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dimanche 27 juillet 2014

Dernières lignes droites. (TdF 2014, 19-FIN)

Tour de France Bien sûr, certains vous parlerons des absents, de circonstances de courses favorables. Je vais être cash. Qu’est-ce qu’on en a à foutre ?

Les gars qui n’ont pas voulu venir n’avaient à se pointer, rien ne dit qu’ils auraient fait mieux. Ceux qui ont vu le bitume de très près et ont fini dans la voiture du directeur sportif adjoint ou dans une ambulance n’avaient qu’à être plus concentrés, mieux placés, à prendre moins de risques. Rien n’arrive totalement par hasard ou malchance. Ils sont 164 à avoir vu les Champs-Elysées, honneur à eux, tant pis pour les autres !

17 ans après Virenque – à une époque où le Tour de France était un concours de médecins véreux – le cyclisme français a de nouveau réussi à placer un de ses représentants sur le podium du classement général de l’épreuve la plus emblématique et mythique de ce sport. Mieux, il en a placé 2 d’un coup ! Et un seul, malade, a abandonné au cours de ces 3 semaines, les 43 autres sont allés au bout.

Vive le Tour ! Vive la France !

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jeudi 24 juillet 2014

Le meilleur des Pyrénées. (TdF 2014, 16-18)

Tour de France Le Tour de France 2014 a été pensé de façon assez originale. Pas de prologue, une 2e étape accidenté, des pavés au bout de 5 jours de course, des difficultés près de l’arrivée 2 jours de suite, une traversée des Vosges assez longue, et pour finir les 2 premières semaines, une version condensée des Alpes. Il était alors temps d’aborder le gros morceau : les Pyrénées.

Avec 3 étapes pyrénéennes dont 2 arrivées au sommet, une très longue et 2 aussi denses que courtes, les coureurs avaient de quoi faire. Si le peloton français a échoué dans sa quête de victoire(s), il a su régaler son public par ses prises d’initiatives et son niveau général. Pour la première fois depuis 1997, époque du dopage roi, un Français montera sur le podium de la plus grande course du monde. Peut-être même 2. Or le Tour 1997 est le premier que j’ai vraiment suivi. C’est vous dire si le fan de sport que je suis est heureux. Et d’autant plus heureux en regardant tous les jours des cyclistes réaliser des performances humaines. Pendant de trop nombreuses années mon détecteur de chaudières sonnait en regardant les GrosBras, les Ulrich, les Rasmussen, les Ricco, les Vinokourov, les Landis, les Hamilton, les Hincapie, les Leipheimer, les Botero, les Contador, et bien plus encore. S’il reste probablement des tricheurs, si 2 ou 3 gars me font une drôle d’impression, dans l’ensemble on s’en rend bien compte, le cyclisme a changé, on voit des défaillances et quand un gars explose, le lendemain il continue à avancer moins vite que les motos !

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lundi 21 juillet 2014

La loi du plus fort. (TdF 2014, 13-15)

Tour de France La loi du plus fort est toujours la meilleure, nous l’allons montrer tout à l’heure. Car on le constate sur le Tour de France 2014.

Les 2 premières semaines de cette édition ont été dominées par un homme. Depuis la 2e journée il a lâché une seule fois le maillot jaune, ça a duré 24 heures. A l’arrivée, il a terminé 6 fois sur 15 parmi les 3 premiers (dont 3 victoires d’étapes), 13 fois sur 15 parmi les 30 premiers… pour une 34e place (1ère étape) et une… 31e (15e étape). Le garçon est au-dessus du lot, il fait respecter sa loi en montagne. C’est la loi du plus fort. Dans les Alpes, il a fait ce qu’il a voulu.

Mais sur le plat aussi la loi du plus fort s’applique. Bien sûr, les rapports de force peuvent évoluer entre eux, mais à la fin, les sprinteurs se partagent toujours le gâteau quand ils jouent sur leur terrain.

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mardi 15 juillet 2014

Vive la Révolution ! (TdF 2014, 8-10)

Tour de France En 3 jours, tout a changé, le Tour de France 2014 a pris une toute autre allure. Et pas une mauvaise, tant s’en faut !

