Mot-clé - Hannes Reichelt

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samedi 20 février 2016

Une paire pour la botte.

Le ski alpin italien comptait une seule victoire masculine (Peter Fill à Kitzbühel) et un unique succès féminin (Federica Brignone à Sölden) cette saison. En l’espace de 2 heures, il a doublé ce bilan grâce à Dominik Paris, qui se sent chez lui en France (^^), et à Nadia Fanchini, qui manifestement adore La Thuile.

Ce week-end, la Coupe du monde faisait étape à Chamonix et à La Thuile, qui se trouve en Italie pas loin de la France. Une grosse vingtaine de kilomètres séparent les 2 sites des compétitions du jour, sur le chemin on trouve le Mont Blanc. Il reste un super-G aux femmes dimanche, elles disputaient samedi leur 2nde descente en 2 jours. Pour les hommes aussi il s’agissait de descente, quelques heures seulement après le glorieux combiné alpin remporté par Alexis Pinturault avec un petit globe à la clé.

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samedi 23 janvier 2016

Strike on Streif.

Marcel Hirscher est le grand gagnant de la descente de Kitzbühel. Pourtant, il n’a pas mis les skis sur la Streif, le super-G lui a suffi. L’Autrichien est le grand vainqueur du jour en raison du violent accident subi par Aksel Lund Svindal, une des victimes du jour de la descente la plus prisée du circuit. La plus dangereuse aussi.

Le bilan de cette épreuve est catastrophique, assez honteux pour le ski alpin. Il fallait avoir un dossard compris entre 1 et 4, entre 10 et 14, entre 26 et 30 ou… supérieur au 30. Car après le 30, on ne prenait pas le départ. La course a en effet été arrêtée à ce moment très officiellement «pour raisons de sécurité» (malgré une visibilité qui s'améliorait), les résultats étant tout de même entérinés. On a poussé jusqu’au 30 uniquement dans ce but, car 50% des engagés doivent avoir été lancés pour valider les résultats.

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vendredi 22 janvier 2016

Combinaison parfaite.

3 Français au départ, 3 Français au sommet du classement, puis d’autres concurrents s’élancent, aucun ne parvient à les déloger du podium. Quel panard ! Un panard pointure 70 ! Il s’agit à la fois d’une récompense, d’un soulagement, d’une délivrance, d’un encouragement, d’une confirmation, d’une concrétisation, d’un aboutissement, d’une revanche… Plein de choses à la fois.

En soi, c’est aussi un événement historique pour le ski français. A fortiori à Kitzbühel.

Des triplés français en skicross, on en voit de temps en temps, c’est encore arrivé ce mois-ci. On en a même eu un mythique aux JO de Sotchi. En ski alpin masculin, on n’en a probablement jamais vu… à la télé. A vrai dire, je ne sais pas si entre 1967 et 1970 (l’époque où les Français ont réussi les 6 premiers – et jusqu’à samedi les 6 seuls – triplés en Coupe du monde) certaines épreuves de ce circuit nouvellement créé étaient déjà retransmises en direct à la télé. J’en doute.

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samedi 5 décembre 2015

La chance au masculin.

Je vous le dis honnêtement… là, sur le moment, j’ai le seum. En ce début de saison du blanc, les places d’honneur pleuvent pour les différentes équipes de France de ski alpin. Mais ça ne score pas beaucoup. La réussite manque vraiment. 4e, 5e, au bout d’un moment, ça saoule. Particulièrement quand ça se passe comme au super-G masculin de Beaver Creek.

En ski alpin, rien ne vaut une course disputée dans des conditions permettant à tous les engagés d’avoir les mêmes chances d’être performants. S’agissant d’un sport d’extérieur très soumis aux aléas météorologiques, il arrive souvent que des courses ne soient pas régulières. Il faut faire avec et l’accepter en se disant que la victime d’un jour en sera le bénéficiaire une autre fois. Quand 2 des gros leaders sont aussi chanceux que Marcel Hirscher et Ted Ligety, partis pile dans les bonnes fenêtres météo alors que chacun de leurs adversaires se lançait à l’aveugle sous la neige et dans le brouillard, qu’ils en profitent pour terminer aux 2 premières places, ça reste très dur à digérer.

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La Dame de Lake, Le King et le vice-King des Vikings.

Le second week-end de la tournée américaine de la Coupe du monde de ski alpin est encore plus copieux que le précédent ! Au programme des hommes (à Beaver Creek), on trouve descente, super-G, slalom géant. Pour les femmes (à Lake Louise), ce sont 2 descentes et un super-G.

Lors de cette première journée, c’était descente pour tout le monde ! Mais surprise pour personne. La grande Dame de Lake Louise a signé son retour par une victoire sur sa piste fétiche. Lindsey Vonn semble presque sans rivale en vitesse en l’absence de Maze et Fenninger. Du moins sur cette neige. Les Norvégiens ont quant à eux fait la loi dans le Colorado.

Côté français, on a eu une bonne surprise et une confirmation.

