Mot-clé - Jérémy Ménez

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vendredi 22 mai 2015

Graines de Bleuets.

Ils ont gagné, ils ont régalé, ont fait briller le football français. Comment ne pas apprécier ?

Bien sûr, avec les U17, on ne sait jamais à quoi s’attendre. Même quand ils gagnent en faisant forte impression. On peut tomber sur une génération hors du commun de laquelle seront issus nombre de joueurs de Ligue 1 (ou équivalent) et plusieurs internationaux A. On peut aussi être très déçu en constatant l’échec de la plupart des membres d’une équipe dominante dans sa catégorie à son époque. L’avenir peut également se situer entre ces deux extrêmes. En outre, ne rien faire de marquant en U17 ne signifie pas être incapable d’être performant par la suite.

Néanmoins, ça fait toujours plaisir de voir son équipe gagner. Surtout en jouant bien et en montrant des valeurs aussi positives que l’équipe de France U17 lors de l’Euro U17.

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lundi 5 mai 2014

De la nécessité de tout remettre en question.

Et voici donc le prolongement de l’analyse de Chelsea-PSG, une analyse enrichie des enseignements tirés de la défaite à Lyon, de la victoire obtenue dans la douleur en finale de la Coupe de la Ligue, du court succès contre ETG et du nul pas du tout convainquant ramené de Sochaux.

Après la piteuse élimination à Londres, j’espérais plusieurs choses de Laurent Blanc. La première était une affirmation son autorité, déjà attendue depuis des mois, mais aussi une gestion du groupe permettant de préparer le Mondial et la saison prochaine. Seulement rien ne se passe comme prévu. Je voulais voir Digne et Cabaye titulaires, Matuidi être préservé en jouant au maximum 55 minutes par match, Ongenda avoir droit à une demi-heure de jeu à chaque sortie, Pastore retrouver un rôle de milieu offensif titulaire, et bien sûr Verratti recevoir une leçon en étant condamné à se morfondre sur le banc jusqu’à la dernière minute de la dernière rencontre de la saison. Connaissez-vous une autre façon de lui faire comprendre qu’il joue pour le PSG et non pour lui ou les adversaires ? L’idée était aussi d’offrir à certains mondialistes l’opportunité de souffler un peu.

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mercredi 9 avril 2014

Claque de fin. (LdC, ¼ retour)

Bandeau Ligue des Champions Je dois être un masochiste qui s’ignore. Regarder la rediffusion de Chelsea-PSG à peine 2 heures après la fin du direct, sur D8 en plus, c’est vraiment de la torture auto-infligée.

Le PSG s’est sacrifié de lui-même, il a généreusement fourni la guillotine à ses hôtes.

Dégouté ? Dépité ? Enervé ? Ou juste blasé ? Je rêvais de recevoir des messages et des commentaires me disant que j’avais eu tort d’être si critique avec ce PSG depuis le début de la saison. Autrement dit, des messages et commentaires synonymes de qualification dans le top 4 du football européen. D’ailleurs après la victoire 3-1 à l’aller je ne m’attendais pas du tout à ce scénario désastreux. Dans mon esprit les chances de Petr Cech de garder sa cage vierge étaient extrêmement restreintes, presque nulles.

Malheureusement, lors de ces quarts de finale de la Ligue des Champions, le PSG a fait l’étalage de tous les défauts stigmatisés depuis des mois à l’occasion de rencontres face à des adversaires en bois. Mon leitmotiv a souvent été «attention, contre une grosse équipe on ne peut pas se permettre ce genre de comportements». L’acquisition de mauvaises habitudes finit toujours par se payer. Les Parisiens ont passé des mois à faire leurs emplettes à ce rayon… Faire mu-muse contre des faibles, se contenter du minimum au lieu de s’entraîner à mettre de l’intensité pendant 90 minutes, toujours jouer de la même façon à un rythme de sénateurs, multiplier les attitudes empruntes d’arrogance… Est-ce une bonne façon de préparer les matchs à couperet de Ligue des Champions ? Non, évidemment. Certains viennent seulement de le comprendre.

