Mot-clé - Fritz Dopfer

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mardi 26 janvier 2016

Bis repetita.

Rebondir, tel était le but des slalomeurs français à Schladming. 2 jours après le spectacle lamentable offert par la FIS à Kitzbühel. Cette fois, presque tout était réuni pour avoir un vrai beau spectacle… sauf ce qu’on attend de l’hiver : le froid. Au bout du compte, on a vécu un slalom diamétralement opposé à celui de dimanche. Pour un résultat sensiblement identique.

En nocturne devant un monde totalement fou, sur une piste beaucoup plus appropriée pour un slalom intéressant, avec un beau tracé en première manche (piquetée par l’entraîneur italien), on pouvait espérer se régaler. Seul – gros – souci, en raison d’une température nettement positive et sur une neige salée, on pouvait craindre une dégradation assez rapide du revêtement. Les petits dossards allaient être très favorisés. Ils l’ont été. Toutefois, la 2nde manche a au moins en partie remis les choses en ordre.

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dimanche 24 janvier 2016

Votez Lizeroux ! Lizeroux président !

Comment peut-on ne pas être d’accord avec Julien Lizeroux ? D’accord avec quoi ?

Je cite : «On va encore dire que Julien Lizeroux gueule tout le temps. Mais en première manche, j’ai juste essayé de ne pas me faire mal. J’ai déjà suffisamment donné dans ma carrière en terme de blessures. Voir Razzoli se blesser gravement m’a traumatisé. (…) Et nous, on ne dit rien. Comme un troupeau de moutons, on skie. (…) On joue avec notre santé. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi on rajoute des difficultés sur une piste déjà compliquée. Plus de mouvements de terrain qu’il y en a déjà. Plus de glace, aussi. On va trop loin. Dans notre sport, déjà accidentogène, la quête de spectacle ne doit pas se faire au détriment de notre sécurité. Et nous, on ne dit rien. Comme un troupeau de moutons, on skie. Tous les jours on envoie des gars à l’hôpital et ça ne semble poser de problèmes à personne. Dans la pente, on n’arrive pas à tailler une courbe et on passe pour des guignols. Après, les deux vedettes, il n’y a rien à dire. Ils passent partout et font ce qu’ils veulent ! C’est beau à voir.»

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dimanche 25 octobre 2015

Après la (première) bataille.

Le_coup_passa_si_pres__que_je_tire_mon_chapeau_a_Fanara__.jpg «Le coup passa si près que le chapeau tomba.» Chapeau Monsieur Thomas Fanara ! Certes, la victoire n’est pas au bout, mais on n’y avait jamais autant cru pour le géantiste de Praz-sur-Arly. Il a sorti le grand jeu pour monter sur le podium au terme du premier week-end de la saison de ski alpin. Un premier week-end prometteur pour l’équipe de France.

Cette saison, la Coupe du monde va être très longue, comme tous les 4 ans, il n’y a ni JO, ni championnats du monde, ce qui engendre 2 phénomènes :
-un allongement et une densification de la saison de CdM puisque plusieurs semaines sont libérées pour l’organiser, il y a donc plus d’épreuves au calendrier (dont certaines en Asie), dont certaines qui devraient permettre aux Bleus de briller,
-le plateau est fortement renouvelé car beaucoup choisissent d’arrêter leur carrière ou de la mettre entre parenthèses après l’achèvement du cycle de 3 ans (ChM-JO-ChM). C’est particulièrement vrai chez les femmes, nettement moins chez les hommes, même s’il y a aussi eu des départs.

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lundi 12 janvier 2015

Les Charlie font du ski.

Après la traditionnelle annulation du city event de Munich, déprogrammé chaque année faute de neige, la Coupe du monde de ski alpin a fait escale à Zagreb. D’abord les femmes le premier dimanche de l’année, puis les hommes 2 jours plus tard. Ensuite, ils ont pris des chemins différents, ceux de l’Autriche (Bad Kleinkirchheim) et de la Suisse (Adelboden).

Val d’Isère était candidat pour remplacer les épreuves prévues en Croatie en cas de manque de neige … mais le froid est arrivé sur l’Europe pile au moment du contrôle de la FIS. A 1 ou 2 jours près la station française récupérait ce qu’elle a perdu par manque de neige en décembre. Quand on n’a pas de chance… Le pire est qu’il n’y avait pas vraiment de neige, ni à Zagreb, ni à Adelboden où elle est tombée après le slalom géant (à côté de la piste on a vu du vert, du marron, très peu de blanc).

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lundi 22 décembre 2014

Du progrès.

