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lundi 18 juillet 2016

Faux-ami. (TdF 2016, E16)

logo_TdF_2016.jpg Que diable allait-il faire dans cette galère ?

Vraiment, je me le demande… Car ce dans quoi s’est trouvé embarqué Julian Alaphilippe (EQS) était bien une galère. Se lancer dans une échappée extrêmement longue par une forte chaleur un jour où les sprinteurs entendent se disputer la victoire n’était pas l’idée la plus brillante de sa – jeune – carrière. En partant à 2 avec Tony Martin (EQS), son équipier, beaucoup plus gros rouleur que lui, il s’est épuisé pour rien, peinant à rester dans la roue avant de se relever à 25km de l’arrivée.



Si Alaphilippe veut remporter une étape sur le Tour de France, il va devoir s’y prendre autrement et avoir de meilleures fréquentations.

L’attitude de Martin a été celle d’un faux-ami, il lui a offert un cadeau empoisonné en l’emmenant avec lui.

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jeudi 14 juillet 2016

Monument saccagé. (TdF 2016, E12)

logo_TdF_2016.jpg Sans doute est-il écrit quelque part que le Tour de France 2016 doit être consternant. Tout et tout le monde s’y met pour qu’il en soit ainsi.

L’étape du Mont Ventoux est un monument du Tour de France, un monument du cyclisme, un monument du sport. Qui plus est un 14 juillet.









Un vent extrêmement violent a obligé les organisateurs à amputer cette étape de ses 6 derniers kilomètres, ceux qui font la particularité du «Mont chauve». C’était déjà décevant, bien qu’obligatoire compte tenu des conditions. Mais la façon dont le peloton a agi aujourd’hui est juste une put*in de honte. Cette étape a été saccagée. Un événement incroyable survenu dans l’ascension finale a bien failli transformer une étape lamentable en étape mythique. Les commissaires de l’UCI en ont décidé autrement en violant délibérément les règles dont ils sont chargés de l’application.

Le résultat est le saccage d’un monument.

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mercredi 13 juillet 2016

Vent de folie. (TdF 2016, E11)

Merci à toi, Peter Sagan ! A quoi ce Tour de France ressemblerait-il sans tes offensives osées et répétées, sans ton sens de la course, sans la glorieuse incertitude du sport dont tu es le dépositaire ? Avec toi, tout semble possible, tu transformes un scénario prévisible en spectacle captivant.

logo_TdF_2016.jpg La tactique était éventée, la survenance d’éventails à cause du vent violent n’allait pas rester une éventualité. Tous les leaders voulaient être devant en prévention du danger, bien décidés à vendre très cher leur peau. Partir à l’aventure en rêvant de victoire était l’assurance de finir une main devant, une main derrière (sauf intervention céleste).

La bataille a fait rage. Au terme d’une gigantesque fuite en avant particulièrement crevante, personne n’avait tiré avantage de ce vent. C’en était devenu décevant. Encore une occasion vendangée ! On approchait du bout, dorénavant le peloton n’avançait plus très vite, certains pensaient pouvoir se vanter d’être des survivants, d’avoir passé dans les roues une journée aussi calme sur la selle que sur un divan.

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mardi 5 juillet 2016

La plus longue mais la plus courte. (TdF 2016, E4)

logo_TdF_2016.jpg Je trouvais la photo-finish de la 3e étape du Tour de France assez dingue. Que dire de de celle du jour ? La victoire ne s’est pas jouée à un boyau, mais à 1 put*in de centimètre (en réalité, il y aurait 28 millimètres). Et 2 jours avant France-Allemagne, la demi-finale de l’Euro, un Allemand a battu "le Coq" (surnom de Bryan Coquard), le seul vrai sprinteur français en lice cette année.

La_photo_qui_tue__4e_etape_.jpg Que la victoire se joue au centimètre près à l’issue de 237,5km de course est hallucinant. Et déprimant pour l’équipe Direct Energie, qui a fait aussi bien qu’elle le pouvait. Son jeune sprinteur était le plus rapide, le plus malin, mais pas le plus costaud. En réalité, ça s’est joué à l’épaule, contre un gars à qui il rend beaucoup de kilos (26) et de… centimètres (20).

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dimanche 3 juillet 2016

La chance du champion. (TdF 2016, E2)

logo_TdF_2016.jpg C’est l’histoire d’une étape du Tour de France remportée par le champion du monde, qui a du coup échangé son maillot arc-en-ciel pour le jaune. Peter Sagan (TNK) était le plus fort. Il a surtout eu beaucoup de chance. Que les cadors aient eu l’opportunité de se disputer la victoire est un miracle tant le peloton a mal manœuvré.

Le peloton a joué avec le feu sur les routes normandes.
Les échappés du jour ont manqué d’un rien un succès aussi retentissant que surprenant au terme d’un très joli numéro.

Si les victoires se distribuaient au mérite, on en aurait vu un lever les bras à l’arrivée. Il n’a manqué que 450m. Après 183 bornes à l’avant dans le vent, c’est cruel. Rendez-vous compte qu’au moment où il a franchi la ligne, Sagan pensant avoir réglé le peloton pour la 3e place car il croyait 2 hommes restés à l’avant.

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dimanche 19 juillet 2015

La fin inéluctable. (TdF 2015, E15)

Tour_de_France_2015.jpg Sur le Tour de France, on peut échafauder des tas de scenarii. En effet, en cyclisme, des tas d’événements imprévus peuvent survenir, un souci mécanique ou une chute peut changer la donne à tout moment. Pourtant, sur les tas de scenarii possible, quelques-uns se répètent encore et encore.

