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lundi 18 juillet 2016

Faux-ami. (TdF 2016, E16)

logo_TdF_2016.jpg Que diable allait-il faire dans cette galère ?

Vraiment, je me le demande… Car ce dans quoi s’est trouvé embarqué Julian Alaphilippe (EQS) était bien une galère. Se lancer dans une échappée extrêmement longue par une forte chaleur un jour où les sprinteurs entendent se disputer la victoire n’était pas l’idée la plus brillante de sa – jeune – carrière. En partant à 2 avec Tony Martin (EQS), son équipier, beaucoup plus gros rouleur que lui, il s’est épuisé pour rien, peinant à rester dans la roue avant de se relever à 25km de l’arrivée.



Si Alaphilippe veut remporter une étape sur le Tour de France, il va devoir s’y prendre autrement et avoir de meilleures fréquentations.

L’attitude de Martin a été celle d’un faux-ami, il lui a offert un cadeau empoisonné en l’emmenant avec lui.

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jeudi 9 juillet 2015

Le calme avant la gamelle. (TdF 2015, E6)

Tour_de_France_2015.jpg Les coureurs ont presque eu la paix jusqu’au Havre… En réalité, ils ont vraiment eu la paix jusqu’au Havre, ou s’est produit un événement inattendu en temps normal mais presque banal lors de cette édition 2015 du Tour de France. Un énième accident impliquant le maillot jaune. Celui-ci juste après la flamme rouge, donc dans Le Havre.

La journée aura tout de même été plus calme que les précédentes. Notamment pour la FDJ, qui n’a vraiment pas de veine depuis la 2e étape. Peut-être ce manque de veine explique-t-il le contrôle antidopage inopiné auquel ses membres ont eu droit à plus de 23h au soir de la 5e étape. Sympa… On parle de plus en plus de contrôles effectués la nuit dans le futur. A quand les prises de sang pendant la course en arrêtant les échappés ? Les coureurs ont-ils encore le droit de récupérer de leurs efforts ? N’y aurait-il pas moyen de contrôler leurs paramètres physiologiques après la course puis éventuellement le lendemain matin pour détecter d’éventuelles anomalies plutôt que de rechercher à des heures tardives des substances qui peuvent difficilement être absorbées, produire leurs effets et disparaître en l’espace d’une nuit ?

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mercredi 9 juillet 2014

Le Tour en Flandre. (TdF 2014, 4-5)

Tour de France Le Tour de France 2014 a débuté par Le Tour on tour en Angleterre, il a continué par le Tour en Flandre. A ne pas confondre avec le Tour DES Flandres, classique de printemps bien connue. Non, après une étape pour sprinteurs sans grand intérêt, la course a pris la forme d’un petit Paris-Roubaix.

Tout l’intérêt de ce séjour dans la plaine de Flandre était de mettre le peloton à l’épreuve, une épreuve que beaucoup de leaders – ceux qui jouent le classement général – détestent ou du moins redoutent, celles des pavés. Le but n’était pas de leur donner un avant-goût des Champs-Elysées ! La première semaine serait beaucoup trop calme sans ce genre de galères qui permettent en quelque sorte de jeter un pavé dans la marre. Ceci dit, en l’occurrence, pas besoin de jeter un pavé dans la marre, les pavés étaient déjà dans des flaques. Les flaques de boue. De boue, à ne pas confondre avec debout. Le vainqueur de l’édition 2013 a fini debout à côté de son vélo. Il a dû abandonner sur chuteS.

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mardi 9 juillet 2013

Protection VIP. (TdF13, E10)

Tour de France, la 100e édition J’espère que les membres du jury des commissaires de course envoyés par l’UCI pour officier lors du Tour de France ne seront jamais appelé dans un jury d’assises… Ils seraient capables de relaxer un assassin en estimant que ses 3 victimes s’étaient en réalité jetées successivement sur son couteau afin de se faire poignarder en plein cœur.

Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de Cour vous rendront blanc ou noir. (Jean de la Fontaine, Les animaux malades de la peste.)

Ça date… Pourtant c’est toujours bien d’actualité. Je conçois que renvoyer à la maison une star du peloton est difficile. Si un coureur a été l’auteur d’un attentat, ça s’impose, il faut le faire. Le minimum est d’infliger une sanction (déclassement, très grosse amende, châtiment corporel, privation de ravitaillement pendant l’intégralité de l’étape en ligne suivante…). Quand le fautif est un simple équipier, il prend cher. Pourquoi Cavendish (Omega Pharma-Quick Step) s’en est-il sorti blanc comme neige ? C’est un scandale.

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jeudi 4 juillet 2013

Le Gorille et l’Africain. (TdF13, E6)

Tour de France, la 100e édition Aujourd’hui, on a trouvé un seul volontaire pour partir en vadrouille sur les routes du Tour de France. Du coup, l’étape partie d’Aix-en-Provence s’est achevée à Montpellier par un sprint massif au bout de 176,5km qui auront fait des dégâts.