La course avait débuté de façon moyennement enthousiasmante malgré l’engouement du peuple britannique, très heureux de recevoir la plus grande compétition sportive du monde accessible à tous. Mauvais temps, chutes, abandons, étapes plus ou moins intéressantes avec un scénario assez immuable… Ce n’était guère la joie. Heureusement les organisateurs ont pris le soin d’intercaler des étapes atypiques pour briser la monotonie et débuter la sélection, ils ont tenté quelques innovations. La meilleure idée est d’avoir placé 3 étapes de moyenne montagne dès la fin de la première semaine. Qui dit moyenne montagne ne dit pas nécessairement difficulté moyenne. Il y avait de quoi faire pour les coureurs et de quoi se régaler pour les (télé)spectateurs.

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lundi 7 juillet 2014

Le Tour on tour. (TdF 2014, 1-3)

Tour de France Pour ce qui est de drainer un public fervent et/ou exalté, rien ni personne ne peut rivaliser avec le Tour de France. Un groupe de musique ? Non. Eventuellement le Pape. Je ne suis pas sûr que pour les funérailles d’Elisabeth II – elle ne sera pas éternelle – le peuple britannique descendra aussi nombreux dans les rues.

Le grand départ du Tour de France 2014 a été donné en Angleterre. Depuis que le cyclisme est devenu à la mode de l’autre côté de la Manche, la plus grande épreuve du monde n’y avait pas fait étape. Manifestement, il s’agissait du meilleur moment pour y retourner. Les organisateurs ont réussi leur coup, ils ont même été dépassés par le succès populaire. La densité et la frénésie des centaines de milliers – quelques millions – de spectateurs ont causé bien des soucis aux coureurs. Le Tour on tour en Angleterre, c’était de la folie.

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samedi 13 juillet 2013

Rageant ! (TdF13, E14)

Tour de France, la 100e édition On attendait de voir une longue échappée aller au bout… C’est enfin chose faite. On attendait la première victoire française du Tour de France 2013… On attend toujours. Ce n’est pas faute d’avoir essayé, c’est même passé tout près. Rageant !

La frustration est accrue par la façon dont s’est déroulée la fin de l’étape. On s’est – involontairement je l’espère – tiré dans les pattes entre compatriotes. Résultat, un illustre inconnu italien a tiré les marrons du feu en ne s’étant pas montré de la journée. Ils n’étaient que 4 au sein d’une échappée à 18 comprenant 14 équipes différentes, les équipes en surnombres étant toutes représentées par 2 étrangers, pourtant on avait réussi à trouver un Français pour s’extraire de la masse afin d’aller l’emporter. Un des 3 autres lui a coûté la victoire, l’offrant sur un plateau aux étrangers. Je sais bien que c’est chacun pour soi, qu’on représente une équipe et non un pays, seulement quand vous être français sur le Tour de France, la 100e édition de surcroît, que lors des 13 premières étapes le cyclisme national est resté bredouille, vous n’avez pas le droit d’agir comme l’a fait Cyril Gautier (Europcar). Rouler comme un benêt et déclarer à l’arriver qu’il «ne sais pas gagner» est insupportable. Tout le monde ne sait pas gagner, tout le monde n’est pas fait pour gagner, mais personne n’est obligé de faire perdre les collègues !

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jeudi 11 juillet 2013

Deutsche Qualität. (TdF13, E12)

Tour de France, la 100e édition Un peu de suspense sur le Tour de France 2013, c’est trop demandé ? J’ai l’impression de voir tous les jours le même scénario. Quand on n’a pas à se farcir un clm et s’il n’y a pas trop de difficultés sur le parcours, le seul suspense est de savoir qui d’André Griepel (Lotto), Marcel Kittel (Argos-Shimano) et Mark Cavendish (Omega Pharma-Quick Step) va remporter le sprint.

Un groupe de 4 à 6 coureurs s’échappe entre le 1er et le 6e kilomètre, le peloton laisse partir, l’avance approche – au mieux – des 10 minutes, les équipes des sprinteurs se mettent à rouler, réduisent rapidement l’écart, contrôlent pour s’assurer de pouvoir reprendre facilement les échappés, finissent comme prévu par les reprendre, on termine la journée par un sprint dont le caractère massif dépend juste du nombre de coureurs impliqués dans la chute du jour. Le vent, les accidents et le sprint intermédiaire – et encore, le maillot vert étant déjà joué, leur enjeu est tout relatif – donnent parfois un tout petit peu d’intérêt à la course.

