Mot-clé - Julian Alaphilippe

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dimanche 27 septembre 2020

Alafolie ! (ChM cyclisme 2020)

Alaphilippe_champion_du_monde.jpg 2020 devait être une grande année pour le cyclisme français. Une année avec un Tour de France taillé pour Thibaut Pinot puis des JO et des Championnats du monde pour véritable grimpeurs. Thibaut Pinot, Julian Alaphilippe, Romain Bardet et d’autres comme Warren Barguil ou encore Guillaume Martin et pourquoi pas un David Gaudu pouvaient nourrir de grandes ambitions.

2020 se transformant en année comme nulle autre, tout a changé, à commencer par les objectifs et la préparation. Le calendrier s’en est trouvé totalement chamboulé. Exit les JO, reprogrammés en 2021, toutes les courses prévues entre mi-mars et début août ont dû migrer ou annoncer leur annulation, les classiques de printemps ont dû se recaser en automne, le Tour de France en septembre, le Giro en octobre, la Vuelta encore plus tard, on a rapatrié et modifié des épreuves de fin de saison peu après la reprise tout en changeant leur nature ou leur format. Un gros chantier. L’objectif n°1 de Julian Alaphilippe n’en restait pas moins le maillot arc en ciel.

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lundi 21 septembre 2020

La 22e étape. (TdF 2020, E22)

TdF_2020.jpg Aujourd’hui, lendemain de la 21e et dernière étape du Tour de France 2020, Tadej Pogacar (UAD) fête ses 22 ans. Et son triomphe surprise. Il est temps de faire le bilan de cette édition globalement purgesque… jusqu’à voir ce gamin renverser la table. Le_triomphe_de_Pogacar_la_veile_de_ses_22_ans.jpg Bien sûr, on a assisté à une édition très particulière débutée fin août au lieu de fin juin pour se conclure le 20 septembre (étrangement, on a eu une météo de mois de juillet, des températures élevées, voire très élevées, en échappant toutefois à une canicule – donc les températures redescendaient la nuit). Rien qu’au niveau des dates, de la préparation totalement inhabituelle et inéquitable d’un pays à l’autre (certains ont dû se soumettre à des restrictions très strictes pendant des semaines en ne pouvant faire que du home-trainer ou des rouleaux pour s’entretenir, d’autres avaient droit à des sorties sur route, certains n’avaient aucune contrainte particulière ou on rapidement pu retrouver une activité normale… dont manifestement les Slovènes car dans leur pays l’épidémie était très officiellement terminée le 15 mai et les championnats nationaux ont pu se dérouler les 21 et 28 juin), on sortait totalement des conditions ordinaires. Au niveau du calendrier, rien à voir avec les habitudes, les classiques de printemps ont sauté, les courses à étape de préparation au Tour ont été décalées ou annulées et réduites, compactées sur une courte période (en gros tout le mois d’août), le Giro a migré en octobre, ce qui a obligé les équipes à revoir leur programme, à faire des choix différents dans la sélection pour les différentes épreuves.

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jeudi 17 septembre 2020

Duo sans duel. (TdF 2020, E18)

TdF_2020.jpg Le Tour de France 2020 en a fini avec les Alpes, il n’en a en revanche pas fini avec tout suspense. On en a même créé un nouveau grâce à une folle aventure.

«Folle» est un bien grand mot. Il s’agit tout simplement d’une échappée classique en montagne. Les plus forts vont au bout, les autres se font lâcher les uns après les autres. Sauf qu’en l’occurrence, le scénario a vrillé quand un petit Suisse s’est écrasé au sol. Au lieu du probable duel annoncé – qui jusqu’ici tournait en sa faveur – on a fini avec un duo… de la même équipe. Une situation rare.

Un Polonais et un Equatorien membres d’une formation britannique ont donc franchi la ligne bras dessus-bras dessous comme s’ils partageaient leur chambre depuis 10 ans. Double_Ineos__Kwiatkowski_et_Carapaz_franchissent_la_ligne_ensemble.jpg On doit l’animation principale de cette étape à la lutte pour le maillot à pois… qui pendant longtemps au cours de ce Tour ne semblait pas intéresser grand monde. Encore une fois, il ne fallait pas compter sur les leaders du général pour faire le spectacle, ils se contentent jour après jour d’une course par élimination. Sur ce Tour, on a eu très chaud (moins aujourd’hui), pas le très grand show, ou du moins trop sporadiquement.