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lundi 10 février 2014

Bien, puis rien. (L1, J24)

Ligue 1, saison 2013-2014 La Ligue 1 n’est pas relancée. Le choc entre le leader et son dauphin a tenu ses promesses, du moins en première période, car la seconde a été d’un tout autre niveau avant 5 dernières minutes de nature à laisser une bonne impression aux téléspectateurs (car les spectateurs, à Louis II…). Au bout du compte, statu quo en tête du classement.

Je parle des spectateurs. Il y avait du beau monde en tribunes, notamment le prince Albert et son épouse (rentrés de Stochi pour assister au plus gros match joué en Principauté depuis… une Supercoupe d’Europe), Gad Elmaleh (qui fait désormais partie de la famille), ou encore Didier Deschamps (plus George Weah qui a donné le coup d’envoi fictif). Ils ont vu un excellent PSG qui a fini par s’éteindre, notamment avec la sortie de Pastore.

Comment Laurent Blanc a-t-il pu sortir Javier Pastore à la 65e ? Je n’arrive pas à comprendre ce choix très préjudiciable au rendement de l’équipe. Surtout pour le remplacer par un Jérémy Ménez loin d’être au top faute de temps de jeu et d’avoir la confiance de son entraîneur.

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jeudi 9 janvier 2014

On reprend les mêmes et on re-zlatane. (CdF, 32e de finale)

banderole Coupe de France Une première date… un premier report.
Une deuxième date… un deuxième report.
Une troisième date… un triplé de Zlatan Ibrahimovic.
Imaginez si le 32e de finale de Coupe de France opposant Brest au PSG, initialement prévu dimanche en début d’après-midi (14h15) puis mardi à 20h15 n’avait pas eu lieu mercredi à 19h mais encore plus tard. Le Suédois en aurait peut-être planté 7 ou 8…

Plus sérieusement, attachons-nous au résultat. La tradition est respectée. Depuis sa création, le PSG s’est très rarement fait éliminer dès son entrée en lice dans cette épreuve, il faut remonter à 1990 pour trouver le dernier revers à ce stade de la compétition. Face à une équipe d’une division inférieure, ça n’arrive quasiment jamais. La qualification a été obtenue, c’est le principal, la CdF étant un objectif réel du club. Ceci dit, le score de 2 buts à 5 est trompeur. S’il reflète bien l’écart de niveau reflété, s’il en dit long sur la perméabilité de la défense parisienne, il induit en erreur concernant tout le teste. Assister à 7 buts au cours d’un match aussi peu emballant – pour ne pas aller jusqu’à le qualifier de médiocre – illustre l’absence de corrélation entre le nombre de but et le niveau d’une rencontre de football. Beaucoup de 0-0 sont plus intéressant que ce 2-5 tout de même agrémenté par des touches de génie individuel (en particulier l’ouverture du score) et actions collectives remarquables (le 2e but de chaque équipe).

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mercredi 11 décembre 2013

Blanc chie. (LdC, J6)

Bandeau Ligue des Champions On peut perdre un match de Ligue des Champions, a fortiori à l’extérieur lors d’une dernière journée de phase de groupe en connaissant déjà son sort avant de la disputer. Mais on n’a pas le droit d’offrir la victoire à une équipe clairement plus faible que la sienne. Surtout pas de cette façon, en lâchant ouvertement le match.

