Il y aura nécessairement des déçus, en particulier les membres des plus petites catégories (-48kg et -60kg), de fait exclus de cette compétition par équipes mixtes. Il fallait bien des mécontents dans ce sport à 7 catégories de poids par sexe. On en a retenu 3 pour les femmes et 3 pour les hommes en pensant qu’il est possible de monter d’une catégorie pour l’occasion après son épreuve individuelle sans être de fait hors-jeu. Ainsi, chaque équipe comprend un représentant en -57kg (F), -73kg (H), -70kg (F), -90kg (H), +70kg (F) et +90kg (H), appelés à combattre dans cet ordre. En pratique, on peut avoir des -53kg – plus difficilement des -48kg – avec les -57kg, des -63kg avec les -70kg, et les -78kg avec les +78kg, même si entre une -78kg et une lourde de 130 ou 140kg, il y a un monde d’écart. Même idée chez les hommes avec des -66kg – mais sans doute jamais de -60kg – avec les -73kg, des -81kg avec les -90kg et les -100kg avec les +100kg chez les lourds (ça arrive déjà régulièrement dans les compétitions par équipes). Il faut penser à la donnée olympique : on ne devrait pouvoir inscrire par équipes que les concurrents déjà en lice individuellement, ce qui se limite à 1 par catégorie. Donc pour avoir plus d’une option ou un remplaçant, ces regroupements de catégories se produiront de fait. Aux Championnats du monde, on peut engager 2 combattants dans la même catégorie – sous certaines conditions – et utiliser par équipes des judokas sélectionnés uniquement pour cette épreuve, ce qui réduit de fait les mélanges de catégories.

La pertinence de la mixité se situe clairement dans l’objectif poursuivi, à savoir le développement du judo dans un maximum de pays mais aussi dans les pays où ce sport est déjà bien implanté… de façon "sexuée". Ainsi, on trouve pas mal de pays comme la Géorgie où le judo de haut niveau ne concernait jusqu’ici quasiment que les hommes. Dans d’autres pays comme la Chine ou Cuba, on constate l’inverse. Pour exister par équipes, il ne suffira plus de former des champions ou des championnes, il faudra remplacer ce "ou"  par un "et".   

En outre, on pourrait progressivement voir se développer des aspects tactiques intéressants. Ça viendra avec la pratique en fonction des règles, en particulier celle de départage : en cas d’égalité 3-3, on additionne les points marqué (10 pour un Ippon, 1 par waza-ari, 0 pour une pénalité) pour obtenir un score d’équipe, et si on n’a toujours pas de vainqueur, on tire au sort une catégorie pour un combat décisif sur un golden score direct. Il faudra savoir adapter la prise de risques, aller chercher le ippon, éviter de perdre nettement voire se contenter d’une défaite aux pénalités pendant la prolongation.

Il est temps d’aborder la compétition.

Tête de série n°4, la France était directement qualifiée pour le 2e tour. Elle tombait dans la moitié de tableau du Japon, mais allait auparavant devoir sortir la Grande-Bretagne ou la Corée du Sud en quart… à condition de ne pas se faire piéger par la Hongrie, toujours sans médaille lors de ces championnats organisés chez elle, vainqueur du Kazakhstan au 1er tour. Le haut du tableau semblait d’ailleurs beaucoup plus fort que le bas avec notamment la perspective d’un énorme Japon-Mongolie en quart.

L’équipe de France se composait ainsi Hélène Receveaux et Priscilla Gneto en -57kg, Benjamin Axus et Pierre Duprat en -73kg, Clarisse Agbegnenou et Marie-Eve Gahié en -70kg, Axel Clerget et Loïc Piétri en -90kg, Emilie Andéol et la très jeune – elle aura 18 ans à la fin du mois mais est déjà annoncée comme un phénomène – Romane Dicko (cousine de Teddy Tamgho) en +70kg, Cyrille Maret et Teddy Riner (+90kg). Seuls Piétri et Dicko n’ont pas participé aux épreuves individuelles. Ça, c’était sur le papier. En réalité, plusieurs étant éclopés et/ou épuisés, on savait déjà qu’ils ne combattraient pas. C’était le cas de nos 2 champions olympiques des lourds. Dicko et Maret allaient donc disputer tous les tours, on prévoyait du coaching dans la plupart des catégories.

