Mot-clé - Alexander Kristoff

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mercredi 12 juillet 2017

Variation sur le même thème. (TdF 2017, E11)

Navrantes. Les étapes de plat du Tour de France 2017 sont plus navrantes les unes que les autres. Mais qu’attendent les adversaires de la Quick Step pour enfin réagir ? Un coup de pot… ou de Pau ? Même pas, puisqu’elles ne tentent rien pour le provoquer.

Allez, je suis sévère, en réalité un homme a bien manœuvré lors de cette journée de transition. Il a été victime d’une grande bande de demeurés tous à la solde du maître du sprint, l’homme qui étape après étape claque les fesses de chacun de ses adversaires pour les remercier d’avoir fait de leur mieux pour lui permettre de les éclater. Le cyclisme sur route est un sport de masochistes.

En fait, contrairement à ce qu’on entend souvent, les cons, ça n’ose rien, et c’est à ça qu’on les reconnaît.

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mardi 11 juillet 2017

Périgord… vert. (TdF 2017, E10)

Le Tour de France a visité les Périgord. Une belle journée de Tour… isme. On a commencé par le Périgord blanc, puis le noir, puis le pourpre. Il manquait le Périgord vert, alors Marcel Kittel (QST) a fait le nécessaire pour qu’on parle du vert.

J’avoue ne rien comprendre à l’attitude de la grande majorité des équipes présentes sur ce Tour. Globalement, on peut les classer en 4 catégories :
-celles dévouées à un leader qui vise le classement général,
-celles qui ont été décimées lors de la première semaine et ne savent plus trop pourquoi elles sont là,
-celle de Kittel qui enchaîne les victoires,
-celles qui travaillent pour Kittel. Dieu sait qu’elles sont nombreuses.

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jeudi 6 juillet 2017

Guerre de sprinteurs, épisode Troyes. (TdF 2017, E6)

En ce jeudi très chaud, sur le Tour de France, on s’est particulièrement ennuyé. 5h05 sur le vélo, 5h05 diffusées à la télé. 5 minutes intéressantes, les 5 dernières. Est-ce réellement une bonne chose pour le cyclisme ?

Au sein du peloton, on trouve des fous, ils sont partis à trois vers Troyes, ont passé la journée devant, n’avaient trois fois rien à gagner (seulement un dossard, un petit trophée symboliques, des points inutiles et quelques primes qui seront partagées avec leurs collègues et le staff)… En réalité, seuls les sponsors des équipes concernées ont apprécié le "spectacle". 5 heures d’exposition à la télé dans un programme qui cartonne, ça rentabilise vite l’investissement ! Certaines formations semblent même n’être sur le Tour que pour multiplier ces échappées publicitaires.

Heureusement, toute cette attente n’est pas totalement vaine. Au bout de l’ennui, c’est la guerre ! Les sprinteurs ne se font aucun cadeau, ils envoient du très lourd. Ça va à une vitesse folle, il y a de l’électricité dans l’air, les gars prennent des risques, ils frottent, on n’évite pas toujours la catastrophe, mais au moins il y a du spectacle, du vrai ! Qui plus est, des rivalités naissent ou réapparaissent. En sport, pour déterminer qui est le meilleur, on n’a encore rien inventé de mieux que la confrontation directe.

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mardi 4 juillet 2017

Grand Démare, grand(s) départ(s). (TdF 2017, E4)

Depuis le temps qu’on en rêvait, elle est arrivée… C’est la fête ! La fête !

Mais quelle fête !... Lever le coude à Vittel, ça peut coûter cher ! Vittel, c’est de l’eau. Forcément, ce n’est pas le lieu idéal pour s’enflammer, on a plutôt tendance à y rester sobre. Pendant plus de 4h40, sans perfusion de café, il semblait impossible de regarder la 4e étape du Tour de France. Je vais être très honnête, je n’ai regardé que le départ puis la dernière heure, tant le scénario est devenu limpide rapidement. Après quelques 1’ de course, on avait tout compris, on savait que ça se terminerait par un sprint entre cadors. Evidemment, on ne pouvait anticiper comment allait se dérouler ce sprint. Houleux est un mot un peu faible pour le qualifier. On a assisté à un dernier kilomètre totalement hallucinant. La joie de la première victoire française de cette 104e édition a vite été noyée par la controverse concernant Peter Sagan (BOH), l’actuelle plus grande star du cyclisme mondial.

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dimanche 24 juillet 2016

Un bien mauvais Tour. (TdF 2016, E21)

logo_TdF_2016.jpg Le Tour de France 2016 a pris fin, tout s’est bien déroulé sur le plan de la sécurité – Euro, 14 juillet, Tour de France, 3 fêtes populaires à risques cet été, malheureusement on sait ce qui s’est passé à Nice à la fin du feu d’artifice – mais sur le plan sportif, hormis une parenthèse enchantée lors de la 19e étape et quelques arrivées sympathiques, rien n’a soulevé l’enthousiasme des foules (particulièrement denses).

Qui dit fin dit bilan.

Celui des Français est mauvais, sauf rares exceptions. Celui du Tour dans son ensemble est médiocre. Il convient d’en comprendre les raisons pour trouver des pistes afin de se trouver comment éviter de voir se reproduire ces situations négatives à l’avenir.

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lundi 18 juillet 2016

Faux-ami. (TdF 2016, E16)

logo_TdF_2016.jpg Que diable allait-il faire dans cette galère ?

