Mot-clé - David Millar

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samedi 13 juillet 2013

Rageant ! (TdF13, E14)

Tour de France, la 100e édition On attendait de voir une longue échappée aller au bout… C’est enfin chose faite. On attendait la première victoire française du Tour de France 2013… On attend toujours. Ce n’est pas faute d’avoir essayé, c’est même passé tout près. Rageant !

La frustration est accrue par la façon dont s’est déroulée la fin de l’étape. On s’est – involontairement je l’espère – tiré dans les pattes entre compatriotes. Résultat, un illustre inconnu italien a tiré les marrons du feu en ne s’étant pas montré de la journée. Ils n’étaient que 4 au sein d’une échappée à 18 comprenant 14 équipes différentes, les équipes en surnombres étant toutes représentées par 2 étrangers, pourtant on avait réussi à trouver un Français pour s’extraire de la masse afin d’aller l’emporter. Un des 3 autres lui a coûté la victoire, l’offrant sur un plateau aux étrangers. Je sais bien que c’est chacun pour soi, qu’on représente une équipe et non un pays, seulement quand vous être français sur le Tour de France, la 100e édition de surcroît, que lors des 13 premières étapes le cyclisme national est resté bredouille, vous n’avez pas le droit d’agir comme l’a fait Cyril Gautier (Europcar). Rouler comme un benêt et déclarer à l’arriver qu’il «ne sais pas gagner» est insupportable. Tout le monde ne sait pas gagner, tout le monde n’est pas fait pour gagner, mais personne n’est obligé de faire perdre les collègues !

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mardi 2 juillet 2013

Le cocu de Monaco. (TdF13, E4)

Tour de France, la 100e édition Le Prince Albert de Monaco était présent à Nice sur le podium de la 4e étape du Tour de France, une étape remportée sur la promenade des Anglais par 6 Australiens, un Suisse, un Sud-Africain et un Canadien. Un Polonais a failli prendre le maillot jaune mais son équipe belge aux 8 nationalités différentes a été battue de rien…

Simon Gerrans a remporté la 3e étape en gagnant le sprint d’un tiers de roue. Le lendemain, nouveau succès, cette fois au sein de son équipe, Orica-GreenEdge, avec une marge au moins aussi ridicule, 0"75. C’est moins de temps qu’il n’en faut pour dire «f*ck !» ou l’équivalent dans n’importe quelle langue… C’est aussi 0"749 de plus que nécessaire me direz-vous, 1 millième aurait suffi. Avouez-le, Gerrans a une veine de cocu depuis 2 jours !

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dimanche 30 juin 2013

La cote était belle, la côte aussi. (TdF13, E2)

Tour de France, la 100e édition Pour trouver le vainqueur du jour et parier sur lui, il fallait soit avoir eu une inspiration géniale, soit avoir de l’argent à perdre. Sa cote était belle, 200 contre 1 paraît-il. Tu m’étonnes ! A moins d’être un véritable spécialiste du cyclisme, impossible de le connaître.

Le parcours du jour était une traversée de la Corse en diagonale, de Bastia à Ajaccio en passant par le cœur de l’île, montagneux. Le Tour de France a pris le l’altitude au milieu de cette étape courte et rapide. D’habitude, qui dit Bastia-Ajaccio dit match très chaud, cartons rouges et terrain suspendu. Cette fois, on a eu un Bastia-Ajaccio très chaud (plus de 30°C), une bataille pour le maillot à pois rouge et des routes suspendues. Les côtes et cols ont permis d’égayer la course, le paysage magnifique – les prises de vue aériennes ont été grandement favorisées par cette météo idéale, on aurait dit des cartes postales géantes – tuait l’ennui lors des parties de plat et de descente assez insipides. Les gens de l’office du tourisme de corse ont dû avoir des orgasmes devant la télé en pensant à la pub que le passage du Tour leur fait.

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samedi 29 juin 2013

Le beau b*rdel du bus de Bastia. (TdF13, E1)

Tour de France, la 100e édition J’aurais adoré pouvoir titrer «Bastia la vista, baby !» mais je n’ai aucune raison de le faire. Le fait marquant de la première étape du tour n’est pas la victoire d’un malin, c’est la cagade d’un boulet.

Bastia… Boulet… Bus… Beau B*rdel... Blessures… La fin de la 1ère étape du Tour de France 2013, le 100e de l’Histoire, restera dans les mémoires. En 100 éditions, on n’avait encore jamais eu droit à cette péripétie. Cette étape de 213km entre Porto-Vecchio et Bastia a été inintéressante au possible pendant près de 180 bornes, le moment où l’échappée partie dès le départ réel a été avalée par le peloton. Et à quelques minutes de l’arrivée, PAN ! La tuile, la panique, le moment mythique, l’incident improbable qui "sauve" la journée. Sans doute s’agit-il de la magie du Tour ! Ou alors de la fameuse beauté de la Corse, encore jamais visitée par le monument du sport mondial qu’est cette course.

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dimanche 22 juillet 2012

Overdose. (TdF 2012, FIN)

Déprimante cette fin de Tour de France. Encore une fois les Britanniques de Sky ont zboubé tout le monde… Pardon, pas «encore une fois», mais plutôt encore TROIS fois. Ils ont remporté les 3 dernières étapes – c’était prévu en ce qui concerne le 2 dernière – et le Tour, réussissant même un doublé. Pour la première fois en 99 éditions on a chanté God Save The Queen à Paris. Très honnêtement, on aurait pu mourir sans avoir vu ça… Mourir le plus tard possible de surcroît.

