lundi 5 mai 2014

De la nécessité de tout remettre en question.

Et voici donc le prolongement de l’analyse de Chelsea-PSG, une analyse enrichie des enseignements tirés de la défaite à Lyon, de la victoire obtenue dans la douleur en finale de la Coupe de la Ligue, du court succès contre ETG et du nul pas du tout convainquant ramené de Sochaux.

Après la piteuse élimination à Londres, j’espérais plusieurs choses de Laurent Blanc. La première était une affirmation son autorité, déjà attendue depuis des mois, mais aussi une gestion du groupe permettant de préparer le Mondial et la saison prochaine. Seulement rien ne se passe comme prévu. Je voulais voir Digne et Cabaye titulaires, Matuidi être préservé en jouant au maximum 55 minutes par match, Ongenda avoir droit à une demi-heure de jeu à chaque sortie, Pastore retrouver un rôle de milieu offensif titulaire, et bien sûr Verratti recevoir une leçon en étant condamné à se morfondre sur le banc jusqu’à la dernière minute de la dernière rencontre de la saison. Connaissez-vous une autre façon de lui faire comprendre qu’il joue pour le PSG et non pour lui ou les adversaires ? L’idée était aussi d’offrir à certains mondialistes l’opportunité de souffler un peu.

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mercredi 9 avril 2014

Claque de fin. (LdC, ¼ retour)

Bandeau Ligue des Champions Je dois être un masochiste qui s’ignore. Regarder la rediffusion de Chelsea-PSG à peine 2 heures après la fin du direct, sur D8 en plus, c’est vraiment de la torture auto-infligée.

Le PSG s’est sacrifié de lui-même, il a généreusement fourni la guillotine à ses hôtes.

Dégouté ? Dépité ? Enervé ? Ou juste blasé ? Je rêvais de recevoir des messages et des commentaires me disant que j’avais eu tort d’être si critique avec ce PSG depuis le début de la saison. Autrement dit, des messages et commentaires synonymes de qualification dans le top 4 du football européen. D’ailleurs après la victoire 3-1 à l’aller je ne m’attendais pas du tout à ce scénario désastreux. Dans mon esprit les chances de Petr Cech de garder sa cage vierge étaient extrêmement restreintes, presque nulles.

Malheureusement, lors de ces quarts de finale de la Ligue des Champions, le PSG a fait l’étalage de tous les défauts stigmatisés depuis des mois à l’occasion de rencontres face à des adversaires en bois. Mon leitmotiv a souvent été «attention, contre une grosse équipe on ne peut pas se permettre ce genre de comportements». L’acquisition de mauvaises habitudes finit toujours par se payer. Les Parisiens ont passé des mois à faire leurs emplettes à ce rayon… Faire mu-muse contre des faibles, se contenter du minimum au lieu de s’entraîner à mettre de l’intensité pendant 90 minutes, toujours jouer de la même façon à un rythme de sénateurs, multiplier les attitudes empruntes d’arrogance… Est-ce une bonne façon de préparer les matchs à couperet de Ligue des Champions ? Non, évidemment. Certains viennent seulement de le comprendre.

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samedi 22 mars 2014

Le corps en Bretagne, la tête en Grande-Bretagne. (L1, J30)

Ligue 1, saison 2013-2014 Très très moyen mais les 3 points. Voici comment résumer Lorient-PSG en quelques mots. A défaut de régaler, les Parisiens ont gagné et conforté leur avance en tête du classement de la Ligue 1. Manifestement, ils avaient la tête ailleurs.