Mettre le paquet pour exploser Sochaux au Parc n’était absolument pas nécessaire, aligner une équipe B aurait largement suffi. Alex et Zlatan ont joué ce match et ont écopé d’un carton jaune qui les privera de PSG-ASSE en Coupe de la Ligue. Pourtant, comme Thiago Silva, ils ont été laissés à Paris alors qu’une partie de leurs coéquipiers se rendaient à Lisbonne pour affronter Benfica dans l’enceinte où sera disputée la finale de la Ligue des Champions 2014. Zlatan avait l’opportunité de battre un record, celui du nombre de buts lors d’une phase de groupes de la plus prestigieuse compétition de clubs au monde. Cristiano Ronaldo en était à 8, comme le Suédois, tout a été fait par Ancelotti pour lui permettre d’en claquer un 9e, toute l’armada madrilène a fait le voyage à Copenhague, ses coéquipiers étaient tous à son service. Le Portugais est obsédé par les records individuels, Ibra est plus altruiste, c’est vrai, néanmoins, pour l’image du club, taper quelques records ne serait pas forcément une mauvaise idée, non ? A défaut de promouvoir cette image, il serait bon d’éviter de l’écorner. Or en s’inclinant de cette façon au Stade de la Luz le club de la Capitale – de la nôtre – s’est infligé plus qu’une défaite anecdotique.

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dimanche 10 novembre 2013

Dites 33… (L1, J13)

Ligue 1, saison 2013-2014 33 matchs sans défaite… Un triplé de Zlatan… Beaucoup d’occasions… Ah… elle est belle, cette saison, la crise de novembre !

La série du PSG continue, les internationaux concernés par les barrages de qualification pour la Coupe du monde sont en confiance avant d’aller batailler sous leurs couleurs nationales, la performance plus que moyenne face à Anderlecht est presque oubliée. En effet, contre Nice, on a assisté à un match sympa sur un terrain anglais… mais plutôt anglais émigré en France. Globalement, il y a eu de l’intensité, du jeu, de la maîtrise et du rythme malgré quelques périodes d’endormissement. Surtout, les Parisiens ont essayé d’attaquer jusqu’au bout au lieu de se mettre à gérer dès que possible. Et ça, forcément, ça me plait, moi qui dénonce régulièrement le goût des joueurs pour le service minimum.

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dimanche 20 octobre 2013

Camouflage et explosions. (L1, J10)

Ligue 1, saison 2013-2014 Quand des Corses se pointent en tenue de camouflage, en général, c’est que ça va exploser de partout. Ça n’a pas manqué !

Venus au Parc des Princes avec un maillot spécial en imprimé camouflage, les joueurs du Sporting Club de Bastia ont explosé en vol. Le PSG leur a infligé une violente défaite sur le score de 4-0. Cette rencontre comptant pour la 10e journée de Ligue 1 aurait pu être encore plus dévastatrice pour la différence de buts des hommes de Frédéric Hantz car les Parisiens ont multiplié les occasions. Cette démonstration s’explique notamment par le turnover opéré par Laurent Blanc à cause de la trêve internationale et de l’absence du duo Verratti-Motta pour cause de suspension. Les circonstances ont profité aux jeunes, ils ont explosé aux yeux du public : Hervin Ongenda, Lucas Digne et Adrien Rabiot (malgré quelques erreurs à la Verratti) ont été impressionnants.

Toutefois, je ne suis pas certain que la performance de ces jeunes garçons – et des autres, pour la plupart bons, voire très bons – sera la plus commentée. De même, le grand camouflage du jour sera passé sous silence dans la plupart des publications, résumés et autres analyses de la rencontre. Et pour cause. Laurent Blanc a énormément de mal à trouver une formule permettant à Zlatan Ibrahimovic et Edinson Cavani de jouer ENSEMBLE en étant performants comme l’autre… Il a donc offert à chacun 45 minutes de temps de jeu, l’Uruguayen remplaçant le Suédois à la mi-temps. Mais chacun a trouvé le moyen de s’offrir un doublé en commençant par un but insensé.

Autrement dit, 2 et 2 font 4, mais les 2 ne font pas la paire.

