Mot-clé - Hatem Ben Arfa

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mardi 24 janvier 2017

A la fin, ça fait 4… (CdL ½)

Une victoire de plus, un tour passé supplémentaire dans les coupes nationales, une nouvelle finale, la 4e consécutive en Coupe de la Ligue. Le PSG a obtenu à Bordeaux ce qu’il était allé y chercher. Sauf peut-être une chose : des certitudes.

Unai Emery a choisi d’un aligner une équipe type à 2 joueurs près (des absences forcées, Draxler en raison d’un petit souci au mollet, Motta à cause d’une suspension). Le retour de ces 2 éléments devrait être la seule modification de l’équipe de départ pour la réception de Monaco dimanche dans ce qui sera assurément le match charnière de la saison… en cas de défaite. Peut-être y aura-t-il aussi du changement sur les côtés où les latéraux sont susceptibles d’être remplacés par Aurier (qui va rentrer de la CAN plus vite que prévu) et Kurzawa (même s’il est nul). Compte tenu de l’absence de Motta, il a par la même occasion testé le milieu à 3 formé de Verratti, Rabiot (en 6) et Matuidi.

Seulement voilà, malgré le score de 4-1, il n’y a pas lieu d’être vraiment rassuré. Le PSG s’est montré poussif, carrément dominé pendant certaines parties de la rencontre, et son milieu n’a pas convaincu. Avant PSG-Monaco et le 8e de finale aller de LdC contre le Barça, on aurait apprécié une prestation plus aboutie.

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jeudi 24 novembre 2016

Arsenal désarmé. (LdC J5)

C’était trop facile. Du coup le PSG a décidé de pimenter sa soirée en offrant 2 buts à Arsenal. Par charité, il s’est même privé d’une victoire qu’il méritait sans discussion possible. OK, par charité, comprenez plutôt maladresse, néanmoins le principal a été obtenu, sauf contreperformance improbable lors de la dernière journée, la première place du groupe A de la Ligue des Champions sera parisienne.

Les 2 clubs étaient handicapés par pas mal d’absences. D’où la présence chez les Gunners d’un garçon comme Carl Jenkinson, latéral droit absolument dramatique. A vrai dire, les seules absences décisives pour l’équipe d’Arsène Wenger étaient celles de Santi Cazorla et de Hector Bellerin, car pour le reste il a pu aligner ses titulaires habituel ou a simplement fait des choix, comme débuter avec Kieran Gibbs à gauche, Aaron Ramsey au milieu, Olivier Giroud en pointe ou encore Alex Iwobi sur le côté droit, alors que Nacho Monreal, Granit Xhaka, Alex Oxlade-Chamberlain et Theo Walcott prenaient place sur le banc.

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vendredi 28 octobre 2016

Neuralyzer. (L1 J11)

Il serait temps d’arrêter de se faire peur bêtement. Autrement dit, il serait temps de trouver un remplaçant efficace à Cavani. Par «remplaçant», j’entends bien sûr un n°9 titulaire. Le plus gros problème du PSG est encore et toujours son manque d’efficacité offensive. Les occasions ne manquent pas, les buts, oui.

Même sans bien jouer ou alors par intermittence, les Parisiens ont réussi à se procurer pas mal d’occasions franches face à un LOSC assez affligeant dans ses intentions. Antonetti a débuté avec un gardien, un avant-centre très rarement buteur (Eder), et entre eux, 9 joueurs défensifs, à savoir 2 paires de latéraux sur les côtés et aucun milieu créatif. Le plus offensif était Sankharé… Il a attendu d’être mené au score pour enfin faire entrer des gars susceptibles de créer du danger. Comment s’étonner que les attaques se soient souvent résumées à tirer de très longs CF dans le paquet en espérant attraper une tête ?

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jeudi 20 octobre 2016

Quand tu bats Bâle en jouant à la baballe… (LdC J3)

1-1 à domicile contre Razgrad, des défaites 2-0 à Londres et 3-0 à Paris… Le FC Bâle a désormais besoin de 3 victoires lors de la phase retour et d’un improbable concours de circonstances pour se qualifier pour les huitièmes de la finale de la Ligue des Champions. Comme prévu, le PSG et Arsenal se joueront la première place du groupe. Et pourtant, dans le jeu, rien ne s’est passé comme prévu.

