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samedi 1 avril 2017

Lair pour une nouvelle ère ?

Nasser Al-Khelaifi aurait-il enfin trouvé l’homme providentiel ? Si rien n’est encore acté, son choix s’oriente de plus en plus vers un nom, celui d’un candidat inattendu qu’il n’a pas eu besoin d’aller chercher bien loin. Vainqueur de la Ligue des Champions et de nombreux titres nationaux, son profil fait de lui l’option n°1.

Depuis plusieurs années, une phrase revient de façon récurrente à propos du Paris Saint-Germain : Leonardo n’a pas été remplacé. Cette affirmation – dont on peut débattre – constitue en réalité une triple critique. Le Brésilien portait une triple casquette lors de son séjour à Paris en tant que dirigeant, celles de figure médiatique du club, de recruteur et de véritable référence au sein de l’organigramme. En réalité, nombre de supporters souhaitent le retour de l’ex des Milan dans ces anciennes fonctions non en raison d’un bilan au final assez mitigé (un recrutement très cher et pas toujours pertinent, image négative donnée du club à l’occasion de plusieurs incidents, très mauvaises relations avec les arbitres, trop de pouvoir donné à certains joueurs, gestions très critiquable des entraîneurs, etc.) mais en raison du contraste entre la situation d’alors et impression actuelle de flou, de manque de direction claire.

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vendredi 15 mai 2015

Deutsche Grausamkeit.

Trop_cruelle_cette_finale_de_la_Ligue_des_Champions_feminine__.jpg « Deutsche Grausamkeit » signifie « cruauté allemande »… Le titre aurait été plus accrocheur si cruauté se traduisait par Kruautat, mais bon, on va faire avec. Comment ne pas souligner le caractère extrêmement cruel de la défaite du PSG en finale de la Ligue des Champions féminine ? A vrai dire, la cruauté n’est pas vraiment allemande dans le cas présent, il s’agit plutôt de la cruauté du football.

Le FFC Francfort n’a pas volé sa victoire, néanmoins le scénario est assez horrible pour les Parisiennes. Des regrets, elles peuvent en avoir. Pas tant que ça concernant leur prestation, pourtant très inférieure à ce dont elles sont capables. Non, leur regret principal sera de ne pas avoir pu disputer cette première finale européenne dans des conditions leur permettant de rivaliser avec un cador européen. Francfort en est à 4 titres (2002, 2006, 2008, 2015) et 2 finales (2004, 2012) en LdC, ce n’est pas Arras, Metz, Soyaux ou Rodez, avec tout le respect que j’ai pour ces clubs de D1 féminine. Aller affronter une telle équipe en Allemagne en étant privé de 2 joueuses très importantes en raisons de suspensions à la c*n – je vais y revenir – est très difficile, avec 5 autres joueuses blessées ou tout juste de retour de blessure, la mission devient, non pas impossible, mais extrêmement compliquée.

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mercredi 29 avril 2015

La loose "deutsche Qualität".

Réussir une parade – parfaitement valable – au cours d’une séance de tirs au but et n’en encaisser aucun est chose très rare pour un gardien. A fortiori quand 4 adversaires ont tiré. Que ces 4 adversaires soient tous des champions du monde, joueurs du Bayern Munich… dont leur gardien, fait de la chose une sorte d’anomalie inexplicable de l’Histoire du football.

L’événement est sans doute inédit. Le Bayern recevait le Borussia Dortmund en demi-finale de la Coupe d’Allemagne. A la fin de la prolongation, le score était toujours nul (1-1), notamment suite à des erreurs d’arbitrage. Mais très franchement, je la Coupe d’Allemagne, m’en cogne. Après la victoire du PSG contre Metz en match en retard, je n’avais pas prévu de bifurquer vers une autre rencontre. Néanmoins, étant au courant qu’une séance de tirs au but se préparait, je suis allé voir. J’adore cet exercice, sa dramaturgie.

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lundi 7 avril 2014

Plus d’euros, plus d’Euro.

UEFA, tout pour le fric. C’est officiel, l’UEFA a décidé de créer la Ligue des Nations. De quoi s’agit-il ? D’une nouvelle compétition conçue officiellement pour remplacer les matchs amicaux internationaux présentés comme sans intérêt. En réalité, il s’agit à terme de remplacer l’Euro.

Bien sûr, on ne vous le présente pas ainsi, pourtant tout porte à le croire, ce sera bien le cas à moyen terme. Les indices concordent. L’opération se fait en 4 étapes.