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lundi 7 octobre 2013

#SardineFadaForever. (L1, J9)

Ligue 1, saison 2013-2014 Certains médias ont tenté d’imposer le terme de "Clasico" pour des raisons purement commerciales. D’autres ont décidé de copier les Espagnols en prenant au moins la peine de franciser ce mot, ils parlent de "Classique". Je milite pour faire comprendre au monde qu’un OM-PSG ou PSG-OM est en réalité une "Grande Sardinade", néanmoins il faut bien l’avouer, le premier de la saison 2013-2014 restera un classique.

Cette rencontre est entrée dans la légende non pas en raison de sa qualité, extrêmement médiocre à tous les niveaux (technique, tactique, engagement, etc.), mais grâce à son scénario. L’arbitrage de M. Turpin, particulièrement en vue, très peu à son avantage, a grandement contribué à transformer une bouse en pièce d’anthologie.

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dimanche 29 septembre 2013

Le Musée Grévin. (L1, J8)

Ligue 1, saison 2013-2014 Le PSG va-t-il faire toute la saison comme ça ? Quand le meilleur moment d’un match est son coup d’envoi fictif, ça craint ! Il serait temps de prendre conscience du problème afin d’y remédier : l’équipe ne pourra pas indéfiniment gagner de cette façon. Contre Toulouse, le spectacle était affligeant !

Renseignement pris, pour 23,50 €, vous pouvez visiter le Musée Grévin. Et encore, ce prix correspond au plein tarif, il y a plusieurs réductions possibles pour les adultes et les enfants. Pour voir des stars immobiles, autant aller là-bas plutôt qu’au Parc des Princes où le spectacle est tout aussi mort, où on voit les vedettes de beaucoup plus loin et où les prix pratiqués sont assez démentiels. Une fois de plus le spectacle proposé par le club de la Capitale a été une caricature de la Ligue 1 tant décriée ces dernières années… Les visiteurs n’en sont pas toujours les fautifs, en l’occurrence on ne peut reprocher aux hommes d’Alain Casanova qu’un peu de frilosité pendant une partie de la première période.

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mercredi 18 septembre 2013

La théorie des 2 visages. (LdC, J1)

Bandeau Ligue des Champions Selon l’analyse particulièrement simpliste mais très répandue – comme toutes les analyses simplistes – de la première rencontre du PSG en Ligue des Champions cette saison, on aurait vu un PSG à 2 visages, pas très bon pendant 45 minutes puis très bon lors des 45 suivantes.

En réalité, on a vu un match à 2 visages dans le sens où les 2 périodes ont été très différentes… parce qu’on a vu un Olympiakos à 2 visages, d’abord en surrégimes, ensuite en difficultés (panne d’essence). Les Parisiens ne sont pas devenus bons après la mi-temps, leur prestation peut même être qualifiée de médiocre. En revanche ils ont été hyper efficaces.

Au lieu de faire une distinction finalement assez peu pertinente entre les 2 périodes, je préfère faire la distinction entre le résultat et la manière de l’obtenir.

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samedi 14 septembre 2013

Les choses sérieuses commencent… bien. (L1, J5)

Ligue 1, saison 2013-2014 Gagner à l’extérieur avec la manière une rencontre qui n’a pu être préparée correctement, ceci en ayant fait tourner l’effectif. Comment mieux entamer la première période délicate de la saison ?

Devoir jouer le vendredi 13 septembre inspirait quelques craintes à Laurent Blanc, pour la première fois de retour à Bordeaux dans la peau d’un entraîneur… de l’adversaire des Girondins. Superstition ? A priori non, le problème venait d’ailleurs. La reprise après une trêve internationale sera toujours cause de soucis pour le PSG tant que son effectif comptera de Sud-Américains appelés à traverser l’Atlantique pour jouer en sélection. Lavezzi est rentré trop tard du Paraguay pour être retenu dans le groupe, Cavani – buteur contre la Colombie dans la nuit de mardi à mercredi – ne pouvait être titulaire, Thiago Silva – buteur – et Maxwell – passeur décisif – ont disputé l’intégralité d’un Brésil-Portugal à Boston, rencontre à laquelle Lucas a assisté depuis le banc. Passons sur le cas de Ibrahimovic, auteur du but de la victoire suédoise au Kazakhstan (au bout de 27 secondes) et fatalement très fatigué (de longs voyages et 2 matchs, le second sur synthétique), ou encore de Matuidi (petit tour en Géorgie puis 90 minutes en Biélorussie). Les 3 Italiens ont été nettement moins sollicités.