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mercredi 16 septembre 2020

Monts et Marvel. (TdF 2020, E17)

TdF_2020.jpg Avec un peu de recul (limité à quelques heures), je me suis rendu compte que la 17e étape du Tour de France aura allié des qualités très opposées : à la fois très ennuyeuse et très spectaculaire. Comme beaucoup de films de super-héros…

Oui, je sais, je peux choquer en qualifiant d’ennuyeux certains de ces films qui cartonnent et rapportent des centaines de millions d’euros. Pourtant, quand on y repense après visionnage, on peut rarement s’extasier devant leur scenarii à la fois très surprenants et sans grand suspense – oui, c’est de la surprise artificielle, les péripéties par lesquelles on passe se veulent surprenantes, seulement on sait presque toujours sur quoi ça va aboutir – à l’image de celui de cette étape. Lopez_s_impose_a_la_Loze.jpg

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mardi 15 septembre 2020

Le lièvre et la tortue. (TdF 2020, E16)

TdF_2020.jpg Rien ne sert de courir, il faut partir à point. Le lièvre et la tortue en sont un témoignage.

A votre avis, dans cette histoire, Richard Carapaz (INS) est-il le lièvre… ou la tortue ? Son nom pourrait vous induire en erreur. Le coureur équatorien d’Ineos Grenadiers s’est fait exploser tout seul de façon assez stupide en adoptant une stratégie de course sans aucune finesse. Incapable d’évaluer la pointe de vitesse et la résistance de ses adversaires afin de s’y adapter… ou pas assez intelligent pour les prendre en compte, il s’est tiré une balle dans le pied au pays du biathlon. A ce niveau, celui d’une 3e semaine de Tour de France, à la fin d’une ascension où ne restaient que 3 puis 2 rescapés d’une échappée à 22, il disputait forcément la victoire avec un client. L’excès de confiance, ennemi mortel sur le chemin de la victoire. Carapaz_vs_Kamna__le_Lievre_et_la_Tortue.jpg

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dimanche 13 septembre 2020

Grand Colombier, petits Colombiens, gros colombin. (TdF 2020, E15)

TdF_2020.jpg On leur construit un ring magnifique dans un stade fantastique pour se mettre une énorme peignée, ils jouent aux cartes à lieu de se battre. C’est, grosso modo, le résumé de ce Tour de France. Ou du moins de sa 15e étape. Pogacar_s_impose__encore__devant_Roglic.jpg On va de déception en déception. L’étape conclue au Grand Colombier devait avoir de la gueule. Une sacrée gueule. Il s’agissait de la première arrivée d’étape en haut de ce col, ce qui en faisait une étape de prestige. Pratiquement aucune attaque, si ce n’est lors de la première partie d’étape pour créer une échappée dépourvue de toute chance de succès… Le néant. Cette étape du Grand Colombier n’aura été marquée que par la sale journée vécue par 3 petits Colombiens. Autant vous dire que c’était de la m*rde… Un gros colombin.

Oui, je suis blasé. Espérons que la traversée des Alpes prenne une autre tournure qu'aujourd'hui.

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samedi 12 septembre 2020

L’audace en deux leçons. (TdF 2020, E14)

TdF_2020.jpg Le nouveau maire de Lyon, élu sur un malentendu grâce à la crise du coronavirus à l’origine d’un taux d’abstention jamais vu doublé d’une déconnexion totale entre le premier et le 2nd tour (séparés de 15 semaines au lieu d’une sans possibilité de faire une campagne électorale normale)… est un vert. Un vert élu à Lyon… Encore un coup de 2020, l’année où on ne s’étonne plus de rien. Quand vous l’entendez parler, vous comprenez que le ver est dans le fruit. Kragh_Andersen_et_le_maire_de_Lyon__deux_idees_de_l_audace.jpg Traiter le Tour de France de machiste et de polluant, ceci 2 ou 3 jours avant de le recevoir dans sa ville et oser se pointer sur le podium… pour la remise du maillot vert. Si ce n’est pas de l’audace, ça doit être de la bêtise. Si au moins il avait déclaré ça après avoir vidé quelques verres… C’est tout le problème du féminisme et de l’écologie dévoyés actuels. Ils veulent s’attaquer à des symboles et faire le buzz au lieu de s’atteler à régler les véritables problèmes en faisant preuve de bon sens. Dur d’exister et de se faire connaître.

