Etape 21

  • Etape 21 : allant vert.

De Mantes-la-Jolie à Paris - Champs-Elysées, 122km.

Comme toujours le dernier jour, le défilé a servi à faire tout un tas de photos, notamment celle du maillot jaune avec ses équipiers. Bon, cette année, celle avec les 4 vainqueurs des maillots distinctifs n’avait aucun sens, Enric Mas (MOV) et Richard Carapaz (INS) ne portant respectivement le blanc et celui à pois qu’en raison de l’impossibilité pour Tadej Pogacar (UAD) de porter les 3 à la fois. On a en revanche vu les 5 Slovènes du Tour poser ensemble.

A la vitesse à laquelle le peloton roulait au moment du départ réel à 16h14, on risquait d’en finir vers 23h. Heureusement, les Arkea-Samsic et Total-Direct Energie ont fait en sorte de légèrement accélérer la vitesse du convoi (33,7km lors de la première heure). Certains n’avaient pas envie de rentrer trop tard à la maison. (On annonçait une manif sur le parcours.) Clément Russo (ARK), dont je n’ai jamais entendu parler en 3 semaines, a franchi en tête la dernière côte répertoriée du Tour…

J’ai tiqué en voyant Pogacar dans sa tenue jaune se mettre en position périlleuse dans une descente à l’arrière du peloton. Pourquoi prendre ce risque stupide ? Tu peux vite tomber et abandonner sur une c*nnerie… Bref.

Sur le parcours, en particulier dans les Yvelines et pendant la traversée de Versailles, puis dans Paris, on voyait énormément de public (masqué)… alors que sur les Champs-Elysées, ça allait sonner creux, le peuple y ayant été interdit de séjour. On ne cherche plus à comprendre ces incohérences. Les pouvoirs publics font beaucoup de choses à l’envers, comme dans l’étape du Grand Colombier, où on n’a toujours pas compris la fermeture au public des ascensions. La météo se prêtait particulièrement à voir les gens sortir de chez eux pour applaudir les coureurs.

C’était vraiment l’étape touristique : Versailles, Notre-Dame, le Louvres (Rigoberto Uran s’est fait plaisir en arrivant devant les la pyramide)… Le tout accompagné d’une belle ferveur populaire. Mais après le Louvre, plus personne ou presque. Une seule rangée au maximum derrière les barrières sur le circuit final atteint vers 18h, seulement quelques invités et chanceux dans les gradins…

Jens Keukeleire (EF1) a attaqué le premier, suivi par d’autres attaquants. Franchement, les Champs quasiment sans public, ça perd tout son sens. Comme d’habitude, les petits groupes se succédaient en tête, seulement cette fois aucun ne parvenait à prendre le large. La patrouille de France a alors survolé Paris avec ses traînées de fumée bleue, blanche et rouge.

Maximillian Schachmann (BOH), Connor Swift (ARK), Greg Van Avermaet (CCC) et Pierre-Luc Périchon (COF) ont créé la première véritable échappée. Pendant ce temps, même si le réalisateur a oublié de nous le montrer (un génie, on ne cessera d’applaudir la réalisation ratée de France Télévisions lors de cette édition, parce que se louper avec une telle régularité est de l’art^^), Sam Bennett (DQT) avait assuré son maillot vert lors du sprint intermédiaire.

Edward Theuns (TFS) a subi la dernière chute du Tour 2020, on a surtout vu quelques crevaisons. Rien de bien intéressant. Le peloton mené par B&B Hôtels-Vital Concept, Deceuninck-Quick Step, Lotto-Soudal et Sunweb contrôlait le quatuor, lui laissant 15 à 20 secondes de marge. Un Total-Direct Energie s’est joint à la chasse, puis la Jumbo-Visma a pris position pour préparer le sprint de Wout Van Aert avant que les NTT ne viennent s’imposer à l’avant du peloton. Swift s’est relevé à 8km de l’arrivée, il n’en restait que 3 devant à la cloche. 15 secondes de marge. Le peloton roulait fort avec plusieurs formations en place sur toute la largeur de la route. La contre-attaque de Michal Kwiatkowski (INS) dans la montée des Champs n’a pas fonctionné. Impossible de sortir. Rémi Cavagna (DST) a tenté dans la descente, il a surtout ramené le peloton sur Schachmann, dernier homme à l’avant. A 3 gros kilomètres de l’arrivée, tout était prêt pour un sprint massif. Encore fallait-il bien se placer. Les hommes de Bennett et les Cofidis étaient les mieux organisés à 2 bornes de la ligne.

Bennett a lancé de loin en sortant de le roue de Mads Pedersen (TFS), qui portait pour la dernière fois son maillot de champion du monde… et a explosé tout le monde. Quoi de mieux pour fêter son maillot vert ? Pedersen a pris la 2e place, Peter Sagan (BOH) la 3e. Suivent Alexander Kristoff (UAD), vainqueur à Nice le premier jour, Elia Viviani (COF), transparent pendant 3 semaines, Van Aert puis Caleb Ewan (LTS), doubles vainqueurs d’étapes sur ce Tour, puis Hugo Hofstetter (ISN) et Bryan Coquard (BVC), premiers Français de l’étape, seulement 8e et 9e.

Notons que Sagan, présent sur le Tour tous les ans depuis 2012, n’était jamais rentré bredouille, il avait ramené tous les ans le maillot vert (3 fois en remportant 3 étapes, 2 fois en décrochant un succès), hormis en 2017 en raison de son exclusion lors de la 4e étape (au lendemain d’un succès à Longwy). Il a payé très cher son coup d’épaule sur Van Aert à Poitiers dans un contexte imposant à l’UCI de se montrer intransigeante.

Le résumé.

La fin de l’étape… sera postée à l'occasion.

Seules quelques dizaines de VIP assistaient au podium. Tristesse. Le président Slovène a fait le déplacement.

Demain, 22e étape. Si, je vous jure. Ce sera l’article suivant.