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mardi 7 juillet 2015

Eole bat le pavé. (TdF 2015, E4)

Tour_de_France_2015.jpg Bien cabossés par l’étape de la veille, les coureurs du Tour de France ont dû disputer la 4e étape sur une route aussi cabossée qu’eux, car pavée. Du moins en partie pavée.

L’idée des organisateurs du Tour est que pour remporter l’épreuve, il faut être complet, savoir se débrouiller sur tous les terrains possible dans le cyclisme sur route. Certains terrains sont en principe plus favorables à certains qu’à d’autres. On était en droit d’attendre une énorme course de mouvement avec des gagnants et des perdants. Un petit grimpeur colombien, un ancien vététiste italien, un Espagnol peu friand des classiques ardennaises, un Britannique né au Kenya qui n’a pas l’expérience des pavés… Allaient-ils surprendre positivement ? Subir ? Etre piégés par les circonstances de course ? Piéger leurs concurrents ?

L’excitation a été balayée par le vent. Ces espoirs légitimes de feu d’artifice sont partis en poussière. Eole a fait perdre presque tout leur intérêt aux pavés. Eole a donc battu le pavé.

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lundi 6 juillet 2015

L’hécatombe wallonne. (TdF 2015, E3)

Tour_de_France_2015.jpg Un véritable carnage. Une étape qui restera dans les mémoires, dont les effets mettront beaucoup de temps à se résorber, et qui pourrait avoir des répercussions majeures sur la suite de l’épreuve. Voici ce à quoi nous avons assisté lors de la 3e étape du Tour de France 2015.

Les accidents survenus sur les routes belges ont provoqué une neutralisation de la course. Tout le peloton a dû mettre pied à terre et attendre un bon quart d’heure pour repartir. La direction de course n’a pas eu le choix, il y avait trop de victimes, on se serait presque cru sur un champ de bataille. C’était une boucherie. La violence du carambolage géant dont les images ont été diffusées – un autre juste après n’a pas été filmé car les caméras se concentraient sur le premier – est effroyable.

Néanmoins, la course a repris ses droits. Le cyclisme est un sport dangereux.

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jeudi 17 novembre 2011

Page blanche.

équipe de France de football C’est dur. C’est même très dur. Un véritable casse-tête. Mieux vaut ne pas connaître ça le jour d’un examen officiel ! Je suis bien embêté… Je suis bloqué devant une page blanche… France-Belgique, 0-0… Analyse de la rencontre… Je ne sais pas quoi écrire, je vais tout de même essayer… Dur. Ah non ! Je vous jure, je ne me suis pas endormi, il y avait pourtant de quoi, il ne s’est rien passé pendant plus de 90 minutes hormis une splendide acrobatie de Yann M’Vila (36e) et une double parade salvatrice d’Hugo Lloris face à Kevin Mirallas (75e).

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jeudi 12 août 2010

Le Canada Dry passe mal. (2/2)

équipe de France de football La première période de ce Norvège-France était bonne, la seconde… non.

Laurent Blanc a choisi de remplacer 3 joueurs, Rémy, N’Zogbia et Sissoko, pour passer en 4-2-3-1 avec 2 récupérateurs, 3 milieux offensifs (pas d’ailier), et Hoarau en pointe. Il a fait entrer Bernard Fa (j’aime bien l’appeler comme ça^^), Jérémy Ménez, et hélas… Lass’ ! Lassana Diarra, le Canada Dry[1] des Bleus ! Le Canada Dry à la mi-temps, c’est un coup à avoir des remontées qui vous arrachent le gosier pendant toute la 2nde période.

Vous le savez, je n’aime pas du tout Lassana Diarra, pour moi c’est un faux joueur, un 6 qui n’apporte rien, multiplie les fautes, court dans le vide, perd plus de ballons qu’il n’en récupère, s’enflamme parfois en se prenant pour un n°10 (comment peut-il avoir ce numéro au Real Madrid ? flippant !), et est pourtant adulé par une frange de spécialistes sans doute impressionnés par l’air qu’il brasse. Il y a quelques mois j’ai fait un montage en reprenant toutes ses actions lors du barrage France-Irlande, j’avais mis toutes ses interventions dans les morceaux de vidéo que j’avais du match sans faire aucun tri (il ne manque rien de bon et rien de très mauvais, éventuellement de l’anodin). Ça m’a valu une bordée d’insultes et de félicitations, les insultes étaient dans un charabia improbable… Tant pis pour eux s’ils ne veulent pas voir clair.