En football, le score n’indique absolument qu’une chose : le résultat. Son évolution n’aide pas toujours à savoir comment on en est réellement arrivé là. Ainsi Arsenal aurait dû prendre un bran-bran au Parc des Princes si les Parisiens avaient un peu moins manqué d’efficacité devant le but, ça a fait 1-1. Le PSG a galéré à Razgrad pour finalement l’emporter 3-1. Les Bulgares ont aussi causé de gros problèmes à la défense d’Arsenal avant de subir un déluge de buts (6-0). Aux 2 extrémités de l’Eurostar, même chose, les visiteurs ont réalisé un exploit, celui de ne transformer aucune de leurs occasions extrêmement franches, ils sont rentrés chez eux avec les fesses rouges et pour seul objectif réalisable de décrocher la 3e place qui permet d’être reversé en Europa League.

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samedi 15 octobre 2016

Poser une quiche en Lorraine. (L1 J9)

Les excuses ne tiennent pas. La théorie de la gestion ne tient pas. A Nancy, le PSG n’a pas géré, il s’est en réalité fait secouer par la lanterne rouge de Ligue 1 après un début de match assez idéal annonciateur d’une bran-bran. Même diminués par un nombre conséquent d’absences, les Parisiens auraient dû en mettre au minimum 5 ou 6. Seulement, à 2-0, plus rien ! Le néant !

Alors bien sûr, le PSG a tout de même gagné. Il a vraiment été très bien payé en ayant pourtant fait moins que le service minimum. Pendant 20 minutes, si la qualité de jeu n’était pas fabuleuse et le rythme pas fou, le break semblait définitif grâce à une bonne dose de réussite pour ouvrir le score et un gros cadeau pour inscrire le 2nd but. Ensuite, Verratti et ses coéquipiers ont passé 70 grosses minutes à déverser sur le terrain du dégueulis de football. Ils ont donc posé – et étalé – une énorme quiche en Lorraine. Une honte.

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samedi 10 septembre 2016

Il y a de quoi être vert. (L1 J4)

Si je pouvais rencontrer Unai Emery, je lui dirais ceci : «vas-y Unai, n’aie pas peur d’oser !» En effet, j’ai actuellement un seul véritable reproche à faire à l’entraîneur du PSG, celui de ne pas aller au bout des choses en imposant réellement sa volonté à ses joueurs.

Un match le vendredi juste après une trêve internationale n’a rien de facile à aborder. A fortiori pour un entraîneur dont l’effectif est composé de nombreux internationaux en activité dont des sud-américains revenus tardivement en se coltinant un long voyage en avion et un décalage horaire important. A fortiori 4 jours avant la réception d’Arsenal en Ligue des Champions. De surcroît les absences pour cause de blessure réduisaient encore l’effectif à disposition. Pas de Thiago Silva, d’Aurier, de Maxwell et de Pastore. Du coup, si Di Maria et Cavani ont pu débuter sur le banc, il n’était pas possible de préserver Marquinhos faute d’alternative.

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lundi 29 août 2016

L'ancien régime contre la révolution. (L1 J3)

Mon Dieu ! C’est fini, le PSG ne vaut plus rien, son nouvel entraîneur même pas digne d’une division régionale n’y arrivera pas. Avec cette équipe, comment pourrait-il… remporter la Coupe de la Ligue ?

Une défaite – même par 2 buts d’écart (3-1) et chez un de ses rares rivaux supposés – n’est pas nécessairement un coup d’arrêt. Elle peut même être très bénéfique si on en titre les enseignements justes, ceux permettant d’identifier les mesures pertinentes pour corriger ses défauts et erreurs. Ça s’appelle faire son autocritique, quelque chose dont le précédent entraîneur du PSG – en réalité entraîneur adjoint de Zlatan – était incapable.

Cet été, une révolution a débuté dans la Capitale. Or toutes les révolutions engendrent une période d'instabilité. Il faut en être conscient et l'accepter.

