Mot-clé - Christophe Laporte

Fil des billets - Fil des commentaires

samedi 14 juillet 2018

Oranje et amertume. (TdF 2018, E7-8)

Tour de France 2018 Le Tour de France 2018 va-t-il me dégoûter du cyclisme sur route ?

J’accepte l’argument selon lequel il faut satisfaire tous les profils de coureurs en prévoyant des étapes pour sprinteurs, pour puncheurs, pour grimpeurs, pour rouleurs, et même pour descendeurs (notez que les baroudeurs, les organisateurs s’en cognent, ils ne servent généralement qu’à meubler, ils ne gagnent que si les autres ont décidé de les laisser gagner).

Dans ce cas… faites-le ! Cette diversité, on veut la voir en œuvre ! Se taper 5 fois la même étape ennuyeuse à s’ouvrir les veines lors des 8 premiers jours (plus 2 autres qui en pratique ont eu exactement la même structure, le sprint finale étant juste remplacé par une explication entre puncheurs).

Lors des 2 étapes servant à faire la transition entre la Bretagne et l’étape des pavés, on a surtout eu le temps de s’ennuyer. Un sprinteur néerlandais pas extrêmement connu s’est régalé, il est bien le seul. Si l’Oranje a été à l’honneur, j’en ressors très amer. On m’a gâché ma fête nationale !

Lire la suite...

dimanche 8 juillet 2018

Au tas camarade. (TdF 2018, E1-2)

Tour de France 2018 Au tas camarade, Au tas camarade, Au tas, au tas au tas.

J’ai légèrement modifié le refrain d’un chant révolutionnaire – même si en Vendée, on n’était pas très branché Révolution – surtout populaire lors du premier Empire mais essentiellement connu de nos jours sous forme de chanson pour enfants, ceci afin d’être raccord avec ce qu’on a vu lors des 2 premières étapes du Tour de France 2018 : des chutes en séries.

Je l’avoue, cette année, le Tour de France ne m’intéressait pas. Je ne regardais pas la première étape, absolument sans intérêt sur le papier avec son profil totalement plat, d’autant qu’il y avait en même temps une demi-finale de l’équipe de France dans la Volley-ball Nations League (à Lille). Le scandale de la relaxe de Chris Froome (SKY) m’a presque totalement dégoûté du cyclisme.

Malgré tout, me disant qu’Arnaud Demarre (GFC) avait peut-être un coup à jouer au sprint, j’ai zappé sur France 2 pour regarder les derniers kilomètres. Quelle inspiration géniale ! Ces 12 bornes ont eu le don de me redonner goût au cyclisme. Au moins provisoirement.

Lire la suite...

dimanche 24 juillet 2016

Un bien mauvais Tour. (TdF 2016, E21)

logo_TdF_2016.jpg Le Tour de France 2016 a pris fin, tout s’est bien déroulé sur le plan de la sécurité – Euro, 14 juillet, Tour de France, 3 fêtes populaires à risques cet été, malheureusement on sait ce qui s’est passé à Nice à la fin du feu d’artifice – mais sur le plan sportif, hormis une parenthèse enchantée lors de la 19e étape et quelques arrivées sympathiques, rien n’a soulevé l’enthousiasme des foules (particulièrement denses).

Qui dit fin dit bilan.

Celui des Français est mauvais, sauf rares exceptions. Celui du Tour dans son ensemble est médiocre. Il convient d’en comprendre les raisons pour trouver des pistes afin de se trouver comment éviter de voir se reproduire ces situations négatives à l’avenir.

Lire la suite...

jeudi 7 juillet 2016

A l’heure de la sieste. (TdF 2016, E6)

logo_TdF_2016.jpg Aujourd’hui, à la même heure, vous aviez le choix entre le Tour de France, les Championnats d’Europe d’athlétisme, le TQO de basket masculin avec l’équipe de France ou encore Wimbledon. Si vous aviez envie de faire la sieste, il fallait choisir le Tour. Cette 6e étape était une purge.

Ne pourrait-on pas chercher une solution pour rendre ces étapes de transition un peu moins soporifiques ? Le scénario est sempiternellement le même. On s’ennuie ferme jusqu’au sprint final. Et comme le meilleur sprinteur du lot gagne en général 3 ou 4 fois lors de l’édition qu’il domine, une désagréable impression de déjà-vu est inévitable.

Lire la suite...

lundi 4 juillet 2016

Cavendish, le grand d'Angers. (TdF 2016, E3)

logo_TdF_2016.jpg A la vue du parcours, la 3e étape du Tour de France promettait d’être ennuyeuse. Elle l’a été malgré une initiative un peu originale ayant permis de relancer un peu le spectacle… à défaut de pouvoir relancer le suspense.











En fait, cette étape a ressemblé à plusieurs matchs de l’Euro : une purge qui se prolonge (en l’occurrence en raison du rythme très lent adopté par les coureurs grâce à des circonstances de courses le permettant) et se termine par un exercice haletant, intense émotionnellement, plein de suspense, non pas des tirs au but mais un sprint massif. Non seulement la victoire s’est décidée à la photo-finish. Et la photo est impressionnante.

Lire la suite...

samedi 2 juillet 2016

D. Day. (TdF 2016, E1)

TdF_2016.jpg C’était le D. Day, jour du départ pour le Tour de France avec un parcours sur le thème du débarquement de juin 1944 !

Une petite cérémonie avec les champions nationaux des pays concernés a été organisée après l’arrivée au monument érigé à Utah Beach. Un peu plus tôt, juste avant l’arrivée, un hommage involontaire a déjà été rendu à ceux qui y sont tombés il y a 72 ans. Quel hommage ? Bah… Certains sont tombés eux aussi, mais pendant le sprint. A cette vitesse, ça fait mal. Le Tour 2016 a débuté avec ses 22 équipes, soit 198 coureurs (dont 38 Français, dont plusieurs ayant un rôle très important dans une formation étrangère), mais malheureusement sans Nasser Bouhanni, sorte de poissard ultime. L’an dernier, il a multiplié les chutes et a dû abandonner. Cette année, il a dû déclarer forfait à cause d’une plaie infectée à la main ayant nécessité une opération. La plaie résulte d’une blessure subie en pleine nuit quelques heures avant le championnat de France, quand une altercation a éclaté dans les couloirs de son hôtel avec des individus éméchés de retour d’un mariage. Les points de suture ont-ils été bien réalisés ? L’infection s’est-elle produite ensuite quand il était en course ? Peu importe, le résultat est le même, le meilleur sprinteur français engagé sur ce Tour a dû renoncer, l’investissement de Cofidis ne paiera pas encore cette année.

Lire la suite...