Mot-clé - Léo Westermann

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dimanche 20 septembre 2015

Finir sur un sourire. (EuroBasket 2015, finales)

EuroBasket_2015.jpg La frustration est immense, elle le restera. Seule une victoire de l’équipe de France sur l’Espagne aux JO de Rio dans un match pour une médaille pourrait l’estomper. Et encore. Néanmoins, la frustration constitue seulement une grosse moitié de mon état d’esprit à l’issue de cet EuroBasket. Il y a aussi énormément de fierté. L_equipe_de_France_termine_sur_un_sourire_et_un_podium.jpg Terminer sur une médaille (et sur une victoire), sur une promesse pour l’avenir et sur un incident sympathique en finale – une sale finale qui a encore augmenté la frustration, on y viendra – nous permet au moins de finir avec le sourire au lieu de simplement déprimer…

Cette médaille de bronze, il fallait aller la chercher. Se farcir la Serbie en petite finale était la pire issue possible pour cette compétition presque parfaite des Bleus. Cette affiche aurait dû être celle de la grande finale, mais un arbitrage scandaleux jeudi et un suicide collectif serbe vendredi en ont fait l’affiche d’un match au couteau pour le bronze, mais surtout pour l’honneur. A domicile, les Bleus n’avaient pas le droit de se rater. La fierté devait parler.

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mardi 15 septembre 2015

Lettons en miettes. (EuroBasket 2015, ¼)

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Quant_TP_prend_feu__c_est_toute_la_salle_qui_s_embrase.jpg Je m’attendais à une victoire plus facile, ou du moins à un meilleur début de match de l’équipe de France contre la Lettonie, néanmoins l’essentiel est assuré, et même d’assez belle manière à y regarder de plus près : les Bleus vont disputer leur 3e demi-finale consécutive à l’EuroBasket.

A leur arrivée au Grand Stade Lille-Métropole, les Grecs et les Espagnols étaient en train de se disputer la qualification pour le dernier carré. Les Espagnols ont surpris en dominant une équipe de Grèce jusqu’alors invaincu. Pau Gasol a encore été impressionnant, seul Nikola Mirotic l’aide vraiment, Sergio Rodriguez dans une moindre mesure en sortie de banc, personnellement je le trouve supérieur à Sergio Llull qui débute les rencontres.

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samedi 12 septembre 2015

Séquestration. (EuroBasket 2015, 8e)

EuroBasket_2015.jpg N’est pas Harry Houdini qui veut… Je vous le dis : pour battre l’équipe de France lors de SON EuroBasket, il faudra être très fort. Pardon, très très très fort. Ces Bleus sont une put*in de bande de geôliers. Le genre qui vous séquestre au fond d’un cachot très sombre et vous torture. Ils vous étouffent, ils vous privent de lumière, vous font rendre l’âme à plus ou moins long terme. A moins d’être magicien, comment peut-on s’en sortir ?

Evan_Fournier_et_les_Bleus_ont_eclate_la_Turquie.jpg Très franchement, pour imaginer que l’équipe de Turquie de basket avait ne serait-ce qu’une chance infime de s’en tirer avec une victoire, il fallait manquer cruellement de lucidité ou être un sacré pessimiste ! Les Turcs disaient y croire. La lecture des propos de leur coach après la rencontre – il incrimine l’organisation, son équipe serait arrivée trop tard de Berlin, aurait eu droit à un hôtel minable et on ne lui aurait pas laissé assez de temps pour s’entraîner dans la salle – confirme le diagnostic du manque de lucidité. Quand on sait qu’il a par exemple fait jouer son meneur de jeu 39 minutes contre l’Islande jeudi soir lors d’une victoire obtenue en prolongation… dans un match sans aucun enjeu, de quoi se plaint-il ? Cet Ergin Ataman a mal géré un effectif qu’il savait court, on peut estimer qu’en s’y prenant autrement la durée de résistance de ses gars face aux Bleus aurait atteint les 20, voire 25 minutes. Ils ont explosé très rapidement.