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dimanche 21 août 2016

Lorrain, et 2, et 3-0. (L1 J2)

Un joli but dans le jeu suite à un très bon enchaînement collectif en une touche comme on a pu en voir un paquet réalisé par les joueurs du PSG pendant le match, puis un but sur un des 15 corners obtenus par les Parisiens, et enfin un dernier avec il est vrai pas mal de réussite grâce à la 33e tentative – recensée par les stats de la LFP – des résidents du Parc des Princes

La victoire 3-0 du PSG contre Metz est amplement méritée même si Kevin Trapp a eu beaucoup plus de travail que prévu, principalement à cause de quelques sautes de concentration. Surtout, quand ces occasions ont été obtenues par les Lorrains elles auraient dû paraître particulièrement anecdotiques. L’écart au score étant alors étriqué ou même inexistant, elles ont sans doute un peu marqué les esprits. A tort. Surtout que Cavani aurait dû bénéficier d’au moins un penalty en première période (il a été victime d’un énorme tirage de maillot dans la surface à la 13e puis d’un croc-en-jambe grossier à la 33e), sans parler du combiné CF à 18m dans l’axe+rouge évident contre Jonathan Rivierez (37e) omis par M. Letexier. Remarquez, en se montrant un peu moins maladroit – sur une action il n’a pas eu de chance, un improbable sauvetage sur la ligne a envoyé le ballon sur le poteau (41e) – l’Uruguayen aurait réussi un carnage tant il a été servi.

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samedi 13 août 2016

L'île de B... rutalité. (L1 J1)

Ils auront tout tenté. Lui faire débuter son championnat à Bastia, sans ses supporters (interdits de déplacement par le Préfet), contre une bande de barbares prompts à provoquer, à mettre des coups et à agresser physiquement leurs adversaires quasiment en totale impunité, entourés de supporters encore 3 fois plus barbares qu’eux (jets d’objets, actes de violence gratuite)… et pourtant, même fortement diminué, même en phase d’adaptation aux préceptes de jeu d’Unai Emery, le PSG a gagné.

La Ligue 1 commence donc avec une victoire parisienne, ce n’est que la 2nde fois depuis le rachat par QSI. C’était déjà arrivé l’an dernier, déjà une victoire difficile sur le plus petit des scores (1-0), déjà malgré des bâtons mis dans ses roues (exclusion de Rabiot en première période). En l’occurrence c’était à Lille, contre l’équipe de René Girard, donc forcément, une tannée, surtout avec M. Frautrel. Et 2 ans plus tôt, c’était à Montpellier, contre l’équipe de Jean Fernandez, l’année d’avant contre le Lorient de Christian Gourcuff avec M. Chapron pour officier (#laCarotte)…

A croire qu’à la LFP on organise le calendrier pour tenter de façon à maximiser les chances de préserver le suspense…

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dimanche 7 août 2016

Dans les grandes lignes. (Trophée des Champions)

Le Trophée des champions ? En principe, je m’en cogne au moins autant que le public autrichien, venu très peu nombreux à Klagenfurt, où il a été organisé (dans un stade beaucoup trop grand, sur une pelouse de qualité médiocre).

Sincèrement, choisir de le programmer le premier jour des JO alors que la veille la voie était libre pour attirer un peu d’intérêt médiatique… La nouvelle équipe de la LFP est au moins aussi compétente que la précédente, c’est rassurant. (^^)

En principe, écrivais-je, le Trophée des Champions, je m’en cogne. Mais dans la mesure où il s’agissait des débuts officiels d’une nouvelle ère au PSG, l’ère Unai Emery, qui succède à l’ère Ibra (et non l’ère Laurent Blanc), ce match était intéressant. Qui plus est, il permettait de voir le PSG affronter ce qui doit être son principal adversaire en Ligue 1 cette saison, à savoir l’OL.

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vendredi 22 mai 2015

Graines de Bleuets.

Ils ont gagné, ils ont régalé, ont fait briller le football français. Comment ne pas apprécier ?

Bien sûr, avec les U17, on ne sait jamais à quoi s’attendre. Même quand ils gagnent en faisant forte impression. On peut tomber sur une génération hors du commun de laquelle seront issus nombre de joueurs de Ligue 1 (ou équivalent) et plusieurs internationaux A. On peut aussi être très déçu en constatant l’échec de la plupart des membres d’une équipe dominante dans sa catégorie à son époque. L’avenir peut également se situer entre ces deux extrêmes. En outre, ne rien faire de marquant en U17 ne signifie pas être incapable d’être performant par la suite.

Néanmoins, ça fait toujours plaisir de voir son équipe gagner. Surtout en jouant bien et en montrant des valeurs aussi positives que l’équipe de France U17 lors de l’Euro U17.

