samedi 18 juillet 2015

À Mende amers. (TdF 2015, E14)

Tour_de_France_2015.jpg Hier, j’ai été mal inspiré d’évoquer les losers avant la Lozère. Car en réalité, la plus belle démonstration de loose de ce Tour de France 2015 s’est produite aujourd’hui, en Lozère, à Mende, où, 2 Français ont réussi à ne pas gagner alors que tout le travail était fait. C'était dans la poche, il suffisait de ne pas commettre l’erreur tactique évidente pour se disputer la victoire en duel. Bien sûr, ils ont commis la boulette.

Peut-être Romain Bardet (ALM) et Thibaut Pinot (FDJ) ont-ils été inspiré par la visite de François Hollande, Président de la République qui a presque rajouté loose comme 4e partie de la devise de la France : liberté, égalité, fraternité, loose. Les rivaux/amis du cyclisme tricolore n’auraient jamais dû se regarder après avoir, croyait-on, distancé tous leurs adversaires étrangers dans la célèbre montée qui précède de quelques centaines de mètres la ligne d’arrivée de cette étape archi-classique du Tour. Cette fin d’étape, tout le monde la connaît ! Comment peut-on se faire piéger aussi bêtement ? Je vais avoir du mal à m’en remettre.

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dimanche 12 juillet 2015

Mécanique de précision. (TdF 2015, E9)

Tour_de_France_2015.jpg Les coureurs ont donc presque effectué un demi-Tour. Techniquement, on n’y est pas encore car 9 étapes sur 21 et a fortiori 9 jours sur 23, ce n’est pas la moitié. Mais cette année, les organisateurs du Tour de France ont décidé de concevoir un millefeuille version cyclisme. De ce point de vue, on est en plein milieu.

Après la première couche feuilletée (le chrono individuel), on a déposé la première couche de crème (les classique et étapes pour sprinteur). Il était donc temps de mettre la seconde couche feuilletée (le chrono par équipes), puis ce sera la seconde couche de crème (copieuse : Pyrénées, transition accidentée et Alpes), et enfin la parade sur les Champs Elysées. Le feuilleté (le chrono), c’est très technique, on peut le rater. Comme on pouvait déjà se rater sans les pièges de la première semaine.

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samedi 11 juillet 2015

Au pied du Mûr. (TdF 2015, E8)

Tour_de_France_2015.jpg Enfin ! On commençait à se faire du souci pour le cyclisme français, à la peine depuis le début de sa grande épreuve, le Tour de France. Le compteur est enfin débloqué. Il était temps, les tricolores étaient au pied du mur, ils ne lui ont pas tourné le dos, ils l’ont gravi.

Le vainqueur du jour adore faire le mur, il a cette fois eu l’aide involontaire du maillot jaune, qui lui a fait la courte échelle en tentant de secouer le cocotier et/ou de montrer les muscles. Qui était le plus fort ? Je ne sais pas. Qui a été le plus intelligent ? Le vainqueur. Pour gagner, il faut la tête et les jambes.

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mardi 7 juillet 2015

Eole bat le pavé. (TdF 2015, E4)

Tour_de_France_2015.jpg Bien cabossés par l’étape de la veille, les coureurs du Tour de France ont dû disputer la 4e étape sur une route aussi cabossée qu’eux, car pavée. Du moins en partie pavée.

L’idée des organisateurs du Tour est que pour remporter l’épreuve, il faut être complet, savoir se débrouiller sur tous les terrains possible dans le cyclisme sur route. Certains terrains sont en principe plus favorables à certains qu’à d’autres. On était en droit d’attendre une énorme course de mouvement avec des gagnants et des perdants. Un petit grimpeur colombien, un ancien vététiste italien, un Espagnol peu friand des classiques ardennaises, un Britannique né au Kenya qui n’a pas l’expérience des pavés… Allaient-ils surprendre positivement ? Subir ? Etre piégés par les circonstances de course ? Piéger leurs concurrents ?

L’excitation a été balayée par le vent. Ces espoirs légitimes de feu d’artifice sont partis en poussière. Eole a fait perdre presque tout leur intérêt aux pavés. Eole a donc battu le pavé.

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