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jeudi 16 mai 2013

Ma lettre à Carlo Ancelotti.

M. Ancelotti,

Je vous écris cette lettre pour une raison simple, je soouhaite vous exprimer mon souhait le plus cher, vous voir rejoindre le Real Madrid au plus vite. Ou un autre club d’ailleurs, peu importe. Autrement dit, je vous demande de suivre vos aspirations profondes et de quitter votre poste rapidement afin de permettre aux dirigeants de préparer votre succession sans attendre.

Il est actuellement de bon ton de vous encenser car vous avez mené le PSG au titre de champion de France, le premier depuis 1994. Vous encenser, j’en suis incapable. Il m’est impossible de partager l’admiration que de nombreux supporters et journalistes vous témoignent car vous de la méritez pas. Cet enthousiasme béat me laisse songeur. N’ont-ils aucune mémoire, sont-ils aveugles ou ont-ils juste mis des œillères ? Ont-ils peur du lendemain ? Parfois mieux vaut divorcer avant qu’un mauvais mariage ne dégénère au lieu de se forcer à vivre avec quelqu’un qui n’est pas fait pour soi. Peu importent leurs raisons, les faits sont là, ils ont perdu tout sens critique à votre endroit, vous pourriez titulariser Sirigu en meneur de jeu, ils applaudiraient votre audace comme ils l’ont souvent fait, par exemple en vous voyant préférer Bisevac à Jallet et Cearà au poste de latéral droit ou encore décaler Matuidi au poste de milieu offensif gauche.

En une saison ½ depuis votre arrivée, le PSG aura décroché un seul titre national sur 5 possibles malgré une puissance surnaturelle pour un club de Ligue 1. On n’avait pas vu une armada comparable en France depuis l’arrêt Bosman. Ces résultats relativement décevants ne sont presque secondaires à côté du problème de fond. Celui-ci est double : les progrès de l’équipe sont presque uniquement dus au recrutement et vous n’avez presque rien fait pour vous inscrire dans la durée, pour préparer l’avenir. A vrai dire, mes griefs à votre encontre sont nombreux.

Tout d’abord, il est important d’expliquer le pourquoi de cette lettre.

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dimanche 28 avril 2013

Car l’eau Ancelotti n’a pas aimé… (L1, J34)

Ligue 1 - 2012-2013 Le PSG n’a encore jamais été champion de France de Ligue 1. En 1986, 1993 et 1994, il a fini en tête du classement de la Division 1 dans la catégorie des équipes n’ayant corrompu personne, depuis il a terminé 5 fois dauphin (dont 3 depuis que le D est devenu un L). En déplacement à Annecy, il a obtenu 3 points supplémentaires grâce auxquels il pourrait être sacré officiellement au soir de la 35e journée.

Les autres résultats de la journée de championnats ont eu pour effet d’empêcher les footballeurs parisiens d’assurer mathématiquement leur sacre 24h après l’officialisation du premier titre du PSG omnisport du XXIe siècle. Samedi soir, sa magnifique équipe de handball – dirigée par un super entraîneur, un ancien champion qui comme Ancelotti a bien mangé depuis la fin de sa carrière et a longtemps vécu plus près d’Annecy que de Paris (ils ont respectivement vécu et entraîné pendant 16 et 13 saisons à Milan et Chambéry) – a écrit la ligne inaugurale de son palmarès avant même le terme d’un exercice 2012-2013 plus que satisfaisant, le titre ayant été décroché avec la manière (domination+spectacle+bonne image+adhésion du public).

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samedi 27 avril 2013

Choisir le chef, suivre la recette.