1. Dévaloriser l’Euro en le faisant passer à 24 participants au lieu de 16, ce qui va tuer l’intérêt des qualifications (qualifier près de la moitié des équipes va générer mécaniquement une multiplication des matchs en bois), et donner lieu à une affligeante modification du format (on aura donc des poules de 4 avec qualification des meilleurs troisièmes – un b*rdel pas possible, une équipe peut remporter la compétition avec 2 nuls et une défaite en poule – et plus de matchs à la c*n).
2. Créer la Ligue des Nations à partir de 2018 en s’inspirant de la Ligue des Champions, comme son nom l’indique.
3. Organiser l’Euro 2020 dans un tas de pays différents au lieu d’avoir une réelle phase finale, une manœuvre ayant pour but de nous habituer à la disparition de l’Euro comme on le connaît depuis déjà pas mal d’années (une grande fête populaire dans 1 voire 2 pays). En somme, le mode d’organisation sera assez proche de celui de la Ligue des Nations.
4. Remplacer l’Euro qui n’aura plus grand intérêt par la Ligue des Nations où le système de divisions séparera les gros des petits et garantira d’avoir presque uniquement des matchs à enjeu (la qualification pour la phase finale ou éviter la relégation).

La motivation profonde des dirigeants de l’UEFA ne fait aucun doute : générer toujours plus d’argent. Ils nient fermement, on ne peut pas les croire. Cette motivation est permanente dans absolument toutes les décisions de cette fédération internationale. En l’occurrence, en remplaçant les rencontres amicales par des compétitions officielles et en multipliant les grosses affiches (en première division devrait y avoir un maximum de grosses affiches), elle crée un produit supplémentaire à vendre aux chaînes de télé.

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lundi 16 décembre 2013

Le tirage idéal. (8e LdC)

Bandeau Ligue des Champions Trop gros pour le petits, trop petit pour les gros. C’est ainsi qu’est souvent décrit le Bayer Leverkusen, l’adversaire du PSG en 8e de finale de la Ligue des Champions. Le tirage au sort a offert aux parisiens l’adversaire idéal.

Attention, Leverkusen – aussi appelé "Neverkusen" car ce club ne gagne jamais rien (ses 2 seuls titres sont une coupe de l’UEFA en 1988 et une Coupe d’Allemagne en 1993), y compris quand il est sur le point d’y parvenir (5 fois vice-champion d’Allemagne, 2 finales perdues en Coupe, une en Super-Coupe d’Allemagne et bien sûr la finale de LdC en 2002, l’année de la super loose) – n’est pas la plus faible 7 équipes contre lesquelles le PSG était susceptible de jouer. C’est néanmoins un tirage idéal.

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samedi 27 avril 2013

Choisir le chef, suivre la recette.

Il y a encore quelques semaines, jamais je n'aurais cru écrire ceci un jour. C’est tout juste si je ne suis pas obligé de me pincer pour y croire… Pourtant, après avoir longtemps réfléchi, analysé la situation du PSG et du foot européen, j’en suis venu à cette conclusion : Arsène Wenger me semble être l'entraîneur dont le PSG a besoin.

Je n'aime pas le bonhomme, j'ai beaucoup de doutes concernant ses qualités, mais son profil est unique, il correspond à celui dont le club a besoin pour remplacer Ancelotti.

Pourquoi vouloir remplacer Ancelotti me direz-vous ? On ne va même pas se lancer dans un débat à propos contenu du bilan des 18 mois de l’Italien au PSG en termes de palmarès, de la qualité de jeu ou encore de gestion de l’effectif. Je persiste à dire que l’ensemble est très décevant, voire pire, mais à vrai dire, le problème n’est pas là, il se résume en une question : quelles sont les ambitions du club ?

Si l’objectif est réellement celui annoncé – et je n’ai aucune raison d’en douter – alors il est urgent de réorienter la politique sportive du club non pas sur du très court terme mais sur le moyen et long terme afin de s’établir durablement dans le top 4 européen.

Pour le comprendre, intéressons-nous d’abord à l’actualité car plusieurs enseignements sont à en tirer.

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vendredi 31 août 2012

Fortunes diverses.

Le verdict du tirage au sort est tombé, on connaît les adversaires des clubs français en Ligue des Champions mais aussi en Europa League. Le PSG et le LOSC figuraient dans le 3e chapeau, Montpellier dans le 4e, alors qu’en EL les 3 représentants de la L1 figuraient parmi les têtes de série. En cette saison extrêmement importante pour notre football, quelques faveurs du hasard étaient espérées.

Le sort a réservé des fortunes diverses aux clubs français (et aux clubs étrangers). Le PSG a été bien servi, Montpellier aurait pu tomber sur pire, Lille pouvait espérer mieux. En EL, il faudra se méfier.