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mardi 19 juin 2012

11 pas en arrière. - Euro2012 (Groupe D-J3)

Euro 2012 équipe de France de football Contre l’Ukraine, Laurent Blanc a fait un grand pas en avant dans la bonne direction. 4 jours plus tard, contre la Suède, le sélectionneur de l’équipe de France et ses joueurs de champ ont chacun fait un grand pas en arrière, nous rappelant les jours funestes d’un passé récent qu’ils étaient censés faire oublier au peuple français.

Certes, les Bleus sont qualifiés pour les quarts… Ils le doivent à une erreur d’Andreï Pyatov ayant permis à Rooney de donner la victoire à l’Angleterre, ainsi qu’à une décision arbitrale polémique ayant empêché l’égalisation ukrainienne, un but qui aurait relancé le match. A la limite, si les Français étaient passés en serrant les fesses tout en n’ayant rien eu à se reprocher de leur côté, pas de problème. Perdre 2-0 contre la Suède, ça peut arriver, il ne s’agit pas en soit d’une infamie. Perdre de cette façon avec comme seul joueur à son niveau ton gardien, c’est un scandale. Les conséquences pourraient être terribles pour le football français.

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lundi 11 juin 2012

Mettre du cœur à l’ouvrage. - Euro 2012 (Groupe D - J1)

Euro 2012 équipe de France de football Bien malin qui peut dire quelles équipes du groupe D vont se qualifier pour les quarts de finale. Présenté comme la plus faible équipe du lot, l’Ukraine s’est placée en pole-position en profitant de l’avantage offert à tout organisateur d’une compétition de ce genre, celui de jouer à domicile.

L’Euro 2012 pourrait bien être un nouveau fiasco pour l’équipe de France, ce sera le cas si les Bleus ne se réveillent pas rapidement. Ils ne sont pas moins forts que leurs adversaires, mais au niveau de l’état d’esprit, ils sont très loin du compte. On a vraiment vu 2 matchs très différents lundi : un avec de l’enthousiasme, Ukraine-Suède, et un qui en était complètement dénué, France-Angleterre. Comme par hasard, l’équipe ayant mis le plus de cœur à l’ouvrage est la seule à s’être imposée.

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mercredi 6 juin 2012

Ben THE Man.

équipe de France de football En principe après un match amical contre l'Estonie à la MMArena, l'analyse devrait être facile : zéro tracas, zéro blabla. Le score, 4-0, est en partie trompeur. Si offensivement l’équipe de France de football semble au point, l’animation défensive est toujours aussi mauvaise.

L’Estonie a fini devant la Serbie et la Slovénie lors des éliminatoires de l’Euro 2012, a été seulement éliminée en barrage par l’Irlande. Dans l’absolu l’adversité aurait dû être d’un niveau suffisant pour considérer cette rencontre comme un test. Le test, on ne l’a pas vu. Il faut savoir raison garder, ce France-Estonie était un match d’entraîne-Mans, il était placé à seulement 6 jours de l’entrée en lice des Bleus à l’Euro, l’objectif était faire le plein de confiance en prenant surtout soin d’éviter de se blesser. En face, il n’y avait rien, si ce n’est une équipe très moyenne avec tout au plus 2 ou 3 éléments intéressants (le très fort taux d’expatriés ne suffit pas à faire une bonne équipe, surtout si les joueurs évoluent dans des championnats de seconde zone), l’engagement physique est resté très limité.

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lundi 28 mai 2012

Les Bleus au pays des pingouins.

équipe de France de football L’équipe de France de football a gagné 3-2 à Valenciennes contre l’Islande. Youpi. Elle a été menée 2-0. Outch. Il paraît que Laurent Blanc prépare son équipe pour l’Euro 2012… Ça va arriver très vite mine de rien. Ça débute dans 2 semaines. Une chose est sûre, si les Bleus se présentent contre l’Angleterre avec le onze aligné dimanche, ils vont prendre cher. Et par «cher», j’entends assez cher pour que la Marseillaise soit remplacée par la Dans ses canards… Oui, cher au point de marcher en canard pendant un bout de temps.

Face à de supposés quichons islandais inexpérimentés car en plein renouvellement de génération – qui finalement ont donné l’image de joueurs moyens incapables de tenir la distance mais volontaires et décomplexés – Laurent Blanc a mis en place une équipe assez grotesque sur le papier qui s’est révélée l’être tout autant sur le gazon.

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mardi 15 mai 2012

La semaine dernière EN FOOTBALL… (7 au 14 mai 2012)

L’actualité footballistique était si riche cette semaine que j’ai décidé de faire un spécial foot. J’ai même ajouté lundi pour pouvoir y inclure 2 ou 3 sujets supplémentaires. Ne manquez surtout pas la vidéo à la fin !

