Beaucoup ont chié sur les jeunes vendus par le club, mais un Nkunku, un Lo Celso, un Diaby ou même un Weah, ça donne beaucoup plus sur un terrain que ces mous du genou ! Un Nsoki aurait au moins envoyé du bois, mis à la place de Bernat ou de Diallo, il n’aurait pas laissé tout le monde et n’importe qui le passer sans aller au contact ! Quand vous voyez que sur le banc de touche les seules solutions offensives sont Sarabia, qui méritait 1000 fois d’être titulaire, et… Choupo-Moting. Non, là, on touche le fond. Tuchel aurait aussi pu choisir d’emmener Jesé en Bretagne pour pousser le délire à fond… Ou alors opter pour Guçlu. Non, surtout pas un jeune formé au club qui a marqué lors de ses seules minutes en Ligue 1, qui a donné satisfaction lors de ses – trop rares – minutes en matchs de préparation !

Cette défaite n’a rien d’un cas isolé. On a revu le même PSG qu’en fin de saison passée, quand Tuchel avait perdu son groupe, quand tout le monde – hormis Mbappé – était démobilisé. Le PSG s’était mis à enchaîner les contre-performances à l’extérieur. Il a continué sur cette lancée. Déjà mauvais lors du Trophée des Champions contre Rennes, pas brillants face à une faible équipe de Nîmes lors de la première journée, les Parisiens ont remis ça (je laisse volontairement de côté les démonstrations de fébrilité lors de la prépa, en particulier le match contre l’Inter au cours duquel Aréola a dû multiplier les miracles). Avec une équipe très proche de celle qui a fini la saison de façon honteuse, ça n’a rien de très étonnant. Quand je vous dis que l’effectif ne s’est pas renforcé cet été…

L’excuse sortie par l’entraîneur – le niveau physique actuel de ses joueurs – n’a aucun sens. D’autant qu’en face, on pouvait dire de même. Les Africains qui ont disputé la CAN sont revenus tardivement et n’ont pas pu effectuer la préparation de façon normale, ils ne sont pas à leur top. Pourtant, ils ont gagné et su jouer leur jeu. Un jeu pas fabuleux, très défensif, fait de quelques fulgurances offensives, mais surtout bien organisé, avec des mecs qui se donnent tous à fond, qui sont concentrés, rigoureux. Tout ce que n’était pas ce PSG faible individuellement comme collectivement, particulièrement désorganisé, dont les leaders semblaient perdus, sans repère.

Comme je l’ai écrit il y a 2 semaines, «miser gros sur Draxler, dont le niveau des prestations est plus aléatoire que d’investir toutes ses économies en bitcoins, c’est du suicide». Un milieu Verratti-Draxler… Contre une équipe qui met de l’intensité dans ce secteur, ÇA NE PEUT PAS FONCTIONNER. Di Maria côté droit, qui repiquait dans l’axe pour tenter des passes en profondeur enroulées jamais ajustées… Plus lisible et prévisible, c’est impossible. On connaît Cavani, on connait son apport dans la construction, il est flirte généralement avec le néant, ce qu’on lui demande est uniquement de finir les actions. Quand il y a si peu d’actions et qu’il se gêne avec ses partenaires, l’équipe pâtit d’un problème supplémentaire. En réalité, le seul élément tranchant, capable de changer de rythme, d’accélérer, de surprendre, c’est Mbappé. Il ne peut pas toujours tout faire, a fortiori si on l’exile sur le côté gauche. Quand il déborde, ce qui s’est souvent produit à Rennes, il a besoin de monde dans la surface. Il faut des cibles sur qui centrer, des joueurs pour emmener les défenseurs et ouvrir des espaces à d’autres. Hormis Cavani, qui, non seulement dans l’équipe alignée mais dans l’effectif tout entier, serait susceptible de venir apporter le surnombre dans la surface ? Rabiot le faisait, Matuidi le faisait, beaucoup de milieux le font… mais pas ceux dont dispose le PSG. Vous ne verrez pas souvent marquer des joueurs comme Gueye et Herrera (un peu plus que les autres à la limite), Verratti n’en parlons pas. Paredes ? Je ne sais même pas ce qu’il fait à Paris. J’attends sa première prestation ou entrée de nature à me faire douter de son statut de pire recrue de l’Histoire du club (pire encore que Jesé).

