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jeudi 13 juillet 2017

J’en passe 213800 et j’en retiens 800. (TdF 2017, E12)

L’étape reine des Pyrénées s’est résumée à un énorme sprint en côte. Pas de la côtelette, un véritable mur. Les images sont assez cocasses, on dirait un sprint au ralenti. L’issue est jouissive dans la mesure où Romain Bardet (ALM) a triomphé devant les autres leaders dont certains ont complètement coincé, provoquant même un très inattendu changement de maillot jaune. Pourtant, regardée dans son ensemble, cette 12e étape du Tour de France aura énormément déçu.

Le Col des Ares (2e C.) ? Escamoté. Le Col de Menté (1ère C.) ? Escamoté. Jusqu’ici, rien d’anormal, d’illogique ou de décevant. Le Port de Balès (H.C.) ? Escamoté. Arf . Il y avait pourtant de belles offensives à y mener. On se dirigeait donc vers une course de côte dans le Col de Peyresourde (1ère C.). Et non. Il a été escamoté. Ne restait plus que le mur final nouvellement goudronné menant à l’Altiport de Peyragudes (2e C.). Les cadors n’ont commencé à s’attaquer qu’à 800m de l’arrivée. Et encore, je suis généreux, tout s’est en réalité joué sur des 300 derniers mètres.

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jeudi 24 juillet 2014

Le meilleur des Pyrénées. (TdF 2014, 16-18)

Tour de France Le Tour de France 2014 a été pensé de façon assez originale. Pas de prologue, une 2e étape accidenté, des pavés au bout de 5 jours de course, des difficultés près de l’arrivée 2 jours de suite, une traversée des Vosges assez longue, et pour finir les 2 premières semaines, une version condensée des Alpes. Il était alors temps d’aborder le gros morceau : les Pyrénées.

Avec 3 étapes pyrénéennes dont 2 arrivées au sommet, une très longue et 2 aussi denses que courtes, les coureurs avaient de quoi faire. Si le peloton français a échoué dans sa quête de victoire(s), il a su régaler son public par ses prises d’initiatives et son niveau général. Pour la première fois depuis 1997, époque du dopage roi, un Français montera sur le podium de la plus grande course du monde. Peut-être même 2. Or le Tour 1997 est le premier que j’ai vraiment suivi. C’est vous dire si le fan de sport que je suis est heureux. Et d’autant plus heureux en regardant tous les jours des cyclistes réaliser des performances humaines. Pendant de trop nombreuses années mon détecteur de chaudières sonnait en regardant les GrosBras, les Ulrich, les Rasmussen, les Ricco, les Vinokourov, les Landis, les Hamilton, les Hincapie, les Leipheimer, les Botero, les Contador, et bien plus encore. S’il reste probablement des tricheurs, si 2 ou 3 gars me font une drôle d’impression, dans l’ensemble on s’en rend bien compte, le cyclisme a changé, on voit des défaillances et quand un gars explose, le lendemain il continue à avancer moins vite que les motos !

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jeudi 19 juillet 2012

L’heure du thé. (TdF, E17)

Gros malaise… Très gros malaise. La 17e étape du Tour de France 2012 restera dans les mémoires, mais pas pour de bonnes raisons. Certains coureurs ont offert au public un spectacle désastreux, heureusement d’autres ont montré un tout autre visage du cyclisme, faisant preuve de courage et d’un grand sens tactique.

Après la grosse chaleur et le cagnard subis mercredi au cours de l’étape remportée par Thomas Voeckler (Europcar), les coureurs ont dû affronter la fraicheur et la brume, du moins pendant la première partie de la journée. La bataille pour le maillot à pois s’est poursuivie – et a pris fin – avec une démonstration de marquage individuel, les jeunes Français ont encore réussi des performances très honorables, les cadors ont réédité leur numéro affligeant de babysitting et de vieux bluff.

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