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dimanche 11 février 2018

Vent de fraîcheur, vent de malheur. (PyeongChang 2018, J2)

PyeongChang 2018 Le premier week-end des JO d’hiver de PyeongChang aura été fortement marqué par le vent. Un sale vent très problématique qui ne cesse de perturber les épreuves au point de provoquer des reports/annulations, des contre-performances, voire pire, des chutes. De quoi perdre le sourire et l’envie de se lever la nuit pour suivre les épreuves.

Heureusement, un vent de fraîcheur vient en partie effacer le négatif. Une nouvelle génération a brillé – à différents niveaux – lors des épreuves du jour. On a ainsi pu assister au sacre du premier champion olympique né dans les années 2000, à de super performances de la relève en ski de fond, à la confirmation de la prise de pouvoir de la jeune star du patinage russe, mais aussi – et surtout, en ce qui nous concerne – au triomphe modeste et retenu d’une Ariégeoise de 19 ans que tout le monde au sein de l’équipe de France attendait depuis Sotchi.

Perrine Laffont, qui a découvert les JO à 15 ans, a fait son chemin depuis. Etape par étape, elle a su se mettre en position de l’emporter en Corée du Sud. Le plus difficile restait à faire. Extrêmement éprouvante physiquement et psychologiquement, cette compétition a fait des dégâts. D’autres favorites ont craqué, incapables de résister à la pression. Il fallait puiser au fond de soi pour parvenir à exprimer ses qualités et tenir ses nerfs lors de chaque run. S’imposer à 19 ans aux Jeux Olympiques est déjà fabuleux, le faire à l’expérience est unique.

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dimanche 1 mars 2015

Nor-thug life. (ChM ski nordique)

Et voilà, Petter Northug a fait du Petter Northug. La dernière médaille d’or attribuée lors des Championnats du monde de ski nordique organisés à Falun est venue rejoindre sa collection personnelle. Il en est à 13 titres mondiaux dont 4 obtenus cette année. Sa façon de gagner a de quoi dégoûter ses concurrents.

Le 50km style classique était particulièrement difficile en raison de conditions atroces (piste hyper molle complètement explosée, assez fortes chutes de neige, vent), néanmoins tout s’est bien passé pour lui. Seule une course hyper rapide avec un scénario fait de multiples attaques aurait pu l’empêcher d’être dans le coup sur la fin. On le savait, un Northug encore placé dans les 2 ou 3 derniers kilomètres devient presque injouable.

Le Norvégien n’a rien foutu de la course, se contentant de reste peinard en fin de peloton, il ne s’est jamais pointé à l’avant. A 1,5km de l'arrivée il a commencé à se bouger, à 1km il s’est replacé en 5e position, à 300m il est passé 3e en profitant de la montée de la passerelle du stade, à 80 mètres il s’est faufilé entre les gars qui croyaient se jouer la victoire, à 2 mètres de l'arrivée il a presque fait un petit télémark, affichant toute sa morgue.

Nor-thug life.

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vendredi 27 février 2015

4 médailles et un avènement. (ChM ski nordique)

Faire monter ses membres sur 2 podiums en ski de fond lors d’une même édition des Championnats du monde de ski nordique, l’équipe de France ne l’avait jamais fait. Aucun fondeur français n’avait réussi à remporter 2 médailles (mondiales et/ou olympiques) au cours de sa carrière, si longue soit elle.

Ces statistiques sont de l’histoire ancienne. Maurice Manificat a fait le nécessaire pour les balayer. Déjà médaillé olympique au sein du relais avec Jean-Marc Gaillard, Robin Duvillard et Yvon Perrillat-Boiteux, il a choisi Falun pour écrire son acte de naissance, ou plutôt de reconnaissance. Au sein du monde du ski, il ne s’agissait pas d’un inconnu, tant s’en faut. Mais pour devenir plus qu’un bon sportif français perdu dans la masse, il lui manquait un acte de bravoure, un grand fait d’arme.

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