En raison de la chaleur, du vent, de perspective des Pyrénées qui arrivent, de la volonté affichée des sprinteurs de se disputer la victoire, compte tenu aussi – surtout ? – des risques de bordures qui auraient fait rouler très vite le peloton, attaquer apparaissait suicidaire ou au mieux sans intérêt. On a eu droit à une journée particulièrement nerveuse au scénario assez inhabituel – car sans réelle échappée – mais à l’épilogue très classique. André Greipel (Lotto) a été porté par son équipe, sa puissance a fait la différence.

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dimanche 30 juin 2013

La cote était belle, la côte aussi. (TdF13, E2)

Tour de France, la 100e édition Pour trouver le vainqueur du jour et parier sur lui, il fallait soit avoir eu une inspiration géniale, soit avoir de l’argent à perdre. Sa cote était belle, 200 contre 1 paraît-il. Tu m’étonnes ! A moins d’être un véritable spécialiste du cyclisme, impossible de le connaître.

Le parcours du jour était une traversée de la Corse en diagonale, de Bastia à Ajaccio en passant par le cœur de l’île, montagneux. Le Tour de France a pris le l’altitude au milieu de cette étape courte et rapide. D’habitude, qui dit Bastia-Ajaccio dit match très chaud, cartons rouges et terrain suspendu. Cette fois, on a eu un Bastia-Ajaccio très chaud (plus de 30°C), une bataille pour le maillot à pois rouge et des routes suspendues. Les côtes et cols ont permis d’égayer la course, le paysage magnifique – les prises de vue aériennes ont été grandement favorisées par cette météo idéale, on aurait dit des cartes postales géantes – tuait l’ennui lors des parties de plat et de descente assez insipides. Les gens de l’office du tourisme de corse ont dû avoir des orgasmes devant la télé en pensant à la pub que le passage du Tour leur fait.

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vendredi 22 juillet 2011

Tour de France 2011 (E19) : c’est pas la taille qui compte !

Tour de France

Ce n’est pas la taille qui compte, c’est ce qu’on fait avec… Plus de 200km jeudi, seulement 109 bornes vendredi, mais quand ça monte et que c’est bien dur, il y a toujours moyen de moyenner !

On le savait, ça risquait de défourailler car les maillots ne tenaient tous qu’à un fil. 3 de ceux qui les portaient se sont retrouvés à poil à l’issue de cette étape. C’est très vite parti dans tous les sens, ça a envoyé dru dans l’pentu ! On a encore eu droit à une orgie de rebondissements.

Ce Tour de France est carrément bandant, on prend un plaisir fou depuis le début… On a fini par corriger le gros point noir de l’édition 2011 : lors des 17 étapes en ligne, les coureurs français ont beaucoup essayé, ils sont partis à la chasse sans ramener ce qu’ils espéraient. A 3 jours de l’arrivée l’un d’eux a enfin réussi à "la mettre au fond" comme on dit dans le jargon cycliste. Pierre Rolland avait suffisamment de giclette à 2km de l’arrivée de l’Alpe d’Huez pour mettre une cartouche à des stars de la grimpette et finir tout seul.

  • Dix-neuvième étape : de Modane Valfréjus à l’Alpe d’Huez (109,5km).

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samedi 16 juillet 2011

Tour de France 2011 (E14) : citron vert.

Tour de France

Quelle belle étape ! Quel spectacle ! Et pourtant il ne s’est RIEN passé ! Non, je vous assure, dans la course des cadors il ne s’est rien passé, personne n’a réussi à prendre le dessus sur les autres, et surtout pas sur le héros du jour/héros du Tour de France : Thomas Voeckler.

Bien aidé par son équipe, Europcar (équipe dont la tunique est verte), et notamment par Pierre Rolland, qui selon moi finira avec le maillot blanc à Paris, le cycliste préféré des Français a été admirable, il a réussi à rallier l’arrivée avec les meilleurs. Non seulement il a conservé son maillot jaune, mais en plus il n’a rien perdu sur les favoris de l’épreuve au terme d’une étape extrêmement difficile. Un Europcar en jaune, c'est un citron vert... Désolé, je galérais pour trouver un titre sympa.^^

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vendredi 15 juillet 2011

Tour de France 2011 (E13) : Roy poignardé dans le dos.

Tour de France

Le numéro gagnant… 138 ? Non. Le 138, c’est le numéro du héros du jour. Ce membre de la FDJ est un héros. 100% des gagnants ont tenté leur chance. Lui, il joue tous les jours, mais il ne gagne jamais le gros lot.

On avait là une courte étape de fausse montagne, une sorte de transition. Fausse montagne parce que malgré une très grande difficulté en cours d’étape, les leaders n’allaient évidemment rien tenter, l’arrivée était trop loin du sommet, beaucoup trop loin. Il fallait être capable de le passer en restant dans le coup pour la victoire. Rien de tel pour des baroudeurs. Qui a levé les bras en passant la ligne ? Un rouleur-sprinteur, un champion du monde que personne n’attendait là, un type costaud, mais surtout malin.

Un homme attendait un miracle pour l’emporter à Lourdes. Heureux les simples d’esprit, le Royaume des Cieux leur appartient. Ce gars, c’est le genre à renverser une grand-mère sur la parvis de l’église pour être le premier à allumer son cierge. A sa place, je chercherais une grotte où aller me cacher.

  • Treizième étape : de Pau à Lourdes (152,5km).

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