Mot-clé - Jérôme Cousin

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mardi 15 septembre 2020

Le lièvre et la tortue. (TdF 2020, E16)

TdF_2020.jpg Rien ne sert de courir, il faut partir à point. Le lièvre et la tortue en sont un témoignage.

A votre avis, dans cette histoire, Richard Carapaz (INS) est-il le lièvre… ou la tortue ? Son nom pourrait vous induire en erreur. Le coureur équatorien d’Ineos Grenadiers s’est fait exploser tout seul de façon assez stupide en adoptant une stratégie de course sans aucune finesse. Incapable d’évaluer la pointe de vitesse et la résistance de ses adversaires afin de s’y adapter… ou pas assez intelligent pour les prendre en compte, il s’est tiré une balle dans le pied au pays du biathlon. A ce niveau, celui d’une 3e semaine de Tour de France, à la fin d’une ascension où ne restaient que 3 puis 2 rescapés d’une échappée à 22, il disputait forcément la victoire avec un client. L’excès de confiance, ennemi mortel sur le chemin de la victoire. Carapaz_vs_Kamna__le_Lievre_et_la_Tortue.jpg

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dimanche 6 septembre 2020

Inévitable. (TdF 2020, E8-9)

TdF_2020.jpg Après un premier week-end assez fou (pas seulement pour de bonnes raisons) et 4 jours d’ennui assez mortel, le Tour de France 2020 s’est éveillé vendredi avec une étape folle disputée presque à bloc du début à la fin sur un terrain où on ne s’y attendait pas, a fortiori avant de passer le 2e week-end dans les Pyrénées… sur un terrain qui, lui, se prêtait à du grand spectacle.

Sur le papier, les 2 étapes se ressemblaient : relativement courtes, une première partie permettant en principe le développement d’une échappée, une première grosse difficulté au milieu, du chemin à effectuer avant le gros morceau de la fin d’étape, puis la descente jusqu’à l’arrivée. Peters_et_Pogacar_vainqueurs_dans_les_Pyrenees.jpg En pratique, on n’a pas du tout vu la même étape. Samedi, on se serait cru en juillet, il faisait chaud, les Pyrénées étaient baignées de soleil. Dimanche, changement de décor, pluie, brouillard, froid (relatif, dans les 17°C). Plus que la météo, c’est le scénario qui a changé, car les intentions des coureurs ont changé. Samedi, on en gardait probablement pour dimanche. Dimanche, avant la première journée de repos lundi, la crainte de se donner à fond était nettement moindre. Ceci explique sans doute pourquoi samedi on a laissé faire l’échappée, et pourquoi, parmi les favoris, l’ambition principale semblait de ne pas prendre le maillot jaune. Dimanche, à l’opposé, on n’a même pas laissé partir l’échappée en roulant à bloc du début à la fin, et si la grande bataille pour le général n’a étrangement pas donné grand-chose, Primoz Roglic (TJV) a échoué à éviter de prendre le maillot malgré toute la pire volonté du monde. Samedi, l’auteur du grand numéro du jour s’est imposé. Dimanche, l’auteur du très grand numéro du jour, sans doute inspiré par ce qui s’est passé la veille… a échoué tout près du but.

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lundi 31 août 2020

Atomic Mouse. (TdF 2020, E3)

TdF_2020.jpg La 3e étape du Tour de France 2020 n’avait pas grand intérêt. Elle a failli en avoir grâce à un des classements annexes faits pour créer de l’animation. Heureusement, une souris atomique a sauvé l’étape en jouant les super-héros dans les 200 derniers mètres.

Ce duel dans la course a rapidement trouvé son vainqueur au point de faire abdiquer le vaincu. Terriblement poissard, l’homme fort du jour a dû abandonner sans obtenir sa récompenser. Cette journée restera donc un très mauvais souvenir pour lui. C’est bien un des seuls, car ces près de 200km auront permis aux rescapés du premier week-end de récupérer tranquillement. Hormis son accident et la chute de quelques coureurs à 6km de l’arrivée, il ne s’est rien passé jusqu’au sprint. Caleb Ewan se la joue souris atomique

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mardi 10 juillet 2018

Le Tour débute – vraiment – demain. (TdF 2018, E3-4)

Tour de France 2018 C’est bon, on a passé la 4e étape du Tour de France 2018, les choses sérieuses vont pouvoir réellement débuter.