En effet, ils connaissaient depuis une douzaine d’heures l’identité de leur adversaire en quart de finale de la Ligue des champions, à savoir Chelsea (avec match aller au Parc). On n’est pas loin du pire tirage au sort possible car les qualités de Chelsea sont exactement celles qui risquent de poser des problèmes au PSG. C’est hyper chiant à jouer, solide, cette équipe ne cherche pas à avoir le ballon mais est extrêmement dangereuse en attaque rapide avec des fusées sur les côtés. Ce style est assez proche de celui de Lorient lors de la rencontre du soir : une bonne organisation visant à bloquer la construction adverse et des intentions offensives caractérisées par beaucoup de vitesse. Dès que le ballon était récupéré, les Merlus allaient très vite de l’avant soit en cherchant immédiatement la profondeur, soit en sortant de leur camp en enchainant les passes rapides en une touche. Attendre et mettre le feu dès que possible, Lorient le fait, Chelsea le fait beaucoup mieux car ses joueurs sont beaucoup plus forts individuellement. La façon dont les Bretons sont parvenus à gêner les leaders du championnat ne présage rien de bon face aux Blues. Ceux-ci risquent d’être des adversaires autrement plus dangereux. Il faudra un PSG beaucoup plus concentré et impliqué pour s’en dépêtrer.

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lundi 17 mars 2014

Les bons, la brute et le très grand. (L1, J29)

Ligue 1, saison 2013-2014 Qui c’est les plus forts ? Evidemment, c’est les Verts !

Mais seulement si vous vivez toujours dans le passé (même si l’ASSE est 4e de Ligue 1). Car en 2014, le PSG domine nettement le football français. Quand il en a réellement envie. Seulement, par moments, on peut se questionner sur cette envie.

Laurent Blanc a aligné son équipe type à 2 joueurs près. Jallet à la place de Van der Wiel et Cabaye à cette de Verratti (comme contre Leverkusen au cours de la semaine), ce qui n’est pas pour me déplaire. La compo était celle-ci : Sirigu - Jallet, Alex, Thiago Silva (c), Maxwell - Cabaye, Thiago Motta, Matuidi - Cavani, Ibrahimovic, Lavezzi. Et sur le banc Douchez, Marquinhos, Digne, Ménez, Verratti (un peu blessé, donc), Pastore et Lucas. Du classique.

En revanche, en face… L’étrangeté absolue. Kurt Zouma latéral droit… Flippant, non ? Christophe Galtier avait l’intention d’aligner une défense à 5, mais ayant eu connaissance des propos de Blanc en conférence de presse, il s’est rendu compte de la boulette qu’il allait commettre. En effet, comme relevé par l’entraîneur parisien, quand une équipe tente le coup à 5 derrière face au PSG, elle prend cher de façon quasi systématique. D’où ce 4-2-3-1 très bizarre avec sur le banc des tauliers comme Lemoine, Cohade et Hamouma, et surtout des latéraux (Brison – qui peut aussi jouer à droite – et Clerc). Pourquoi mettre Zouma ? Le gars a pété un câble. En fait ce serait en raison de retours de blessure, il a voulu les faire revenir plus en douceur. Résultat, Galtier s’est présenté au Parc des Princes avec ce onze : Ruffier - Zouma, Bayal Sall, Perrin (c), Trémoulinas - Clément, Guilavogui - Mollo, Corgnet, Tabanou - Brandao.

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lundi 3 mars 2014

Sans saveur. (L1, J27)

Ligue 1, saison 2013-2014 L’Histoire ne retiendra qu’une victoire banale. Autrement dit, presque rien. Pourtant, il s’agissait de l’affiche la plus médiatisée du championnat.

Pendant des années, avant une Grande Sardinade, comme tout supporter du PSG qui se respecte, j’étais stressé. Normal. On ne savait jamais à quoi s’attendre, on espérait la victoire, on craignait la défaite, n’importe quel but même très moche et contre le cours du jeu – a fortiori contre le cours du jeu – pouvait être vécu comme une libération, il entrait dans la légende du club de façon quasi automatique, restait gravé dans la mémoire de chacun.

Désormais, ce n’est plus le cas. Il n’y a plus d’appréhension. A moins de se balader à poil dans la rue – le 2 mars, il fait encore bien frais dehors – aucun Parisien ne pouvait trembler en pensant à ce match.

