Mot-clé - Fabienne Suter

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dimanche 21 février 2016

La Thuile, version dessert.

Le week-end de ski alpin était copieux. J’ai bien aimé le dessert. Un super-G féminin sympa à La Thuile plutôt taillé pour les filles assez techniques, polyvalentes, qui savent se débrouiller en géant et quand il y a de la pente. L’équipe de France dispose de ce profil de skieuses. Un peu aidées par un tirage de dossards favorables, elles ont pu exprimer leurs qualités.

Certes, il n’y a pas de podium à la clé et tout n’est pas parfait dans le groupe féminin, mais dans l’ombre des résultats phénoménaux des garçons, les filles de l’équipe de France me semblent vraiment en train de redresser la barre. La dynamique collective est en train de prendre. Dans les disciplines techniques Nastasia Noëns a redonné le sourire à tout le monde en prouvant que les podiums sont accessibles, je suis prêt à parier qu’en débloquant le compteur arrêté pendant 2 ans elle a fait le plus dur. Les autres vont suivre. Dans les disciplines de vitesse on observe un frémissement. Les filles manquent d’expérience, elles sont en train d’en emmagasiner, on commence à voir des perfs à l’entraînement et/ou en course. Elles en appellent d’autres car en engendrant de la confiance elles font naître un cercle vertueux. Les épreuves du week-end prochain devraient permettre de l’entretenir, voire de l’accélérer.

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samedi 20 février 2016

Une paire pour la botte.

Le ski alpin italien comptait une seule victoire masculine (Peter Fill à Kitzbühel) et un unique succès féminin (Federica Brignone à Sölden) cette saison. En l’espace de 2 heures, il a doublé ce bilan grâce à Dominik Paris, qui se sent chez lui en France (^^), et à Nadia Fanchini, qui manifestement adore La Thuile.

Ce week-end, la Coupe du monde faisait étape à Chamonix et à La Thuile, qui se trouve en Italie pas loin de la France. Une grosse vingtaine de kilomètres séparent les 2 sites des compétitions du jour, sur le chemin on trouve le Mont Blanc. Il reste un super-G aux femmes dimanche, elles disputaient samedi leur 2nde descente en 2 jours. Pour les hommes aussi il s’agissait de descente, quelques heures seulement après le glorieux combiné alpin remporté par Alexis Pinturault avec un petit globe à la clé.

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vendredi 19 février 2016

La Nature sait faire les choses.

Si sa fâcheuse tendance à se montrer capricieuse peut agacer, reconnaissons un mérite à la nature, celui de souvent bien faire les choses. Nous en avons eu la démonstration à Chamonix à l’occasion du combiné alpin, le 3e et dernier au calendrier de la Coupe du monde de ski alpin masculin.

Les abondantes chutes de neige et le brouillard ont fait craindre jusqu’au bout une annulation qui, faute de date pour reprogrammer l’épreuve, aurait privé l’homme le plus polyvalent de la saison d’un globe de cristal plus attribué depuis plusieurs années faute de courses. Il en faut au moins 3 pour attribuer cette récompense, or le calendrier n’en compte généralement que 3 dont une aux ChM ou aux JO, qui ne compte alors pas pour la CdM. Autrement dit, hormis les années bissextiles, point de globe du combiné. Cette nature capricieuse a bien failli priver Alexis Pinturault d’un triomphe programmé à domicile. Elle a fini par se racheter pour offrir au ski alpin tricolore une nouvelle journée extraordinaire. On y prend goût !

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samedi 9 janvier 2016

Du classique, pas de classique.

Cette journée aurait dû être classique pour la Coupe du monde de ski alpin avec une épreuve masculine très prisée car presque légendaire et une épreuve féminine tout ce qu’il y a de plus commune. Mais non. Finalement, il n’y a eu qu’une course sur une piste de remplacement dans un format ressorti d’un fond de tiroir.

Finalement, le seul truc classique est le nom de la grande triomphatrice du jour. Une certaine Lindsey Vonn.

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samedi 19 décembre 2015

Guillermo toujours plus haut !

Guillermo Fayed n’étonne plus personne, il a habitué tout le monde à se placer toujours plus haut au classement des différentes descentes auxquelles il prend part. 5e pour finir la saison passée, 4e pour débuter la nouvelle à Lake Louise, puis 3e une semaine plus tard à Beaver Creek, il a enchaîné ce samedi à Val Gardena en allant chercher les Norvégiens sur un terrain où ils semblaient dominer sans partage.

  • Descente masculine de Val Gardena (samedi 19 décembre 2015).