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vendredi 11 septembre 2020

Douchés au soleil. (TdF 2020, E13)

TdF_2020.jpg Il fait beau, il fait chaud, mais le cyclisme français prend l’eau. Sur la route du Puy Mary, les espoirs des supporters français presque aussi présents qu’en juillet ont été douchés comme rarement. Romain Bardet (ALM) n’est pas le seul à avoir pris un sérieux coup sur la tête.

Sérieusement, là, je ne suis pas bien, je demande un protocole commotion ! Daniel_Martinez_s_impose_au_Puy_Mary.jpg

Au jour du départ du Tour de France 2020, personne ne savait réellement à quoi s’attendre. Deux équipes affichaient une très grande force collective avec chacune un leader faisait partie des grands favoris avant de tomber d’abandonner sur le Criterium du Dauphiné. Ils laissaient planer le doute quant à leur état. Les Colombiens bénéficiaient de mois d’entraînement chez eux en altitude quand leurs adversaires devaient pour la plupart prendre leur mal en patience sans pouvoir sortir de chez eux. Seuls des home-trainers ou des rouleaux leur permettaient de s’entretenir physiquement. Côté français, on entretenait de réels espoirs de victoire avec Thibaut Pinot (GFC), de belle place au général avec Guillaume Martin (COF), de victoires d’étapes et de maillot à pois avec les Julian Alaphilippe (DQT), Warren Barguil (ARK), Romain Bardet, ou autres.

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jeudi 10 septembre 2020

Rise with the Sunweb. (TdF 2020, E12)

TdF_2020.jpg Sommes-nous réellement en septembre ? On se croirait en juillet. Les spectateurs sont nombreux pour encourager les coureurs sur les routes du Tour de France, il fait chaud et le soleil brille. La Sunweb aussi, brille. Hirschi_triomphe_a_Sarran.jpg A priori, le cyclisme est un sport individuel. On est seul sur son vélo, on roule et le plus rapide à aller du départ jusqu’à l’arrivée l’emporte. En pratique, le cyclisme sur route est tout sauf un sport individuel, hormis lorsqu’il s’agit de contre-la-montre. Oui, vous êtes seul sur votre vélo et personne ne peut pédaler à votre place, il faut un super rapport poids/puissance, une endurance impressionnante, une grande capacité de récupération, d’excellentes qualités techniques individuelles, beaucoup de dextérité. Néanmoins, la dimension collective est primordiale. On le doit notamment aux lois de la physique dont résulte le phénomène d’aspiration, mais aussi à la dimension psychologique liée aux comportements de vos adversaires, aux rapports de forces qui s’exercent sur la route, ou encore au confort que vous apporte la présence de vos équipiers. Tout ceci s’imbrique et vient s’ajouter un autre élément fondamental : la tactique.

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vendredi 4 septembre 2020

Opération popcorn ! (TdF 2020, E7)

TdF_2020.jpg Le Tour de France 2020 est fascinant. Du moins jusqu’ici. Aucun spectacle quand on en attend beaucoup, le néant absolu quand on en attend très peu, et soudain, quand beaucoup s’attendaient au néant, le peloton ridiculise Hollywood en produisant plus de 3h30 d’une dinguerie survitaminée qui ferait passer l’intégrale de Fast and Furious pour une émission de téléréalité produite pour NRJ 12.

Le parcours de la 7e étape pouvait se prêter à différentes stratégies très offensives, notamment celle consistant à «mettre en route à fond de façon à éliminer un maximum des sprinteurs qui passent mal quand ça grimpe pour les empêcher d’être dans le peloton lors du sprint final » (je me cite, c’était à la fin de mon récit de la 6e étape, quand j’envisageais la suite), seulement, je n’y croyais pas. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’après s’être montrés très frileux depuis le début du Tour, après avoir vu un magnifique terrain de jeu être gâché jour après jour par les coureurs par refus du combat, je n’imaginais pas qu’une formation se réveille soudain en se lançant d’entrée dans une opération popcorn. On fait passer tout le peloton à la casserole, on allume le feu bien fort et on fait tout exploser ! Là, ça éclate dans tous les sens. Si on n’a pas mis de couvercle, on en retrouve partout. Nouveau_succes_de_Van_Aert.jpg

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jeudi 3 septembre 2020

Ridding – mauvais – gag. (TdF 2020, E6)

TdF_2020.jpg Vont-ils nous refaire la même blague tous les jours ? Là, ça devient un mauvais running gag. Comme il s’agit de cyclisme, je présume qu’il s’agit d’un ridding gag… Ce qui ne change rien à l’affaire : hormis le premier week-end animée par une journée patinoire et une fin de course de haut vol, on s’ennuie ferme sur ce Tour de France !