Désormais, la principale interrogation concerne le score. Et encore… On sait que le PSG va gagner en marquant 2 buts (ça qui s’était produit lors des 6 précédentes confrontations). L’absence de suspense n’explique pas à elles seule pourquoi j’ai trouvé cette seconde Grande Sardinade de la saison extrêmement fade.

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dimanche 23 février 2014

Ça n’a pas tourné. (L1, J26)

Ligue 1, saison 2013-2014 Laurent Blanc n’a pas fait tourner, du coup ça a failli très mal tourner pour l’équipe.

Vendredi dernier le PSG a gagné 3-0, il a gagné 4-0 à l’extérieur mardi, puis 4-2 à Toulouse dimanche. C’était nettement plus difficile contre une bonne équipe dont le milieu est un des plus techniques de Ligue 1 avec Didot, Chantôme, Trejo (qui n’a pas débuté), plus Aguilar pour apporter la "touche" physique. Ajoutez un de mes attaquants préférés – s’il confirme la saison prochaine je le veux à Paris ! – en la personne de Ben Yedder, plus Braithwaite, une des bonnes surprises de "recrutement créatif" de la saison, plus Aurier qui envoie du pâté sur son côté droit en n’hésitant pas à apporter le surnombre dans la surface adverse, vous avez un gros potentiel offensif. Mieux vaut ne pas prendre le TéFéCé à la légère et faire preuve de beaucoup de concentration face à elle. Malheureusement, les Parisiens ont péché dans ce domaine. Heureusement, la défense toulousaine est défaillante (le départ d’Abdennour n’aide pas), elle a aussi commis pas mal d’erreurs dont Zlatan et Lavezzi ont su tirer profit.

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lundi 10 février 2014

Bien, puis rien. (L1, J24)

Ligue 1, saison 2013-2014 La Ligue 1 n’est pas relancée. Le choc entre le leader et son dauphin a tenu ses promesses, du moins en première période, car la seconde a été d’un tout autre niveau avant 5 dernières minutes de nature à laisser une bonne impression aux téléspectateurs (car les spectateurs, à Louis II…). Au bout du compte, statu quo en tête du classement.

Je parle des spectateurs. Il y avait du beau monde en tribunes, notamment le prince Albert et son épouse (rentrés de Stochi pour assister au plus gros match joué en Principauté depuis… une Supercoupe d’Europe), Gad Elmaleh (qui fait désormais partie de la famille), ou encore Didier Deschamps (plus George Weah qui a donné le coup d’envoi fictif). Ils ont vu un excellent PSG qui a fini par s’éteindre, notamment avec la sortie de Pastore.

Comment Laurent Blanc a-t-il pu sortir Javier Pastore à la 65e ? Je n’arrive pas à comprendre ce choix très préjudiciable au rendement de l’équipe. Surtout pour le remplacer par un Jérémy Ménez loin d’être au top faute de temps de jeu et d’avoir la confiance de son entraîneur.

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dimanche 26 janvier 2014

Embourbés. (L1, J22)

Ligue 1, saison 2013-2014

Le PSG s’est embourbé dans le marécage guingampais. Ce n’est ni uniquement de la faute des joueurs, ni uniquement à cause du terrain.

En principe, ça aurait dû bien se passer, Ibra ayant déjà marqué à peu près autant de buts cette saison en Ligue 1 (17) que toute l’équipe de Guingamp (19). Même avec une défense en mousse, le PSG devait l’emporter. Dans cette défense, privée de Thiago Silva (il était dans le groupe mais une cheville douloureuse l’a fait renoncer à participer). Du coup Marquinhos s’est retrouvé en défense centrale. J’aurais préféré Camara quitte à choisir. Après coup, je me dis que ça n’aurait pu être pire avec le vieux Papus. Quelle défense en bois !