Entre autres sujets, il va être question de l’équipe de France.

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jeudi 5 mai 2011

Laurent Blanc est raciste.

C'est très long mais pour être complet et bien analyser une situation, parfois, il faut savoir faire long. Survoler ne suffit pas, ça conduit à faire des raccourcis dangereux. Une fois que vous aurez lu l’intégralité du propos, vous comprendrez sans doute que dans cette affaire, l’indignation n’est pas la réflexion à avoir.


C’est indéniable, Laurent Blanc est raciste. Regardez ses sélections depuis son entrée en fonction à la tête de l’équipe de France de football, vous le constaterez comme moi.

Laurent Blanc n’aime pas les roux ! Jérémy Mathieu doit vraiment se sentir victime de discrimination. Abidal, Clichy, Evra, Cissokho et Trémoulinas ont tous été appelés au moins une fois, l’ancien Sochalien jamais, pourtant en club il est excellent, et à part peut-être Abidal – dont le passage en EdF avec Blanc a été trop court pour réellement le juger – ceux qui ont joué ont tous déçu. Point commun des 5 derniers latéraux cités ? Aucun n’est roux, contrairement à Mathieu. C’est évident, il est victime d’un racisme anti-roux.

Bon, sérieusement, de qui se moque-t-on ?

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jeudi 12 août 2010

Le Canada Dry passe mal. (2/2)

équipe de France de football La première période de ce Norvège-France était bonne, la seconde… non.

Laurent Blanc a choisi de remplacer 3 joueurs, Rémy, N’Zogbia et Sissoko, pour passer en 4-2-3-1 avec 2 récupérateurs, 3 milieux offensifs (pas d’ailier), et Hoarau en pointe. Il a fait entrer Bernard Fa (j’aime bien l’appeler comme ça^^), Jérémy Ménez, et hélas… Lass’ ! Lassana Diarra, le Canada Dry[1] des Bleus ! Le Canada Dry à la mi-temps, c’est un coup à avoir des remontées qui vous arrachent le gosier pendant toute la 2nde période.

Vous le savez, je n’aime pas du tout Lassana Diarra, pour moi c’est un faux joueur, un 6 qui n’apporte rien, multiplie les fautes, court dans le vide, perd plus de ballons qu’il n’en récupère, s’enflamme parfois en se prenant pour un n°10 (comment peut-il avoir ce numéro au Real Madrid ? flippant !), et est pourtant adulé par une frange de spécialistes sans doute impressionnés par l’air qu’il brasse. Il y a quelques mois j’ai fait un montage en reprenant toutes ses actions lors du barrage France-Irlande, j’avais mis toutes ses interventions dans les morceaux de vidéo que j’avais du match sans faire aucun tri (il ne manque rien de bon et rien de très mauvais, éventuellement de l’anodin). Ça m’a valu une bordée d’insultes et de félicitations, les insultes étaient dans un charabia improbable… Tant pis pour eux s’ils ne veulent pas voir clair.

Ce Diarra est une escroquerie du football, en plus là il n’avait quasiment pas joué depuis plusieurs mois, revenant tout juste d’une tournée aux Etats-Unis avec le Real. On a rapidement vu de quoi il était capable… Avant sa démonstration les deux équipes ont chacune marqué un but. On a déjà parlé de l’égalisation norvégienne, elle a eu lieu à la 51ème minute, elle est consécutive à une erreur d’attention et/ou un petit manque d’agressivité d’Hoarau, un placement médiocre de la défense et une faute de mains de Ruffier. L’ouverture du score est due à Hatem Bernard Fa, une très belle frappe de loin en rentrant dans l’axe sur son pied gauche.

S’il est rentré sur son pied gauche, c’est qu’il jouait côté droit et Ménez, droitier, côté gauche. Le coup du "faux-pied", ça va un moment. Si t’as Robben ou Messi, d’accord. Bernard Fa a montré quelques trucs intéressants dont il n’est pas coutumier (il a progressé : avant, il était intermittent du spectacle en grève permanente, maintenant il n’est plus en grève, il bosse de temps en temps et il réussit parfois une prestation avec plus ou moins de brio).