Au cours de ces 3 dernières étapes on a vu pas mal de trucs… La patrouille de France, un strike avec une boule de poils, une gamine apeurée, des ânes tordants, un avion de l’armée britannique, un président qui se croit toujours en campagne, un citron pressé, une parade sans alcool (ou alors j’ai loupé un truc), des vieux sur le départ, un vieux qui ne l’est pas, un gars balancé sur les pavés comme si c’était dans une mare, le même avion de l’armée britannique, Maurice Greene déguisé en vacancier allemand, une chanteuse anglaise victime d’un styliste trop fan d’alcool fort… Dans cette liste, il n’y a pas grand-chose d’intéressant, vous l’avouerez. Le tout avec des transferts improbables.

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lundi 16 juillet 2012

Guerre et Paix. (TdF 2012, E12à15)

J’ai décidé de traiter ensemble les 4 étapes ayant précédé la seconde journée de repos du Tour de France 2012 car elles ont été une série d’étapes de transition avant les 2 gros morceaux dans les Pyrénées. Transition car il ne absolument rien n’a changé dans le top 10 du classement général. On a assisté à une alternance de phases de frénésie offensives et de phases de calme absolu.

C’est ainsi qu’en 4 jours…
-3 échappées sont allées au bout avec à l’arrivée environ 8, 12 et 18 minutes d’avance sur le peloton qui n’a même pas chassé.
-Le Tour est allé au pays des nudistes et naturistes.
-Un acte de sabotage a créé troubles et polémiques en flinguant une étape.
-Le peloton a été décimé par des abandons en séries.
-Le maillot vert a pris ses aises après avoir être envoyé au tapis.
-Un maillot jaune cherchant à se donner artificiellement une image de patron.

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mercredi 11 juillet 2012

Joyeux anniversaire ! (TdF 2012, E10)

Le 10 juillet 2011, Thomas Voeckler (Europcar) s’emparait du maillot jaune sur le Tour de France 2011 au terme d’une étape remportée par Luis Leon Sanchez (Rabobank), devant Sandy Casar (FDJ) finissait 3e. C’était à Saint-Flour, l’étape est restée mythique, on était dans la 4e dimension. Voecker, accompagné des mêmes hommes pendant une grande partie de la journée, a fêté l’anniversaire de cet exploit – avec 24h de retard, la faute au jour de repos – en réalisant un triplé victoire d’étape+maillot à pois+combatif du jour.

Pour rallier Saint-Flour, le trio avait dû escalader 8 difficultés répertoriées, il s’agissait de moyenne montagne. Cette fois, le programme était nettement plus copieux, l’étape de 194,5km débutait par environ 80 bornes de plat relatif avant une côte de 2e catégorie, la Côte de Corlier, sur le chemin du Col de la Lèbe (non répertorié dans ce sens), puis venait le Col du Grand Colombier (hors-catégorie), le Col de Richemond (3e catégorie) débutait au pied de la descente, le tout pour fini sur une côte très drue.

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samedi 16 juillet 2011

Tour de France 2011 (E14) : citron vert.

Tour de France

Quelle belle étape ! Quel spectacle ! Et pourtant il ne s’est RIEN passé ! Non, je vous assure, dans la course des cadors il ne s’est rien passé, personne n’a réussi à prendre le dessus sur les autres, et surtout pas sur le héros du jour/héros du Tour de France : Thomas Voeckler.

Bien aidé par son équipe, Europcar (équipe dont la tunique est verte), et notamment par Pierre Rolland, qui selon moi finira avec le maillot blanc à Paris, le cycliste préféré des Français a été admirable, il a réussi à rallier l’arrivée avec les meilleurs. Non seulement il a conservé son maillot jaune, mais en plus il n’a rien perdu sur les favoris de l’épreuve au terme d’une étape extrêmement difficile. Un Europcar en jaune, c'est un citron vert... Désolé, je galérais pour trouver un titre sympa.^^

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mardi 12 juillet 2011

Tour de France 2011 (E10) : Gilbert, l’exhausteur de goût.

Tour de France

Etape de transition pour baroudeurs ou pour sprinteurs ? Souvent on s’ennuie. Pendant un long moment c’est resté assez peu intéressant, mais quelle fin de course ! La soupe était fade, certains étaient là pour l’épicer.

Plus que 178 au départ après la journée de repos. 2 non-partants s’ajoutent à la litanie des abandons. Le second est Yaroslav Popovych, un des maudits du Team RadioShack, qui doit être maraboutée (des galères et des chutes dans tous les sens depuis le début, il n’en reste plus que 6), le premier est connu depuis lundi soir…

On a notre premier cas de dopage du Tour de France 2011 ! Aleksandr Kolobnev, du Team Katusha, a été pris par la patrouille, un diurétique (qui sert surtout de produit masquant). Quelle surprise de voir le Russe, membre de l’échappée vers Super-Besse, se faire gauler ! Ce n’est pas comme s’il y avait des soupçons sur son équipe… Ah bah non, en fait ça n’étonne personne, surtout que la police italienne a fait une descente concernant la concernant il y a quelques semaines.

  • Dixième étape : d’Aurillac à Carmaux (158km).

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dimanche 3 juillet 2011

Tour de France 2011 (E2) : collection de maillots.

Tour de France

Je déteste les contre-la-montre par équipes. A quoi ça sert ? A faire de beaux posters pour les sponsors des équipes. C’est tout. Ne pas en voir sur le Tour de France ne me manquait pas.

  • Deuxième étape : Les Essarts-Les Essarts (clm par équipes, 23 km).

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