Mot-clé - Alexandre Géniez

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vendredi 17 juillet 2015

Les losers avant la Lozère. (TdF 2015, E13)

Tour_de_France_2015.jpg 24 heures avant de se rendre en Lozère, le Tour de France a fait la part belle aux losers lors de sa 13e étape. Le 13 aurait-il porté malheur à certains ?

En cyclisme, vous avez plusieurs sortes de losers :
-ceux qui ne savent pas gagner et passent donc systématiquement à côté, peu importe comment il s’y prennent (sachant qu’ils s’y prennent souvent mal tout en essayant souvent), souvent parce qu’ils ne sont pas assez forts ;
-ceux qui n’arrivent plus à gagner parce qu’ils ont trop gagné, provoquant beaucoup de méfiance chez leurs adversaires, qui du coup sont hyper vigilants, ne les lâchent pas un instant, sont en permanence au marquage et prêts à profiter de la moindre opportunité pour se les faire, le tout résultant du fait que ce type de losers est intrinsèquement très fort ;
-ceux qui pourraient gagner, mais passent toujours à côté pour une raison ou une autre, qu’il s’agisse d’une erreur, d’un manque de réussite, de la supériorité d’un autre le jour où ça aurait pu passer.

Dans la monde du sport, la première catégorie est aussi appelée "loose Stade Rennais". Un loser breton en a fait une belle démonstration.
La 2e se rencontre souvent en foot quand une équipe se grosse équipe se fait piéger par des bétonneurs-contreurs façon Inter de Mourinho, voire Nancy de Jean Fernandez, mais en cyclisme on dira simplement qu’il a « la pancarte dans le dos ». C’est le cas d’un loser slovaque en vue aujourd’hui.
La 3e catégorie est celle du vainqueur du jour. Preuve que la loose n’est pas forcément une malédiction éternelle.

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mercredi 17 juillet 2013

Poissards. (TdF13, E17)

Tour de France, la 100e édition Ça devient franchement lourd. Le 100e Tour de France ne veut pas sourire aux Français, ils ont terriblement poissards. Le second contre-la-montre individuel n’a donné lieu à aucune surprise, seulement à une catastrophe.

Mais pourquoi Jean-Christophe Péraud (AG2R) a-t-il voulu aller reconnaître à vélo cette put*in d’étape le matin de celle-ci ? Il la connaissait déjà par cœur, il aurait pu la faire en voiture s’il voulait encore se la remémorer. On le savait, ce tracé lui convenait parfaitement, le parcours était idéal pour lui permettre d’exprimer toutes ses qualités de vététiste, il était tout à fait capable de se classer dans le top 5 du jour et de se rapprocher très fortement de ce même top 5, mais au général cette fois. Ses ambitions l’ont-elles poussé à commettre cette erreur fatale ? Le meilleur Français du Tour a tout perdu. Le drame s’est produit en 2 temps, le premier épisode a tué l’espoir, le second a achevé le bonhomme.

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jeudi 11 juillet 2013

Deutsche Qualität. (TdF13, E12)

Tour de France, la 100e édition Un peu de suspense sur le Tour de France 2013, c’est trop demandé ? J’ai l’impression de voir tous les jours le même scénario. Quand on n’a pas à se farcir un clm et s’il n’y a pas trop de difficultés sur le parcours, le seul suspense est de savoir qui d’André Griepel (Lotto), Marcel Kittel (Argos-Shimano) et Mark Cavendish (Omega Pharma-Quick Step) va remporter le sprint.

Un groupe de 4 à 6 coureurs s’échappe entre le 1er et le 6e kilomètre, le peloton laisse partir, l’avance approche – au mieux – des 10 minutes, les équipes des sprinteurs se mettent à rouler, réduisent rapidement l’écart, contrôlent pour s’assurer de pouvoir reprendre facilement les échappés, finissent comme prévu par les reprendre, on termine la journée par un sprint dont le caractère massif dépend juste du nombre de coureurs impliqués dans la chute du jour. Le vent, les accidents et le sprint intermédiaire – et encore, le maillot vert étant déjà joué, leur enjeu est tout relatif – donnent parfois un tout petit peu d’intérêt à la course.

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