Il y a encore quelques semaines, jamais je n'aurais cru écrire ceci un jour. C’est tout juste si je ne suis pas obligé de me pincer pour y croire… Pourtant, après avoir longtemps réfléchi, analysé la situation du PSG et du foot européen, j’en suis venu à cette conclusion : Arsène Wenger me semble être l'entraîneur dont le PSG a besoin.

Je n'aime pas le bonhomme, j'ai beaucoup de doutes concernant ses qualités, mais son profil est unique, il correspond à celui dont le club a besoin pour remplacer Ancelotti.

Pourquoi vouloir remplacer Ancelotti me direz-vous ? On ne va même pas se lancer dans un débat à propos contenu du bilan des 18 mois de l’Italien au PSG en termes de palmarès, de la qualité de jeu ou encore de gestion de l’effectif. Je persiste à dire que l’ensemble est très décevant, voire pire, mais à vrai dire, le problème n’est pas là, il se résume en une question : quelles sont les ambitions du club ?

Si l’objectif est réellement celui annoncé – et je n’ai aucune raison d’en douter – alors il est urgent de réorienter la politique sportive du club non pas sur du très court terme mais sur le moyen et long terme afin de s’établir durablement dans le top 4 européen.

Pour le comprendre, intéressons-nous d’abord à l’actualité car plusieurs enseignements sont à en tirer.

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samedi 6 avril 2013

Ménez gor. (L1, J31)

Ligue 1 - 2012-2013 Le travail est fait, le titre est en poche – sauf effondrement impossible doublé d’une série incroyable de l’OM – et certains joueurs importants ont été préservés avant le quart de finale retour de LdC à Barcelone. Jusqu’ici tout va bien.

Avec une équipe A’, le PSG est allé gagner à Rennes, ce qui ne s’était plus produit depuis une décennie, à l’époque Ronaldinho avait ouvert le score sur CF direct. Au cours de cette rencontre les Parisiens ont par moments affiché une sérénité impressionnante… histoire de mieux mettre en relief certains accès de panique. Le ballon a globalement bien circulé, collectivement ça ressemblait vraiment à quelque chose, les phases de construction débutées en défense ont souvent été remarquables, pourtant un monumental exploit individuel a été nécessaire pour débloquer la situation. Préserver cet avantage a ensuite nécessité de serrer très fort les muscles fessiers…

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mercredi 3 avril 2013

Grand, beau et généreux. (LdC, ¼ aller.)

Ligue des Champions 2-2 à l’aller en Ligue des Champions est un excellent résultat… pour l’équipe qui se déplace. Il faudrait être complètement abruti pour sauter au plafond après avoir concédé un nul chez soi en ayant concédé 2 buts, qui plus est évitables, face au Barça, a fortiori'' un Barça privé de Messi en seconde période.

Et pourtant c’est la fête, la joie, presque tout le monde au PSG semble heureux après cette rencontre. Comment ne pas l’être ? Ces réactions a priori paradoxales voire totalement irrationnelles sont parfaitement logiques et justifiées.

Pour le comprendre, ii suffit de se poser une question : quel était l’objectif ?
Selon son point de vue on peut y apporter nombre de réponses possibles, mais à chaque fois l’objectif s’avère atteint.

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samedi 23 mars 2013

Joker !

équipe de France de football En battant la Géorgie, l’équipe de France de football a simplement fait le taf, mais il s’agissait d’une étape primordiale pour atteindre l’objectif, se qualifier pour la Coupe du monde 2014.