Je reprends rapidement le déroulement de ce Tour jusqu’ici.
Etape 1 : des chutes et des glissades de partout, le peloton finit par neutraliser la course jusqu’au sprint final (précédé d’une dernière chute).
Etape 2 : il ne se passe à peu près rien avant la prise d’initiative de Julian Alaphilippe et de sa clique dans les 15 derniers kilomètres.
Etape 3 : le néant au scénario ultra-classique d’échappée au départ réel condamnée dès sa naissance… avant un beau sprint pour finir.
Etape 4 : une étape de montagne avec arrivée au sommet… à 16 dans le groupe maillot jaune car personne n’a osé bouger.
Lutsenko_gagne__le_reste_c_est_le_grand_vide.jpg Etape 5 : RIEN. ZERO attaque. Du jamais vu. Et un sprint couru d’avance pour finir.
Etape 6 : zéro bagarre, hormis pendant 5 minutes pour former la longue échappée du jour, puis une sélection naturelle entre les membres de l’échappée pour une victoire en solo, à peine 2 coups de pétards mouillés dans le peloton.

Tout le monde semble très content de ne pas encore avoir perdu le Tour. Est-ce que quelqu’un pourrait avoir l’idée d’essayer de la gagner ? Est-ce que des outsiders pourraient penser à tenter leur chance quitte à exploser (sachant que s’ils explosent maintenant, ils auraient explosé plus tard de toute façon) ? Ceux qui se sentent en forme sont-ils incapables d’en profiter pour, a minima, tester leurs adversaires moins en jambes ou convalescents suite à des chutes ? A ce rythme, il ne se passera rien avant la 3e semaine… de juillet (ce qui pose problème… en septembre).

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mercredi 2 septembre 2020

Aucune chance ! (TdF 2020, E5)

TdF_2020.jpg Pendant des années, le slogan du Loto était «100% des gagnants ont tenté leur chance». Sur le Tour de France, le concept diffère légèrement. Lors de la 5e étape du cette étrange édition de fin d’été, 100% des vaincus n’ont même pas tenté leur chance… et un des grands vainqueurs du jour n’a rien fait pour obtenir sa récompense.

On s’attendait à un sprint massif. Il semblait inévitable. Dès lors, combien d’équipes avaient réellement une carte à jouer pour remporter l’étape ? Compte tenu de la configuration de la fin d’étape, j’ai envie de vous répondre «seulement celle de Wout Van Aert (TJV)», tant il domine actuellement les sprints difficiles. Allez, je vous en accorde 5 ou 6 en comptant les très optimistes qui doivent compter sur un malentendu ou un fait de course. Vous retirez les équipes totalement orientées vers le classement général à Paris, sans doute encore un peu trop nombreuse car on est en début de Tour et les étapes montagneuses n’ont éliminé à peu près personne, il vous reste a minima CCC, Israël Start-up Nation, Total Direct Energie et NTT, des équipes dont le sprinteur ne gagnera certainement pas si tout le monde est groupé à l’arrivée. Vous pouvez y ajouter des baroudeurs/sprinteurs de formations comme AG2R-La Mondiale où on n’a pas réellement d’ambition au général. Ne me dites pas qu’il est impossible de trouver au moins 5 ou 6 gars pour former une échappée dans une étape de transition ! Certes, ils auraient une chance infime de l’emporter, mais au Loto aussi ceux qui jouent sont presque assurés de ne pas gagner… hormis ceux qui décrochent la cagnotte. Un Français vient d’ailleurs de prendre 157 millions d’euros (une somme délirante, on devrait limiter les gains des jeux de hasard) à l’EuroMillions. Si personne ne fait rien pour empêcher Van Aert de régler tout le monde au sprint, c’est joué d’avance (pour mémoire Jumbo-Visma s'appelait Lotto-Jumbo par le passé). Van_Aert_plus_fort_que_la_chance.jpg

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mardi 1 septembre 2020

La bagarre... sera pour plus tard. (TdF 2020, E4)

TdF_2020.jpg Le coup du "petit" pays qui soudain sort plusieurs champions dominateurs dans une discipline où a priori il n’a ni avantage compétitif, ni tradition, d’autres l’ont fait avant la Slovénie en cyclisme sur route. Mais pour être totalement honnête, dans ce cas précis, je ne peux pas dire que ça m’enchante.

