Mot-clé - Juan Antonio Flecha

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jeudi 11 juillet 2013

Deutsche Qualität. (TdF13, E12)

Tour de France, la 100e édition Un peu de suspense sur le Tour de France 2013, c’est trop demandé ? J’ai l’impression de voir tous les jours le même scénario. Quand on n’a pas à se farcir un clm et s’il n’y a pas trop de difficultés sur le parcours, le seul suspense est de savoir qui d’André Griepel (Lotto), Marcel Kittel (Argos-Shimano) et Mark Cavendish (Omega Pharma-Quick Step) va remporter le sprint.

Un groupe de 4 à 6 coureurs s’échappe entre le 1er et le 6e kilomètre, le peloton laisse partir, l’avance approche – au mieux – des 10 minutes, les équipes des sprinteurs se mettent à rouler, réduisent rapidement l’écart, contrôlent pour s’assurer de pouvoir reprendre facilement les échappés, finissent comme prévu par les reprendre, on termine la journée par un sprint dont le caractère massif dépend juste du nombre de coureurs impliqués dans la chute du jour. Le vent, les accidents et le sprint intermédiaire – et encore, le maillot vert étant déjà joué, leur enjeu est tout relatif – donnent parfois un tout petit peu d’intérêt à la course.

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mardi 9 juillet 2013

Protection VIP. (TdF13, E10)

Tour de France, la 100e édition J’espère que les membres du jury des commissaires de course envoyés par l’UCI pour officier lors du Tour de France ne seront jamais appelé dans un jury d’assises… Ils seraient capables de relaxer un assassin en estimant que ses 3 victimes s’étaient en réalité jetées successivement sur son couteau afin de se faire poignarder en plein cœur.

Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de Cour vous rendront blanc ou noir. (Jean de la Fontaine, Les animaux malades de la peste.)

Ça date… Pourtant c’est toujours bien d’actualité. Je conçois que renvoyer à la maison une star du peloton est difficile. Si un coureur a été l’auteur d’un attentat, ça s’impose, il faut le faire. Le minimum est d’infliger une sanction (déclassement, très grosse amende, châtiment corporel, privation de ravitaillement pendant l’intégralité de l’étape en ligne suivante…). Quand le fautif est un simple équipier, il prend cher. Pourquoi Cavendish (Omega Pharma-Quick Step) s’en est-il sorti blanc comme neige ? C’est un scandale.

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vendredi 5 juillet 2013

Green Day. (TdF13, E7)

Tour de France, la 100e édition Un vert, ça va, 8 ou 9 verts, bonjour les dégâts ! C’était Green Day sur le Tour de France ! L’équipe Cannondale de Peter Sagan a fait une démonstration tactique pour emmener son leader jusqu’au sprint final… où il a fait le reste.

Le train vert fluo a manœuvré remarquablement pour éliminer ses concurrents dans la course au maillot vert, permettant au Slovaque de faire carton plein. L’enchaînement de 2 étapes au scénario inhabituel confirme le caractère unique de la 100e édition du Tour. Elle ne ressemble à aucune autre. On en oublierait presque que pour le moment si les Français se montrent à l’avant et chassent les pois avec efficacité, aucun n’est entré dans le top 5 sur une des 6 premières étapes en ligne.

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dimanche 30 juin 2013

La cote était belle, la côte aussi. (TdF13, E2)

Tour de France, la 100e édition Pour trouver le vainqueur du jour et parier sur lui, il fallait soit avoir eu une inspiration géniale, soit avoir de l’argent à perdre. Sa cote était belle, 200 contre 1 paraît-il. Tu m’étonnes ! A moins d’être un véritable spécialiste du cyclisme, impossible de le connaître.

Le parcours du jour était une traversée de la Corse en diagonale, de Bastia à Ajaccio en passant par le cœur de l’île, montagneux. Le Tour de France a pris le l’altitude au milieu de cette étape courte et rapide. D’habitude, qui dit Bastia-Ajaccio dit match très chaud, cartons rouges et terrain suspendu. Cette fois, on a eu un Bastia-Ajaccio très chaud (plus de 30°C), une bataille pour le maillot à pois rouge et des routes suspendues. Les côtes et cols ont permis d’égayer la course, le paysage magnifique – les prises de vue aériennes ont été grandement favorisées par cette météo idéale, on aurait dit des cartes postales géantes – tuait l’ennui lors des parties de plat et de descente assez insipides. Les gens de l’office du tourisme de corse ont dû avoir des orgasmes devant la télé en pensant à la pub que le passage du Tour leur fait.

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samedi 29 juin 2013

Le beau b*rdel du bus de Bastia. (TdF13, E1)

Tour de France, la 100e édition J’aurais adoré pouvoir titrer «Bastia la vista, baby !» mais je n’ai aucune raison de le faire. Le fait marquant de la première étape du tour n’est pas la victoire d’un malin, c’est la cagade d’un boulet.

