Mot-clé - Haavard Klemetsen

Fil des billets - Fil des commentaires

vendredi 13 février 2015

Jez = légende. (ChM ski nordique)

S’il vous vient un jour l’idée de dresser une liste des plus grands champions français du XXIe siècle, par pitié, n’oubliez pas Jason Lamy-Chappuis. "Jez" est une légende vivante trop souvent laissée dans l’ombre.

Les Championnats du monde de ski nordique viennent de débuter à Falun, en Suède. La première épreuve de combiné nordique a eu lieu vendredi. Pour le porte-drapeau des Bleus à Sotchi, il s’agissait d’un retour à la compétition. Une blessure subie au début de l’année en réceptionnant mal un saut l’a forcé à mettre la flèche dès la première des 3 épreuves du triptyque de Seefeld. Son but est alors devenu de retrouver toutes ses capacité avant Falun. Repos, soins, travail à l’INSEP puis stage pour remonter sur les skis, tel était son programme des dernières semaines. Pendant ce temps, les autres bataillaient sur le circuit de la Coupe du monde, se testaient en conditions réelles, certains emmagasinaient de la confiance.

Dans quel état Jez allait-il revenir ? N’allait-il pas payer son absence de compétition ? Le risque était notamment de manquer de rythme pour défendre son titre. Rappelons qu’en 2013, à Val di Fiemme, il avait décroché la médaille d’or sur le petit tremplin, puis le bronze sur le grand et l’or du team sprint et du relais.

Lire la suite...

dimanche 4 janvier 2015

Reprise !

2015, l’année de… beaucoup d’événements sportifs.

Il faut commencer par quelque chose. En ce qui me concerne, il y a bien sûr déjà eu de la NBA, un peu de foot, mais ma première épreuve de ski de l’année a été un relais de combiné nordique (je ne regarde que très occasionnellement le ski de fond et très rarement le saut à ski, sauf quand ils sont combinés).

Lire la suite...

lundi 22 décembre 2014

Orgie avant les fêtes.

A l’issue de ce week-end très chargé, la première des choses à faire est de féliciter les organisateurs : organiser des compétitions de ski sans avoir de neige, c’est très fort !

A Val d’Isère (ski alpin féminin), Val Gardena et Alta Badia (ski alpin masculin), Pokljuka (biathlon), Ramsau (combiné nordique) et sur les autres sites européens où étaient programmées des compétitions de sports d’hiver, il a fallu faire un travail énorme pour fabriquer des pistes dans des conditions très difficiles. ''

Pas de neige ou de la neige qui tombe au mauvais moment, des températures ne permettant pas d’en fabriquer ou qui la dégrade très vite… Dur ! La plupart du temps, à côté de la piste, il n’y avait rien de blanc. Et pourtant tout a eu lieu presque comme prévu. On a modifié le programme dans certains cas, annulé des entraînements, ou encore réduit la taille de la piste, tout ce qui était nécessaire pour éviter d’être contraint à renoncer à une épreuve.

Au final, que dire, si ce n’est que les spectateurs et téléspectateurs ont pu se régaler ? Une véritable orgie avant les fêtes ! Les concurrents n’ont en revanche pas tous été à la fête. Notamment en alpin car ça tapait fort sous les skis. Malgré ce grand spectacle dans toutes les disciplines – du moins celle que je suis, il faut faire des choix – la frustration a failli l’emporter. Les Français sont très souvent passés tout près du podium ou ont manqué la victoire pour presque rien, la poisse devenait lourdingue… Jusqu’au moment où Jason Lamy-Chappuis a fait oublier tous les regrets accumulés au fil des courses.

Lire la suite...

vendredi 22 février 2013

On va finir par l’appeler Jez… us Christ !

Jésus a marché sur l'eau, Jason Lamy-Chappuis a volé sur la neige. Il a de nouveau été sacré champion du monde de combiné nordique au terme d’une course de légende conclue par un sprint à 4.

De gros retours en ski, Jez en a réussi quelques-uns, mais de la 11e à la 1ère place, qui plus est lors des Championnats du monde de ski nordique, jour où tout le monde est censé être au taquet, au sommet de sa forme, on ne pouvait y croire. 1’13 de débours au départ des 10 bornes de ski de fond, quand vous avez autant de cadors devant vous, en principe, c’est cuit, vous tentez de partir comme une balle pour voir si par hasard une chance d’accrocher une médaille subsisterait, si l’écart ne se réduit pas de façon suffisamment conséquente vous faite la seconde moitié de la course en récupération active afin d’en garder pour les épreuves suivantes, si vous recoller à ceux qui jouent le podium vous vous accrochez… avant de payer sur la fin les efforts fournis pour revenir dans le coup.

Jason a surpris tout le monde, y compris lui-même. La bonne préparation effectuée ces dernières semaines (avec notamment une impasse sur l’étape d’Almaty au Kazakhstan), le matériel préparé par les techniciens de l’équipe, le profil de la piste du Val di Fiemme et bien sûr les qualités du Français ont permis l’impensable.

Lire la suite...