Mot-clé - Daniel Teklehaimanot

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dimanche 24 juillet 2016

Un bien mauvais Tour. (TdF 2016, E21)

logo_TdF_2016.jpg Le Tour de France 2016 a pris fin, tout s’est bien déroulé sur le plan de la sécurité – Euro, 14 juillet, Tour de France, 3 fêtes populaires à risques cet été, malheureusement on sait ce qui s’est passé à Nice à la fin du feu d’artifice – mais sur le plan sportif, hormis une parenthèse enchantée lors de la 19e étape et quelques arrivées sympathiques, rien n’a soulevé l’enthousiasme des foules (particulièrement denses).

Qui dit fin dit bilan.

Celui des Français est mauvais, sauf rares exceptions. Celui du Tour dans son ensemble est médiocre. Il convient d’en comprendre les raisons pour trouver des pistes afin de se trouver comment éviter de voir se reproduire ces situations négatives à l’avenir.

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samedi 23 juillet 2016

Ion, électron libre. (TdF 2016, E20)

logo_TdF_2016.jpg Est-il juste d’évoquer une déception ? Pas de mon point de vue, dans la mesure où il n’y avait presque rien à attendre de la 20e étape du Tour de France.

Trop de conditions défavorables étaient réunies, elles ont empêché le développement d’une course de mouvement intéressante à l’image de celle de vendredi. Par conséquent, on en est revenu au niveau d’ennui habituel lors de cette édition.






Une étape qui se termine par une descente, a fortiori difficile, est rarement propice aux attaques entre leaders. Le seul qui aurait pu tenter un coup était Romain Bardet (ALM) mais dans sa situation, pourquoi attaquer ? Il devait défendre sa 2e place faute de pouvoir espérer déloger Chris Froome (SKY) de la première. Les suivants au classement général étaient plus tétanisés par la peur de tout perdre que motivés par une toute petite chance de progresser dans la hiérarchie, ceci malgré des écarts infimes. Si certains espéraient la pluie pour redistribuer les cartes, les averses ont en réalité eu pour effet indésirable de freiner tous les leaders.

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vendredi 22 juillet 2016

Le Tour, Résurrection. (TdF 2016, E19)

logo_TdF_2016.jpg Un peu de pluie, une descente difficile, des paires de c*uilles. Voici la recette d’une bonne résurrection.

Le Tour de France est une sorte de feuilleton sportif et télévisuel qui revient année après année avec une nouvelle saison de 21 épisodes plus ou moins palpitants. La saison 2016 était totalement ratée. Elle a été sauvée par le 19e épisode, même si par rapport à ce qui l’a précédé, il est complètement incohérent. Si les personnages sont bien ceux du Tour 2016, le scénario semble avoir été écrit par d’autres auteurs, beaucoup plus créatifs, adeptes des rebondissements imprévisibles et friands de suspense. Pour la première fois depuis 3 semaines, le Tour a fait vibrer la France, et bien au-delà. Nous avons ENFIN eu droit à du cyclisme comme on l’aime. Que Romain Bardet (ALM) soit le héros du jour ne gâche rien ! Toutefois, si un autre avait été à sa place et avait réussi le même numéro, je l’aurais applaudi de la même façon. Probablement un peu moins fort, car en cas de victoire d’un étranger, le cyclisme tricolore serait toujours Fanny lors de cette édition, mais franchement, voir que malgré la supériorité castratrice de Sky, il reste encore quelques audacieux à qui la chance peut sourire, quel bonheur ! Le Tour est sauvé. Que dis-je ? Le Tour est ressuscité !

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jeudi 14 juillet 2016

Monument saccagé. (TdF 2016, E12)

logo_TdF_2016.jpg Sans doute est-il écrit quelque part que le Tour de France 2016 doit être consternant. Tout et tout le monde s’y met pour qu’il en soit ainsi.

L’étape du Mont Ventoux est un monument du Tour de France, un monument du cyclisme, un monument du sport. Qui plus est un 14 juillet.









Un vent extrêmement violent a obligé les organisateurs à amputer cette étape de ses 6 derniers kilomètres, ceux qui font la particularité du «Mont chauve». C’était déjà décevant, bien qu’obligatoire compte tenu des conditions. Mais la façon dont le peloton a agi aujourd’hui est juste une put*in de honte. Cette étape a été saccagée. Un événement incroyable survenu dans l’ascension finale a bien failli transformer une étape lamentable en étape mythique. Les commissaires de l’UCI en ont décidé autrement en violant délibérément les règles dont ils sont chargés de l’application.

Le résultat est le saccage d’un monument.

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mercredi 15 juillet 2015

Rafal devant. (TdF 2015, E11)

Tour_de_France_2015.jpg De manière générale, on peut classer les étapes de montage du Tour de France en 2 catégories : celles dont le profil permet une grosse bagarre entre leaders, et celles où celle bagarre est très improbable car la dernière difficulté est trop loin de l’arrivée.

