Mot-clé - Arnold Jeannesson

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samedi 9 juillet 2016

Descente aux enfers. (TdF 2016, E8)

logo_TdF_2016.jpg Le Tour de France 2016 est en train de de sombrer dans le néant. C’est de plus en pire chaque jour, nous assistons à une descente aux enfers en naviguant aux confins de l’ennui. Il ne se passe rien, la Sky est en plein bluff, tout le monde se laisse prendre, et à la fin, Chris Froome tire les marrons du feu grâce à une attaque… en descente, faute de véritable grande bagarre auparavant.

Je ne saurais dire si cette anesthésie du peloton s’explique par les fortes chaleurs, si cet attentisme généralisé est dû à la crainte générée par les antécédents de la formation britannique, si elle résulte d’une volonté délibérée des concurrents directs du tenant du titre d’attendre la 3e semaine pour passer à l’offensive ou encore de leur conscience d’avoir des moyens limités. Peu importe la raison, la conclusion est identique jour après jour. J’ai presque l’impression de revivre tous les jours l’enchaînement des premiers huitièmes de finale de l’Euro 2016 (Pays de Galles-Irlande du Nord et Croatie-Portugal) ! A croire qu’ils veulent tester notre résistance mentale. Si tu regardes ce Tour de France en intégralité sans avoir zappé ni décidé de t’ouvrir les veines, tu peux devenir agent de la CIA car aucune torture n’a d’effet sur toi !

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samedi 2 juillet 2016

D. Day. (TdF 2016, E1)

TdF_2016.jpg C’était le D. Day, jour du départ pour le Tour de France avec un parcours sur le thème du débarquement de juin 1944 !

Une petite cérémonie avec les champions nationaux des pays concernés a été organisée après l’arrivée au monument érigé à Utah Beach. Un peu plus tôt, juste avant l’arrivée, un hommage involontaire a déjà été rendu à ceux qui y sont tombés il y a 72 ans. Quel hommage ? Bah… Certains sont tombés eux aussi, mais pendant le sprint. A cette vitesse, ça fait mal. Le Tour 2016 a débuté avec ses 22 équipes, soit 198 coureurs (dont 38 Français, dont plusieurs ayant un rôle très important dans une formation étrangère), mais malheureusement sans Nasser Bouhanni, sorte de poissard ultime. L’an dernier, il a multiplié les chutes et a dû abandonner. Cette année, il a dû déclarer forfait à cause d’une plaie infectée à la main ayant nécessité une opération. La plaie résulte d’une blessure subie en pleine nuit quelques heures avant le championnat de France, quand une altercation a éclaté dans les couloirs de son hôtel avec des individus éméchés de retour d’un mariage. Les points de suture ont-ils été bien réalisés ? L’infection s’est-elle produite ensuite quand il était en course ? Peu importe, le résultat est le même, le meilleur sprinteur français engagé sur ce Tour a dû renoncer, l’investissement de Cofidis ne paiera pas encore cette année.

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jeudi 24 juillet 2014

Le meilleur des Pyrénées. (TdF 2014, 16-18)

Tour de France Le Tour de France 2014 a été pensé de façon assez originale. Pas de prologue, une 2e étape accidenté, des pavés au bout de 5 jours de course, des difficultés près de l’arrivée 2 jours de suite, une traversée des Vosges assez longue, et pour finir les 2 premières semaines, une version condensée des Alpes. Il était alors temps d’aborder le gros morceau : les Pyrénées.

Avec 3 étapes pyrénéennes dont 2 arrivées au sommet, une très longue et 2 aussi denses que courtes, les coureurs avaient de quoi faire. Si le peloton français a échoué dans sa quête de victoire(s), il a su régaler son public par ses prises d’initiatives et son niveau général. Pour la première fois depuis 1997, époque du dopage roi, un Français montera sur le podium de la plus grande course du monde. Peut-être même 2. Or le Tour 1997 est le premier que j’ai vraiment suivi. C’est vous dire si le fan de sport que je suis est heureux. Et d’autant plus heureux en regardant tous les jours des cyclistes réaliser des performances humaines. Pendant de trop nombreuses années mon détecteur de chaudières sonnait en regardant les GrosBras, les Ulrich, les Rasmussen, les Ricco, les Vinokourov, les Landis, les Hamilton, les Hincapie, les Leipheimer, les Botero, les Contador, et bien plus encore. S’il reste probablement des tricheurs, si 2 ou 3 gars me font une drôle d’impression, dans l’ensemble on s’en rend bien compte, le cyclisme a changé, on voit des défaillances et quand un gars explose, le lendemain il continue à avancer moins vite que les motos !

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lundi 21 juillet 2014

La loi du plus fort. (TdF 2014, 13-15)

Tour de France La loi du plus fort est toujours la meilleure, nous l’allons montrer tout à l’heure. Car on le constate sur le Tour de France 2014.

Les 2 premières semaines de cette édition ont été dominées par un homme. Depuis la 2e journée il a lâché une seule fois le maillot jaune, ça a duré 24 heures. A l’arrivée, il a terminé 6 fois sur 15 parmi les 3 premiers (dont 3 victoires d’étapes), 13 fois sur 15 parmi les 30 premiers… pour une 34e place (1ère étape) et une… 31e (15e étape). Le garçon est au-dessus du lot, il fait respecter sa loi en montagne. C’est la loi du plus fort. Dans les Alpes, il a fait ce qu’il a voulu.

Mais sur le plat aussi la loi du plus fort s’applique. Bien sûr, les rapports de force peuvent évoluer entre eux, mais à la fin, les sprinteurs se partagent toujours le gâteau quand ils jouent sur leur terrain.

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jeudi 14 juillet 2011

Tour de France 2011 (E12) : brillants à défaut d’être gagnants.

Tour de France

Toujours pas de victoire d’étape française… il serait temps ! Un 14 juillet, ce serait l’idéal, non ? Dans l’histoire environ une fois sur 4 un Français a levé les bras à l’arrivée de l’étape du Tour de France organisée le jour de la fête nationale.

Que la montagne est belle ! Tout était réuni pour avoir une étape formidable. On a eu une course magnifique, c’est parti dans tous les sens, et même si les grands leaders ont attendu longtemps avant de mettre le feu, on s’est régalé. Les Français n’ont pas gagné, ils ont pourtant fait honneur au cyclisme français !

Récit – le plus vivant possible – d’une journée folle.

  • Douzième étape : de Cugnaux à Luz-Ardiden (211km).

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