Roglic_devant_Pogacar__les_Slovenes_a_la_fete.jpg Je pourrais citer la Suisse en tennis masculin, la Belgique en tennis féminin, certaines île des Caraïbes en athlétisme (par exemple la République Dominicaine sur le tour de piste), le Danemark en natation féminine, la Colombie en BMX, etc. Dans certains de ces cas, l’expérience a été douloureuse pour le sport français. Je n’aimerais pas que ce soit le cas sur ce Tour de France 2020.

Ils ne sont que deux et ont 9 ans d’écart, ils ne feront pas concomitamment la loi sur les routes pendant bien longtemps, néanmoins voir Primoz Roglic (TJV) et Tadej Pogacar (UAD) prendre les 2 premières places de la première étape du Tour de France conclue par une arrivée au sommet, ça marque les esprits. D’autant qu’ils ont réglé un paquet de Français et de Colombiens qui, eux, poursuivent une longue tradition cycliste.

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dimanche 30 août 2020

Pas de doute, c’est un virus. (TdF 2020, E1-2)

TdF_2020.jpg Pas besoin de me faire tester, je sais que je l’ai… J’ai tous les symptômes. Je vous rassure, il n’y a rien de grave, d’habitude j’y ai droit tous les ans au début de l’été comme des millions de personne en France et dans le monde, je n’en suis jamais mort même s’il a tendance à causer de la tachycardie et des décharges d’adrénaline incontrôlées ainsi que, parfois, de terribles douleurs, voir une perte de goût… pour le sport. C’est un virus. Le virus du Tour de France.

Cette année, l’épidémie n’aura probablement pas l’ampleur habituelle. En effet, ce Tour de France s’annonce… étrange. Un grand départ de Nice… sans public au départ (mais en réalité avec pas mal de public lors du défilé dans la ville). Mais surtout un départ le 29 août, 2 mois après la date prévue. La grande fête de juillet en septembre… Plutôt déroutant, déstabilisant, mais mieux vaut tard que jamais, non ? On se lance dans l’inconnue. La seule certitude dans cette histoire est que 2020 demeurera l’année la plus WTF de tous les temps !

Mais tant que les coureurs français font le spectacle, ça me va ! Alaphilippe_l_emporte_a_Nice.jpg

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jeudi 12 juillet 2018

Une Bretagne aux airs de montagne. (TdF 2018, E5-6)

Tour de France 2018 Décevant. La qualité du tracé du Tour de France 2018 ne détermine pas la qualité du spectacle. Celle-ci résulte seulement de la façon dont les coureurs l’exploitent. Lors des 2 dernières étapes disputées en Bretagne, le tracé permettait beaucoup mieux.

  • Etape 5 : un sprinteur malgré tout.

De Lorient à Quimper (205km).
Non-partants : Tiesj Benoot (LTS), Michael Matthews (SUN).
Abandon : Robert Kieserlovski (KAT).

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dimanche 7 août 2016

Et puis le vent a tourné… (Rio 2016 J1)

Rio_2016 Rio 2016 avait si bien commencé… et tout est si vite parti en sucette… A vrai dire, tout se passait trop bien, c’en était même louche. Et puis soudain, alors que les victoires et les qualifications se succédaient, une première déception pas catastrophique s’est produite, compensée par quelques exploits. Le vent a tourné sans prévenir.

Ce mal ne semblait toucher que les hommes, il a fini par aussi infecter les femmes qui tenaient la baraque jusqu’alors. Violemment de surcroît ! Au final, le bilan est terrible : les médailles attendues ou espérées se sont envolées, on a même réussi à en perdre qui n’étaient pas encore en jeu ! 2 fois 4e, une élimination à 5 secondes de la fin d’un combat presque gagné, une énorme opportunité gâchée de se qualifier pour les demi-finales d’un tournoi par équipe, l’élimination incompréhensible d’une paire de double qui devait jouer l’or, une blessure grave qui nous prive d’une grosse chance de médaille, des défaites qui font très mal dans 2 sports collectifs où on a – ou avait – de grosses attentes… Il y a eu de très bonnes choses lors de cette journée, mais aussi des trucs terribles.