Je vais me contenter des grandes lignes pour chaque combat.

1. Receveaux contre Hedvig Karakas (un avion de chasse). La Hongroise a ouvert le score en bordure sur une technique de sacrifice, elle a ensuite été pénalisée pour avoir attrapé la jambe en défense, puis a de nouveau marqué (balayage), mais Receveaux a fini par renverser la situation grâce à une clé de bras. Il lui a fallu travailler pour forcer Karakas à abandonner, celle-ci ayant longtemps résisté à la douleur devant son public. Gros combat d’entrée. 1-0
2. Axus contre Miklos Ungvari. Les pénalités sont tombées rapidement car ils s’empêchaient de poser les mains. L’expérimenté Hongrois cherchait à emmener le combat au sol en se jetant sur le dos ou avec des mouvements d’épaule à la limite de la fausse attaque. Le grand Axus s’est bêtement fait contrer sur une attaque emprunte de la précipitation dans laquelle il se perdait après son attentisme du début de combat. Ungvari l’a ensuite pris en immobilisation, insistant au sol après sa sortie pour le retourner et le faire abandonner (étranglement). 1-1
3. Agbegnenou (championne du monde des -63kg) contre Szabina Gercsak (une véritable -70kg). Ippon en 31 secondes ! La Hongroise a été envoyée au sol en 2 temps, le mouvement n’est pas passé en fauchant une jambe, la Français a recommencé en fauchant les 2. PAN ! Désabusée, Gercsak n’a pu que constater les dégâts. 2-1
4. Piétri (nouveau en -90kg) contre Krisztian Toth (après une grosse journée conclue au pied du podium). A peine de retour de blessures au genou, le Français a de nouveau souffert au niveau de cette articulation pendant une bataille conclue au golden score. Pénalisé le premier après 1’30 car son adversaire était sur l’attaque, Piétri a réagi, son adversaire savait comment le contrer. La clé de bras à la volée n’a pas fonctionné faute de contrôle mais a permis l’égalisation à 1 shido partout. Les attaques et les contres ne marquaient pas (chute sur les fesses, retournement en l’air…). La rechute de la blessure au genou est intervenue dans la dernière minute, le Hongrois a tenté d’en profiter sans réussite, on voyait la douleur sur le visage de Piétri, plus capable d’attaquer, de placer son ura-nage ou même de travailler au sol. La pénalité a fini par tomber. Au moins, il a évité de perdre sur Ippon. 2-2
5. Dicko contre Mercedesz Szigetvari. On ne va pas se mentir, cette jeune Hongroise (19 ans) a été mauvaise avec sa tendance à se jeter n’importe comment. La très jeune Française en a profité, marquant un premier waza-ari après moins d’1’ – sans suivre au sol – puis elle a remis ça, son adversaire manquant de puissance pour la contrer. Szigetvari a même été sanctionnée pour fausse attaque avant que Dicko ne se fasse une petite frayeur en gérant trop son avantage (pénalisée 2 fois) par manque de métier (peu ou pas de gain de temps au sol). 3-2
6. Maret contre Miklos Cirjenics. Pour assurer la qualification, il suffisait de ne pas perdre sur ippon contre cet autre -100kg (vainqueur du Grand Slam d’Ekaterinbourg il y a peu). Revanchard – et frais (^^) – après sa contre-performance individuelle, le Français s’est libéré avec un gros pion sur un crochetage après 1’26. On l’a vu exulter en criant vers les coéquipiers..

Victoire 4-2 (et pas de médaille pour la Hongrie).