Vraiment, je me le demande… Car ce dans quoi s’est trouvé embarqué Julian Alaphilippe (EQS) était bien une galère. Se lancer dans une échappée extrêmement longue par une forte chaleur un jour où les sprinteurs entendent se disputer la victoire n’était pas l’idée la plus brillante de sa – jeune – carrière. En partant à 2 avec Tony Martin (EQS), son équipier, beaucoup plus gros rouleur que lui, il s’est épuisé pour rien, peinant à rester dans la roue avant de se relever à 25km de l’arrivée.



Si Alaphilippe veut remporter une étape sur le Tour de France, il va devoir s’y prendre autrement et avoir de meilleures fréquentations.

L’attitude de Martin a été celle d’un faux-ami, il lui a offert un cadeau empoisonné en l’emmenant avec lui.

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samedi 16 juillet 2016

Peine quotidienne. (TdF 2016, E14)

logo_TdF_2016.jpg Alors que la France a débuté un deuil national de 3 jours, le Tour de France semble avoir anticipé ce terrible événement survenu à Nice. Le Tour semble même bien décidé à faire les choses en grand. Depuis le départ au Mont Saint-Michel, il a lancé un deuil de 3 semaines.

Quelle tristesse ! Evidemment, il ne s’agit pas du tout de la même tristesse dans les 2 cas, l’un est beaucoup moins dramatique que l’autre. Le Tour de France cycliste reste avant tout du sport, il faut savoir relativiser, néanmoins, en ces temps troublés où avoir le sourire devient un luxe, l’ennui généralisé dans lequel est plongée l’épreuve depuis son lancement en Normandie me désespère. Normalement, les organisateurs essaient de mettre de belles étapes le week-end pour régaler les téléspectateurs. Celle de samedi a certainement fait son entrée dans le top 10 des pires purges de ce siècle.

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jeudi 7 juillet 2016

A l’heure de la sieste. (TdF 2016, E6)

logo_TdF_2016.jpg Aujourd’hui, à la même heure, vous aviez le choix entre le Tour de France, les Championnats d’Europe d’athlétisme, le TQO de basket masculin avec l’équipe de France ou encore Wimbledon. Si vous aviez envie de faire la sieste, il fallait choisir le Tour. Cette 6e étape était une purge.

Ne pourrait-on pas chercher une solution pour rendre ces étapes de transition un peu moins soporifiques ? Le scénario est sempiternellement le même. On s’ennuie ferme jusqu’au sprint final. Et comme le meilleur sprinteur du lot gagne en général 3 ou 4 fois lors de l’édition qu’il domine, une désagréable impression de déjà-vu est inévitable.

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dimanche 19 juillet 2015

La fin inéluctable. (TdF 2015, E15)

Tour_de_France_2015.jpg Sur le Tour de France, on peut échafauder des tas de scenarii. En effet, en cyclisme, des tas d’événements imprévus peuvent survenir, un souci mécanique ou une chute peut changer la donne à tout moment. Pourtant, sur les tas de scenarii possible, quelques-uns se répètent encore et encore.

Dans un sens, j’ai envie de dire «heureusement !», car le cyclisme ne peut pas être une loterie géante, il faut que des leaders se détachent, que le parcours soit plus approprié à certains qu’à d’autres, que le travail des équipes serve à quelque chose. Mais malheureusement, quand ça peut arriver au sprint, ça arrive un peu trop souvent au sprint. Et à la fin, c’est un Allemand qui gagne.

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vendredi 10 juillet 2015

Le Cav’ a de la bouteille. (TdF 2015, E7)

Tour_de_France_2015.jpg En cyclisme, ce n’est pas toujours le plus fort qui gagne. Même dans un sprint massif. Il faut être malin. Mark Cavendish (EQS) a 30 ans d’âge, il a gagné des caisses de trophées de vainqueur d’étape, 25 sur le Tour de France avant cette édition, plus 15 sur le Giro et 3 sur la Vuelta, sans compter ses nombreux autres succès dans les autres courses. Je crois qu’on peut le dire, le Cav’ a de la bouteille.

A Fougères, le Britannique n’était certainement pas le plus fort. Qu’importe, il a fait parler l’expérience. On le croyait à la cave, il en est sorti en empruntant la meilleure trajectoire. Pour Etixx-Quick Step, le Tour 2015 est déjà un bon cru.

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mercredi 8 juillet 2015

Des pelles à la pelle. (TdF 2015, E5)

Tour_de_France_2015.jpg En cyclisme, on a l’habitude des chutes. Forcément, avec seulement 2 roues, l’équilibre est précaire. La pluie, la nervosité et la fatigue sont des facteurs de risques. Il est donc naturel de voir des chutes sur le Tour de France, épreuve dont les enjeux sont tels que les coureurs sont perpétuellement sur les dents. Néanmoins, tout phénomène a ses limites… Normalement.

Mais le Tour de France est comme le Texas : tout y est plus grand, surdimensionné. Y compris les galères. Lors de la 5e étape, on a approché un record, celui du nombre de gamelles, de gadins, de glissades, d’accidents. Les coureurs ont pris des pelles à la pelle. 7 en tout, leur ampleur variant de la petite chute "mono-coureur" à l’énorme carambolage de 30 à 40 coureurs.

Il y a même eu une chute de moto, la bécane est tombée – heureusement dans l’herbe et non sur la chaussée – en voulant doubler le peloton.

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mardi 7 juillet 2015

Eole bat le pavé. (TdF 2015, E4)

Tour_de_France_2015.jpg Bien cabossés par l’étape de la veille, les coureurs du Tour de France ont dû disputer la 4e étape sur une route aussi cabossée qu’eux, car pavée. Du moins en partie pavée.

L’idée des organisateurs du Tour est que pour remporter l’épreuve, il faut être complet, savoir se débrouiller sur tous les terrains possible dans le cyclisme sur route. Certains terrains sont en