Bastia… Boulet… Bus… Beau B*rdel... Blessures… La fin de la 1ère étape du Tour de France 2013, le 100e de l’Histoire, restera dans les mémoires. En 100 éditions, on n’avait encore jamais eu droit à cette péripétie. Cette étape de 213km entre Porto-Vecchio et Bastia a été inintéressante au possible pendant près de 180 bornes, le moment où l’échappée partie dès le départ réel a été avalée par le peloton. Et à quelques minutes de l’arrivée, PAN ! La tuile, la panique, le moment mythique, l’incident improbable qui "sauve" la journée. Sans doute s’agit-il de la magie du Tour ! Ou alors de la fameuse beauté de la Corse, encore jamais visitée par le monument du sport mondial qu’est cette course.

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vendredi 22 juillet 2011

Tour de France 2011 (E19) : c’est pas la taille qui compte !

Tour de France

Ce n’est pas la taille qui compte, c’est ce qu’on fait avec… Plus de 200km jeudi, seulement 109 bornes vendredi, mais quand ça monte et que c’est bien dur, il y a toujours moyen de moyenner !

On le savait, ça risquait de défourailler car les maillots ne tenaient tous qu’à un fil. 3 de ceux qui les portaient se sont retrouvés à poil à l’issue de cette étape. C’est très vite parti dans tous les sens, ça a envoyé dru dans l’pentu ! On a encore eu droit à une orgie de rebondissements.

Ce Tour de France est carrément bandant, on prend un plaisir fou depuis le début… On a fini par corriger le gros point noir de l’édition 2011 : lors des 17 étapes en ligne, les coureurs français ont beaucoup essayé, ils sont partis à la chasse sans ramener ce qu’ils espéraient. A 3 jours de l’arrivée l’un d’eux a enfin réussi à "la mettre au fond" comme on dit dans le jargon cycliste. Pierre Rolland avait suffisamment de giclette à 2km de l’arrivée de l’Alpe d’Huez pour mettre une cartouche à des stars de la grimpette et finir tout seul.

  • Dix-neuvième étape : de Modane Valfréjus à l’Alpe d’Huez (109,5km).

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dimanche 10 juillet 2011

Tour de France 2011 (E9) : dans la quatrième dimension.

Tour de France

Depuis environ une quinzaine d’années que je suis le Tour de France, je ne crois pas avoir déjà vu une journée si… J’ai même du mal à la qualifier. On était dans la 4e dimension !

Vivement lundi (jour de repos) ont dû se dire la plupart des coureurs… La météo n’est pas avec eux cette année : de la pluie par moments, du vent, il fait froid… Où est passé le soleil ? Serait-il resté en Vendée ? On l’a retrouvé lors de la seconde partie de l’étape… que beaucoup n’ont pu disputer.

Ce Tour de France est une course par élimination, ça tombe dans tous les sens, je me demande s’il arrivera jusqu’à Paris, parce qu’à force y’en a un qui va réussir un strike et faire tomber tout le monde comme une boule dans un jeu de quilles.

  • Neuvième étape : d’Issoire à Saint-Flour (208km).

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samedi 9 juillet 2011

Tour de France 2011 (E8) : montées dans les Tours.

Tour de France

L’Auvergne, une belle région où on se caille souvent les miches et où le Tour de France ne passe pas assez souvent à mon goût. De la moyenne montagne, en général ça nous offre des étapes animées avec des échappées capables d’aller au bout. Les montées dans les Tours, c'est ce que le public préfère. Et puis quand on sort d’une journée aussi plate que vendredi… Normal.

Par contre il faudra qu’on m’explique comment on fait pour monter jusqu’à Super-Besse (ah ah ah^^)… Par contre pas besoin de m’expliquer pourquoi on a vu une très belle étape.

  • Huitième étape : d’Aigurande à Super-Besse (189km).

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mardi 12 avril 2011

L’enfer est pavé...

… et poussiéreux.

Mon Dieu ! Quelle épreuve ! D’ordinaire Paris-Roubaix est une course extrêmement difficile, probablement la plus difficile de toutes les grandes courses d’un jour. On surnomme cette course "l’Enfer du Nord", mais les secteurs pavés de Paris-Roubaix par beau temps, c’est pire que l’enfer !

On pourrait penser que les pavés sont pires quand il peut, mais non, car quand il pleut, au moins ils sont un peu nettoyés et la poussière ne se mêle pas à la "fête". La 109e édition s’est déroulée par très beau temps, il faisait chaud et très sec.

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dimanche 3 avril 2011

Un trop bon camarade.

Sylvain Chavanel aurait dû remporter le Tour des Flandres. Il a terminé 2e derrière un Flamant, Nick Nuyens. Et pourtant, le Français était clairement le plus fort. Chavanel est malheureusement un trop bon camarade.

Tom Boonen était le leader de la Quick Step, Chavanel est un de ses équipiers. Tom Boonen a couru comme un cochon, a été incapable de se rendre compte qu’il n’avait pas les jambes pour gagner, il a plombé Chavanel. Dans le Français était tiraillé entre son ambition personnelle et celle de son boss.

Chavanel a fait toute la course. Je n’ai pas tout vu, seulement les 35 derniers kilomètres, mais d’après ce que j’ai compris, alors que le meilleur spécialiste français des courses d’un jour était seul à l’avant Boonen aurait attaqué, permettant à Fabian Cancellara – vainqueur l’an dernier et grand favori cette année – de le recoller puis de partir seul pour rejoindre le Français. En soi, c’est déjà très critiquable. Le pire est intervenu plus tard.

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