Si le baromètre des médailles est toujours à zéro à l’issue de la première journée, le moral des troupes est lui carrément en-dessous de zéro.

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mardi 2 août 2016

On monte à Rio : preview riders. (Rio 2016)

Rio_2016 Dans cette catégorie, j’ai regroupé les sports où on "ride" en anglais. Autrement dit, on monte un cheval ou sur un vélo pour tous les sports dont il sera question ici.

Dans l’ordre alphabétique, ces sports sont les suivants :
-cyclisme,
-équitation,
-pentathlon moderne,
-triathlon.

Dans l’ensemble de ces sports, l’équipe de France olympique présentera un nombre important de champions du monde ou médaillés mondiaux qui ambitionnent de briller à Rio 2016 comme certains l’ont déjà fait à Londres, Pékin ou même Athènes. On y retrouvera notamment des têtes d’affiche du sport français.

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samedi 23 juillet 2016

Ion, électron libre. (TdF 2016, E20)

logo_TdF_2016.jpg Est-il juste d’évoquer une déception ? Pas de mon point de vue, dans la mesure où il n’y avait presque rien à attendre de la 20e étape du Tour de France.

Trop de conditions défavorables étaient réunies, elles ont empêché le développement d’une course de mouvement intéressante à l’image de celle de vendredi. Par conséquent, on en est revenu au niveau d’ennui habituel lors de cette édition.






Une étape qui se termine par une descente, a fortiori difficile, est rarement propice aux attaques entre leaders. Le seul qui aurait pu tenter un coup était Romain Bardet (ALM) mais dans sa situation, pourquoi attaquer ? Il devait défendre sa 2e place faute de pouvoir espérer déloger Chris Froome (SKY) de la première. Les suivants au classement général étaient plus tétanisés par la peur de tout perdre que motivés par une toute petite chance de progresser dans la hiérarchie, ceci malgré des écarts infimes. Si certains espéraient la pluie pour redistribuer les cartes, les averses ont en réalité eu pour effet indésirable de freiner tous les leaders.

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mercredi 20 juillet 2016

Montagne russe. (TdF 2016, E17)

logo_TdF_2016.jpg Le Tour de France a passé la journée en Suisse pour offrir au peloton un terrain de jeu inédit particulièrement prometteur. Pourtant, une fois de plus, la journée aura été marquée par le sceau de la déception.

Il ne manquait plus que ça ! Victoire d’étape pour un RUSSE déjà suspendu pour DOPAGE. Compte tenu de l’actualité, le résultat du jour est plutôt difficile à digérer. Et pourtant, entre leaders, on s’est enfin fait la guerre. Mais pas avant les 2 derniers kilomètres de l’ultime ascension. Attention, il ne faudrait pas provoquer des crises d’enthousiasme chez les suiveurs et spectateurs ! Après 16 étapes pour la plupart à mourir d’ennui, imaginez la violence du choc ! Personne n’est préparé à un festival d’offensives diverses, variées et originales. Plutôt que d’organiser un feu d’artifice, les coureurs les plus ambitieux ont préféré tirer quelques fusées éclairantes. Rien de tel pour signaler leur présence sans prendre de risque…

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lundi 18 juillet 2016

Faux-ami. (TdF 2016, E16)

logo_TdF_2016.jpg Que diable allait-il faire dans cette galère ?

Vraiment, je me le demande… Car ce dans quoi s’est trouvé embarqué Julian Alaphilippe (EQS) était bien une galère. Se lancer dans une échappée extrêmement longue par une forte chaleur un jour où les sprinteurs entendent se disputer la victoire n’était pas l’idée la plus brillante de sa – jeune – carrière. En partant à 2 avec Tony Martin (EQS), son équipier, beaucoup plus gros rouleur que lui, il s’est épuisé pour rien, peinant à rester dans la roue avant de se relever à 25km de l’arrivée.



Si Alaphilippe veut remporter une étape sur le Tour de France, il va devoir s’y prendre autrement et avoir de meilleures fréquentations.

L’attitude de Martin a été celle d’un faux-ami, il lui a offert un cadeau empoisonné en l’emmenant avec lui.

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