Tony_Yoka_champion_du_monde__.jpg En boxe pro, il s’agit des poids lourds. En boxe amateur (aussi appelée boxe olympique, d'autant que désormais elle est ouverte à certains professionnels), les plus de 91kg sont appelés les super-lourds. La performance de Tony Yoka aux Championnats du monde de boxe amateur est de l’hyper lourd. Un exploit historique.

Il y a longtemps que les amateurs de sports olympiques – et a fortiori – de boxe suivent son parcours. En ce qui me concerne, je suivais déjà ses combats à l’époque où il boxait pour Paris United en WSB, les World Series of Boxing, la compétition par équipes créée à l’époque dont le club de la capitale a été le premier champion. D’ailleurs vous pouvez retrouver pas mal d’archives sur le blog. A l’époque, il avait tout juste l’âge minimal pour participer à la compétition. Champion olympique de la jeunesse, vice-champion du monde juniors (ou plutôt jeunes, je crois que ça s’appelle comme ça maintenant), battu en finale par le Croate Filip Hrgovic… devenu ensuite son partenaire au Paris United, il était encore un peu soft. Aux JO de Londres, son élimination au premier tour a fait naître un mélange de frustration, de sentiment d’injustice et de regrets, car, si mes souvenirs sont bons, il était largement supérieur à son adversaire mais n’a pas su le montrer d’une façon suffisamment nette pour empêcher les arbitres de la lui faire à l’envers. C’est un épisode passé, d’autres que lui ont été zboubés de façon nettement plus évidente et indiscutable. Le fait est qu’à 20 ans, plus jeune des super-lourd engagé aux JO, il manquait d’expérience.