Mot-clé - Andreas Schillinger

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mardi 5 juillet 2016

La plus longue mais la plus courte. (TdF 2016, E4)

logo_TdF_2016.jpg Je trouvais la photo-finish de la 3e étape du Tour de France assez dingue. Que dire de de celle du jour ? La victoire ne s’est pas jouée à un boyau, mais à 1 put*in de centimètre (en réalité, il y aurait 28 millimètres). Et 2 jours avant France-Allemagne, la demi-finale de l’Euro, un Allemand a battu "le Coq" (surnom de Bryan Coquard), le seul vrai sprinteur français en lice cette année.

La_photo_qui_tue__4e_etape_.jpg Que la victoire se joue au centimètre près à l’issue de 237,5km de course est hallucinant. Et déprimant pour l’équipe Direct Energie, qui a fait aussi bien qu’elle le pouvait. Son jeune sprinteur était le plus rapide, le plus malin, mais pas le plus costaud. En réalité, ça s’est joué à l’épaule, contre un gars à qui il rend beaucoup de kilos (26) et de… centimètres (20).

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mardi 7 juillet 2015

Eole bat le pavé. (TdF 2015, E4)

Tour_de_France_2015.jpg Bien cabossés par l’étape de la veille, les coureurs du Tour de France ont dû disputer la 4e étape sur une route aussi cabossée qu’eux, car pavée. Du moins en partie pavée.

L’idée des organisateurs du Tour est que pour remporter l’épreuve, il faut être complet, savoir se débrouiller sur tous les terrains possible dans le cyclisme sur route. Certains terrains sont en principe plus favorables à certains qu’à d’autres. On était en droit d’attendre une énorme course de mouvement avec des gagnants et des perdants. Un petit grimpeur colombien, un ancien vététiste italien, un Espagnol peu friand des classiques ardennaises, un Britannique né au Kenya qui n’a pas l’expérience des pavés… Allaient-ils surprendre positivement ? Subir ? Etre piégés par les circonstances de course ? Piéger leurs concurrents ?

L’excitation a été balayée par le vent. Ces espoirs légitimes de feu d’artifice sont partis en poussière. Eole a fait perdre presque tout leur intérêt aux pavés. Eole a donc battu le pavé.

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lundi 6 juillet 2015

L’hécatombe wallonne. (TdF 2015, E3)

Tour_de_France_2015.jpg Un véritable carnage. Une étape qui restera dans les mémoires, dont les effets mettront beaucoup de temps à se résorber, et qui pourrait avoir des répercussions majeures sur la suite de l’épreuve. Voici ce à quoi nous avons assisté lors de la 3e étape du Tour de France 2015.

Les accidents survenus sur les routes belges ont provoqué une neutralisation de la course. Tout le peloton a dû mettre pied à terre et attendre un bon quart d’heure pour repartir. La direction de course n’a pas eu le choix, il y avait trop de victimes, on se serait presque cru sur un champ de bataille. C’était une boucherie. La violence du carambolage géant dont les images ont été diffusées – un autre juste après n’a pas été filmé car les caméras se concentraient sur le premier – est effroyable.

Néanmoins, la course a repris ses droits. Le cyclisme est un sport dangereux.

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