Didier Deschamps a passé son temps à dire que ce match était beaucoup plus important que le prochain contre l’Espagne, il peut être content, son message est bien passé. Je ne sais pas si Vincent Dubois a fait de même concernant la rencontre opposant la Roja à la Finlande. S’il l’a fait, ses joueurs n’ont pas été très réceptifs car ayant pourtant ouvert le score, ils ont été incapables de l’emporter. Les statistiques de ce match sont hallucinantes, plus de 80% de possession de balle, 19 corners à 0, environ 30 tirs à 5 mais 4 tirs cadrés à 1… mais 1-1 score final. Du coup la France a é points d’avance après le même nombre de matchs. Autrement dit les Bleus ont gagné un joker, à eux de ne pas le griller, ils ont encore à se déplacer en Géorgie et en Biélorussie, il faudra recevoir la Finlande, chacun de ces matchs sera déterminent à condition de ne pas perdre contre les champions du monde en titre ce mardi au Stade de France. En cas de victoire, la qualification serait presque dans la poche car l’EdF n’aurait ensuite besoin que de 5 points sur 9 pour assurer la première place (attention, en ce qui concernent les qualifications pour la Coupe du monde 2014, on prend d’abord en compte la différence de buts générale puis la meilleure attaque, une règle stupide avec laquelle il faut composer, les résultats obtenus dans les confrontations particulières est seulement utilisée dans les 4 critères subsidiaires suivants).

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dimanche 10 mars 2013

Mauvais mais bon à prendre. (L1, J28)

Ligue 1 - 2012-2013 Gagner un match – peu importe l’adversaire – la veille d’un OL-OM est nécessairement une bonne affaire pour le PSG. Le faire en conclusion d’une série harassante comprenant une double confrontation victorieuse en Ligue des Champions, 2 Grandes Sardinades et des déplacements pour le moins compliqués en championnat (2 défaites aux causes bien différentes), les Parisiens en avaient vraiment besoin.

Ce succès est bon à prendre. A vrai dire il était presque indispensable. Qu’il ait été obtenu dans la douleur n’y change rien, au classement de la Ligue 1 on a ajouté 3 unités dans la colonne des points sur la ligne du PSG, c’est tout ce dont on se souviendra de cette partie… "trépidante". OK, c’était carrément nul, presque affligeant par moments, on s’ennuyait ferme, tout juste s’éveillait-on de temps en temps grâce à une accélération individuelle ou collective perdue au milieu d’une partie manquant cruellement de rythme. En première période, s’ils ont pu se procurer quelques occasions dont 2 duels perdus face à Damien Grégorini, les Parisiens ont été sérieusement mis en difficultés. En seconde, même en défendant plus bas, Nancy a continué à être dangereux, il aura fallu un grand Zlatan Ibrahimovic, 2 énormes erreurs des visiteurs et beaucoup de réussite pour décrocher un résultat favorable.

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mercredi 27 février 2013

A la bonne franquette. (CdF, 8e de finale)

banderole Coupe de France Un peu de simplicité ne fait pas de mal. Surtout pour une Grande Sardinade. 2 en 4 jours, ça fait beaucoup, heureusement la seconde a été nettement plus réussie.

Sortir l’argenterie, faire venir des violonistes, du personnel et un chef étoilé… Pour une Sardinade ! Ce n’était vraiment pas sérieux ! Dimanche, le PSG a mal fait les choses. Certes, il l’a emporté 2-0, mais la bouteille était à moitié vide, on ne s’est absolument pas régalé, c’était particulièrement indigeste, d’autant plus que les Sardines avaient été trop préparées, elles avaient eu le temps de mariner, ça leur avait donné énormément de peps, elles n’avaient plus le goût de sardine.

Mercredi, le PSG a fait les choses plus simplement, il s’agissait d’un 8e de finale de Coupe de France, compétition qui a donné lieu par le passé à de nombreuses Grandes Sardinades mémorables dont le club de la Capitale est presque toujours sorti victorieux (sauf une fois en 1991), on a donc organisé ça à la bonne franquette. Cette fois, pas de flonflons ridicules, on est revenu aux bases, à des recettes beaucoup plus traditionnelles avec des Sardines grillées sur les braises d’un Parc des Princes par moments assez enflammé, sans oublier quelques épisodes assez chauds. Vous savez, quand la moutarde monte au nez de certains et que ça part presque en festival des pains. A la bonne franquette en somme !

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