Mot-clé - Jean-René Godart

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jeudi 24 juillet 2014

Le meilleur des Pyrénées. (TdF 2014, 16-18)

Tour de France Le Tour de France 2014 a été pensé de façon assez originale. Pas de prologue, une 2e étape accidenté, des pavés au bout de 5 jours de course, des difficultés près de l’arrivée 2 jours de suite, une traversée des Vosges assez longue, et pour finir les 2 premières semaines, une version condensée des Alpes. Il était alors temps d’aborder le gros morceau : les Pyrénées.

Avec 3 étapes pyrénéennes dont 2 arrivées au sommet, une très longue et 2 aussi denses que courtes, les coureurs avaient de quoi faire. Si le peloton français a échoué dans sa quête de victoire(s), il a su régaler son public par ses prises d’initiatives et son niveau général. Pour la première fois depuis 1997, époque du dopage roi, un Français montera sur le podium de la plus grande course du monde. Peut-être même 2. Or le Tour 1997 est le premier que j’ai vraiment suivi. C’est vous dire si le fan de sport que je suis est heureux. Et d’autant plus heureux en regardant tous les jours des cyclistes réaliser des performances humaines. Pendant de trop nombreuses années mon détecteur de chaudières sonnait en regardant les GrosBras, les Ulrich, les Rasmussen, les Ricco, les Vinokourov, les Landis, les Hamilton, les Hincapie, les Leipheimer, les Botero, les Contador, et bien plus encore. S’il reste probablement des tricheurs, si 2 ou 3 gars me font une drôle d’impression, dans l’ensemble on s’en rend bien compte, le cyclisme a changé, on voit des défaillances et quand un gars explose, le lendemain il continue à avancer moins vite que les motos !

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lundi 21 juillet 2014

La loi du plus fort. (TdF 2014, 13-15)

Tour de France La loi du plus fort est toujours la meilleure, nous l’allons montrer tout à l’heure. Car on le constate sur le Tour de France 2014.

Les 2 premières semaines de cette édition ont été dominées par un homme. Depuis la 2e journée il a lâché une seule fois le maillot jaune, ça a duré 24 heures. A l’arrivée, il a terminé 6 fois sur 15 parmi les 3 premiers (dont 3 victoires d’étapes), 13 fois sur 15 parmi les 30 premiers… pour une 34e place (1ère étape) et une… 31e (15e étape). Le garçon est au-dessus du lot, il fait respecter sa loi en montagne. C’est la loi du plus fort. Dans les Alpes, il a fait ce qu’il a voulu.

Mais sur le plat aussi la loi du plus fort s’applique. Bien sûr, les rapports de force peuvent évoluer entre eux, mais à la fin, les sprinteurs se partagent toujours le gâteau quand ils jouent sur leur terrain.

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jeudi 17 juillet 2014

Les plus forts ? Pas les verts ! (TdF 2014, 11-12)

Tour de France La transition entre les Vosges et les Alpes a été marquée par une belle victoire française, mais aussi par de nouveaux échecs de l’homme vert. Peter Sagan (CAN) est presque toujours placé, jamais vainqueur. Après avoir été une nouvelle fois piégé par sa réputation et par sa trop grande envie de l’emporter, il a encore fini 2e à Saint-Etienne, le pays des Verts. Tactiquement, ces 2 journées ont été très intéressantes. Les Europcar – aussi en vert – ont aussi manqué de réussite, mais au moins ils ont tenté des choses, contrairement à beaucoup d’autres, et notamment à un lâcheur. Fabian Cancellara (TFR) s’est tiré lors de la journée de repos, il est rentré en Suisse (ça ne lui a pas fait trop de chemin) car il veut se préparer pour les championnats du monde sur route. Ça en dit long sur les intentions de son équipe, déjà privée d’Andy Schleck.

En faisant ce choix, il a évité les journées les plus chaudes de ce Tour. En effet, après la pluie, très propice à Vincenzo Nibali (AST), le peloton a dû affronter des températures comprises entre 29 et 35°C. Dur !

