L’équipe de France d’athlétisme ne s’est pas déplacée pas au complet à Göteborg, elle a néanmoins su se mettre en valeur aux Championnats d’Europe en salle. Son bilan est remarquable : 4 médailles d’or, 2 d’argent, 3 de bronze, des records, des tauliers qui confirment, des jeunes qui s’affirment.

L’état d’esprit insufflé par Ghani Yalouz depuis qu’il est DTN est aussi appréciable que les résultats.

On a assisté à plusieurs types de performances. Certains ont dû s’arracher, d’autres ont pu s’envoler, tous n’ont pas été récompensés, quelques-uns auraient pu espérer mieux, je pense notamment à Myriam Soumaré, particulièrement exemplaire (après avoir disputé la finale du 60m elle a pris le départ de la finale du relais 4x400… finalement 4e). Ces Europ’ se sont achevés sur un point d’orgue, un moment absolument incroyable mêlant magie, déchirement, incompréhension… En levant un drapeau rouge un juge a coupé les câbles de l’ascenseur émotionnel dans lequel était monté Renaud Lavillenie. L’indiscutable maître du saut à la perche avait gravi les étages sans encombre, il avait même réussi à accéder à des étages normalement interdits au public, il était carrément arrivé au toit, et là, en un instant, il se retrouve dans le parking après une chute libre effroyable.