Dans un sens, j’ai envie de dire «heureusement !», car le cyclisme ne peut pas être une loterie géante, il faut que des leaders se détachent, que le parcours soit plus approprié à certains qu’à d’autres, que le travail des équipes serve à quelque chose. Mais malheureusement, quand ça peut arriver au sprint, ça arrive un peu trop souvent au sprint. Et à la fin, c’est un Allemand qui gagne.

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dimanche 12 juillet 2015

Mécanique de précision. (TdF 2015, E9)

Tour_de_France_2015.jpg Les coureurs ont donc presque effectué un demi-Tour. Techniquement, on n’y est pas encore car 9 étapes sur 21 et a fortiori 9 jours sur 23, ce n’est pas la moitié. Mais cette année, les organisateurs du Tour de France ont décidé de concevoir un millefeuille version cyclisme. De ce point de vue, on est en plein milieu.

Après la première couche feuilletée (le chrono individuel), on a déposé la première couche de crème (les classique et étapes pour sprinteur). Il était donc temps de mettre la seconde couche feuilletée (le chrono par équipes), puis ce sera la seconde couche de crème (copieuse : Pyrénées, transition accidentée et Alpes), et enfin la parade sur les Champs Elysées. Le feuilleté (le chrono), c’est très technique, on peut le rater. Comme on pouvait déjà se rater sans les pièges de la première semaine.

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vendredi 10 juillet 2015

Le Cav’ a de la bouteille. (TdF 2015, E7)

Tour_de_France_2015.jpg En cyclisme, ce n’est pas toujours le plus fort qui gagne. Même dans un sprint massif. Il faut être malin. Mark Cavendish (EQS) a 30 ans d’âge, il a gagné des caisses de trophées de vainqueur d’étape, 25 sur le Tour de France avant cette édition, plus 15 sur le Giro et 3 sur la Vuelta, sans compter ses nombreux autres succès dans les autres courses. Je crois qu’on peut le dire, le Cav’ a de la bouteille.

A Fougères, le Britannique n’était certainement pas le plus fort. Qu’importe, il a fait parler l’expérience. On le croyait à la cave, il en est sorti en empruntant la meilleure trajectoire. Pour Etixx-Quick Step, le Tour 2015 est déjà un bon cru.

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jeudi 9 juillet 2015

Le calme avant la gamelle. (TdF 2015, E6)

Tour_de_France_2015.jpg Les coureurs ont presque eu la paix jusqu’au Havre… En réalité, ils ont vraiment eu la paix jusqu’au Havre, ou s’est produit un événement inattendu en temps normal mais presque banal lors de cette édition 2015 du Tour de France. Un énième accident impliquant le maillot jaune. Celui-ci juste après la flamme rouge, donc dans Le Havre.

La journée aura tout de même été plus calme que les précédentes. Notamment pour la FDJ, qui n’a vraiment pas de veine depuis la 2e étape. Peut-être ce manque de veine explique-t-il le contrôle antidopage inopiné auquel ses membres ont eu droit à plus de 23h au soir de la 5e étape. Sympa… On parle de plus en plus de contrôles effectués la nuit dans le futur. A quand les prises de sang pendant la course en arrêtant les échappés ? Les coureurs ont-ils encore le droit de récupérer de leurs efforts ? N’y aurait-il pas moyen de contrôler leurs paramètres physiologiques après la course puis éventuellement le lendemain matin pour détecter d’éventuelles anomalies plutôt que de rechercher à des heures tardives des substances qui peuvent difficilement être absorbées, produire leurs effets et disparaître en l’espace d’une nuit ?

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mardi 7 juillet 2015

Eole bat le pavé. (TdF 2015, E4)

Tour_de_France_2015.jpg Bien cabossés par l’étape de la veille, les coureurs du Tour de France ont dû disputer la 4e étape sur une route aussi cabossée qu’eux, car pavée. Du moins en partie pavée.

L’idée des organisateurs du Tour est que pour remporter l’épreuve, il faut être complet, savoir se débrouiller sur tous les terrains possible dans le cyclisme sur route. Certains terrains sont en principe plus favorables à certains qu’à d’autres. On était en droit d’attendre une énorme course de mouvement avec des gagnants et des perdants. Un petit grimpeur colombien, un ancien vététiste italien, un Espagnol peu friand des classiques ardennaises, un Britannique né au Kenya qui n’a pas l’expérience des pavés… Allaient-ils surprendre positivement ? Subir ? Etre piégés par les circonstances de course ? Piéger leurs concurrents ?

L’excitation a été balayée par le vent. Ces espoirs légitimes de feu d’artifice sont partis en poussière. Eole a fait perdre presque tout leur intérêt aux pavés. Eole a donc battu le pavé.

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dimanche 5 juillet 2015

Des hauts et des Pays-Bas. (TdF 2015, E1-2)

Tour_de_France_2015.jpg Le Tour de France 2015 a débuté, il s’annonce passionnant en raison de la présence de tous les meilleurs coureurs actuels, les dopés comme les propres, mais aussi grâce à un parcours qui promet énormément de mouvement et de rebondissement.

Bien sûr, comme le dit approximativement un vieil adage, l’important n’est pas forcément le parcours mais ce qu’en font les coureurs. En l’occurrence, ASO a fait son job, il y a de quoi faire des écarts à peu près partout, donc à moins d’une gigantesque entente entre équipes visant de nous pourrir cette 103e édition, ce qui est de l’ordre de la fiction absolue pour ne pas dire de l’impossibilité totale, nous allons nous régaler pendant 3 semaines. Bien sûr, il y aura des jours sans, moins intéressants que d’autres. L’avantage sur le Tour est que les enjeux sont trop nombreux et la difficulté trop importante, la courses n’est jamais complètement figée, jusqu’à l’arrivée de l’avant-dernière étape, on n’est à l’abri de rien.

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