En regardant le match, j’en suis venu à me demander si Tuchel n’avait pas cherché à envoyer un message… «Geben Sie mir bitte Neymar !» (Je traduis pour les non-germanophones : «donnez-moi Neymar s’il vous plait».)

Quoi de mieux qu’une prestation de cette nature pour montrer à quel point Neymar est important dans cette équipe ? Sans lui, au moins 50% de la force offensive disparaît. En plus de perdre son rendement propre, on perd aussi une partie de celui d’Mbappé, obligé d’en faire 3 fois plus dans des zones où il est nettement moins efficace. Leur association ne fait pas qu’additionner leurs talents, elle les multiplie. Tuchel mise absolument tout sur Neymar, et uniquement sur Neymar. Ça devient de plus en plus évident. On a vu ce que ça a donné la saison passée.

Notez-le, c’est désormais officiel, je suis devenu antitiuchiste. Faux promoteur de jeunes, trop de chouchous protégés, désastreux dès qu’il s’implique dans le recrutement, de moins en moins lucide devant la presse… ou de plus en plus embrouillé dans une recherche d’excuses permanentes, perdu dans ses changements tactiques devenus sans queue ni tête… Il a perdu sa fraîcheur et son groupe. Sa câlinothérapie avec Neymar a tellement bien fonctionné que son protégé brésilien a essayé de se barrer et que les autres – dont Mbappé – ont saturé devant cette attitude à géométrie variable.

Chaque jour qui passe est un jour où je regrette les mauvais choix de la direction. Il fallait recruter Pochettino. Je le dis depuis des lustres. Il fallait aussi faire le grand ménage. On attend toujours. Il reste moins de 2 semaines pour remodeler l’effectif, sachant que c’est fermé pour les ventes en Angleterre.

Que Kurzawa et Meunier soient toujours joueurs du PSG le 19 août me sidère. Que Draxler soit toujours là ET titulaire me rend dingue. Quand je vois que le Bayern cherchait désespérément des joueurs et a pris Cuisance pour 12 petits millions – plus Coutinho en prêt payant, ce dont je me fous car je n’en voulais surtout pas – alors qu’il y avait certainement moyen de refourguer Draxler et de récupérer Cuisance pour cette somme presque ridicule, je suis proche du burn-out. Dagba meilleur latéral du club, Choupo-Moting et Jesé avant-centres remplaçants, pas de milieu capable d’apporter un véritable impact physique, pas de gardien n°2, Di Maria titulaire au lieu d’être la 5e option offensive (il fallait surtout le vendre !)… Qu’espère-t-on ? Repartir pour une saison de déceptions et d’humiliations ? Attendre juin pour voir enfin partir quelques boulets – gratuitement alors qu’il fallait tout faire pour les vendre en début de mercato, il y avait de l’argent à récupérer, en particulier sur Meunier, éventuellement sur Kurzawa, quasiment aucun sur Choupo – ou joueurs en fin de cycle (Cavani, Thiago Silva) et recruter aux postes faibles depuis des années ?

Evoquons le déroulement de cette rencontre.

Kehrer et Kurzawa ont rejoint Herrera à l’infirmerie. Ça commençait donc par de bonnes nouvelles. Kimpembe continue à se remettre de son opération (pubalgie), Neymar a repris l’entraînement collectif tout en restant écarté tant que sa situation reste en suspens. Quand à Gueye, il a intégré le groupe tout en restant sur le banc. Tuchel a donc choisi d’aligner la même équipe que face à Nîmes en remplaçant seulement un mauvais défenseur droit blessé (Kehrer) par un mauvais latéral droit (Meunier) et un bon élément offensif méritant (Sarabia) par un pollueur de jeu collectif n’ayant que ses stats pour briller (Di Maria). D’où une équipe pour le moins bancale avec plein de joueurs pas à leur poste : Aréola – Meunier, Thiagi Silva (C), Diallo, Bernat – Draxler, Marquinhos, Verratti – Di Maria, Cavani, Mbappé. Sur le banc : Bulka, Dagba, Kouassi, Gueye, Paredes, Sarabia, Choupo-Moting.