Un des énormes problèmes quand on met un gaucher à droite et un droitier à gauche est que les centres, on n’en voit plus, sauf si les latéraux montent et que ces "faux-pieds" acceptent de les servir en fixant les défenseurs pour des dédoublements. Après la sortie d’Hoarau, qui ne voyait plus le ballon, on a eu devant un quatuor de la fameuse "génération 1987" avec laquelle on nous casse les couill*s depuis un moment. On a dû nous rappeler au moins 42 fois que la "génération 1987" elle est trop bien, que la "génération 1987" elle est super technique, que la "génération 1987" elle a trop de talent, que la "génération 1987" elle joue dans les plus grands clubs, et tout et tout…
Techniquement, c’est balaise, ils savent tout faire avec un ballon, sauf une passe ! Un centre ? Même à FIFA ou à PES ils n’en font jamais !

En ayant devant un quatuor composé de Bernard Fa à droite, Ménez à gauche, Nasri en soutien de l’attaquant et Benzema devant (par moments il allait chercher le ballon derrière, ce qui pose problème dans une attaque à une pointe, on l’a constaté à la Coupe du monde avec – enfin… avec… – Anelka, il n’y avait pas toujours quelqu’un dans la surface) on est passé d’un jeu en une ou 2 touches de balle à du jeu à 8-20 touches, quasiment jamais sans contrôle et tentative de fixation+élimination de ou des adversaires directs. Ralentir le jeu, s’engluer dans la défense, se mettre en position de tir contesté par la présence d’au moins un ou deux défenseurs entre soi et la cage, voilà ce que ce quatuor de la "génération 1987" a donné. Adieu simplicité, adieu altruisme ! Elle me gave déjà cette "génération 1987" ! 1, 2, éventuellement 3 si Gourcuff est un des 3 et joue en 8 avec Nasri en 10 (ou l’inverse) et Ménez ou Benzema en 9 à côté d’Hoarau, mais pas 4, et surtout pas sur les côtés ! J’avais l’impression de voir 3 Ribéry de la Coupe du monde plus un Anelka en plus croqueur !

Malgré les réminiscences de leurs automatismes passés il n’y avait aucune complémentarité manifeste entre les 4. Je me pose aussi une question : quand tu es mené face à une équipe qui va tout le temps te laisser le ballon et défend très bas, à quoi sert un Benzema en pointe ? C’est un attaquant de profondeur beaucoup plus à son aise en contre, il a besoin d’espaces, on a bien compris lors de sa dernière saison à l’OL qu’être seul en pointe, ce n’est pas son truc. Sa manie de toujours vouloir en faire trop m’agace, parfois il faut savoir frapper ou passer son ballon en 1ère intention au lieu de systématiquement essayer d’éliminer son ou ses adversaires directs.

Globalement en 2nde période les Bleus ont été assez inoffensifs après leur but, en revanche les Norvégiens ont eu des occasions. Ruffier a dû intervenir plusieurs fois, d’abord sur une frappe d’un gars oublié par Fanni puis une grosse frappe de Riise, et sur le corner les Norvégiens nous ont fait une nouvelle grosse frayeur. Sauf qu’à ce moment il y avait déjà 2-1 pour les locaux. On défendait vraiment mal, et notre Canada Dry avait déjà fait son œuvre.

Après 2 splendides passes à l’adversaire au milieu du terrain à la 57ème minute à environ 30 secondes d’intervalle il a remis ça à la 71ème avec un contrôle grotesque offrant un contre aux Norvégien, le joueur qui a récupéré le ballon n’a eu qu’à lancer Huseklepp dans la profondeur, il est parti entre Rami et Mexès, trop écartés l’un de l’autre, a effacé Ruffier sorti trop vite et sans grande conviction pour réaliser un doublé. A la 92ème Lassana Diarra a encore remis ça… L’excuse du manque de rythme est bidon, 4 fois la même faute professionnelle en 35 minutes, une boulette aussi énorme et déjà réalisée à de nombreuses reprises par le même homme en équipe de France (exemple : Argentine-France à Marseille, il a fait la même erreur, une perte de balle ridicule qui offre le 2nd but), c’est un problème de compétence.

Cabaye est entré trop tard et pas dans meilleures conditions pour qu’il puisse s’exprimer, et à 10 minutes de la fin, même chose concernant Briand, qu’on n’a pas du tout vu après qu’il ait remplacé Nasri à 10 minutes de la fin.

