Mot-clé - Brice Roger

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samedi 19 décembre 2015

Guillermo toujours plus haut !

Guillermo Fayed n’étonne plus personne, il a habitué tout le monde à se placer toujours plus haut au classement des différentes descentes auxquelles il prend part. 5e pour finir la saison passée, 4e pour débuter la nouvelle à Lake Louise, puis 3e une semaine plus tard à Beaver Creek, il a enchaîné ce samedi à Val Gardena en allant chercher les Norvégiens sur un terrain où ils semblaient dominer sans partage.

  • Descente masculine de Val Gardena (samedi 19 décembre 2015).

La course a été lancée à 12h15 dans de relativement bonnes conditions compte tenu du manque de neige qui faisait fortement ressentir le relief de la piste. Le principal souci était le manque de lumière par endroits. Suite à leur triomphe en super-G avec ce triplé presque déprimant – pour la concurrence – il était facile d’identifier les favoris, il s’agissait évidemment des Norvégiens. D’autant plus facile que dans ces conditions il allait y avoir très peu de place pour les surprises, les meilleurs allaient forcément être devant.

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samedi 5 décembre 2015

La chance au masculin.

Je vous le dis honnêtement… là, sur le moment, j’ai le seum. En ce début de saison du blanc, les places d’honneur pleuvent pour les différentes équipes de France de ski alpin. Mais ça ne score pas beaucoup. La réussite manque vraiment. 4e, 5e, au bout d’un moment, ça saoule. Particulièrement quand ça se passe comme au super-G masculin de Beaver Creek.

En ski alpin, rien ne vaut une course disputée dans des conditions permettant à tous les engagés d’avoir les mêmes chances d’être performants. S’agissant d’un sport d’extérieur très soumis aux aléas météorologiques, il arrive souvent que des courses ne soient pas régulières. Il faut faire avec et l’accepter en se disant que la victime d’un jour en sera le bénéficiaire une autre fois. Quand 2 des gros leaders sont aussi chanceux que Marcel Hirscher et Ted Ligety, partis pile dans les bonnes fenêtres météo alors que chacun de leurs adversaires se lançait à l’aveugle sous la neige et dans le brouillard, qu’ils en profitent pour terminer aux 2 premières places, ça reste très dur à digérer.

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dimanche 29 novembre 2015

Nul autre adversaire que soi-même.

En Ligue 1, qui peut battre le PSG ? Lui-même.
En NBA, qui peut mettre fin à la série d’invincibilité des Golden State Warriors ? Eux-mêmes, ou peut-être Brock Lesnar^^…
A Aspen, qui peut battre Michaela Shiffrin dans les épreuves techniques ? Elle-même.

Et oui, parfois, en sport, vous être votre plus grand adversaire. Voire votre seul véritable adversaire. C’est bon signe pour vous, ça signifie que vous dominez largement votre discipline ou au moins la compétition à laquelle vous participez. Peu importe qui on vous oppose, si vous faites preuve de sérieux et faites le job correctement, vous gagnez.

Dans le cas de Michaela Shiffrin, cette supériorité phénoménale s’est vérifiée ce week-end. L’identité de sa seule "ennemie" aussi.

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jeudi 5 février 2015

Le niveau et Théaux. (ChM ski alpin)

ChM_ski_alpin_2015.jpg Cette saison, des belles courses de ski, j’ai eu la chance d’en voir déjà pas mal. Il y en a eu un paquet en biathlon, quelques-unes dans les autres disciplines comme le combiné nordique ou encore lors de ChM freestyle à Kreischberg. Le ski alpin n’a pas été en reste. Mais le super-G masculin des Championnats du monde a fait voler en éclats quelques seuils de dinguerie.