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dimanche 20 mai 2012

Le devoir d’oubli.

Ligue des Champions On nous parle souvent de devoir de mémoire à propos de tout et de rien… J’invoque le devoir d’oubli ! Le monde DOIT oublier l'édition 2011-2012 de la Ligue des Champions. Quelle purge ! Quel ennui ! Pendant 80 minutes, c’était bidon ! Ensuite, c’est devenu n’importe quoi. Bien sûr, pour les supporters de Chelsea, pour les adorateurs de Didier Drogba, la finale de la Ligue des Champions 2012 restera un super souvenir. Pour les autres – dont moi – elle est déjà à oublier. Le Bayern Munich avait la chance de jouer cette finale à domicile après s’être qualifié aux tirs au but contre le Real, Chelsea avait la chance… d’y participer, ce qui était déjà très bien compte tenu du parcours de ce club avec des qualifications miraculeuses, souvent sans jouer au ballon, en particulier contre le Barça. Les deux clubs ont laissé des plumes dans leurs combats pour la qualification, beaucoup de leurs joueurs étaient suspendus, c’était vraiment la finale du bricolage.

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mardi 15 mai 2012

La semaine dernière EN FOOTBALL… (7 au 14 mai 2012)

L’actualité footballistique était si riche cette semaine que j’ai décidé de faire un spécial foot. J’ai même ajouté lundi pour pouvoir y inclure 2 ou 3 sujets supplémentaires. Ne manquez surtout pas la vidéo à la fin !

Entre autres sujets, il va être question de l’équipe de France.

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jeudi 26 avril 2012

La finale des miraculés.

Ligue des Champions Qui aura pu prévoir une finale de Ligue des Champions entre le Bayern Munich et Chelsea ? Ces clubs ont respectivement éliminé le Real Madrid et le Barça dans des circonstances totalement improbables. Pas de quarante-douzième Clasico au programme ! Tant mieux ! Ces demi-finales ont eu un grand mérite : nous rappeler pourquoi on aime le foot.

Le foot est un sport parfois terriblement surprenant, la réalité se permet souvent des choses que la fiction n’oserait même pas imaginer. Un match, c’est un scénario. Un parcours européen, c’est une saga. Ça peut être chiant et prévisible comme captivant et plein de rebondissement, la qualité des acteurs et du metteur en scène est très importante, la façon dont c’est filmé tout autant. Si globalement les quarts de finale ont été sans intérêt, les demi-finales ont été extraordinaires dans des styles très différents. De mon point de vue d’amateur de football neutre car supporter d’aucun de ces clubs, Barça-Chelsea a plutôt été un drame et Real-Bayern un bon thriller. Si vous voulez de la comédie, je vous conseille de regarder samedi la finale de la Coupe de France entre l’OL et Quevilly.

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jeudi 8 décembre 2011

La Ligue des quoi ?

Ligue des Champions Quel est le point commun entre la France, l’Angleterre, l’Allemagne, le Portugal, les Pays-Bas, la Roumanie, la Belgique, la Grèce, l’Ukraine, la Biélorussie et la République Tchèque ? Leur champion a été éliminé en phase de poule de la Ligue des Champions. Le Barça, le Milan AC, l’APOEL Nicosie, le FC Bâle et le Zénith Saint-Pétersbourg sont les seuls champions nationaux rescapés.

Et on appelle ça la Ligue des Champions ? Compte tenu des derniers rebondissements de la semaine, il s’agit de la Ligue des Regrets pour certains (dont le LOSC), de la Ligue des Gros Miracles pour d’autres (en particulier pour l’OL et l’OM).

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vendredi 17 décembre 2010

La pêche aux gros : Ligue des Champions.

Bandeau Ligue des Champions Les phases de poule sont terminées, les tirages au sort ont été effectués, on sait ce qui nous attend au moins de février…

Ça aurait pu être pire, bien pire, dans la mesure où seul le PSG a terminé en tête de sa poule (et recevra au retour), il n'y avait presque que des gros à attendre. Dans l’ensemble c’est l’impression de déjà vu qui l’emporte.

L’OL et l’OM auraient pu tomber sur le Barça (tomber sur le Barça, c’est un coup à sombrer dans une profonde dépression, dès que tu fermes les yeux tu vois Messi, Xavi, Iniesta et compagnie faire de la passe à 10 avec toi au milieu en train d’essayer d’attraper le ballon, mais tu n’y arrives jamais, c’est un cauchemar !!!! Et là tu te réveilles en sueur… plus jamais tu ne veux fermer les yeux), ils ne sont tombés "que" sur le Real et Manchester United.

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