Ce Diarra est une escroquerie du football, en plus là il n’avait quasiment pas joué depuis plusieurs mois, revenant tout juste d’une tournée aux Etats-Unis avec le Real. On a rapidement vu de quoi il était capable… Avant sa démonstration les deux équipes ont chacune marqué un but. On a déjà parlé de l’égalisation norvégienne, elle a eu lieu à la 51ème minute, elle est consécutive à une erreur d’attention et/ou un petit manque d’agressivité d’Hoarau, un placement médiocre de la défense et une faute de mains de Ruffier. L’ouverture du score est due à Hatem Bernard Fa, une très belle frappe de loin en rentrant dans l’axe sur son pied gauche.

S’il est rentré sur son pied gauche, c’est qu’il jouait côté droit et Ménez, droitier, côté gauche. Le coup du "faux-pied", ça va un moment. Si t’as Robben ou Messi, d’accord. Bernard Fa a montré quelques trucs intéressants dont il n’est pas coutumier (il a progressé : avant, il était intermittent du spectacle en grève permanente, maintenant il n’est plus en grève, il bosse de temps en temps et il réussit parfois une prestation avec plus ou moins de brio).

Un des énormes problèmes quand on met un gaucher à droite et un droitier à gauche est que les centres, on n’en voit plus, sauf si les latéraux montent et que ces "faux-pieds" acceptent de les servir en fixant les défenseurs pour des dédoublements. Après la sortie d’Hoarau, qui ne voyait plus le ballon, on a eu devant un quatuor de la fameuse "génération 1987" avec laquelle on nous casse les couill*s depuis un moment. On a dû nous rappeler au moins 42 fois que la "génération 1987" elle est trop bien, que la "génération 1987" elle est super technique, que la "génération 1987" elle a trop de talent, que la "génération 1987" elle joue dans les plus grands clubs, et tout et tout…
Techniquement, c’est balaise, ils savent tout faire avec un ballon, sauf une passe ! Un centre ? Même à FIFA ou à PES ils n’en font jamais !

En ayant devant un quatuor composé de Bernard Fa à droite, Ménez à gauche, Nasri en soutien de l’attaquant et Benzema devant (par moments il allait chercher le ballon derrière, ce qui pose problème dans une attaque à une pointe, on l’a constaté à la Coupe du monde avec – enfin… avec… – Anelka, il n’y avait pas toujours quelqu’un dans la surface) on est passé d’un jeu en une ou 2 touches de balle à du jeu à 8-20 touches, quasiment jamais sans contrôle et tentative de fixation+élimination de ou des adversaires directs. Ralentir le jeu, s’engluer dans la défense, se mettre en position de tir contesté par la présence d’au moins un ou deux défenseurs entre soi et la cage, voilà ce que ce quatuor de la "génération 1987" a donné. Adieu simplicité, adieu altruisme ! Elle me gave déjà cette "génération 1987" ! 1, 2, éventuellement 3 si Gourcuff est un des 3 et joue en 8 avec Nasri en 10 (ou l’inverse) et Ménez ou Benzema en 9 à côté d’Hoarau, mais pas 4, et surtout pas sur les côtés ! J’avais l’impression de voir 3 Ribéry de la Coupe du monde plus un Anelka en plus croqueur !

Malgré les réminiscences de leurs automatismes passés il n’y avait aucune complémentarité manifeste entre les 4. Je me pose aussi une question : quand tu es mené face à une équipe qui va tout le temps te laisser le ballon et défend très bas, à quoi sert un Benzema en pointe ? C’est un attaquant de profondeur beaucoup plus à son aise en contre, il a besoin d’espaces, on a bien compris lors de sa dernière saison à l’OL qu’être seul en pointe, ce n’est pas son truc. Sa manie de toujours vouloir en faire trop m’agace, parfois il faut savoir frapper ou passer son ballon en 1ère intention au lieu de systématiquement essayer d’éliminer son ou ses adversaires directs.

Globalement en 2nde période les Bleus ont été assez inoffensifs après leur but, en revanche les Norvégiens ont eu des occasions. Ruffier a dû intervenir plusieurs fois, d’abord sur une frappe d’un gars oublié par Fanni puis une grosse frappe de Riise, et sur le corner les Norvégiens nous ont fait une nouvelle grosse frayeur. Sauf qu’à ce moment il y avait déjà 2-1 pour les locaux. On défendait vraiment mal, et notre Canada Dry avait déjà fait son œuvre.