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samedi 7 février 2015

Supériorité masculine. (ChM ski alpin)

ChM_ski_alpin_2015.jpg La descente masculine des Championnats du monde organisés à Vail - Beaver Creek ne pouvait qu’être belle, tout était réuni pour. Ou du moins, elle ne pouvait être que mieux que celles des femmes la veille sur la piste voisine. En effet, elle a tenu toutes ses promesses, même si le résultat, en partie inattendu, est aussi assez frustrant.

L’équipe de France a procédé comme la Suisse et l’Autriche pour désigner ses représentants (du moins le 4e en ce qui nous concerne). C’est bon signe, ça montre qu’il y a abondance de bons coureurs ! David Poisson et Maxence Muzaton étaient en concurrence. Le médaillé de bronze de Schladming a obtenu sa qualification au détriment du jeu qui pourrait participer au super-combiné. Choisir Brice Roger était très tentant après ses perfs à l’entraînement… il a en effet remporté le dernier. Seulement, il faut relativiser. Rappelons que tout le monde ne s’y donne pas à fond et qu’un entraînement sans pression reste un entraînement. Surtout, il n’a pas rempli les critères instaurés par le staff pour avoir sa chance à Beaver Creek. Contrairement à Poisson et Muzaton aucune de ses descentes cette saison ne s’est terminée par un classement dans le top 20. Poisson dominé son "adversaire", il a obtenu sa place.

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jeudi 5 février 2015

Le niveau et Théaux. (ChM ski alpin)

ChM_ski_alpin_2015.jpg Cette saison, des belles courses de ski, j’ai eu la chance d’en voir déjà pas mal. Il y en a eu un paquet en biathlon, quelques-unes dans les autres disciplines comme le combiné nordique ou encore lors de ChM freestyle à Kreischberg. Le ski alpin n’a pas été en reste. Mais le super-G masculin des Championnats du monde a fait voler en éclats quelques seuils de dinguerie.

Entre les retours improbables à la compétition, les rebondissements, les chutes, les surprises… On a eu droit à tout. C’était ENORME ! Et d’autant plus énorme que l’équipe de France a lancé ses championnats assez idéalement en remportant une première médaille particulièrement symbolique. Celui qu’on attendait sans vraiment y croire a relevé la tête au bon moment après un début de saison très compliqué. S’adapter à son nouveau matériel après un changement de marque à l’intersaison a mis plus longtemps que prévu. Heureusement, il y est parvenu juste quand il le fallait.

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dimanche 28 décembre 2014

Pas à la fête…

D’habitude, les épreuves de la Coupe du monde de ski alpin disputées entre Noël et le jour de l’an ont lieu à Semmering ou Lienz pour les femmes et à Bormio pour les hommes.

Cette année était celle de la découverte. Pour des raisons différentes (manque de neige à Semmering, embrouille entre les organisateurs en Italie) il a fallu trouver d’autres pistes. Les hommes ont donc découvert Santa Caterina pour une descente et les femmes ont fait étape à Kühtai en Tirol (toujours en Autriche) pour des épreuves techniques. Ils partaient presque tous dans l’inconnue.

Et pour les membres de l’équipe de France, ça s’est… mal passé. Sauf un exception pour qui ça s’est passé mieux que prévu ou assez bien compte tenu d’ambitions mesurées.

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lundi 22 décembre 2014

Orgie avant les fêtes.

A l’issue de ce week-end très chargé, la première des choses à faire est de féliciter les organisateurs : organiser des compétitions de ski sans avoir de neige, c’est très fort !

A Val d’Isère (ski alpin féminin), Val Gardena et Alta Badia (ski alpin masculin), Pokljuka (biathlon), Ramsau (combiné nordique) et sur les autres sites européens où étaient programmées des compétitions de sports d’hiver, il a fallu faire un travail énorme pour fabriquer des pistes dans des conditions très difficiles. ''

Pas de neige ou de la neige qui tombe au mauvais moment, des températures ne permettant pas d’en fabriquer ou qui la dégrade très vite… Dur ! La plupart du temps, à côté de la piste, il n’y avait rien de blanc. Et pourtant tout a eu lieu presque comme prévu. On a modifié le programme dans certains cas, annulé des entraînements, ou encore réduit la taille de la piste, tout ce qui était nécessaire pour éviter d’être contraint à renoncer à une épreuve.

Au final, que dire, si ce n’est que les spectateurs et téléspectateurs ont pu se régaler ? Une véritable orgie avant les fêtes ! Les concurrents n’ont en revanche pas tous été à la fête. Notamment en alpin car ça tapait fort sous les skis. Malgré ce grand spectacle dans toutes les disciplines – du moins celle que je suis, il faut faire des choix – la frustration a failli l’emporter. Les Français sont très souvent passés tout près du podium ou ont manqué la victoire pour presque rien, la poisse devenait lourdingue… Jusqu’au moment où Jason Lamy-Chappuis a fait oublier tous les regrets accumulés au fil des courses.

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dimanche 7 décembre 2014

Souviens-toi l'hiver dernier.

La neige, c’est bien, quand il y en a. Il y en avait l’hiver dernier.