Draxler bénéficie d’une immunité incompréhensible. Même le fils caché de l’Emir du Qatar n’est pas aussi protégé. Dramatique.

Rennes a changé plusieurs joueurs par rapport au Trophée des Champions, y compris son gardien. Romain Salin, très bon lors de la 1ère journée, a conservé sa place malgré l’arrivée d’Edouard Mendy. Pas d’Adrien Hunou (buteur à Shenzhen), M'Baye Niang débutait. L’organisation n’a pas bougé, toujours cette défense à 5 très compacte.

L’arbitre, M. Gautier, a été mauvais, on ne s’en étonne pas, on ne s’attendait pas à moins de sa part. Si plusieurs de ses décisions ou non-décisions ont désavantagé le PSG, il n’est pas la raison principale de la défaite parisienne.

On n’a vu aucune action très dangereuse au cours d’un début de rencontre relativement rythmé et rarement interrompu. Outre les accélérations d’Mbappé, ça restait assez inintéressant. Pas de quoi s’emballer. Première action à la 10e… pour Rennes. C’est passé côté droit, centre, intervention défensive à l’arrache, perte de balle, Traoré met Bernat sur les fesses d’un simple crochet – Bernat n’a pas arrêté de glisser pendant toutes la rencontre – et frappe à côté. Dans la foulée, Mbappé a bien failli profiter d’une mauvaise passe en retrait pour surprendre Salin (11e).

Temps fort suivant, un CF côté gauche obtenu par Mbappé (retombé sur le crâne en plein sur le genou d’un coéquipier, il a mis du temps à s’en remettre), tiré par Di Maria, coupé de la tête par Cavani… sur le poteau (14e). Réaction bretonne, Grenier élimine Thiago Silva d’un super contrôle orienté du talon et lance Del Castillo en profondeur dans l’axe mais Diallo réussit un excellent retour pour le contrer (16e). Rennes a ainsi obtenu des corners et beaucoup gêné le PSG en pressant haut pour l’empêcher de ressortir facilement. Non seulement les Parisiens se montraient presque incapables de jouer vite vers l’avant, mais en plus ils apparaissaient absolument incapables de créer quoi que ce soit dans le camp adverse. Tout ne reposait que sur les actions individuelles d’Mbappé. Di Maria a alors commencé à décrocher et à revenir vers l’axe pour chercher systématiquement Mbappé au-dessus de la défense. Sans réussite, même si ça a parfois failli fonctionner. Tout ou presque dans le jeu parisien manquait de précision.

M. Gautier laissait beaucoup jouer même si des joueurs restaient au sol, Verratti commençait à beaucoup se plaindre (il a passé son match à le faire, il ne pouvait finir sans carton), Thiago Silva profitant d’une interruption pour aller boire et recevoir un flot de consignes de la part d’un Tuchel très agité. Offensivement, le spectacle présenté devenait réellement navrant. Rennes ne s’embêtait même pas à attaquer.

Après une grosse demi-heure de "jeu", enfin un peu de fluidité, d’enchaînements. Sans la fin des actions, à l’image de ce contrôle manqué par Cavani que Draxler avait bien servi dans la surface (33e). Le PSG commençait à pousser, il a alors ouvert le score grâce à une énorme erreur de la défense rennaise (pas la première). Vouloir relancer proprement au pied en partant du gardien demande une grande justesse technique… Salin passe à son coéquipier juste devant la surface entre Mbappé et Cavani, lequel donne en retrait sur le côté de la surface à Damien Da Silva… qui décide de redonner à son gardien mais manque sa passe, trop forte. Pas de chance, Cavani a senti le coup, il devance Salin et marque du plat du pied (36e). La magie des relances à la c*n.