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jeudi 9 janvier 2014

On reprend les mêmes et on re-zlatane. (CdF, 32e de finale)

banderole Coupe de France Une première date… un premier report.
Une deuxième date… un deuxième report.
Une troisième date… un triplé de Zlatan Ibrahimovic.
Imaginez si le 32e de finale de Coupe de France opposant Brest au PSG, initialement prévu dimanche en début d’après-midi (14h15) puis mardi à 20h15 n’avait pas eu lieu mercredi à 19h mais encore plus tard. Le Suédois en aurait peut-être planté 7 ou 8…

Plus sérieusement, attachons-nous au résultat. La tradition est respectée. Depuis sa création, le PSG s’est très rarement fait éliminer dès son entrée en lice dans cette épreuve, il faut remonter à 1990 pour trouver le dernier revers à ce stade de la compétition. Face à une équipe d’une division inférieure, ça n’arrive quasiment jamais. La qualification a été obtenue, c’est le principal, la CdF étant un objectif réel du club. Ceci dit, le score de 2 buts à 5 est trompeur. S’il reflète bien l’écart de niveau reflété, s’il en dit long sur la perméabilité de la défense parisienne, il induit en erreur concernant tout le teste. Assister à 7 buts au cours d’un match aussi peu emballant – pour ne pas aller jusqu’à le qualifier de médiocre – illustre l’absence de corrélation entre le nombre de but et le niveau d’une rencontre de football. Beaucoup de 0-0 sont plus intéressant que ce 2-5 tout de même agrémenté par des touches de génie individuel (en particulier l’ouverture du score) et actions collectives remarquables (le 2e but de chaque équipe).

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dimanche 10 novembre 2013

Dites 33… (L1, J13)

Ligue 1, saison 2013-2014 33 matchs sans défaite… Un triplé de Zlatan… Beaucoup d’occasions… Ah… elle est belle, cette saison, la crise de novembre !

La série du PSG continue, les internationaux concernés par les barrages de qualification pour la Coupe du monde sont en confiance avant d’aller batailler sous leurs couleurs nationales, la performance plus que moyenne face à Anderlecht est presque oubliée. En effet, contre Nice, on a assisté à un match sympa sur un terrain anglais… mais plutôt anglais émigré en France. Globalement, il y a eu de l’intensité, du jeu, de la maîtrise et du rythme malgré quelques périodes d’endormissement. Surtout, les Parisiens ont essayé d’attaquer jusqu’au bout au lieu de se mettre à gérer dès que possible. Et ça, forcément, ça me plait, moi qui dénonce régulièrement le goût des joueurs pour le service minimum.

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jeudi 24 octobre 2013

Zlatanasie active. (LdC, J3)

Bandeau Ligue des Champions La question va bientôt se poser. N’est-il pas le plus grand joueur de l’histoire du PSG ?

Zlatan Ibrahimovic est au club depuis une saison ¼, il a déjà inscrit 46 buts en 60 matchs (il faudrait y ajouter au moins 2 buts refusés à tort et une vingtaine de passes décisives, plus une implication importante sur d’autres buts), a décroché un titre de champion de France, un de meilleur joueur de Ligue 1, un de meilleur buteur de Ligue 1, a été meilleur passeur de la Ligue des Champions, a démoli à lui-seul un paquet d’équipes, a inscrit une quantité astronomique de buts improbables – si ça continue il va falloir trouver des chiffres supplémentaires entre 1 et 10 pour ne rien oublier le jour où on voudra monter son top 10 des buts en rouge et bleu – et a déjà inscrit son nom à l’encre indélébile dans les livres d’histoire du football parisien. Des doublés à foison, un triplé, un match à 4 passes décisives en Ligue des Champions et maintenant un quadruplé à l’extérieur dans la plus grande compétition de clubs au monde. Ses faits d’armes et prestations mémorables sont nombreux. Sans parler des controverses, débats et parodies le concernant, tout ceci contribuant à écrire sa légende.

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dimanche 20 octobre 2013

Camouflage et explosions. (L1, J10)

Ligue 1, saison 2013-2014 Quand des Corses se pointent en tenue de camouflage, en général, c’est que ça va exploser de partout. Ça n’a pas manqué !