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vendredi 5 juillet 2013

Green Day. (TdF13, E7)

Tour de France, la 100e édition Un vert, ça va, 8 ou 9 verts, bonjour les dégâts ! C’était Green Day sur le Tour de France ! L’équipe Cannondale de Peter Sagan a fait une démonstration tactique pour emmener son leader jusqu’au sprint final… où il a fait le reste.

Le train vert fluo a manœuvré remarquablement pour éliminer ses concurrents dans la course au maillot vert, permettant au Slovaque de faire carton plein. L’enchaînement de 2 étapes au scénario inhabituel confirme le caractère unique de la 100e édition du Tour. Elle ne ressemble à aucune autre. On en oublierait presque que pour le moment si les Français se montrent à l’avant et chassent les pois avec efficacité, aucun n’est entré dans le top 5 sur une des 6 premières étapes en ligne.

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dimanche 30 juin 2013

La cote était belle, la côte aussi. (TdF13, E2)

Tour de France, la 100e édition Pour trouver le vainqueur du jour et parier sur lui, il fallait soit avoir eu une inspiration géniale, soit avoir de l’argent à perdre. Sa cote était belle, 200 contre 1 paraît-il. Tu m’étonnes ! A moins d’être un véritable spécialiste du cyclisme, impossible de le connaître.

Le parcours du jour était une traversée de la Corse en diagonale, de Bastia à Ajaccio en passant par le cœur de l’île, montagneux. Le Tour de France a pris le l’altitude au milieu de cette étape courte et rapide. D’habitude, qui dit Bastia-Ajaccio dit match très chaud, cartons rouges et terrain suspendu. Cette fois, on a eu un Bastia-Ajaccio très chaud (plus de 30°C), une bataille pour le maillot à pois rouge et des routes suspendues. Les côtes et cols ont permis d’égayer la course, le paysage magnifique – les prises de vue aériennes ont été grandement favorisées par cette météo idéale, on aurait dit des cartes postales géantes – tuait l’ennui lors des parties de plat et de descente assez insipides. Les gens de l’office du tourisme de corse ont dû avoir des orgasmes devant la télé en pensant à la pub que le passage du Tour leur fait.

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jeudi 19 juillet 2012

L’heure du thé. (TdF, E17)

Gros malaise… Très gros malaise. La 17e étape du Tour de France 2012 restera dans les mémoires, mais pas pour de bonnes raisons. Certains coureurs ont offert au public un spectacle désastreux, heureusement d’autres ont montré un tout autre visage du cyclisme, faisant preuve de courage et d’un grand sens tactique.

Après la grosse chaleur et le cagnard subis mercredi au cours de l’étape remportée par Thomas Voeckler (Europcar), les coureurs ont dû affronter la fraicheur et la brume, du moins pendant la première partie de la journée. La bataille pour le maillot à pois s’est poursuivie – et a pris fin – avec une démonstration de marquage individuel, les jeunes Français ont encore réussi des performances très honorables, les cadors ont réédité leur numéro affligeant de babysitting et de vieux bluff.

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jeudi 12 juillet 2012

Un mutant et des hommes. (TdF 2012, E11)

Mais qui est ce Chris Froome ? Le premier lieutenant de Bradley Wiggins au sein de l’équipe Sky semble être… le coureur le plus fort du Tour de France 2012. Pourtant il est contrait de rester dans une position de valet d’un patron qui… n’a aucune légitimité pour être son boss. Le Kenyan devenu britannique a encore réalisé un numéro improbable dans la grande étape des Alpes.

Pierre Rolland (Europcar) a été formidable, il a remporté l’étape de belle manière en se créant une réputation de roi des stations alpines, ça fait 2 fois qu’il remporte la plus prestigieuse étape des Alpes après son magnifique succès à l’Alpe d’Huez l’an dernier. Il s’est inspiré de son "patron" et modèle, vainqueur 24h plus tôt d’une autre très belle étape, Europcar a totalement réussi son Tour de France. Pourtant l’image du jour est celle de Froome lâchant le maillot jaune avant de se garer pour l’attendre, comme ordonné dans l’oreillette. Ce Froome, qui semblait enfin dans le dur, a retrouvé toutes ses forces en restant quelques poignées de secondes dans les roues du petit groupe maillot jaune. Je me suis même demandé s’il ne serait pas descendu à sa voiture pour changer ses piles. Ce type est un mutant, il a débarqué d’on ne sait où il y a moins d’un an. C’est flippant.