Le staff a fait tourner, lançant 4 combattants frais.
1. Gneto contre Kwon You-jeong (vainqueur du dernier Tournoi de Paris devant Reveceaux et Gneto). La Français a marqué après 2’ après une période d’attentisme qui était finalement de la patience. Malheureusement la Coréenne a égalisé assez rapidement en contrant. Un souci de lentille de contact a suspendu la rencontre, il restait une grosse minute… qui s’est mal passée. En poussant son action jusqu’au bout après avoir fait tomber sur les fesses, Kwon a pris l’avantage 2 waza-ari à 1. Après une péna pour chacune et un craquage arbitral, la Coréenne a emporté le morceau en gagnant du temps. 0-1
2. Duprat (malgré une blessure à l’épaule) contre An Baul (bronze cette année, or en 2015). D’abord pénalisé pour attitude trop défensive, le Sud-Coréen a rapidement pris le dessus d’un balayage puis d’un super mouvement d’épaule 10 secondes plus tard. Il a ensuite géré ses 2 waza-ari d’avance en ne faisait quasiment plus rien. La 2nde pénalité tombée très tard a même été annulée… Le Français n’a jamais trouvé les solutions. 0-2
3. Gahié contre Kim Seong-yeon. La victoire par ippon indispensable pour garder espoir a été obtenue grâce à une grosse pression physique. Une action très rapide en reprise de garde puis un super contre suivi d’un retournement au sol et d’une immobilisation ont relancé l’EdF. Kim a pris cher : 2 waza-ari, un ippon et une blessure (difficile de se relever). 1-2
4. Clerget contre Gwak Dong-han (bronze cette année, or en 2015). Pourtant à l’initiative, le Français a pris les mêmes pénalités que le Coréen après 1’15 puis 2’24. Ce dernier ne tentait rien hormis le tirer sèchement vers lui de temps en temps pour le faire tomber sans rien contrôler. Il a fini par attaquer juste pour influencer l’arbitre. Le spécial de Clerget – planchette japonaise pour suivre en ne-waza – a échoué plusieurs fois car son adversaire se retournait en l’air et évitait le travail au sol. Golden score… Touché – réellement ? – à l’œil, An a bien joué le coup pour récupérer un max. Clerget restait à l’initiative, secouait fort, mais a dû à son tour être soigné (saignement ?), ce qui a encore aidé Gwak à récupérer. Puis, suite à un festival d’attaques ou de débuts d’attaques et près de 3’ de prolongation, le Coréen a gagné sur ippon en résistant au contre de Clerget. 1-3
5. Dicko contre Kim Min-jeong (bronzée samedi). La victoire était impérative mais la marche trop haute. La Française a mis la pression d’entrée mais, contrée, elle a concédé un premier waza-ari après moins de 30 secondes. Kim a suivi au sol sans réussir sa clé, elle a encore tenté plusieurs par la suite, Dicko se défendait, elle subissait la puissance de son adversaire quand elle attaquait. Après 2 pénalités, la Française a payé la note, encore un waza-ari puis la conclusion au sol. 1-4
6. Maret contre Won Jong-hoon (à la place de ses parents, je l’aurais appelé Yes-you). Pour du beurre… Premier waza-ari donné inexplicablement au Sud-coréen… mais logiquement rendu au Français. Puis énorme pion après 1’30. 2-4

Cette défaite est rageante : ce quart a été perdu sur le 1er combat où Gneto menait et où il y avait vraiment de la place pour gagner. Clerget aurait aussi mérité un meilleur arbitrage, ça aurait changé la donne.

