Mot-clé - Florent Claude

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dimanche 27 novembre 2016

Le retour du roi (et de la reine).

Le dernier week-end de novembre est un de mes préférés de l’année. Pourquoi ? Parce que la Coupe du monde de biathlon débute à cette date ! Pour mon plus grand plaisir.

Le premier dimanche sert de mise en jambes pour les concurrents (qui peuvent aussi y évacuer le stress de la reprise) et d’avant-goût pour les fans, il permet aussi aux staffs de faire des réglages en conditions réelles. L’IBU a logiquement choisi depuis déjà quelques saisons de commencer par un relais mixte, l’épreuve ayant le moins d’enjeu aux yeux de tous. Depuis l’an dernier, le relais mixte simple (en duo au lieu d’être à 4) a été ajouté au programme pour offrir un nombre suffisamment important de course à chaque site qui organise des épreuves. Östersund, site traditionnel de l’épreuve d’ouverture, a été le théâtre de 2 courses.

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jeudi 17 décembre 2015

Toujours pas.

Pokljuka est un joli site pour du biathlon. C’est dans la forêt, la piste n’est pas facile, quelques virages sont même à risques, on y trouve de petites montées casse-pattes, le tout avec un pas de tir dont l’arrivée est en descente. Idéal pour Martin Fourcade en principe. Pourtant il ne s’y est encore jamais imposé.

S’il veut mettre fin à cette anomalie, il devra être performant ce week-end car, une fois de plus, le sprint lui a échappé. Le leader de la Coupe du monde s’est néanmoins très bien placé en vue de la poursuite. Sans parler de la mass-start de dimanche qui conclura le premier cycle d’épreuves. Ces «soucis» en Slovénie – à relativiser, à défaut de podiums il y est monté pas mal de fois sur le podium – sont surtout dus à la fatigue. Les 3 épreuves individuelles arrivent au terme d’une longue période passée loin de la maison avec un enchaînement de courses très usant, le corps et la tête ne répondent plus aussi bien qu’à Östersund.

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lundi 22 décembre 2014

Orgie avant les fêtes.

A l’issue de ce week-end très chargé, la première des choses à faire est de féliciter les organisateurs : organiser des compétitions de ski sans avoir de neige, c’est très fort !

A Val d’Isère (ski alpin féminin), Val Gardena et Alta Badia (ski alpin masculin), Pokljuka (biathlon), Ramsau (combiné nordique) et sur les autres sites européens où étaient programmées des compétitions de sports d’hiver, il a fallu faire un travail énorme pour fabriquer des pistes dans des conditions très difficiles. ''

Pas de neige ou de la neige qui tombe au mauvais moment, des températures ne permettant pas d’en fabriquer ou qui la dégrade très vite… Dur ! La plupart du temps, à côté de la piste, il n’y avait rien de blanc. Et pourtant tout a eu lieu presque comme prévu. On a modifié le programme dans certains cas, annulé des entraînements, ou encore réduit la taille de la piste, tout ce qui était nécessaire pour éviter d’être contraint à renoncer à une épreuve.

Au final, que dire, si ce n’est que les spectateurs et téléspectateurs ont pu se régaler ? Une véritable orgie avant les fêtes ! Les concurrents n’ont en revanche pas tous été à la fête. Notamment en alpin car ça tapait fort sous les skis. Malgré ce grand spectacle dans toutes les disciplines – du moins celle que je suis, il faut faire des choix – la frustration a failli l’emporter. Les Français sont très souvent passés tout près du podium ou ont manqué la victoire pour presque rien, la poisse devenait lourdingue… Jusqu’au moment où Jason Lamy-Chappuis a fait oublier tous les regrets accumulés au fil des courses.

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mercredi 30 novembre 2011

Martin, le jaune lui va si bien !

les sports d'hiver

Östersund, mercredi, dossard 36, on est en fin d’après-midi, il fait nuit noire (surtout que la nuit tombe tôt en Suède à cette époque), Martin Fourcade prend le départ de la première course de la saison.

Le champion du monde du biathlon, 3e au classement général de la Coupe du monde la saison passée, entend bien succéder à Raphaël Poirée, vainqueur du gros Globe de cristal en 2000, 2001, 2002 et 2004. L’objectif est affiché sans tabou, il est assumé sur la piste.

La saison débute par une individuelle : 20 kilomètres en format contre-la-montre, 4 passages par le pas de tir (couché, debout, couché, debout), 20 cibles, 20 balles, toute erreur est immédiatement sanctionnée d’une minute de pénalité. Autrement dit, la moindre cible manquée peut vous faire plonger au classement, mais la distance permet aux meilleurs fondeurs de reprendre beaucoup de temps pour rattraper un ou des tirs manqués.

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