Il est vrai que les 3 étapes en bois pour sprinteurs ont déjà fait beaucoup de dégâts. Pas mal de coureurs dont des équipiers importants et potentiels vainqueurs d’étapes voire candidats à des maillots distinctifs ont été fortement touchés par des chutes, certains ayant même dû abandonner. Pas mal de leaders ont pris des éclats sur des bêtises (chutes ou soucis mécaniques). Ces péripéties relevant autant de la cascade que du vélo ont eu un impact positif en contrebalançant par avance l’effet attendu du contre-la-montre par équipes, un exercice considéré par les "puristes" comme magnifique car technique, stratégique, impitoyable et tout ce que vous voulez… mais qui n’a rien à faire sur un grand Tour. Expliquez-moi la logique : on réduit le nombre de coureurs par formation pour limiter la domination des équipes les plus puissantes… et on offre à ces formations une épreuve qui les favorise de façon démesurée tout en handicapant terriblement un rouleur/grimpeur ne bénéficiant pas d’un aréopage de machines à rouler.

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dimanche 8 juillet 2018

Au tas camarade. (TdF 2018, E1-2)

Tour de France 2018 Au tas camarade, Au tas camarade, Au tas, au tas au tas.

J’ai légèrement modifié le refrain d’un chant révolutionnaire – même si en Vendée, on n’était pas très branché Révolution – surtout populaire lors du premier Empire mais essentiellement connu de nos jours sous forme de chanson pour enfants, ceci afin d’être raccord avec ce qu’on a vu lors des 2 premières étapes du Tour de France 2018 : des chutes en séries.

Je l’avoue, cette année, le Tour de France ne m’intéressait pas. Je ne regardais pas la première étape, absolument sans intérêt sur le papier avec son profil totalement plat, d’autant qu’il y avait en même temps une demi-finale de l’équipe de France dans la Volley-ball Nations League (à Lille). Le scandale de la relaxe de Chris Froome (SKY) m’a presque totalement dégoûté du cyclisme.

Malgré tout, me disant qu’Arnaud Demarre (GFC) avait peut-être un coup à jouer au sprint, j’ai zappé sur France 2 pour regarder les derniers kilomètres. Quelle inspiration géniale ! Ces 12 bornes ont eu le don de me redonner goût au cyclisme. Au moins provisoirement.

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mardi 9 juillet 2013

Protection VIP. (TdF13, E10)

Tour de France, la 100e édition J’espère que les membres du jury des commissaires de course envoyés par l’UCI pour officier lors du Tour de France ne seront jamais appelé dans un jury d’assises… Ils seraient capables de relaxer un assassin en estimant que ses 3 victimes s’étaient en réalité jetées successivement sur son couteau afin de se faire poignarder en plein cœur.

Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de Cour vous rendront blanc ou noir. (Jean de la Fontaine, Les animaux malades de la peste.)

Ça date… Pourtant c’est toujours bien d’actualité. Je conçois que renvoyer à la maison une star du peloton est difficile. Si un coureur a été l’auteur d’un attentat, ça s’impose, il faut le faire. Le minimum est d’infliger une sanction (déclassement, très grosse amende, châtiment corporel, privation de ravitaillement pendant l’intégralité de l’étape en ligne suivante…). Quand le fautif est un simple équipier, il prend cher. Pourquoi Cavendish (Omega Pharma-Quick Step) s’en est-il sorti blanc comme neige ? C’est un scandale.

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samedi 29 juin 2013

Le beau b*rdel du bus de Bastia. (TdF13, E1)

Tour de France, la 100e édition J’aurais adoré pouvoir titrer «Bastia la vista, baby !» mais je n’ai aucune raison de le faire. Le fait marquant de la première étape du tour n’est pas la victoire d’un malin, c’est la cagade d’un boulet.

Bastia… Boulet… Bus… Beau B*rdel... Blessures… La fin de la 1ère étape du Tour de France 2013, le 100e de l’Histoire, restera dans les mémoires. En 100 éditions, on n’avait encore jamais eu droit à cette péripétie. Cette étape de 213km entre Porto-Vecchio et Bastia a été inintéressante au possible pendant près de 180 bornes, le moment où l’échappée partie dès le départ réel a été avalée par le peloton. Et à quelques minutes de l’arrivée, PAN ! La tuile, la panique, le moment mythique, l’incident improbable qui "sauve" la journée. Sans doute s’agit-il de la magie du Tour ! Ou alors de la fameuse beauté de la Corse, encore jamais visitée par le monument du sport mondial qu’est cette course.

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