Après 2 splendides passes à l’adversaire au milieu du terrain à la 57ème minute à environ 30 secondes d’intervalle il a remis ça à la 71ème avec un contrôle grotesque offrant un contre aux Norvégien, le joueur qui a récupéré le ballon n’a eu qu’à lancer Huseklepp dans la profondeur, il est parti entre Rami et Mexès, trop écartés l’un de l’autre, a effacé Ruffier sorti trop vite et sans grande conviction pour réaliser un doublé. A la 92ème Lassana Diarra a encore remis ça… L’excuse du manque de rythme est bidon, 4 fois la même faute professionnelle en 35 minutes, une boulette aussi énorme et déjà réalisée à de nombreuses reprises par le même homme en équipe de France (exemple : Argentine-France à Marseille, il a fait la même erreur, une perte de balle ridicule qui offre le 2nd but), c’est un problème de compétence.

Cabaye est entré trop tard et pas dans meilleures conditions pour qu’il puisse s’exprimer, et à 10 minutes de la fin, même chose concernant Briand, qu’on n’a pas du tout vu après qu’il ait remplacé Nasri à 10 minutes de la fin.

Bien sûr, on va tenter de nous convaincre qu’on a besoin des anciens (des mecs de la liste des 23) parce qu’on n’arrive pas à battre la Norvège… sauf qu’avec les 23 je ne pense pas qu’on aurait battu la Norvège ! Certains doivent revenir, Lloris le premier, néanmoins la base doit être celle de cette rencontre en Scandinavie. N’oublions pas une chose, lors un match officiel on n’aurait pas eu ces 3 changements à la mi-temps et on aurait gardé un certain équilibre d’équipe qui aurait eu de grandes chances de payer.

Le plus gros souci que devrait avoir le foot français après ce mercredi 11 août ne concerne pas l’équipe de France A mais l’équipe de France espoirs. Les Bleuets ont perdu à Vannes contre la Belgique, leur qualification pour l’Euro 2011 est désormais très compromise, ils devront se rendre en Ukraine début septembre et gagner absolument, sachant que les Ukrainiens sont beaucoup plus en forme que les joueurs français en raison de l’organisation de leur championnat (météo oblige).

Pas d’Euro espoirs signifie aussi pas de JO, depuis 1996 on n’a plus eu d’équipe de foot aux JO… et manifestement on s’en fout puisqu’on a préféré envoyer nos 3 tauliers des espoirs pour un match amical en Norvège… Gonalons titulaire en milieu défensif, Ngoyi en défense centrale (!!) et Biabiany à droite… En plus Nolan Roux n’a pas fait un bon match. Et puis Yanga-Mbiwa, tout le monde semble lui tresser des lauriers, perso je vois surtout en lui un découpeur qui lâche souvent le marquage… On prend un but à la 9e minute sur une erreur de Ngoyi, qui comme chacun sait n’est pas un défenseur central – un poste qui lui conviendrait bien dans l’absolu si on décidait de le fixer là, il n’en a pas les repères dans l’état actuel des choses – et ne peut donc avoir tous les réflexes d’un spécialiste du poste. Il s’est mal replacé, l’attaquant belge l’a pris au piège, couverte au lieu d’être hors-jeu, et est allé tromper le petit frère Carrasso, pas totalement convainquant sur ce coup.

Encaisser un but, ça arrive, ensuite on aurait dû au moins se créer des occasions pour égaliser, on ne l’a quasiment pas fait, hormis un but refusé en fin de match pour un contrôle jugé de la main (en réalité de l’épaule, avec ou sans aide d’un bout du membre supérieur, je ne suis pas persuadé que ce soit le cas). Le jeu français a été d’une pauvreté insigne, c’était désolant. Il faut espérer les retours de Sakho, Sissoko, M’vila, Modeste et Sankharé (s’il retrouve un club… en attentant il joue avec la CFA du PSG), sinon c’est cuit. Aussi désolant que de voir Lassana Diarra avec le maillot des Bleus et Saaaaammmmmmy Traoré avec celui du PSG.

On perd les 2 matchs du jour, sportivement il y a donc beaucoup d’amélioration à apporter, et en plus on a du se coltiner Jeanpierre et Delpérier aux commentaires… Le foot français fait des efforts de communication, pas ses diffuseurs.

Notes

[1] Lassana Diarra est donc l’équivalent footballistique du Canada Dry, il ressemble à un footballeur, il a un nom de footballeur, il parle comme un footballeur… mais c’est pas un footballeur !