Bien sûr, on va tenter de nous convaincre qu’on a besoin des anciens (des mecs de la liste des 23) parce qu’on n’arrive pas à battre la Norvège… sauf qu’avec les 23 je ne pense pas qu’on aurait battu la Norvège ! Certains doivent revenir, Lloris le premier, néanmoins la base doit être celle de cette rencontre en Scandinavie. N’oublions pas une chose, lors un match officiel on n’aurait pas eu ces 3 changements à la mi-temps et on aurait gardé un certain équilibre d’équipe qui aurait eu de grandes chances de payer.

Le plus gros souci que devrait avoir le foot français après ce mercredi 11 août ne concerne pas l’équipe de France A mais l’équipe de France espoirs. Les Bleuets ont perdu à Vannes contre la Belgique, leur qualification pour l’Euro 2011 est désormais très compromise, ils devront se rendre en Ukraine début septembre et gagner absolument, sachant que les Ukrainiens sont beaucoup plus en forme que les joueurs français en raison de l’organisation de leur championnat (météo oblige).

Pas d’Euro espoirs signifie aussi pas de JO, depuis 1996 on n’a plus eu d’équipe de foot aux JO… et manifestement on s’en fout puisqu’on a préféré envoyer nos 3 tauliers des espoirs pour un match amical en Norvège… Gonalons titulaire en milieu défensif, Ngoyi en défense centrale (!!) et Biabiany à droite… En plus Nolan Roux n’a pas fait un bon match. Et puis Yanga-Mbiwa, tout le monde semble lui tresser des lauriers, perso je vois surtout en lui un découpeur qui lâche souvent le marquage… On prend un but à la 9e minute sur une erreur de Ngoyi, qui comme chacun sait n’est pas un défenseur central – un poste qui lui conviendrait bien dans l’absolu si on décidait de le fixer là, il n’en a pas les repères dans l’état actuel des choses – et ne peut donc avoir tous les réflexes d’un spécialiste du poste. Il s’est mal replacé, l’attaquant belge l’a pris au piège, couverte au lieu d’être hors-jeu, et est allé tromper le petit frère Carrasso, pas totalement convainquant sur ce coup.

Encaisser un but, ça arrive, ensuite on aurait dû au moins se créer des occasions pour égaliser, on ne l’a quasiment pas fait, hormis un but refusé en fin de match pour un contrôle jugé de la main (en réalité de l’épaule, avec ou sans aide d’un bout du membre supérieur, je ne suis pas persuadé que ce soit le cas). Le jeu français a été d’une pauvreté insigne, c’était désolant. Il faut espérer les retours de Sakho, Sissoko, M’vila, Modeste et Sankharé (s’il retrouve un club… en attentant il joue avec la CFA du PSG), sinon c’est cuit. Aussi désolant que de voir Lassana Diarra avec le maillot des Bleus et Saaaaammmmmmy Traoré avec celui du PSG.

On perd les 2 matchs du jour, sportivement il y a donc beaucoup d’amélioration à apporter, et en plus on a du se coltiner Jeanpierre et Delpérier aux commentaires… Le foot français fait des efforts de communication, pas ses diffuseurs.

Notes

[1] Lassana Diarra est donc l’équivalent footballistique du Canada Dry, il ressemble à un footballeur, il a un nom de footballeur, il parle comme un footballeur… mais c’est pas un footballeur !

jeudi 5 août 2010

Ceux qui l'aiment prendront le train.

équipe de France de football 22, ils sont donc 22 à disposer d’une place dans le 1er wagon du train bleu qui doit emmener l’équipe de France de football jusqu’en Ukraine et/ou Pologne en juin 2012.

D’autres wagons suivront, ils seront probablement au finale entre 40 et 50 à avoir eu leur chance, tous ne pourront pas la saisir, soit qu’ils n’ont pas les capacités (mentales, physiques ou simplement sportives) pour s’assurer un siège en 1ère classe, soit qu’il y aura meilleur à leur poste, soit encore que tactiquement ils ne sauront/seront pas adaptés au jeu mis en place par Laurent Blanc. Après le fiasco de la Coupe du monde 2010 on ne sait pas quels joueurs seront les cadres et les soldats qui défendront les couleurs de la France en éliminatoires et pendant la compétition (en considérant que normalement on devrait y être), on a néanmoins quelques certitudes : il faudra le mériter pour être membre de l’équipe de France, particulièrement pour y rester, et seuls ceux qui l’aiment (ce maillot) prendront le train.

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