Venus au Parc des Princes avec un maillot spécial en imprimé camouflage, les joueurs du Sporting Club de Bastia ont explosé en vol. Le PSG leur a infligé une violente défaite sur le score de 4-0. Cette rencontre comptant pour la 10e journée de Ligue 1 aurait pu être encore plus dévastatrice pour la différence de buts des hommes de Frédéric Hantz car les Parisiens ont multiplié les occasions. Cette démonstration s’explique notamment par le turnover opéré par Laurent Blanc à cause de la trêve internationale et de l’absence du duo Verratti-Motta pour cause de suspension. Les circonstances ont profité aux jeunes, ils ont explosé aux yeux du public : Hervin Ongenda, Lucas Digne et Adrien Rabiot (malgré quelques erreurs à la Verratti) ont été impressionnants.

Toutefois, je ne suis pas certain que la performance de ces jeunes garçons – et des autres, pour la plupart bons, voire très bons – sera la plus commentée. De même, le grand camouflage du jour sera passé sous silence dans la plupart des publications, résumés et autres analyses de la rencontre. Et pour cause. Laurent Blanc a énormément de mal à trouver une formule permettant à Zlatan Ibrahimovic et Edinson Cavani de jouer ENSEMBLE en étant performants comme l’autre… Il a donc offert à chacun 45 minutes de temps de jeu, l’Uruguayen remplaçant le Suédois à la mi-temps. Mais chacun a trouvé le moyen de s’offrir un doublé en commençant par un but insensé.

Autrement dit, 2 et 2 font 4, mais les 2 ne font pas la paire.

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lundi 7 octobre 2013

#SardineFadaForever. (L1, J9)

Ligue 1, saison 2013-2014 Certains médias ont tenté d’imposer le terme de "Clasico" pour des raisons purement commerciales. D’autres ont décidé de copier les Espagnols en prenant au moins la peine de franciser ce mot, ils parlent de "Classique". Je milite pour faire comprendre au monde qu’un OM-PSG ou PSG-OM est en réalité une "Grande Sardinade", néanmoins il faut bien l’avouer, le premier de la saison 2013-2014 restera un classique.

Cette rencontre est entrée dans la légende non pas en raison de sa qualité, extrêmement médiocre à tous les niveaux (technique, tactique, engagement, etc.), mais grâce à son scénario. L’arbitrage de M. Turpin, particulièrement en vue, très peu à son avantage, a grandement contribué à transformer une bouse en pièce d’anthologie.

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jeudi 3 octobre 2013

Efficacité maximale, service minimum. (LdC, J2)

Bandeau Ligue des Champions Mais pourquoi ? Pourquoi ai-je perdu mon temps à revoir, re-revoir et monter le long résumé de ce PSG-Benfica particulièrement ennuyeux ? Je me le demande encore… Ceci dit, maintenant que c’est fait… C’est parti pour l’analyse ! Certains mots risquent de revenir souvent.

Paris a gagné en convertissant ses 3 véritables occasions de la première période contre une équipe ayant la tête dans le seau depuis plusieurs mois (une loose façon Leverkusen en 2002, le Benfica a disputé 3 finales, toutes perdues, et a laissé échapper le titre de champion du Portugal de façon improbable). L’ouverture du score très rapide a eu un impact évident sur la suite des événements, le moral des Portugais en a pris un coup. Les "pauvres" garçons étaient désorganisés, leur pressing était pathétique… quand ils tentaient d’en effectuer un. La réaction d’orgueil des visiteurs leur a permis de faire illusion 5 minutes en seconde période, puis le renoncement observé avant la mi-temps a fait son retour.

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mercredi 25 septembre 2013

Le GSP a pris 3 points. (L1, J7)

Ligue 1, saison 2013-2014 Le Germain-Saint Paris a pris 3 points à Valenciennes. On aurait envie de ne rien retenir d’autre d’un match aussi mauvais. Le Germain-Saint Paris ? C’est le PSG qui joue à l’envers.

