’arrêter pour changer de roue arrière[2] (en prenant celle de Kwiatkowski) ! Il a donc perdu beaucoup de temps. Les Sky ont fait attendre Kiryienka et Henao pour l’aider, mais pas les autres Sky, probablement restés pour protéger Mikel Landa. Comme la bagarre était lancée, il n’était pas question pour les AG2R de l’attendre.

Dans l’autre course, celle pour la victoire d’étape, les 4 BMC – puis 3 – roulaient en tête du groupe de poursuivants. On a bien sûr perdu des hommes (dont Matthews, qui se serait arrêté pour se vider la vessie au plus mauvais moment, une belle boulette !), y compris par l’avant puisque Pauwels est reparti seul chasser Martin. Sans surprise, Barguil a bougé, profitant des pentes les plus dures pour aller chercher le Belge et relancer en solo. Les BMC continuaient à faire l’effort pour limiter la casse et revenir plus tard jouer la gagne. Les écarts restaient minimes.

Froome a pu récupérer Nieve quand ses 2 équipiers ont disparu. Ce duo, suivi par d’autres hommes, a doublé pas mal de grappes de coureurs lâchés. Ils ont d’ailleurs repris Quintana (MOV), en perdition, qui n’a pas pu suivre. Le groupe Bardet avec encore 6 AG2R faisait de son mieux pour maintenir l’écart.

Si Barguil s’est retrouvé seul en têteen doublant un Tony Martin totalement à l’arrêt sur des portions trop rudes pour lui, Pauwels a fait de son mieux pour gérer son ascension. Barguil était bel et bien seul. A l’arrière du groupe, Périchon zigzaguait pour réduire la difficulté de la pente. Des images folles !

Froome devait finir son retour en solitaire au prix d’un effort violent. Mikel Landa, pourtant 5e au général, a alors reçu l’ordre de ses patrons de s’arrêter pour attendre le maillot jaune. Il ne restait plus beaucoup à combler. Si Alexis Vuillermoz a relancé, le maillot jaune a néanmoins pu recoller. Il aurait fallu contre-attaquer aussitôt. Aidé à tour de rôle par plusieurs de ses lieutenants, Froome aura pu combler environ 45 secondes malgré le travail des AG2R. La formation française n’a rien pu faire, elle est beaucoup moins forte que la Sky, même au taquet, les équipiers de Bardet sont incapables de résister à Froome. Le constat est cruel mais il faut être lucide. Pour éliminer le maillot jaune, la seule solution était une offensive des leaders, les seuls à pouvoir rouler aussi vite que lui. Attaquer, c’est ce qu’a fait Bardet avec à mon sens un temps de retard. Rigoberto Uran (CDT) a simplement fait en sorte de s’accrocher sa roue, conformément à sa mentalité très défensive. Les autres cadors ont pu revenir grâce à Dan Martin (QST) et Fabio Aru (AST). Froome s’est alors replacé juste derrière Bardet. Louis Mentijes (UAD), Simon Yates (ORS) et Contador restaient bien présents, tout comme Landa. Dernier équipier de Bardet, Vuillermoz roulait. Dans l’idéal, le Français aurait pu récupérer Bakelants, toujours à l’avant, seulement le Belge ne comptait pas se relever… Il me semble que George Bennett (TLJ) a craqué avant d’être ramené par Kreuziger un peu plus tard, il a réintégré le groupe maillot jaune à plus de 25km de l’arrivée.

A l’avant, Pauwels restait très proche de Barguil, lequel n’avait pu creuser d’écart décisif, y compris par rapport aux principaux poursuivants. Une fois ses points récoltés au sommet, le maillot à pois s’est relevé. Ils étaient 9 : Pinot, Barguil, Mollema, Roglic, Pauwels, Caruso, Ulissi, Gallopin et Benoot.

Mollema a alors décidé de se lancer dans une en contre-attaque individuelle. On était encore loin de l’arrivée et dans l’esprit de tous il allait se griller en naviguant seul quelques secondes devant le groupe jusqu’à épuisement, se condamnant ainsi par lui-même. Avec le vent de face, les initiatives solitaires paraissaient vouées à l’échec. Personne n’a réagi. Barguil a eu pour consigne de ne pas se donner à fond, d’autant que Matthews gardait une toute petite chance de rentrer, dans quel cas il serait devenu favori pour la victoire et aurait effectué un gros rapproché au classement du maillot vert. Périchon, Navarro, Bakelants et Roche ont trouvé le moyen d’effectuer la jonction avec ce groupe. Calmejane y est parvenu à son tour au prix d’un gros effort. Ça n’allait pas très vite, ces hommes devaient d’abord s’entendre pour aller chercher Mollema avant de penser à se disputer la victoire. Ils pouvaient aussi s’appuyer sur la Côte de Saint-Vidal (4e C.). Moinard a ensuite pu renforcer le groupe mais les chasseurs perdaient toujours du terrain, ils étaient trop nombreux pour s’entendre.

Pendant ce temps, le peloton maillot jaune a récupéré Dylan Van Baarle, mis à la barre par Rigoberto Uran, mais aussi des hommes revenus de derrière dont un 3e AG2R (Matthias Frank). Ils étaient 16 et compte tenu de la fin de parcours avec seulement cette côte de 4e catégorie, on imaginait mal la poursuite de la bataille pour le général.