Seulement, pour une fois, on était un peu entre les deux, car après avoir franchi 2 gros cols, les coureurs dévalaient une longue descente, puis ils finissaient par une petite montée de 3e catégorie. On pouvait donc perdre quelques leaders dans une ascension, voire dans une descente, ou en voir un petit nombre couiner dans la dernière côte à cause de la fatigue accumulée, mais il ne pouvait s’agir que d’une course par élimination. Il fallait compter sur des défaillances, pas sur des attaques… sauf pour la victoire d’étape, promise à un baroudeur-grimpeur. On pouvait même deviner le vainqueur du jour (je l’avais joué).

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mardi 14 juillet 2015

Un désastreux remake… (TdF 2015, E10)

Tour_de_France_2015.jpg Le cyclisme avait-il réellement besoin de ça ? Les amateurs de ce sport très difficile ont tous été frappés d’assister à un remake d’une sale époque, celle dominée par GrosBras, le parrain du peloton, et son équipe d’escrocs professionnels. Sky, c’est l’US Postal 2.0. On aurait aimé ne jamais revoir ce spectacle sur le Tour de France.

La méthode est la même, la manière est la même, le résultat est le même, l’impression est la même, les questions sont les mêmes. Les réponses sont-elles les mêmes ? Peut-être. Nous le saurons probablement un jour.

Voir un homme écraser le Tour dès la première ascension en mettant en route son faisant cadenasser l’étape par une équipe de mutants, on ne l’a que trop vu. Idem concernant le coup de l’équipier qui s’est mis à la planche, finit par laisser partir son patron, mais revient ensuite prendre la 2e place en mangeant le seul cador qui avait pu limiter les dégâts. Chris Froome a tout copié sur GrosBras, jusqu’à la scène de cinéma pour faire croire qu’il n’était pas au top avant de démolir le suspense en humiliant ses adversaires. L’accélération inhumaine du Britannique a fait naître un malaise, les performances de Richie Porte et de Geraint Thomas (pistard) l’alimentent. Ce remake des pires années du cyclisme est désastreux pour son image.

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vendredi 10 juillet 2015

Le Cav’ a de la bouteille. (TdF 2015, E7)

Tour_de_France_2015.jpg En cyclisme, ce n’est pas toujours le plus fort qui gagne. Même dans un sprint massif. Il faut être malin. Mark Cavendish (EQS) a 30 ans d’âge, il a gagné des caisses de trophées de vainqueur d’étape, 25 sur le Tour de France avant cette édition, plus 15 sur le Giro et 3 sur la Vuelta, sans compter ses nombreux autres succès dans les autres courses. Je crois qu’on peut le dire, le Cav’ a de la bouteille.

A Fougères, le Britannique n’était certainement pas le plus fort. Qu’importe, il a fait parler l’expérience. On le croyait à la cave, il en est sorti en empruntant la meilleure trajectoire. Pour Etixx-Quick Step, le Tour 2015 est déjà un bon cru.

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jeudi 9 juillet 2015

Le calme avant la gamelle. (TdF 2015, E6)

Tour_de_France_2015.jpg Les coureurs ont presque eu la paix jusqu’au Havre… En réalité, ils ont vraiment eu la paix jusqu’au Havre, ou s’est produit un événement inattendu en temps normal mais presque banal lors de cette édition 2015 du Tour de France. Un énième accident impliquant le maillot jaune. Celui-ci juste après la flamme rouge, donc dans Le Havre.

La journée aura tout de même été plus calme que les précédentes. Notamment pour la FDJ, qui n’a vraiment pas de veine depuis la 2e étape. Peut-être ce manque de veine explique-t-il le contrôle antidopage inopiné auquel ses membres ont eu droit à plus de 23h au soir de la 5e étape. Sympa… On parle de plus en plus de contrôles effectués la nuit dans le futur. A quand les prises de sang pendant la course en arrêtant les échappés ? Les coureurs ont-ils encore le droit de récupérer de leurs efforts ? N’y aurait-il pas moyen de contrôler leurs paramètres physiologiques après la course puis éventuellement le lendemain matin pour détecter d’éventuelles anomalies plutôt que de rechercher à des heures tardives des substances qui peuvent difficilement être absorbées, produire leurs effets et disparaître en l’espace d’une nuit ?

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lundi 6 juillet 2015

L’hécatombe wallonne. (TdF 2015, E3)

Tour_de_France_2015.jpg Un véritable carnage. Une étape qui restera dans les mémoires, dont les effets mettront beaucoup de temps à se résorber, et qui pourrait avoir des répercussions majeures sur la suite de l’épreuve. Voici ce à quoi nous avons assisté lors de la 3e étape du Tour de France 2015.

Les accidents survenus sur les routes belges ont provoqué une neutralisation de la course. Tout le peloton a dû mettre pied à terre et attendre un bon quart d’heure pour repartir. La direction de course n’a pas eu le choix, il y avait trop de victimes, on se serait presque cru sur un champ de bataille. C’était une boucherie. La violence du carambolage géant dont les images ont été diffusées – un autre juste après n’a pas été filmé car les caméras se concentraient sur le premier – est effroyable.

Néanmoins, la course a repris ses droits. Le cyclisme est un sport dangereux.

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