Certains évoquent l’idée du service minimum, les joueurs auraient simplement assuré la victoire en gérant leurs efforts, il faudrait les en féliciter. La réalité est beaucoup moins reluisante, le PSG a été mauvais car tout a été fait à l’envers, il a juste sauvé l’essentiel. VA enchaîne les défaites, est complètement à la rue, le minimum est de réellement dominer cette équipe, pas seulement de gagner 1-0 en ayant joué comme un reléguable. Ces histoires de gestion sont des balivernes ! Cette pseudo-explication de la prestation parisienne a pour seule origine la volonté de ses propagateurs de ne pas remettre en cause des analyses biaisées selon les cas par des idées préconçues ou une prédisposition à retourner sa veste pour suivre le sens du vent.

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samedi 14 septembre 2013

Les choses sérieuses commencent… bien. (L1, J5)

Ligue 1, saison 2013-2014 Gagner à l’extérieur avec la manière une rencontre qui n’a pu être préparée correctement, ceci en ayant fait tourner l’effectif. Comment mieux entamer la première période délicate de la saison ?

Devoir jouer le vendredi 13 septembre inspirait quelques craintes à Laurent Blanc, pour la première fois de retour à Bordeaux dans la peau d’un entraîneur… de l’adversaire des Girondins. Superstition ? A priori non, le problème venait d’ailleurs. La reprise après une trêve internationale sera toujours cause de soucis pour le PSG tant que son effectif comptera de Sud-Américains appelés à traverser l’Atlantique pour jouer en sélection. Lavezzi est rentré trop tard du Paraguay pour être retenu dans le groupe, Cavani – buteur contre la Colombie dans la nuit de mardi à mercredi – ne pouvait être titulaire, Thiago Silva – buteur – et Maxwell – passeur décisif – ont disputé l’intégralité d’un Brésil-Portugal à Boston, rencontre à laquelle Lucas a assisté depuis le banc. Passons sur le cas de Ibrahimovic, auteur du but de la victoire suédoise au Kazakhstan (au bout de 27 secondes) et fatalement très fatigué (de longs voyages et 2 matchs, le second sur synthétique), ou encore de Matuidi (petit tour en Géorgie puis 90 minutes en Biélorussie). Les 3 Italiens ont été nettement moins sollicités.

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jeudi 16 mai 2013

Ma lettre à Carlo Ancelotti.

M. Ancelotti,

Je vous écris cette lettre pour une raison simple, je soouhaite vous exprimer mon souhait le plus cher, vous voir rejoindre le Real Madrid au plus vite. Ou un autre club d’ailleurs, peu importe. Autrement dit, je vous demande de suivre vos aspirations profondes et de quitter votre poste rapidement afin de permettre aux dirigeants de préparer votre succession sans attendre.

Il est actuellement de bon ton de vous encenser car vous avez mené le PSG au titre de champion de France, le premier depuis 1994. Vous encenser, j’en suis incapable. Il m’est impossible de partager l’admiration que de nombreux supporters et journalistes vous témoignent car vous de la méritez pas. Cet enthousiasme béat me laisse songeur. N’ont-ils aucune mémoire, sont-ils aveugles ou ont-ils juste mis des œillères ? Ont-ils peur du lendemain ? Parfois mieux vaut divorcer avant qu’un mauvais mariage ne dégénère au lieu de se forcer à vivre avec quelqu’un qui n’est pas fait pour soi. Peu importent leurs raisons, les faits sont là, ils ont perdu tout sens critique à votre endroit, vous pourriez titulariser Sirigu en meneur de jeu, ils applaudiraient votre audace comme ils l’ont souvent fait, par exemple en vous voyant préférer Bisevac à Jallet et Cearà au poste de latéral droit ou encore décaler Matuidi au poste de milieu offensif gauche.

En une saison ½ depuis votre arrivée, le PSG aura décroché un seul titre national sur 5 possibles malgré une puissance surnaturelle pour un club de Ligue 1. On n’avait pas vu une armada comparable en France depuis l’arrêt Bosman. Ces résultats relativement décevants ne sont presque secondaires à côté du problème de fond. Celui-ci est double : les progrès de l’équipe sont presque uniquement dus au recrutement et vous n’avez presque rien fait pour vous inscrire dans la durée, pour préparer l’avenir. A vrai dire, mes griefs à votre encontre sont nombreux.