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mardi 15 juillet 2014

Vive la Révolution ! (TdF 2014, 8-10)

Tour de France En 3 jours, tout a changé, le Tour de France 2014 a pris une toute autre allure. Et pas une mauvaise, tant s’en faut !

La course avait débuté de façon moyennement enthousiasmante malgré l’engouement du peuple britannique, très heureux de recevoir la plus grande compétition sportive du monde accessible à tous. Mauvais temps, chutes, abandons, étapes plus ou moins intéressantes avec un scénario assez immuable… Ce n’était guère la joie. Heureusement les organisateurs ont pris le soin d’intercaler des étapes atypiques pour briser la monotonie et débuter la sélection, ils ont tenté quelques innovations. La meilleure idée est d’avoir placé 3 étapes de moyenne montagne dès la fin de la première semaine. Qui dit moyenne montagne ne dit pas nécessairement difficulté moyenne. Il y avait de quoi faire pour les coureurs et de quoi se régaler pour les (télé)spectateurs.

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mercredi 9 juillet 2014

Le Tour en Flandre. (TdF 2014, 4-5)

Tour de France Le Tour de France 2014 a débuté par Le Tour on tour en Angleterre, il a continué par le Tour en Flandre. A ne pas confondre avec le Tour DES Flandres, classique de printemps bien connue. Non, après une étape pour sprinteurs sans grand intérêt, la course a pris la forme d’un petit Paris-Roubaix.

Tout l’intérêt de ce séjour dans la plaine de Flandre était de mettre le peloton à l’épreuve, une épreuve que beaucoup de leaders – ceux qui jouent le classement général – détestent ou du moins redoutent, celles des pavés. Le but n’était pas de leur donner un avant-goût des Champs-Elysées ! La première semaine serait beaucoup trop calme sans ce genre de galères qui permettent en quelque sorte de jeter un pavé dans la marre. Ceci dit, en l’occurrence, pas besoin de jeter un pavé dans la marre, les pavés étaient déjà dans des flaques. Les flaques de boue. De boue, à ne pas confondre avec debout. Le vainqueur de l’édition 2013 a fini debout à côté de son vélo. Il a dû abandonner sur chuteS.

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lundi 7 juillet 2014

Le Tour on tour. (TdF 2014, 1-3)

Tour de France Pour ce qui est de drainer un public fervent et/ou exalté, rien ni personne ne peut rivaliser avec le Tour de France. Un groupe de musique ? Non. Eventuellement le Pape. Je ne suis pas sûr que pour les funérailles d’Elisabeth II – elle ne sera pas éternelle – le peuple britannique descendra aussi nombreux dans les rues.

Le grand départ du Tour de France 2014 a été donné en Angleterre. Depuis que le cyclisme est devenu à la mode de l’autre côté de la Manche, la plus grande épreuve du monde n’y avait pas fait étape. Manifestement, il s’agissait du meilleur moment pour y retourner. Les organisateurs ont réussi leur coup, ils ont même été dépassés par le succès populaire. La densité et la frénésie des centaines de milliers – quelques millions – de spectateurs ont causé bien des soucis aux coureurs. Le Tour on tour en Angleterre, c’était de la folie.

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dimanche 30 juin 2013

La cote était belle, la côte aussi. (TdF13, E2)

Tour de France, la 100e édition Pour trouver le vainqueur du jour et parier sur lui, il fallait soit avoir eu une inspiration géniale, soit avoir de l’argent à perdre. Sa cote était belle, 200 contre 1 paraît-il. Tu m’étonnes ! A moins d’être un véritable spécialiste du cyclisme, impossible de le connaître.