Mbappe_se_fait_arracher_le_maillot_en_filant_au_but. Malgré une petite réaction immédiate des Bretons, le PSG a bien failli plier l’affaire grâce à Mbappé. Son accélération pour aller chercher un ballon – mal – envoyé en profondeur était dingue. Il a repris plusieurs mètres à Da Silva, obligé de le retenir à l’épaule puis de le tirer par le maillot dans la surface pour le gêner. Malgré tout, Mbappé est resté debout pour se présenter face à Salin mais à angle fermé sur la gauche. Sa frappe de l’extérieur du droit n’a trouvé que le petit filet. L’AVAr ne sert à rien si on n’a pas envie de s’en servir… Normalement, c’est péno et rouge car le défenseur ne cherchait pas à jouer le ballon. M. Gautier devait revenir à la faute, il ne l’a pas fait, probablement faute de message à l’oreillette. On pourrait aussi reprocher à Mbappé de ne pas être tombé… Seulement, en tombant, il aurait au droit à une flopée d’insultes et de reproches (chercher le péno, même quand la faute saute aux yeux, c'est vilain^^). Alors bien sûr, un bon arbitrage aurait mis fin au suspense et sans doute entériné la victoire parisienne. Néanmoins, le PSG menait toujours 1-0, rien ne l’obligeait à s’effondrer. D’ailleurs le dynamique restait positive avant un carton jaune assez sévère sorti à Draxler (42e)… et l’égalisation absolument hallucinante de Niang (44e). Bernat se fait encore abuser sur son côté, il se fait déborder puis laisse centrer (marquage à 10 mètres), Niang reçoit le ballon dos au but, Thiago Silva est très loin, Marquinhos fait du marquage à la Bernat, il le laisse se retourner et frapper en force dans le petit filet opposé… Comment peut-on défendre aussi mal, avec si peu d’agressivité ?

Hormis en fin de 1ère période on n’a vu quasiment jamais de jeu entre les lignes, très peu de décalages, c’était hyper stéréotypé… Presque aucun danger créé hormis sur CPA et en se reposant sur des qualités individuelles. Le PSG n’a marqué que grâce à une énorme erreur adverse (seulement 4 tirs dont 1 cadré), il a rarement été mis en danger malgré sa fébrilité défensive avec des latéraux nuls et un trio défensif axial désorganisé, Marquinhos ne sachant manifestement pas quel rôle et quel placement tenir. Quant à Draxler…

La 2nde période a repris avec un PSG plus clairement organisé à 3 derrière. A priori du moins. Au bout de 2 minutes et après une première frayeur, il était mené 2-1. Petit mouvement collectif rennais côté droit conclu par une passe en arrière pour Camavinga, laissé totalement libre d’ajuster son centre en profondeur, toute la défense est hors de position, Meunier reste très loin au lieu de serrer dans l’axe pour marquer Del Castillo, arrivé lancé. Ce dernier saute très haut et décroise sa tête aux 6 mètres. Imparable. J’évoquerais les responsabilités concernant ce but dans l’analyse qui va suivre.

Le PSG a réagi, ou plutôt… Mbappé a réagi. Contrairement à Tuchel. Meunier a pris son jaune après avoir été facilement passé par Maouassa (54e). Puis Rennes a bien failli marquer un 3e but. Sur le coup, difficile de comprendre pourquoi Marquinhos s’arrêtait totalement de jouer, laissant Niang aller défier Aréola, vainqueur du duel (55e). On a compris en regardant le ralenti : Niang a commis une grosse faute – non signalée – sur le Parisien à la réception d’une ouverture en profondeur, touchant même le ballon du bras. L’AVAr aurait certainement fait refuser le but, néanmoins que ni M. Gautier ni son assistant très bien placé n’ait signalé la faute en dit long sur son arbitrage. Le PSG a continué à pousser, obtenant notamment des corners, dont l’un a donné lieu à une nouvelle démonstration de M. Gautier : corner repoussé, Rennes va partir en contre, Verratti est à 25 ou 30m du but adverse, il tacle, prend le ballon qui va taper le bras du Rennais, lequel s’effondre ensuite en trébuchant sur la jambe que Verratti a laissé en barrage en la levant assez haut. Il y avait main – fautive selon la nouvelle loi XII – avant la faute de Verratti, pourtant l’arbitre a laissé l’avantage aux Bretons et est revenu ensuite mettre à l’Italien le carton qu’il brûlait d’envie de lui coller (58e). Ceci occasionnant une longue séquence de contestation/protestation de Cavani.

