PyeongChang 2018 Le premier week-end des JO d’hiver de PyeongChang aura été fortement marqué par le vent. Un sale vent très problématique qui ne cesse de perturber les épreuves au point de provoquer des reports/annulations, des contre-performances, voire pire, des chutes. De quoi perdre le sourire et l’envie de se lever la nuit pour suivre les épreuves.

Heureusement, un vent de fraîcheur vient en partie effacer le négatif. Une nouvelle génération a brillé – à différents niveaux – lors des épreuves du jour. On a ainsi pu assister au sacre du premier champion olympique né dans les années 2000, à de super performances de la relève en ski de fond, à la confirmation de la prise de pouvoir de la jeune star du patinage russe, mais aussi – et surtout, en ce qui nous concerne – au triomphe modeste et retenu d’une Ariégeoise de 19 ans que tout le monde au sein de l’équipe de France attendait depuis Sotchi.

Perrine Laffont, qui a découvert les JO à 15 ans, a fait son chemin depuis. Etape par étape, elle a su se mettre en position de l’emporter en Corée du Sud. Le plus difficile restait à faire. Extrêmement éprouvante physiquement et psychologiquement, cette compétition a fait des dégâts. D’autres favorites ont craqué, incapables de résister à la pression. Il fallait puiser au fond de soi pour parvenir à exprimer ses qualités et tenir ses nerfs lors de chaque run. S’imposer à 19 ans aux Jeux Olympiques est déjà fabuleux, le faire à l’expérience est unique.