4e jour consécutif d’épreuves de Coupe du monde ski alpin pour les hommes. Après une descente, un super-G et un slalom géant, au tour du slalom spécial, toujours en Italie mais sur un 3e site, Madonna di Campiglio.

L’équipe de France est toujours en recherche d’un podium, mais ça va mieux. Jusqu’ici, ça se passait entre mal et très moyennement dans cette discipline, on a pu constater de nets progrès.

Disputée en nocturne (1ère manche à 17h30, seconde à 20h45) sur une piste praticable malgré le manque de neige, cette épreuve a été remportée par Felix Neureuther. 4 Français ont terminé dans le top 15.

Compte tenu des conditions – manche assez courte, tracé plutôt rythmé, assez plat et très tournant en haut, pas beaucoup de neige, température nettement positive – on s’attendait à voir les premiers dossards s’accaparer les places sur le podium, le tirage au sort s’annonçait déterminant. Ça s’est seulement en partie vérifié.

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Orgie avant les fêtes.

A l’issue de ce week-end très chargé, la première des choses à faire est de féliciter les organisateurs : organiser des compétitions de ski sans avoir de neige, c’est très fort !

A Val d’Isère (ski alpin féminin), Val Gardena et Alta Badia (ski alpin masculin), Pokljuka (biathlon), Ramsau (combiné nordique) et sur les autres sites européens où étaient programmées des compétitions de sports d’hiver, il a fallu faire un travail énorme pour fabriquer des pistes dans des conditions très difficiles. ''

Pas de neige ou de la neige qui tombe au mauvais moment, des températures ne permettant pas d’en fabriquer ou qui la dégrade très vite… Dur ! La plupart du temps, à côté de la piste, il n’y avait rien de blanc. Et pourtant tout a eu lieu presque comme prévu. On a modifié le programme dans certains cas, annulé des entraînements, ou encore réduit la taille de la piste, tout ce qui était nécessaire pour éviter d’être contraint à renoncer à une épreuve.

Au final, que dire, si ce n’est que les spectateurs et téléspectateurs ont pu se régaler ? Une véritable orgie avant les fêtes ! Les concurrents n’ont en revanche pas tous été à la fête. Notamment en alpin car ça tapait fort sous les skis. Malgré ce grand spectacle dans toutes les disciplines – du moins celle que je suis, il faut faire des choix – la frustration a failli l’emporter. Les Français sont très souvent passés tout près du podium ou ont manqué la victoire pour presque rien, la poisse devenait lourdingue… Jusqu’au moment où Jason Lamy-Chappuis a fait oublier tous les regrets accumulés au fil des courses.

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dimanche 7 décembre 2014

Souviens-toi l'hiver dernier.

La neige, c’est bien, quand il y en a. Il y en avait l’hiver dernier.

L’hiver dernier, Martin Fourcade survolait le biathlon mondial. Quand il se déchirait sur une course, chose rare, il réagissait de manière éclatante dès la suivante.
L’hiver dernier, Alexis Pinturault réussissait des perfs improbables en Coupe du monde de ski alpin, il avait pris un abonnement au podium.
L’hiver dernier, Jason Lamy-Chappuis donnait des signes de fin de règne, la régularité qui avait marqué sa carrière avait disparu, il avait bien du mal à être performant dans les 2 disciplines du combiné nordique. Les bons jours, il bataillait avec les meilleurs, les autres il prenait des claques.

Cet hiver… aussi.

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dimanche 26 octobre 2014

Déjà là ! (CdM ski alpin)

Comme le veut la tradition, la saison de ski alpin – et même des sports d’hiver d’extérieur dans l’hémisphère nord – a débuté sur le glacier autrichien de Sölden avec un week-end de slalom géant.

Les organisateurs ont eu de la chance, il est tombé 70cm de neige pile au bon moment pour aider à avoir une piste de qualité suffisante afin de compléter les stocks de neige. Mais le problème reste le même : en octobre, 3 semaines avant le 2e week-end de Coupe du monde, on ne peut compter sur des conditions équitables, chaque passage marque énormément, on doit vite skier dans les trous. Avoir un bon dossard est donc une réelle nécessité.

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vendredi 15 février 2013

Domination, frustration. (ChM 2013 de ski alpin)

Schladming 2013 La France n’est plus en tête du classement des médaille, elle l’était avant la nouvelle victoire du nouveau roi de Schladming. Un homme a remporté 3 titres individuels lors de ces Championnats du monde de ski alpin, on ne l’attendait pas forcément en super-G, encore moins en super-combiné, en revanche en slalom géant, il n’a fait "que" confirmer sa domination habituelle. Ted Ligety a écrasé la concurrence.