Dans le jeu, le PSG flirtait toujours avec le pathétique. Il manquait terriblement de créativité. Progressivement, ça s’est un peu amélioré, on a commencé à voir quelques décalages, quelques actions un peu plus rapides et fluides, pourtant le PSG a encore subi une énorme frayeur après un corner concédé bêtement faute de communication. La façon de "défendre" sur le corner rappelle celle du Barça à Liverpool la saison passée en Ligue des Champions. Aucun marquage, tout le monde dormait, si l’idée était de défendre en zone, il s’agissait manifestement d’une zone franche… Gélin a pu tranquillement devancer Verratti – qui a réagi avec 1h15 de retard – pour reprendre le ballon du plat du pied et trouver le poteau opposé, le ballon revenant ensuite dans les bras d’Aréola (63e). Un scandale.

Tuchel s’est enfin décidé à effectuer des changements. Dagba et Sarabia ont remplacé Di Maria et Meunier… Au niveau du profil des joueurs, il s’agissait donc de poste pour poste… En faisant entrer les joueurs qui auraient dû débuter… Toutefois, il y a bien en une évolution tactique : Sarabia a joué à gauche, Draxler passant à droite. Si, globalement, ça a un peu plus ressemblé à du football, tout n’allait pas mieux. Bernat a pris son jaune pour un tacle en retard visant à casser une contre-attaque (67e). Le pauvre Bernat… Totalement à la rue, on l’a encore vu glisser et se faire manger un paquet de fois jusqu’à la fin de la rencontre.

Mbappé se démenait toujours, il tentait pas mal de choses (frappe, débordement, etc.), l’arbitre me saoulait toujours (faute évidente sur Dagba juste à l’angle de la surface – à l’extérieur – mais M. Gautier n’a sifflé que la faute de Dagba qui, déséquilibré, a ensuite dû se jeter pour tenter de récupérer le ballon). Les Rennais ont commencé à modifier leur onze, mais le changement le plus marquant reste celui de Tuchel : Paredes pour Draxler (77e). Allez comprendre… Sans doute trouvait-il que ça manquait de passes vers l’arrière…

Sarabia a eu le mérite de se bouger, de prendre des initiatives, s’appuyant notamment sur Cavani (76e, 78e). Etrangement, le PSG s’est mis à ne jouer que dans l’axe. En outre, il continuait à prendre de gros risques derrière pour sortir les ballons. Il a encore et toujours fallu compter sur Mbappé pour y croire. Une sorte de lob enroulé depuis le côté gauche a été claquée en corner par Salin (81e), lequel a repoussé 2 minutes plus tard une frappe du seul homme fort du PSG sur un corner obtenu par lui-même (corner dévié, il récupère le ballon au 2nd poteau, fixe, frappe, le gardien repousse à l’arrache sur Diallo, incapable d’en profiter). Ça poussait, poussait encore, mais les Parisiens se gênaient dans la surface (85e, 89e, 93e) alors que l’arbitre ne se gênait pas pour continuer à aligner les cartons (Cavani a pris le sien à la 88e pour contestations répétées, énervé par les gains de temps grossiers, Siebatcheu a eu droit au sien un peu avant, le seul sorti à un Rennais) et les Bretons pour venir faire de nouveau paniquer la défense des visiteurs (87e, 92e).

Je ne suis pas convaincu que Rennes, surtout solide et opportuniste, méritait de gagner, mais le PSG méritait de perdre tant il a montré de lacunes inadmissibles et inquiétantes… Cette équipe prend une tonne de cartons (déjà 12 en 3 matchs… Meunier, Verratti, Bernat et Draxler sont déjà sous la menace d’une suspension)… Elle défend de façon CATACLYSMIQUE… Ne se comprend pas derrière. Il n’y a pas de marquage… La désorganisation règne… Elle ne crée presque rien offensivement… Le banc ressemble presque au néant (hormis quand on y place un titulaire injustement sorti du onze de départ). Rennes a eu beaucoup de réussite, le PSG n’a pas fait le nécessaire pour en avoir.