La course a été lancée à 12h15 dans de relativement bonnes conditions compte tenu du manque de neige qui faisait fortement ressentir le relief de la piste. Le principal souci était le manque de lumière par endroits. Suite à leur triomphe en super-G avec ce triplé presque déprimant – pour la concurrence – il était facile d’identifier les favoris, il s’agissait évidemment des Norvégiens. D’autant plus facile que dans ces conditions il allait y avoir très peu de place pour les surprises, les meilleurs allaient forcément être devant.

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samedi 5 décembre 2015

La chance au masculin.

Je vous le dis honnêtement… là, sur le moment, j’ai le seum. En ce début de saison du blanc, les places d’honneur pleuvent pour les différentes équipes de France de ski alpin. Mais ça ne score pas beaucoup. La réussite manque vraiment. 4e, 5e, au bout d’un moment, ça saoule. Particulièrement quand ça se passe comme au super-G masculin de Beaver Creek.

En ski alpin, rien ne vaut une course disputée dans des conditions permettant à tous les engagés d’avoir les mêmes chances d’être performants. S’agissant d’un sport d’extérieur très soumis aux aléas météorologiques, il arrive souvent que des courses ne soient pas régulières. Il faut faire avec et l’accepter en se disant que la victime d’un jour en sera le bénéficiaire une autre fois. Quand 2 des gros leaders sont aussi chanceux que Marcel Hirscher et Ted Ligety, partis pile dans les bonnes fenêtres météo alors que chacun de leurs adversaires se lançait à l’aveugle sous la neige et dans le brouillard, qu’ils en profitent pour terminer aux 2 premières places, ça reste très dur à digérer.

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La Dame de Lake, Le King et le vice-King des Vikings.

Le second week-end de la tournée américaine de la Coupe du monde de ski alpin est encore plus copieux que le précédent ! Au programme des hommes (à Beaver Creek), on trouve descente, super-G, slalom géant. Pour les femmes (à Lake Louise), ce sont 2 descentes et un super-G.

Lors de cette première journée, c’était descente pour tout le monde ! Mais surprise pour personne. La grande Dame de Lake Louise a signé son retour par une victoire sur sa piste fétiche. Lindsey Vonn semble presque sans rivale en vitesse en l’absence de Maze et Fenninger. Du moins sur cette neige. Les Norvégiens ont quant à eux fait la loi dans le Colorado.

Côté français, on a eu une bonne surprise et une confirmation.

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vendredi 6 février 2015

D’un monde à l’autre. (ChM ski alpin)

ChM_ski_alpin_2015.jpg La glorieuse incertitude du sport…

Un jour, vous avez un super-G fantastique. Le lendemain, sur la piste d’à côté, vous avez une descente absolument nulle, sans aucun intérêt, avec un suspense à peu près digne d’un épisode de Colombo : en gros, vous connaissez la fin, reste juste à savoir comment on va s’acheminer jusqu’à cet épilogue. Seulement, Colombo, c’était sympa, j’étais fan étant petit. Malheureusement, en regardant cette course, j’ai vu autant de rebondissements et j’ai pris autant de plaisir que si j’avais regardé… un écran éteint.

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lundi 22 décembre 2014

Orgie avant les fêtes.

A l’issue de ce week-end très chargé, la première des choses à faire est de féliciter les organisateurs : organiser des compétitions de ski sans avoir de neige, c’est très fort !

A Val d’Isère (ski alpin féminin), Val Gardena et Alta Badia (ski alpin masculin), Pokljuka (biathlon), Ramsau (combiné nordique) et sur les autres sites européens où étaient programmées des compétitions de sports d’hiver, il a fallu faire un travail énorme pour fabriquer des pistes dans des conditions très difficiles. ''

Pas de neige ou de la neige qui tombe au mauvais moment, des températures ne permettant pas d’en fabriquer ou qui la dégrade très vite… Dur ! La plupart du temps, à côté de la piste, il n’y avait rien de blanc. Et pourtant tout a eu lieu presque comme prévu. On a modifié le programme dans certains cas, annulé des entraînements, ou encore réduit la taille de la piste, tout ce qui était nécessaire pour éviter d’être contraint à renoncer à une épreuve.

Au final, que dire, si ce n’est que les spectateurs et téléspectateurs ont pu se régaler ? Une véritable orgie avant les fêtes ! Les concurrents n’ont en revanche pas tous été à la fête. Notamment en alpin car ça tapait fort sous les skis. Malgré ce grand spectacle dans toutes les disciplines – du moins celle que je suis, il faut faire des choix – la frustration a failli l’emporter. Les Français sont très souvent passés tout près du podium ou ont manqué la victoire pour presque rien, la poisse devenait lourdingue… Jusqu’au moment où Jason Lamy-Chappuis a fait oublier tous les regrets accumulés au fil des courses.

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