Entre les retours improbables à la compétition, les rebondissements, les chutes, les surprises… On a eu droit à tout. C’était ENORME ! Et d’autant plus énorme que l’équipe de France a lancé ses championnats assez idéalement en remportant une première médaille particulièrement symbolique. Celui qu’on attendait sans vraiment y croire a relevé la tête au bon moment après un début de saison très compliqué. S’adapter à son nouveau matériel après un changement de marque à l’intersaison a mis plus longtemps que prévu. Heureusement, il y est parvenu juste quand il le fallait.

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dimanche 28 décembre 2014

Pas à la fête…

D’habitude, les épreuves de la Coupe du monde de ski alpin disputées entre Noël et le jour de l’an ont lieu à Semmering ou Lienz pour les femmes et à Bormio pour les hommes.

Cette année était celle de la découverte. Pour des raisons différentes (manque de neige à Semmering, embrouille entre les organisateurs en Italie) il a fallu trouver d’autres pistes. Les hommes ont donc découvert Santa Caterina pour une descente et les femmes ont fait étape à Kühtai en Tirol (toujours en Autriche) pour des épreuves techniques. Ils partaient presque tous dans l’inconnue.

Et pour les membres de l’équipe de France, ça s’est… mal passé. Sauf un exception pour qui ça s’est passé mieux que prévu ou assez bien compte tenu d’ambitions mesurées.

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lundi 22 décembre 2014

Orgie avant les fêtes.

A l’issue de ce week-end très chargé, la première des choses à faire est de féliciter les organisateurs : organiser des compétitions de ski sans avoir de neige, c’est très fort !

A Val d’Isère (ski alpin féminin), Val Gardena et Alta Badia (ski alpin masculin), Pokljuka (biathlon), Ramsau (combiné nordique) et sur les autres sites européens où étaient programmées des compétitions de sports d’hiver, il a fallu faire un travail énorme pour fabriquer des pistes dans des conditions très difficiles. ''

Pas de neige ou de la neige qui tombe au mauvais moment, des températures ne permettant pas d’en fabriquer ou qui la dégrade très vite… Dur ! La plupart du temps, à côté de la piste, il n’y avait rien de blanc. Et pourtant tout a eu lieu presque comme prévu. On a modifié le programme dans certains cas, annulé des entraînements, ou encore réduit la taille de la piste, tout ce qui était nécessaire pour éviter d’être contraint à renoncer à une épreuve.

Au final, que dire, si ce n’est que les spectateurs et téléspectateurs ont pu se régaler ? Une véritable orgie avant les fêtes ! Les concurrents n’ont en revanche pas tous été à la fête. Notamment en alpin car ça tapait fort sous les skis. Malgré ce grand spectacle dans toutes les disciplines – du moins celle que je suis, il faut faire des choix – la frustration a failli l’emporter. Les Français sont très souvent passés tout près du podium ou ont manqué la victoire pour presque rien, la poisse devenait lourdingue… Jusqu’au moment où Jason Lamy-Chappuis a fait oublier tous les regrets accumulés au fil des courses.

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vendredi 7 février 2014

Les Bleus à la recherche de l’or blanc. (Sotchi 2014)

Sotchi 2014 J’annonce déjà un record de médailles pour l’équipe de France olympique (plus de 11). Mieux, j’annonce aussi un record de titres (4 ou plus). Sotchi 2014 sera un grand cru pour les Bleus.

Si forts que ça nos Bleus ? Non. Au niveau de la densité, on a connu beaucoup mieux… avant une série noire de blessures touchant beaucoup de têtes d’affiche, à commencer par nos 2 championnes du monde de ski alpin (Tessa Worley et Marion Rolland). Seulement voilà, l’équipe de France possède encore plusieurs locomotives qui à elles-seules devraient obtenir plus de la moitié des médailles.

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lundi 11 février 2013

Ça s’est mal combiné. (ChM 2013 de ski alpin)

Schladming 2013 4 Français au départ, un seul à l’arrivée malgré l’impression générale de ne pas avoir démérité. En fait ça s’est mal combiné lors du super-combiné masculin des Championnats du monde de ski alpin. On croyait vraiment au podium, au titre même, n’ayons pas peur de le reconnaître, au final on est déçu, mais surtout frustré.