A l’avant, on assistait à un bel enterrement de première classe. Les chasseurs avaient laissé leur proie leur échapper. Roglic a tenté de relancer en contrant, suivi par Barguil. Il était sans doute déjà trop tard. Cette ascension – blindée de monde – était trop courte. Barguil en a tout de même remis une énorme couche. J’ai provisoirement changé d’avis en constatant l’écart au sommet : 18 secondes. A 2 contre 1, ce n’est rien, ça se rattrape. De plus les 6 suivants pointaient à seulement 30 secondes de l’homme de tête. Ulissi et Gallopin ont rejoint Roglic et Barguil, d’où une situation de 4 contre 1 à 12km de l’arrivée. En tournant sans se poser de quelques pendant 5 de ces 12 bornes, la victoire ne pouvait échapper à un de ces 4 hommes car rattrapé, Mollema n’aurait jamais pu rivaliser compte tenu de tous les efforts consentis. Seulement, l’entente n’était pas bonne du tout. Barguil ne roulait pas, peut-être à cause de consignes reçues, peut-être parce qu’il se pensait le moins rapide au sprint. Son attitude a totalement désorganisé le quatuor. Cette absence de coopération s’est avérée plus handicapante pour les chasseurs que le vent de face ne l’était pour la proie.

De façon assez étonnante, Simon Yates a lancé une attaque dans la côte. Les AG2R ont accéléré pour aller le chercher, ce qui a fait craquer Frank. Vuillermoz se retrouvait seul pour aider Bardet. Froome pouvait se permettre de laisser faire mais pour ne pas s’exposer à de trop gros risques de contre ou pour ramener le calme, il a envoyé Landa à la barre. L’Espagnol a accéléré de façon très nette pour faire rentrer le porteur du maillot blanc dans le rang. Au moment où tous pensaient en avoir enfin terminé, Dan Martin a tenté le coup en ressortant seul sur le plat. Une attaque lancée avec un excellent timing car juste après cette passe d’armes, personne n’avait envie de rouler. Qui allait s’y coller ? Vuillermoz ? Landa ? Ce dernier a de nouveau dû s’y mettre. Les 2 équipiers – dont l’Espagnol qui est aussi très bien placé au général – ont plusieurs fois dû relancer mais l’un après l’autre, sans coordination ni efficacité. Lancé à fond sans regarder derrière lui, l’Irlandais restait donc environ 200m devant le groupe maillot jaune.

A l’avant, Mollema s’arrachait comme jamais, sans doute boosté par la perspective de la victoire et par l’incapacité du quatuor à revenir. Les poursuivants plafonnaient faute d’entente, chacun faisait son effort tour à tour au lieu de l’effectuer ensemble. Ulissi a tenté un dernier contre, Barguil lui a sauté dans la roue. Ces accélérations ont permis de revenir à 12" à 5km de l’arrivée dans un faux-plat. Plutôt que de contrer pour essayer d’opérer la jonction en solo puisqu’il avait manifestement l’énergie pour, le Français faisait du marquage. On l’a vu passer un relais et s’écarter. Une attitude étrange, pas du tout constructive, qui ne pouvait mener à rien hormis à l’échec. Chacun y allait de sa relance, Roglic, encore Barguil… Plus que 11" à 3km de la ligne. Les secondes les plus difficiles à boucher, d’autant que la fin d’étape était très tortueuse (Mollema prenait tous les risques dans ses trajectoires). Evidemment, personne n’a revu le Néerlandais, enfin vainqueur sur le Tour de France après avoir régulièrement tenté sa chance sans succès et dû se contenter du top 10 au général (6e, 10e, 7e et 11e lors des 4 dernières éditions). Il a obtenu ce succès à peu près de la même manière que sa plus grande victoire jusqu’ici, celle à la Clasica San Sebastian l’an dernier entre le Tour de France et les JO. Il n’a pas non plus volé son prix de combatif du jour, car si sa réussite ne peut être dissociée des erreurs grossières de ses adversaires direct, il fallait beaucoup de courage pour se lancer dans un si grand numéro.

Ulissi a battu Gallopin au sprint pour les places d’honneur. Roglic a terminé 4e et Barguil 5e (décroché). Roche a anticipé le sprint du groupe suivant pour finir 6e. Calmejane (7e) et Pinot (9e) ont aussi terminé dans le top 10 (Caruso était dans ce groupe à 1’04 du vainqueur). Le sprint de Matthews pour gratter les derniers points ne servait à rien, on récompensait les 15 premiers, il a fini 16e.

TdF_2017__classement_apres_la_15e_etape.jpg Ayant récupéré des attardés, Martin a été aidé par De Gendt et par Geschke. Il aura très bien manœuvré et finalement gratté 14 secondes à Froome et compagnie en franchissant la ligne 6’11 après Mollema contre 6’25 pour les leaders). Ceci lui a permis de piquer la 5e place au général à Landa pour 5 secondes, il est à 1’12 de Froome, Landa à 1’17. Pour le reste, le classement n’a pas évolué entre les meilleurs, les 7 premiers se tiennent en 2’02… Caruso entre dans le top 10 au général (10e à 6’05), Barguil s’en approche (13e à 8’48).

Si Barguil n’avait quasiment assuré le maillot à pois, je serais beaucoup plus critique concernant sa journée. Cette étape, il pouvait la gagner. En ayant déjà remporté une, il n’avait rien à perdre à prendre des risques. Dommage.

Du côté d’AG2R on a tenté. Echec. Ça a donc seulement failli barder sur les terres de Bardet.

Le résumé du jour.

La fin d’étape en intégralité.

Lundi, repos. Les coureurs en ont peut-être moins besoin que les suiveurs…

Notes

[1] Autorisations à Usage Thérapeutique, c’est-à-dire la prise de produits en principe interdit par la règlementation antidopage mais permis sous le contrôle d’un médecin pour soigner une maladie.

[2] Rayon cassé…