Aréola : aurait peut-être pu essayer de sortir sur le centre du 2nd but, mais Tuchel a tout fait pour le dissuader de prendre des risques (voir plus bas).
Diallo : absolument pas convainquant. Comme à chaque fois depuis son arrivée.
Thiago Silva : à la rue.
Marquinhos : baladé de partout, totalement perdu et hors du coup, y compris dans l’agressivité.
Bernat : pitoyable en tous points.
Meunier : ne sert absolument à rien des 2 côtés du terrain.
Verratti : tellement surévalué ! Dans ce rôle il doit relancer et créer, il crée quoi ? Quant au marquage inexistant, aux fautes, aux contestations…
Draxler : au milieu ce n’est juste pas possible ! Il n’a pas sa place au PSG, seul Tuchel ne s’en rend pas compte.
Di Maria : dégueulasse dans le jeu… comme d’habitude. Quand il n’y a pas la stat pour sauver les apparences, il n’y a rien, hormis du déchet.
Cavani : il trouve le poteau, marque, puis loupe plusieurs occasions/situations… Pas le plus à blâmer mais il a vraiment du mal dans cette configuration. Il a besoin de ballons !
Mbappé : partout… mais essentiellement sur les côtés, donc pas là où il apporterait le plus. C’est fou de le gâcher comme ça ! Il essaie mais on ne peut pas lui demander de tout faire !

Dagba : entré trop tard.
Sarabia : entré beaucoup trop tard.
Paredes : le running gag qui ne court pas.

Côté rennais, j’ai surtout été bluffé par Camavinga. Indépendamment de son âge. Il n’a que 16 ans. Paradoxalement, à cet âge, une prestation de ce niveau ne donne pas beaucoup d’indications sur ce qu’il peut devenir. On ne peut juger le potentiel réel d’un joueur si jeune.

Cette saison, l’invincibilité parisienne aura duré 2 matchs. Youpi. En l’état, cette équipe ne fera RIEN cette saison. Les choix de Tuchel, son manque d’adaptation, ses changements de m*rde… Hormis vouloir nous montrer qu’il a besoin de latéraux, de récupérer Neymar et d’encore d’autres joueurs, il n’a RIEN réussi.

Revenons sur le 2nd but rennais. Ce but révèle beaucoup de choses concernant la gestion assez dramatique du club sur le plan sportif (cet été, on n’a soigné qu’un mal, celui de la communication défaillante).

Aréola aurait-il pu intervenir en sortant pour capter le ballon dans les airs ? Je pense que oui. D’autant qu’il a l’habitude d’aller chercher ce genre de ballons. Seulement, il a hésité et s’est ravisé. Cette sortie présentait un risque, celui de se louper. Or avec la pression débile que lui inflige Tuchel au lieu de le mettre dans une situation plus sereine, il ne peut pas s’offrir le luxe de prendre un risque. Tu as le gardien n°2 de l’équipe de France, son remplaçant a 19 ans, est totalement inexpérimenté, la défense ne présente strictement aucune garantie, as-tu réellement intérêt à te créer tout seul un problème à ce poste ? Un gardien a besoin d’avoir l’esprit libre pour remplir sa tâche au mieux. Insister publiquement sur la nécessité pour lui d’être irréprochable et impressionnant lors des prochaines semaines revenait à le menacer, à le priver de tout droit à l’erreur, a fortiori dans une équipe comme le PSG où le gardien n’a en principe que très peu d’interventions à effectuer. Ça crée un frein mental, chaque décision un peu difficile ne sera prise qu’après une fraction de seconde d’hésitation. Cette fraction de seconde risque d’être fatale car au bout du compte il ne prendra pas le risque nécessaire ou le prendra trop tard, provoquant une erreur. En l’occurrence, en sortant au bon moment, je suis persuadé qu’il aurait pu sauver le coup. Mais reste le principal problème : il y avait encore un coup à sauver car la défense a une nouvelle fois été nulle. Ça n’a pas coulissé correctement, Meunier est resté spectateur, il n’a pas resserré, pas plus qu’il n’a sauté, les défenseurs centraux étaient tous aspirés vers leur gauche, où Bernat s’est encore fait balader…

Oui, cette défaite m’inquiète. J’aurais pu m’en réjouir si j’avais eu le sentiment qu’elle pouvait faire réagir la direction, lui faire prendre conscience de l’urgence de la situation. Je crains fort qu’elle ne fasse que révéler aux autres équipes les failles dont Tuchel et compagnie n’ont manifestement pas conscience. Beaucoup risquent de s’engouffrer dans la brèche. Quant au PSG, il risque de rater sa saison si l’effectif n’est pas rapidement nettoyé et renforcé.