Alexis Pinturault a laissé échapper un premier titre mondial dès le haut de la descente.
Il a laissé échapper une première médaille mondiale en bas du slalom.
Trop faible sur son point faible, presque trop fort sur son point fort… Au final, Pinpin le mutant a mis 28 centièmes de trop à franchir la ligne d’arrivée pour la 2nde fois de la journée après quasiment 3 minutes d’efforts exténuants répartis en 2 manches disputées en début d’après-midi (départ à midi) sur les pentes très gelées de la Planai (il a fait extrêmement froid au cours de la nuit, c’était donc très dur, ça tapait fort sous les skis) puis en début de soirée dans les conditions du mythique slalom nocturne de Schladming (paradoxalement la visibilité était bien meilleure qu’à midi car on allume les éclairages, on dirait un stade de foot). Il n’a rien à se reprocher.

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samedi 9 février 2013

Le jour du Poisson. (ChM 2013 de ski alpin)

Schladming 2013 Pour une fois, le jour du poisson n’était pas le vendredi, c’était le samedi. David Poisson un vendredi avec le dossard 13, ça aurait fait beaucoup, certains auraient mis en avant des considérations paranormales pour expliquer comment le descendeur le plus casse-cou et le plus physique de l’équipe de France a pu décrocher une médaille aux Championnats du monde de ski alpin, lui qui n’avait encore jamais goûté aux joies du podium à 30 ans.

Avant la récompense d’enfin monter sur la boîte au plus haut niveau, il avait tout connu, 10 top 10 (7 en Coupe du monde depuis 2008, 2 aux Mondiaux… de Bormio en 2005, 1 aux JO de Vancouver) dont 2 places de quatrième, la dernière à Kitzbühel lors de la dernière épreuve de CdM disputée, mais surtout les galères et… les boîtes (de la polysémie du mot "boîte" : en général un sportif essaie d’éviter de prendre des boîtes – sauf en hockey sur glace – car il risque de s’en sortir en boitant, mais il a souvent pour objectif de monter sur la boîte, ce qu’il peut ensuite fêter en boîte). Il a fini dans les filets à de nombreuses reprises (pour un poisson, un filet est souvent la fin du voyage avant d’être conditionné en filets, expédié dans des boîtes et mangé avec un filet de citron), a été blessé un paquet de fois, a galéré la saison dernière pour réintégrer les 30 après avoir dû bataillé en se coltinant de gros dossards. Si mes souvenir sont bons une super 6e place en Norvège en mars dernier le lui a permis de justesse de raccrocher le bon wagon.

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dimanche 5 février 2012

"Pinpin le Mutant" se fait les dents.

les sports d'hiver 3e podium de sa carrière en Coupe du monde de ski alpin, 3e fois sur la 2e marche. On ne peut nier une petite pointe de frustration, surtout pour un vrai winner. Alexis Pinturault troquerait bien son abonnement à la 2e place pour quelques victoires. "Pinpin" ne doit pas devenir "Poupou" !

Tessa Worley, son homologue et quasi équivalent en équipe de France féminine, a connu 5 fois la victoire – 6 si on compte le Team Event des Championnat du monde de Garmisch-Partenkirchen – avant d’occuper pour la première fois un des strapontins les plus prisés (d’abord le bronze aux Mondiaux puis une 3e place en CdM, depuis, elle a encore gagné, c’était à Kranjska Gora le 21 janvier). Pour le moment, s’il n’a pas connu la réussite de sa compatriote, le jeune Français s’est montré plus polyvalent, Tessa ne comptant qu’un top 10 dans une discipline autre que le slalom géant.

Compte tenu de son talent et de ses capacités physiques, on ne peut en douter une seule seconde, "Pinpin le Mutant" va claquer "quelques" victoires d’ici la fin de sa carrière, celle-ci pouvant durer encore une grosse quinzaine d’année car ne l’oublions pas, elle vient de débuter.

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