On va maintenant revenir dans le détail sur cette étape disputée par beau temps.

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dimanche 8 juillet 2012

Joyeuse fête ! (TdF 2012, E8)

Une étape courte constituée tout du long d’un enchaînement de difficultés. Enfin une belle course ? Non… Pas une belle course, une course magnifique, enthousiasmante, formidable, pleine de suspense, de rebondissements… avec en prime une grande joie à l’arrivée. Le Tour de France 2012 est ENFIN lancé !

Ils étaient 179 coureurs au départ (un Allemand n’est pas parti), 2 de moins 4h à 4h20 plus tard quand la voiture-balai a franchi la ligne d’arrivée. Les rescapés venaient de parcourir une étape en forme de peigne ou de montagnes russes – un peu de plat au début et à la fin, que des montées et des descentes entre-temps – tracée à cheval sur la France et la Suisse. Pas moins de 7 difficultés répertoriées avaient été mises au programme du jour – de plus en plus dures, d’abord une 4e catégorie, puis une de 3e, puis 4 de 2e et une dernière en 1ère catégorie – pour permettre aux courageux et aux hommes forts d’animer une course assez courte donc plus nerveuse. Ils en ont profité. On ne pouvait espérer mieux, surtout un dimanche, surtout le jour de la Saint-Thibaut.

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jeudi 14 juillet 2011

Tour de France 2011 (E12) : brillants à défaut d’être gagnants.

Tour de France

Toujours pas de victoire d’étape française… il serait temps ! Un 14 juillet, ce serait l’idéal, non ? Dans l’histoire environ une fois sur 4 un Français a levé les bras à l’arrivée de l’étape du Tour de France organisée le jour de la fête nationale.

Que la montagne est belle ! Tout était réuni pour avoir une étape formidable. On a eu une course magnifique, c’est parti dans tous les sens, et même si les grands leaders ont attendu longtemps avant de mettre le feu, on s’est régalé. Les Français n’ont pas gagné, ils ont pourtant fait honneur au cyclisme français !

Récit – le plus vivant possible – d’une journée folle.

  • Douzième étape : de Cugnaux à Luz-Ardiden (211km).

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mardi 12 juillet 2011

Tour de France 2011 (E10) : Gilbert, l’exhausteur de goût.

Tour de France

Etape de transition pour baroudeurs ou pour sprinteurs ? Souvent on s’ennuie. Pendant un long moment c’est resté assez peu intéressant, mais quelle fin de course ! La soupe était fade, certains étaient là pour l’épicer.

Plus que 178 au départ après la journée de repos. 2 non-partants s’ajoutent à la litanie des abandons. Le second est Yaroslav Popovych, un des maudits du Team RadioShack, qui doit être maraboutée (des galères et des chutes dans tous les sens depuis le début, il n’en reste plus que 6), le premier est connu depuis lundi soir…

On a notre premier cas de dopage du Tour de France 2011 ! Aleksandr Kolobnev, du Team Katusha, a été pris par la patrouille, un diurétique (qui sert surtout de produit masquant). Quelle surprise de voir le Russe, membre de l’échappée vers Super-Besse, se faire gauler ! Ce n’est pas comme s’il y avait des soupçons sur son équipe… Ah bah non, en fait ça n’étonne personne, surtout que la police italienne a fait une descente concernant la concernant il y a quelques semaines.

  • Dixième étape : d’Aurillac à Carmaux (158km).

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mardi 5 juillet 2011

Tour de France 2011 (E4) : Cadel devant les cadors.

Tour de France

Petite surprise aujourd’hui sur le Tour de France. Après un Belge et un Américain lors des 2 premières étapes en ligne on a eu droit à la victoire d’un Australien, lequel a confirmé sa grande forme en ce début de mois de juillet. Comme hier, le grand favori a loupé son coup.

Sale coup pour la réputation de la Bretagne… la pluie s’est mêlée à la fête ! Sur le reste de la France il a fait un temps magnifique, beau, chaud. Pas en Bretagne.

  • Quatrième étape : de Lorient à Mûr-de-Bretagne (172,5km).

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