Mot-clé - Julian Eberhard

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dimanche 13 décembre 2015

Avec 92 balles, t’as plus rien (ou presque).

On a connu meilleur journée pour le biathlon français. On a aussi connu pire. Lors des premiers relais sexués – non mixtes si vous préférez – de la saison, les filles ont pris la 5e place, les garçons la 3e.

Aucun n’a tourné sur l’anneau de pénalité. Chaque relais a eu besoin de 6 balles de pioches en plus des 8 chargeurs de 5 balles pour faire tomber ses 40 cibles. C’est plutôt bon, presque très bon même, pourtant c’est un peu trop. Les résultats sont mitigés, ni réjouissants, ni mauvais, le positif vient surtout des enseignements qu’on peut tirer de cette journée.

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vendredi 11 décembre 2015

Si vous avez manqué la fin…

Je suis le biathlon depuis de nombreuses années. Des scenarii de course, j’en ai vu un sacré parquet. Je peux vous l’affirmer, celui dans lequel le titulaire d’un dossard à 3 chiffres s’invite sur le podium d’un sprint sans changement de conditions météo est chose très rare. A fortiori quand le numéro du vainqueur est à 1 chiffre (en l’occurrence le 4). 2 fois de suite en l’espace de 3 heures, c’est très certainement inédit !

Chez les hommes, on pouvait s’y attendre car il s’agissait du pari d’un des grands noms du circuit, Tarjei Boe. Chez les femmes, en revanche, quelle – mauvaise – surprise ! Une inconnue a délogé Anaïs Bescond de sa place sur le podium à quelques minutes de la fin, venant compléter un triplé allemand dont on aurait facilement pu se passer. Il faut dire que cette équipe a beaucoup apprécié de quitter la Scandinavie et sa faible altitude (entre le niveau et la mer et 300m à Östersund) pour une région germanophone (Hochfilzen, en Autriche) présentant des caractéristiques très différentes. On est en effet à 1200m, la piste est beaucoup plus "roulante". Manifestement, ils ont particulièrement aimé. D’autres – ceux qui ont passé plusieurs semaines en Norvège – beaucoup moins. Le classement des 2 sprints ne trompe pas à ce sujet.

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dimanche 14 décembre 2014

Le biathlon... c'est trop bon !

Je ne comprends pas. Comment les médias peuvent-ils à ce point regarder de haut le biathlon ? Quand vous voyez le peu de considération dont jouit Martin Fourcade au moment d’élire le sportif français de l’année, vous ne pouvez que faire ce constat.

Une année de JO d’hiver – qui est aussi la seule année d’une olympiade sans championnats du monde estivaux dans les sports individuels majeurs que sont l’athlétisme et la natation – au cours de laquelle un biathlète a remporté 2 titres (plus une médaille d’argent en se faisant seulement battre à la photo-finish alors qu’il était malade) et le classement général de la Coupe du monde en faisant preuve d’une régularité incroyable, on entend parler d’un perchiste essentiellement auteur d’un exploit certes historique mais ponctuel, d’un judoka (Teddy Riner) qui a fait se résigner la concurrence depuis longtemps et a participé à très peu de compétitions cette saison, ou encore d’un nageur (Florent Manaudou) n’ayant pas eu à affronter les Américains et les Australiens depuis l’an dernier.

Martin Fourcade vivra très bien sans ce titre honorifique, mais ce titre, le biathlon français le mérite. C’est un des sports les plus fantastiques du monde. Les courses de ce week-end l’ont encore mis en évidence. Le biathlon, c’est trop bon ! (Le titre est un cri du cœur.)

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