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mercredi 13 juillet 2016

Vent de folie. (TdF 2016, E11)

Merci à toi, Peter Sagan ! A quoi ce Tour de France ressemblerait-il sans tes offensives osées et répétées, sans ton sens de la course, sans la glorieuse incertitude du sport dont tu es le dépositaire ? Avec toi, tout semble possible, tu transformes un scénario prévisible en spectacle captivant.

logo_TdF_2016.jpg La tactique était éventée, la survenance d’éventails à cause du vent violent n’allait pas rester une éventualité. Tous les leaders voulaient être devant en prévention du danger, bien décidés à vendre très cher leur peau. Partir à l’aventure en rêvant de victoire était l’assurance de finir une main devant, une main derrière (sauf intervention céleste).

La bataille a fait rage. Au terme d’une gigantesque fuite en avant particulièrement crevante, personne n’avait tiré avantage de ce vent. C’en était devenu décevant. Encore une occasion vendangée ! On approchait du bout, dorénavant le peloton n’avançait plus très vite, certains pensaient pouvoir se vanter d’être des survivants, d’avoir passé dans les roues une journée aussi calme sur la selle que sur un divan.

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jeudi 24 juillet 2014

Le meilleur des Pyrénées. (TdF 2014, 16-18)

Tour de France Le Tour de France 2014 a été pensé de façon assez originale. Pas de prologue, une 2e étape accidenté, des pavés au bout de 5 jours de course, des difficultés près de l’arrivée 2 jours de suite, une traversée des Vosges assez longue, et pour finir les 2 premières semaines, une version condensée des Alpes. Il était alors temps d’aborder le gros morceau : les Pyrénées.

Avec 3 étapes pyrénéennes dont 2 arrivées au sommet, une très longue et 2 aussi denses que courtes, les coureurs avaient de quoi faire. Si le peloton français a échoué dans sa quête de victoire(s), il a su régaler son public par ses prises d’initiatives et son niveau général. Pour la première fois depuis 1997, époque du dopage roi, un Français montera sur le podium de la plus grande course du monde. Peut-être même 2. Or le Tour 1997 est le premier que j’ai vraiment suivi. C’est vous dire si le fan de sport que je suis est heureux. Et d’autant plus heureux en regardant tous les jours des cyclistes réaliser des performances humaines. Pendant de trop nombreuses années mon détecteur de chaudières sonnait en regardant les GrosBras, les Ulrich, les Rasmussen, les Ricco, les Vinokourov, les Landis, les Hamilton, les Hincapie, les Leipheimer, les Botero, les Contador, et bien plus encore. S’il reste probablement des tricheurs, si 2 ou 3 gars me font une drôle d’impression, dans l’ensemble on s’en rend bien compte, le cyclisme a changé, on voit des défaillances et quand un gars explose, le lendemain il continue à avancer moins vite que les motos !

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