L’équipe de France avait déjà 4 breloques venant de 4 skieurs (alors que la plupart des équipes doivent leur bilan à un seul voire 2 éléments qui en ramènent plusieurs (Svindal, Ligety, Maze, Riesch). L’idée était d’en obtenir une 5e avec un 5e coureur, elle n’était en rien saugrenue car notre réservoir dans cette discipline est phénoménale, on peut placer régulièrement 6 à 8 représentants en seconde manche lors des épreuves de Coupe du monde (alors que JB Grange et Julien Lizeroux n’ont plus pris le départ en géant depuis de nombreux mois suite à leurs blessures, on pourrait avoir une densité encore plus impressionnante).

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mardi 12 février 2013

Cadeau ! (ChM 2013 de ski alpin)

Schladming 2013 Un slalom géant parallèle par équipes, ça peut vraiment être sympa. La FIS essaie de l’imposer comme une épreuve qui compte lors des Championnats du monde de ski alpin, elle veut la mettre au programme olympique. Je suis encore sceptique. Il est impératif d’y apporter des améliorations pour rendre la chose complètement crédible.

En nocturne sur la piste de Schladming, ça avait vraiment de la gueule… Jusqu’au moment où on a vu le tableau et la compo des équipes. Une compétition à 15 équipes avec uniquement des tours à élimination directe, ça veut dire 8e de finale pour tout le monde sauf pour une équipe directement qualifiée pour les quarts. Qui a-t-on choisi pour bénéficier de ce passe-droit ? L’Autriche bien sûr ! Pourquoi se priver ? La France étant championne en titre, cette qualification directe aurait dû lui revenir, ça aurait semblé logique. Non, on a concocté un classement à partir de… En fait je ne sais pas à partir de quoi car s’il y a un Team Event par saison c’est le bout du monde (normalement lors des finales de la CdM on en organise un me semble-t-il, mais on peut aussi bien l’annuler, comme celui des ChM de Val-d’Isère), alors en tirer un classement mondial, c’est assez comique.

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dimanche 6 mars 2011

Il faudra encore attendre.

les sports d'hiver Pour le record elle attendra car "mamie" fait de la résistance, mais Lindsey Vonn a de quoi être triplement satisfaite de son week-end. Elle a réalisé un triple-double au ski. Balaise ! Podium et petit globe de cristal en super-combiné, podium et petit globe de cristal en descente, victoire et petit globe de cristal en super-G.

Le suspense subsiste plus ou moins dans les autres disciplines, en particulier le slalom masculin, car on a eu ce dimanche une épreuve assez cocasse.

Honneur aux dames.

Chez les femmes, les surprises sont rares lorsqu’il s’agit d’épreuves de vitesse. Résultat, on a toujours à peu près les mêmes sur les podiums et les classements de la Coupe du monde de ces disciplines sont déjà pliés. Lors du week-end de Tarvisio (Italie) les 5 premières du super-combiné – Vonn, Anja Paerson, Maria Riesch, Tina Maze et Elisabeth Görgl – se sont classées parmi les 6 premières de la descente (Ingrid Jacquemod s’est incrustée à la 5e place) et parmi les 7 premières du super-G (Julia Mancuso 2e et Laurenne Ross 4e, sachant que Mancuso était 6e du super-combiné).

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dimanche 27 février 2011

La collection s’agrandit.

les sports d'hiverLa Coupe du monde de ski alpin a repris ses droits après des Championnats du monde finalement bien sympathiques. Les femmes étaient en Suède, les hommes en Bulgarie (non, ils ne skiaient pas dans du yaourt). 2 podiums sont venus s’ajouter à la collection française de l’hiver.

  • Toujours les mêmes, Tessa en plus.

Tessa Worley se met à la vitesse, notre géantiste veut se diversifier, elle excelle en géant, se débrouille en slalom, ça ne lui suffit plus. Pourquoi ne pas tenter le super-combiné ? Pour ça, il lui fallait se lancer en super-G (en attendant de s’essayer en descente). A Äre avaient lieu ce week-end un triptyque super-combiné, descente, super-G.

Vendredi la championne du monde de géant parallèle par équipe a terminé 15e de l’épreuve mêlant les 2 spécialités les plus proches de la sienne avec le 22e de la manche de super-G (à 2"35 de Vonn), ce qui a fait d’elle la première Françaises (devant Marion Pellissier, Marie Marchand-Arvier, Marion Rolland, Ingrid Jacquemod et Margot Bailet). Finalement Marion Pellissier a pris la 11e place du super-combiné avec le 6e temps de slalom… On aurait presque des regrets de ne pas avoir mieux utilisé notre quota de dossards pour cette épreuve aux Mondiaux.

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