L’hiver dernier, Martin Fourcade survolait le biathlon mondial. Quand il se déchirait sur une course, chose rare, il réagissait de manière éclatante dès la suivante.
L’hiver dernier, Alexis Pinturault réussissait des perfs improbables en Coupe du monde de ski alpin, il avait pris un abonnement au podium.
L’hiver dernier, Jason Lamy-Chappuis donnait des signes de fin de règne, la régularité qui avait marqué sa carrière avait disparu, il avait bien du mal à être performant dans les 2 disciplines du combiné nordique. Les bons jours, il bataillait avec les meilleurs, les autres il prenait des claques.

Cet hiver… aussi.

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samedi 9 février 2013

Le jour du Poisson. (ChM 2013 de ski alpin)

Schladming 2013 Pour une fois, le jour du poisson n’était pas le vendredi, c’était le samedi. David Poisson un vendredi avec le dossard 13, ça aurait fait beaucoup, certains auraient mis en avant des considérations paranormales pour expliquer comment le descendeur le plus casse-cou et le plus physique de l’équipe de France a pu décrocher une médaille aux Championnats du monde de ski alpin, lui qui n’avait encore jamais goûté aux joies du podium à 30 ans.

Avant la récompense d’enfin monter sur la boîte au plus haut niveau, il avait tout connu, 10 top 10 (7 en Coupe du monde depuis 2008, 2 aux Mondiaux… de Bormio en 2005, 1 aux JO de Vancouver) dont 2 places de quatrième, la dernière à Kitzbühel lors de la dernière épreuve de CdM disputée, mais surtout les galères et… les boîtes (de la polysémie du mot "boîte" : en général un sportif essaie d’éviter de prendre des boîtes – sauf en hockey sur glace – car il risque de s’en sortir en boitant, mais il a souvent pour objectif de monter sur la boîte, ce qu’il peut ensuite fêter en boîte). Il a fini dans les filets à de nombreuses reprises (pour un poisson, un filet est souvent la fin du voyage avant d’être conditionné en filets, expédié dans des boîtes et mangé avec un filet de citron), a été blessé un paquet de fois, a galéré la saison dernière pour réintégrer les 30 après avoir dû bataillé en se coltinant de gros dossards. Si mes souvenir sont bons une super 6e place en Norvège en mars dernier le lui a permis de justesse de raccrocher le bon wagon.

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mercredi 6 février 2013

Super-Grotesque, Super-Génial. (ChM 2013 de ski alpin)

Schladming 2013 Pouvait-on imaginer pire en ouverture de Championnats du monde de ski alpin ? Sans doute pas. La FIS a fait un gran’gran’ numéro… Le podium du super-G féminin est loin d’être dégueulasse, Tina Maze, Lara Gut et Julia Mancuso ne sont pas là par hasard, mais pour l’image de ce sport, c’est dramatique. Heureusement, après la mascarade de mardi la course masculine organisée jeudi a enfin lancé la compétition sur de bonnes bases.

Mardi matin, 11h, on attend le départ du super-G féminin. Pas de bol, il y a trop de brouillard, on retarde donc le départ… Comme ça ne se dégageait pas, on a recommencé… encore… encore… 13 FOIS ! Rendez-vous compte… 13 fois ! Finalement, on la lancé les premières concurrentes à 14h30, avec 3h30 d’attente, une attente plus facilement supportable pour les favorites car contrairement aux petits dossards elles peuvent éviter d’attendre près du départ et ne sont pas obligées de rester échauffées, elles restent au refuge bien tranquillement. Marie Marchand-Arvier avait le n°3, elle en a pâti et a terminé à une modeste 14e place. Les 2 autres Françaises, Tessa Worley et Marion Rolland, ont aussi raté ce super-G (respectivement 27 et 22e) mais peut-on le leur reprocher ? Je ne pense pas.

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mardi 15 février 2011

Y’en a quand même qui s’éclatent… (2/2)

les sports d'hiver

On l’a vu, les Autrichiennes ont réalisé un carton en vitesse et en super-combiné, Elisabeth Görgl étant la reine de la première semaine des Championnats du monde de ski alpin. Chez les hommes l’Italie a été à la fête, avec 4 médailles dont un titre, Christof Innerhofel s’est adjugé toute la collection.

=: Après les femmes, les hommes.

Mercredi, le super-G.
Départ à 11h par très temps sur une piste du Kandahar très gelée et bosselée, l’entraîneur suisse dessiné un tracé long et difficile, pas de temps mort, des tas de mouvement de terrain, de gros pièges.

Traitons immédiatement le cas de l’équipe de France, privée de Yannick Bertrand, tombé en faisant du ski libre, il a dû déclarer forfait, espérant pouvoir revenir pour la descente. Suite aux résultats de la dernière étape de Coupe du monde à Hintersdoder, l’encadrement technique français avait décidé d’envoyer 2 géantistes sur cette première épreuve des Mondiaux, le jeune Alexis Pinturault et Thomas Frey, moins jeune mais assez peu expérimenté. 6e et 10e en Autriche avec des dossards improbables, ils avaient gagné leur place en profitant d’un super-G aux allures de géant alors que celui de Garmisch-Partenkirchen était d’un tout autre genre.

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