Encore 2 changements pour ce duel (les choix du staff se réduisaient en raison des blessures).
1. Gneto contre Amelie Stoll. Là encore, l’arbitrage a été douteux, surtout après le waza-ari inscrit par l’Allemand après 2’ (grand fauchage intérieur). Elles avaient chacune été pénalisée après 43", c’était ensuite devenu une bataille pour poser les mains. Gneto attaquait, l’Allemande ne faisait que défendre et gagner du temps au sol, pourtant la Française a pris la pénalité. Bref, 0-1.
2. Axus contre Igor Wandtke. Le Français dominait nettement, l’Allemand a vite été pénalisé, une défense illicite avec la jambe a remis les 2 hommes à égalité. Un mouvement de hanche a fait basculer le combat en faveur de Wandtke. Désormais en contrôle, il a pu enchaîner au sol un autre mouvement avec une immobilisation avortée puis un étrangement pour fini. 0-2
3. Agbegnenou contre Lisa Dollinger. Obligée de l’emporter – idéalement par ippon – pour laisser la France en vie, la championne des -63kg a vaincu cette -70kg en enroulant bien son adversaire et en insistant jusqu’au bout de son action. Devant à la marque après 1’20, la Française a scoré un 2nd waza-ari à 30" de la fin sur un contre. Elle a su faire jouer son expérience pour résister à la puissance supérieure de l’Allemande. 1-2
  4. Clerget contre Marc Odenthal. C’est très mal parti car, surpris sur l’arrière, le Français s’est retrouvé mené d’un waza-ari après une grosse minute. Heureusement, après plusieurs tentatives il est parvenu égaliser sur un contre à 1’30 de la fin (crochetage de la jambe d’appui sur un mouvement de hanche de l’Allemand). L’affaire s’est conclue au golden score grâce à un yoko-tomoe-nage un peu moisi. 2-2 mais sans 0 ippon à 2, autrement dit l’EdF devait remporter les 2 derniers combats.
5. Dicko contre un cube, Jasmin Külbs (triple médaillée européenne de 2014 à 2016). Sans aucun complexe, la jeune Française a attaqué… et a vu l’arbitre octroyer un waza-ari à son adversaire. Décision inversée par la table grâce à la vidéo. Il restait tout de même 3’30 à tenir. On n’est pas allé au bout : mouvement d’épaule, waza-ari, immobilisation, victoire, exploit. 3-2
6. Maret contre Dimitri Peters (ancien médaillé olympique et mondial en -100kg). Le vainqueur qualifiait son équipe. L’Allemand a tenté au sol sans succès, il a été pénalisé vers la mi-combat pour garde croisée, le Français a réclamé qu’il le soit à nouveau par la suite. Maret dominait à la garde un adversaire touché physiquement qui ne voyait que le sol comme solution. Malgré une 2e pénalité, il a fallu aller au golden score. La 3e y est vite tombée car Peters se faisait détruire par la puissance du bras de Maret (la main au col, extinction de l’adversaire façon Riner). 4-2

Bien mal embarquée, l’équipe de France a admirablement renversé la situation. Je retiens particulièrement la victoire impressionnante de Romane Dicko.

  • France-Russie, petite finale.

Encore 2 changements pour cette finale face à des Russes tous sélectionnés uniquement pour l’épreuve par équipes.

