lundi 21 septembre 2020

La 22e étape. (TdF 2020, E22)

TdF_2020.jpg Aujourd’hui, lendemain de la 21e et dernière étape du Tour de France 2020, Tadej Pogacar (UAD) fête ses 22 ans. Et son triomphe surprise. Il est temps de faire le bilan de cette édition globalement purgesque… jusqu’à voir ce gamin renverser la table. Le_triomphe_de_Pogacar_la_veile_de_ses_22_ans.jpg Bien sûr, on a assisté à une édition très particulière débutée fin août au lieu de fin juin pour se conclure le 20 septembre (étrangement, on a eu une météo de mois de juillet, des températures élevées, voire très élevées, en échappant toutefois à une canicule – donc les températures redescendaient la nuit). Rien qu’au niveau des dates, de la préparation totalement inhabituelle et inéquitable d’un pays à l’autre (certains ont dû se soumettre à des restrictions très strictes pendant des semaines en ne pouvant faire que du home-trainer ou des rouleaux pour s’entretenir, d’autres avaient droit à des sorties sur route, certains n’avaient aucune contrainte particulière ou on rapidement pu retrouver une activité normale… dont manifestement les Slovènes car dans leur pays l’épidémie était très officiellement terminée le 15 mai et les championnats nationaux ont pu se dérouler les 21 et 28 juin), on sortait totalement des conditions ordinaires. Au niveau du calendrier, rien à voir avec les habitudes, les classiques de printemps ont sauté, les courses à étape de préparation au Tour ont été décalées ou annulées et réduites, compactées sur une courte période (en gros tout le mois d’août), le Giro a migré en octobre, ce qui a obligé les équipes à revoir leur programme, à faire des choix différents dans la sélection pour les différentes épreuves.

Lire la suite...

jeudi 10 septembre 2020

Rise with the Sunweb. (TdF 2020, E12)

TdF_2020.jpg Sommes-nous réellement en septembre ? On se croirait en juillet. Les spectateurs sont nombreux pour encourager les coureurs sur les routes du Tour de France, il fait chaud et le soleil brille. La Sunweb aussi, brille. Hirschi_triomphe_a_Sarran.jpg A priori, le cyclisme est un sport individuel. On est seul sur son vélo, on roule et le plus rapide à aller du départ jusqu’à l’arrivée l’emporte. En pratique, le cyclisme sur route est tout sauf un sport individuel, hormis lorsqu’il s’agit de contre-la-montre. Oui, vous êtes seul sur votre vélo et personne ne peut pédaler à votre place, il faut un super rapport poids/puissance, une endurance impressionnante, une grande capacité de récupération, d’excellentes qualités techniques individuelles, beaucoup de dextérité. Néanmoins, la dimension collective est primordiale. On le doit notamment aux lois de la physique dont résulte le phénomène d’aspiration, mais aussi à la dimension psychologique liée aux comportements de vos adversaires, aux rapports de forces qui s’exercent sur la route, ou encore au confort que vous apporte la présence de vos équipiers. Tout ceci s’imbrique et vient s’ajouter un autre élément fondamental : la tactique.

Lire la suite...