Le parcours du jour était une traversée de la Corse en diagonale, de Bastia à Ajaccio en passant par le cœur de l’île, montagneux. Le Tour de France a pris le l’altitude au milieu de cette étape courte et rapide. D’habitude, qui dit Bastia-Ajaccio dit match très chaud, cartons rouges et terrain suspendu. Cette fois, on a eu un Bastia-Ajaccio très chaud (plus de 30°C), une bataille pour le maillot à pois rouge et des routes suspendues. Les côtes et cols ont permis d’égayer la course, le paysage magnifique – les prises de vue aériennes ont été grandement favorisées par cette météo idéale, on aurait dit des cartes postales géantes – tuait l’ennui lors des parties de plat et de descente assez insipides. Les gens de l’office du tourisme de corse ont dû avoir des orgasmes devant la télé en pensant à la pub que le passage du Tour leur fait.

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mercredi 6 février 2013

Super-Grotesque, Super-Génial. (ChM 2013 de ski alpin)

Schladming 2013 Pouvait-on imaginer pire en ouverture de Championnats du monde de ski alpin ? Sans doute pas. La FIS a fait un gran’gran’ numéro… Le podium du super-G féminin est loin d’être dégueulasse, Tina Maze, Lara Gut et Julia Mancuso ne sont pas là par hasard, mais pour l’image de ce sport, c’est dramatique. Heureusement, après la mascarade de mardi la course masculine organisée jeudi a enfin lancé la compétition sur de bonnes bases.

Mardi matin, 11h, on attend le départ du super-G féminin. Pas de bol, il y a trop de brouillard, on retarde donc le départ… Comme ça ne se dégageait pas, on a recommencé… encore… encore… 13 FOIS ! Rendez-vous compte… 13 fois ! Finalement, on la lancé les premières concurrentes à 14h30, avec 3h30 d’attente, une attente plus facilement supportable pour les favorites car contrairement aux petits dossards elles peuvent éviter d’attendre près du départ et ne sont pas obligées de rester échauffées, elles restent au refuge bien tranquillement. Marie Marchand-Arvier avait le n°3, elle en a pâti et a terminé à une modeste 14e place. Les 2 autres Françaises, Tessa Worley et Marion Rolland, ont aussi raté ce super-G (respectivement 27 et 22e) mais peut-on le leur reprocher ? Je ne pense pas.

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lundi 23 mai 2011

Roland-Garros 2011, c’est parti !

Avouons-le, entendre Jean-René Godart commenter du tennis nous manquait, on aime tous suivre Roland-Garros sur France Télévisions pour les interviews "incitation au suicide" auxquelles s’adonne Daniel Lauclair – sa spécialité, la question qui t’enfonces après une défaite – à la sortie des courts, celle mielleuses de Nelson Monfort… L’édition 2011 de l’Open de France a débuté, QUEL BONHEUR !

Le tirage au sort a été effectué il y a quelques jours par Nadal et Ivanovic, il n'a pas été tendre avec les Français et avec Djokovic.

Le premier dimanche de Roland-Garros est une mise en bouche, les organisateurs lancent seulement une petite partie des matchs de la moitié de tableau qui joue en premier, la plupart des têtes d’affiche rechignent à débuter le dimanche.

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mercredi 22 décembre 2010

Jean-René et les extra-terrestres.

Sympa ce slalom de Courchevel. Une nouvelle épreuve en probation, un mardi matin à quelques jours de Noël qui rameute entre 12000 et 18000 spectateurs selon les estimations – officiellement entre 15000 et 18000, donc je prends la marge, 3000 personnes, je fais la soustraction à partir de l’estimation basse, ça me fait 12000 à 18000… c’est super scientifique comme calcul ! – c’est une franche réussite. Même les conditions météorologiques étaient au rendez-vous (ça manquait un peu de soleil) ! Le truc un peu dommage est le tirage au sort de l’entraîneur qui a tracé la première manche, c’est tombé sur le Croate, qui pondu un tracé rempli de pièges. Enormément de filles sont tombées, dont la plupart des Françaises – Claire Dautherives y a laissé un genou – et des filles comme Maria Riesch, que je voyais gagner, ou encore Lindsey Vonn, pas slalomeuse à la base donc rien d’incroyable à ça, ont enfourché. C’était une hécatombe, même Julien Lizeroux, ouvreur pour l’occasion, a été piégé.

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