1. Receveaux contre Anastasiia Konkina. Dans ce duel très intense d’entrée, la Française semblait contrôler une adversaire mais au bout d’1’, une erreur idiote – en restant derrière son adversaire, elle s’est laissée embarquer dans un mouvement d’épaule fini sur l’arrière – lui a valu une grosse frayeur. Le ippon a été requalifié en waza-ari. La Russe a continué à dominer, la Française restait derrière et s’exposait, elle était en retard sur les mains, subissait. Receveaux a alors repris l’initiative en imposant une grosse pression physique debout ainsi qu’au sol (étranglements divers). Dans le rouge physiquement, Konkina a volé à 50" de la fin sur un énorme mouvement de hanche en reprise de garde… annoncé waza-ari. Receveaux est immédiatement repartie au combat avec l’œil du tigre. Ereintée, la Russe n’a opposé quasiment aucune résistance quand, de retour au sol, la Française lui a infligé une clé de bras. 1-0
2. Axus contre Zelimkhan Ozdoev. Ça s’est beaucoup chamaillé à la garde, le Français a ainsi été pénalisé lors de la première minute. Réaction immédiate en profitant de sa grande taille pour marquer malgré la tentative de contre du Russe en ura-nageWaza-ari et, grâce aux contrôles bien conservés pendant toute l’action, liaison au sol avec une immobilisation maintenue jusqu’au ippon. Ça n’a pas duré bien longtemps. 2-0
3. Gahié contre Valentina Maltseva. Le même scénario s’est reproduit plusieurs fois consécutives : la Française se montrait patiente pour bien poser les mains contre cette gauchère, puis elle faisait parler la puissance en lançant son mouvement, la Russe cherchait alors à la contrer… et n’était pas loin d’y parvenir. A la mi-combat, Gahié s’est un peu trop jetée, son adversaire semblait avoir réussi à la contrer pour la faire rouler sur le dos, le waza-ari a néanmoins été attribué à la Française. La table a revu les images et annulé la marque. C’était du 50/50. Ce n’était que partie remise. Un beau crochetage en bordure a fait la différence, restait environ 1’10 à gérer, elle l’a fait parfaitement. 3-0, les Russes devaient désormais remporter les 3 derniers combats, au moins 2 par ippon.
4. Clerget contre Mikhail Igolnikov. Beaucoup d’attaques diverses, variées et assez spectaculaires ont émaillé la première minute à l’issue de laquelle un waza-ari a été attribué injustement au Russe (Clerget avec la coude en protection). Pénalisé, le Français a ensuite concédé une autre marque celle-ci très logique (uchi-mata, Clerget laissait beaucoup trop faire, il a tenté de se jeter sur le dos pour le contrer). Impossible ensuite de retourner la situation malgré un waza-ari marqué à une trentaine de secondes de la fin et à plusieurs tentatives, notamment de yoko-tomoe-nage. Le Russe a saisi chaque opportunité de gagner du temps. 3-1
5. Dicko contre Anna Gushchina. Il "suffisait" pour la très jeune Française de ne pas perdre par ippon pour assurer la victoire. Elle a fait beaucoup mieux : elle a gagné par ippon après avoir déjà marqué sur son mouvement de hanche habituel en bordure après 14 secondes (la Russe a égalisé dans la foulée en la contrant, encore en bordure). Dicko envoyait attaque sur attaque, la 4e est devenue un gros pion. Ça a duré 1’. 4-1, médaille officiellement en poche.
  6. Maret contre Andrey Volkov. Pour du beurre, Maret a gagné par immobilisation au golden score. Il est tombé à cheval sur la poitrine de son adversaire lorsque celui-ci, déjà bien usé physiquement, a tenté une technique de sacrifice désespérée. Le Français a verrouillé le haut du coup de Volkov. 5-1

Première édition des Championnats du monde par équipes mixtes, première médaille pour la France… Du beau travail ! On pouvait difficilement espérer mieux car même en remportant le quart face à la Corée du Sud (elle aussi en bronze), les Bleus auraient dû affronter les monstres japonais, sacrés en fin de journée après leurs succès 5-1 contre l’Ukraine, l’Allemagne et la Corée du Sud suivis d’un 6-0 en finale face au Brésil. L’argent semblait hors de portée avec ce tableau.

Au-delà de la portée symbolique d’être la première équipe médaillée dans cette épreuve mixte appelée à devenir un grand rendez-vous de ce sport, on retiendra l’éclosion de Romane Dicko, 17 ans, vainqueur de 3 combats sur 4 pour ses débuts dans une grande compétition. Jusqu’ici son expérience chez les seniors se résumait à une participation au tournoi de Paris en février suite auquel elle a manqué une grande partie de la saison sur blessure. Cette équipe de France est globalement assez jeune, les générations Tokyo 2020 et Paris 2024 sont déjà lancées !