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dimanche 24 janvier 2016

Votez Lizeroux ! Lizeroux président !

Comment peut-on ne pas être d’accord avec Julien Lizeroux ? D’accord avec quoi ?

Je cite : «On va encore dire que Julien Lizeroux gueule tout le temps. Mais en première manche, j’ai juste essayé de ne pas me faire mal. J’ai déjà suffisamment donné dans ma carrière en terme de blessures. Voir Razzoli se blesser gravement m’a traumatisé. (…) Et nous, on ne dit rien. Comme un troupeau de moutons, on skie. (…) On joue avec notre santé. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi on rajoute des difficultés sur une piste déjà compliquée. Plus de mouvements de terrain qu’il y en a déjà. Plus de glace, aussi. On va trop loin. Dans notre sport, déjà accidentogène, la quête de spectacle ne doit pas se faire au détriment de notre sécurité. Et nous, on ne dit rien. Comme un troupeau de moutons, on skie. Tous les jours on envoie des gars à l’hôpital et ça ne semble poser de problèmes à personne. Dans la pente, on n’arrive pas à tailler une courbe et on passe pour des guignols. Après, les deux vedettes, il n’y a rien à dire. Ils passent partout et font ce qu’ils veulent ! C’est beau à voir.»

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samedi 23 janvier 2016

Strike on Streif.

Marcel Hirscher est le grand gagnant de la descente de Kitzbühel. Pourtant, il n’a pas mis les skis sur la Streif, le super-G lui a suffi. L’Autrichien est le grand vainqueur du jour en raison du violent accident subi par Aksel Lund Svindal, une des victimes du jour de la descente la plus prisée du circuit. La plus dangereuse aussi.

Le bilan de cette épreuve est catastrophique, assez honteux pour le ski alpin. Il fallait avoir un dossard compris entre 1 et 4, entre 10 et 14, entre 26 et 30 ou… supérieur au 30. Car après le 30, on ne prenait pas le départ. La course a en effet été arrêtée à ce moment très officiellement «pour raisons de sécurité» (malgré une visibilité qui s'améliorait), les résultats étant tout de même entérinés. On a poussé jusqu’au 30 uniquement dans ce but, car 50% des engagés doivent avoir été lancés pour valider les résultats.

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vendredi 22 janvier 2016

Combinaison parfaite.

3 Français au départ, 3 Français au sommet du classement, puis d’autres concurrents s’élancent, aucun ne parvient à les déloger du podium. Quel panard ! Un panard pointure 70 ! Il s’agit à la fois d’une récompense, d’un soulagement, d’une délivrance, d’un encouragement, d’une confirmation, d’une concrétisation, d’un aboutissement, d’une revanche… Plein de choses à la fois.

En soi, c’est aussi un événement historique pour le ski français. A fortiori à Kitzbühel.

Des triplés français en skicross, on en voit de temps en temps, c’est encore arrivé ce mois-ci. On en a même eu un mythique aux JO de Sotchi. En ski alpin masculin, on n’en a probablement jamais vu… à la télé. A vrai dire, je ne sais pas si entre 1967 et 1970 (l’époque où les Français ont réussi les 6 premiers – et jusqu’à samedi les 6 seuls – triplés en Coupe du monde) certaines épreuves de ce circuit nouvellement créé étaient déjà retransmises en direct à la télé. J’en doute.

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samedi 9 février 2013

Le jour du Poisson. (ChM 2013 de ski alpin)

Schladming 2013 Pour une fois, le jour du poisson n’était pas le vendredi, c’était le samedi. David Poisson un vendredi avec le dossard 13, ça aurait fait beaucoup, certains auraient mis en avant des considérations paranormales pour expliquer comment le descendeur le plus casse-cou et le plus physique de l’équipe de France a pu décrocher une médaille aux Championnats du monde de ski alpin, lui qui n’avait encore jamais goûté aux joies du podium à 30 ans.

Avant la récompense d’enfin monter sur la boîte au plus haut niveau, il avait tout connu, 10 top 10 (7 en Coupe du monde depuis 2008, 2 aux Mondiaux… de Bormio en 2005, 1 aux JO de Vancouver) dont 2 places de quatrième, la dernière à Kitzbühel lors de la dernière épreuve de CdM disputée, mais surtout les galères et… les boîtes (de la polysémie du mot "boîte" : en général un sportif essaie d’éviter de prendre des boîtes – sauf en hockey sur glace – car il risque de s’en sortir en boitant, mais il a souvent pour objectif de monter sur la boîte, ce qu’il peut ensuite fêter en boîte). Il a fini dans les filets à de nombreuses reprises (pour un poisson, un filet est souvent la fin du voyage avant d’être conditionné en filets, expédié dans des boîtes et mangé avec un filet de citron), a été blessé un paquet de fois, a galéré la saison dernière pour réintégrer les 30 après avoir dû bataillé en se coltinant de gros dossards. Si mes souvenir sont bons une super 6e place en Norvège en mars dernier le lui a permis de justesse de raccrocher le bon wagon.

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vendredi 8 février 2013

Sauvons le super-combiné ! (ChM 2013 de ski alpin)

Schladming 2013 Comment la FIS peut-elle avoir pour projet de faire disparaître le super-combiné ? Il suffit de consulter le palmarès des Championnats du monde de ski alpin et des Jeux Olympiques pour le comprendre, sur les podiums on ne retrouve quasiment que des grands, pour ne pas dire des légendes !

Et pour cause… Pour monter sur un podium en combiné il faut être soit hyper polyvalent, ce qui permet aussi de jouer le gros globe de cristal, celui du classement général de la Coupe du monde, soit être exceptionnel dans une des 2 disciplines, le slalom ou la descente, ce qui se traduit par des victoires en CdM et d’autres médailles en grands championnats. On peut monter sur un podium grâce à un gros coup de pouce du destin (par exemple en bénéficiant d’un changement de météo ou d’une piste qui casse de partout), mais en super-combiné, c’est très improbable.

Vendredi, on a vu les cadors en découdre, la bataille a été magnifique, le spectacle grandiose, on s’est régalé. Et pourtant une seule Française – malchanceuse et larguée dès la descente – était au départ.

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