Mot-clé - Fabien Grellier

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dimanche 6 septembre 2020

Inévitable. (TdF 2020, E8-9)

TdF_2020.jpg Après un premier week-end assez fou (pas seulement pour de bonnes raisons) et 4 jours d’ennui assez mortel, le Tour de France 2020 s’est éveillé vendredi avec une étape folle disputée presque à bloc du début à la fin sur un terrain où on ne s’y attendait pas, a fortiori avant de passer le 2e week-end dans les Pyrénées… sur un terrain qui, lui, se prêtait à du grand spectacle.

Sur le papier, les 2 étapes se ressemblaient : relativement courtes, une première partie permettant en principe le développement d’une échappée, une première grosse difficulté au milieu, du chemin à effectuer avant le gros morceau de la fin d’étape, puis la descente jusqu’à l’arrivée. Peters_et_Pogacar_vainqueurs_dans_les_Pyrenees.jpg En pratique, on n’a pas du tout vu la même étape. Samedi, on se serait cru en juillet, il faisait chaud, les Pyrénées étaient baignées de soleil. Dimanche, changement de décor, pluie, brouillard, froid (relatif, dans les 17°C). Plus que la météo, c’est le scénario qui a changé, car les intentions des coureurs ont changé. Samedi, on en gardait probablement pour dimanche. Dimanche, avant la première journée de repos lundi, la crainte de se donner à fond était nettement moindre. Ceci explique sans doute pourquoi samedi on a laissé faire l’échappée, et pourquoi, parmi les favoris, l’ambition principale semblait de ne pas prendre le maillot jaune. Dimanche, à l’opposé, on n’a même pas laissé partir l’échappée en roulant à bloc du début à la fin, et si la grande bataille pour le général n’a étrangement pas donné grand-chose, Primoz Roglic (TJV) a échoué à éviter de prendre le maillot malgré toute la pire volonté du monde. Samedi, l’auteur du grand numéro du jour s’est imposé. Dimanche, l’auteur du très grand numéro du jour, sans doute inspiré par ce qui s’est passé la veille… a échoué tout près du but.

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dimanche 30 août 2020

Pas de doute, c’est un virus. (TdF 2020, E1-2)

TdF_2020.jpg Pas besoin de me faire tester, je sais que je l’ai… J’ai tous les symptômes. Je vous rassure, il n’y a rien de grave, d’habitude j’y ai droit tous les ans au début de l’été comme des millions de personne en France et dans le monde, je n’en suis jamais mort même s’il a tendance à causer de la tachycardie et des décharges d’adrénaline incontrôlées ainsi que, parfois, de terribles douleurs, voir une perte de goût… pour le sport. C’est un virus. Le virus du Tour de France.

Cette année, l’épidémie n’aura probablement pas l’ampleur habituelle. En effet, ce Tour de France s’annonce… étrange. Un grand départ de Nice… sans public au départ (mais en réalité avec pas mal de public lors du défilé dans la ville). Mais surtout un départ le 29 août, 2 mois après la date prévue. La grande fête de juillet en septembre… Plutôt déroutant, déstabilisant, mais mieux vaut tard que jamais, non ? On se lance dans l’inconnue. La seule certitude dans cette histoire est que 2020 demeurera l’année la plus WTF de tous les temps !

Mais tant que les coureurs français font le spectacle, ça me va ! Alaphilippe_l_emporte_a_Nice.jpg

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samedi 14 juillet 2018

Oranje et amertume. (TdF 2018, E7-8)

Tour de France 2018 Le Tour de France 2018 va-t-il me dégoûter du cyclisme sur route ?

J’accepte l’argument selon lequel il faut satisfaire tous les profils de coureurs en prévoyant des étapes pour sprinteurs, pour puncheurs, pour grimpeurs, pour rouleurs, et même pour descendeurs (notez que les baroudeurs, les organisateurs s’en cognent, ils ne servent généralement qu’à meubler, ils ne gagnent que si les autres ont décidé de les laisser gagner).

Dans ce cas… faites-le ! Cette diversité, on veut la voir en œuvre ! Se taper 5 fois la même étape ennuyeuse à s’ouvrir les veines lors des 8 premiers jours (plus 2 autres qui en pratique ont eu exactement la même structure, le sprint finale étant juste remplacé par une explication entre puncheurs).

Lors des 2 étapes servant à faire la transition entre la Bretagne et l’étape des pavés, on a surtout eu le temps de s’ennuyer. Un sprinteur néerlandais pas extrêmement connu s’est régalé, il est bien le seul. Si l’Oranje a été à l’honneur, j’en ressors très amer. On m’a gâché ma fête nationale !

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jeudi 12 juillet 2018

Une Bretagne aux airs de montagne. (TdF 2018, E5-6)

Tour de France 2018 Décevant. La qualité du tracé du Tour de France 2018 ne détermine pas la qualité du spectacle. Celle-ci résulte seulement de la façon dont les coureurs l’exploitent. Lors des 2 dernières étapes disputées en Bretagne, le tracé permettait beaucoup mieux.

  • Etape 5 : un sprinteur malgré tout.

De Lorient à Quimper (205km).
Non-partants : Tiesj Benoot (LTS), Michael Matthews (SUN).
Abandon : Robert Kieserlovski (KAT).

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