Tout d’abord, il est important d’expliquer le pourquoi de cette lettre.

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dimanche 28 avril 2013

Car l’eau Ancelotti n’a pas aimé… (L1, J34)

Ligue 1 - 2012-2013 Le PSG n’a encore jamais été champion de France de Ligue 1. En 1986, 1993 et 1994, il a fini en tête du classement de la Division 1 dans la catégorie des équipes n’ayant corrompu personne, depuis il a terminé 5 fois dauphin (dont 3 depuis que le D est devenu un L). En déplacement à Annecy, il a obtenu 3 points supplémentaires grâce auxquels il pourrait être sacré officiellement au soir de la 35e journée.

Les autres résultats de la journée de championnats ont eu pour effet d’empêcher les footballeurs parisiens d’assurer mathématiquement leur sacre 24h après l’officialisation du premier titre du PSG omnisport du XXIe siècle. Samedi soir, sa magnifique équipe de handball – dirigée par un super entraîneur, un ancien champion qui comme Ancelotti a bien mangé depuis la fin de sa carrière et a longtemps vécu plus près d’Annecy que de Paris (ils ont respectivement vécu et entraîné pendant 16 et 13 saisons à Milan et Chambéry) – a écrit la ligne inaugurale de son palmarès avant même le terme d’un exercice 2012-2013 plus que satisfaisant, le titre ayant été décroché avec la manière (domination+spectacle+bonne image+adhésion du public).

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samedi 27 avril 2013

Choisir le chef, suivre la recette.

Il y a encore quelques semaines, jamais je n'aurais cru écrire ceci un jour. C’est tout juste si je ne suis pas obligé de me pincer pour y croire… Pourtant, après avoir longtemps réfléchi, analysé la situation du PSG et du foot européen, j’en suis venu à cette conclusion : Arsène Wenger me semble être l'entraîneur dont le PSG a besoin.

Je n'aime pas le bonhomme, j'ai beaucoup de doutes concernant ses qualités, mais son profil est unique, il correspond à celui dont le club a besoin pour remplacer Ancelotti.

Pourquoi vouloir remplacer Ancelotti me direz-vous ? On ne va même pas se lancer dans un débat à propos contenu du bilan des 18 mois de l’Italien au PSG en termes de palmarès, de la qualité de jeu ou encore de gestion de l’effectif. Je persiste à dire que l’ensemble est très décevant, voire pire, mais à vrai dire, le problème n’est pas là, il se résume en une question : quelles sont les ambitions du club ?

Si l’objectif est réellement celui annoncé – et je n’ai aucune raison d’en douter – alors il est urgent de réorienter la politique sportive du club non pas sur du très court terme mais sur le moyen et long terme afin de s’établir durablement dans le top 4 européen.

Pour le comprendre, intéressons-nous d’abord à l’actualité car plusieurs enseignements sont à en tirer.

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mercredi 3 avril 2013

Grand, beau et généreux. (LdC, ¼ aller.)

Ligue des Champions 2-2 à l’aller en Ligue des Champions est un excellent résultat… pour l’équipe qui se déplace. Il faudrait être complètement abruti pour sauter au plafond après avoir concédé un nul chez soi en ayant concédé 2 buts, qui plus est évitables, face au Barça, a fortiori'' un Barça privé de Messi en seconde période.

Et pourtant c’est la fête, la joie, presque tout le monde au PSG semble heureux après cette rencontre. Comment ne pas l’être ? Ces réactions a priori paradoxales voire totalement irrationnelles sont parfaitement logiques et justifiées.

Pour le comprendre, ii suffit de se poser une question : quel était l’objectif ?
Selon son point de vue on peut y apporter nombre de réponses possibles, mais à chaque fois l’objectif s’avère atteint.

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