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jeudi 10 septembre 2015

Toutes les routes mènent à Lille. (EuroBasket 2015, J5)

EuroBasket_2015.jpg Toutes les routes mènent à Lille. A condition de ne pas s’arrêter en route. C’est le cas pour 8 des 24 équipes qui ont pris part aux poules de l’EuroBasket 2015. Celles-ci ont livré leur verdict. L’équipe de France connait désormais son tableau. Il me plait bien. Après une phase de groupe ressemblant à une autoroute sans péage, la suite est au moins une avenue.

Les_Bleus_s_envolent_vers_la_premiere_place_du_groupe_A.jpgA vrai dire, on le connaissait quasiment avant de jouer Israël car ce qui devait être la dernière étape sur la route de Lille s’est transformé en promenade en raison de la mise au repos des 3 meilleurs joueurs de cette formation, à savoir Omri Casspi, Gal Mekel et Lior Eliyahu. On espérait assister à une véritable finale pour la première place, elle a été remplacée par un match à sens unique. En faisant l’impasse – sans non plus complètement se coucher, ceux qui ont joué ont fait de leur mieux – les Israéliens ont facilité la tâche de leurs hôtes pour tenter de renforcer leurs chances de remporter leur huitième de finale. Ils visent la qualification pour les JO.

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mercredi 9 septembre 2015

Orgueil salvateur. (EuroBasket 2015, J4)

EuroBasket_2015.jpg En sport, dans les matchs à gros enjeu, il arrive régulièrement que des équipes se neutralisent, que des joueurs ne parviennent pas à s’exprimer à leur meilleur niveau, crispés voire tétanisés par la peur de perdre. Seulement, l’inverse est aussi vrai : sans enjeu, point de motivation.

Les_Russes_ont_morfle_sur_la_fin.jpg Or la victoire – même très serrée – d’Israël sur la Pologne a eu pour effet de transformer le duel entre l’équipe de France de basket et son homologue russe en rencontre dépourvue d’effet au classement du groupe A de cet EuroBasket. Assurés de terminer à la 1ère ou 2e place, les Bleus savaient que gagner ou perdre ne changerait rien, les matchs décisifs étant ceux de jeudi soir contre Israël, puis en principe de samedi soir contre un adversaire coriace issu de la poule B.

Dès lors, comment voulez-vous être au taquet comme une équipe de Russie à la dérive, incapable de gagner un match et donc déjà éliminée ? Rappelons que les Bleus ont explosé ces Russes de 38 points pendant la préparation.

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lundi 7 septembre 2015

Pas de panique ! (EuroBasket 2015, J3)

EuroBasket_2015.jpg L’important en basket, c’est de gagner le mener au score après l’ultime possession. Il n’y a pas de match nul et l’écart compte très rarement, même si ça peut arriver dans une poule de compétition internationale. En l’occurrence, lors de cet EuroBasket, ce ne sera pas le cas pour l’équipe de France. Son seul objectif lors de ce tour est d’accumuler des victoires tout en montant en puissance.

Gobert_vs_Gortat__duel_en_haute_altitude.jpg De prime abord, battre la Pologne de 3 points en lui ayant laissé l’opportunité d’égaliser au buzzer pourrait ressembler à une performance très moyenne, voire inquiétante.
Il n’en est rien.
Au contraire.
Même très maladroits offensivement, même s’ils ont commis des erreurs en fin de rencontre et ont encore laissé fondre leur avance à l’image de la confrontation face à la Finlande, les Bleus m’ont toujours paru sereins. J’ai vu une équipe qui a confiance en ses qualités. A vrai dire, ils n’ont jamais réellement été mis en danger. Quand vous défendez si bien et possédez des talents offensifs capables de faire des ravages dans le money time grâce à un sang-froid à toute épreuve, vous auriez bien tort de paniquer !

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dimanche 6 septembre 2015

Un ban d’honneur pour le banc ! (EuroBasket 2015, J2)

EuroBasket_2015.jpg L’équipe de France avait sans doute besoin d’une entrée en matière difficile histoire de tout de suite prendre conscience de la tâche qui l’attend. Remporter l’EuroBasket à domicile n’aura rien d’aisé. Ce match compliqué, elle y a eu droit contre la Finlande. Gobert_ecrase_un_enorme_dunk_sur_un_Bosnien.jpg

Les Bleus avaient ensuite besoin d’une bonne grosse victoire bien large avec rectification des soucis de la veille et montée en puissance collective, en particulier des remplaçants, histoire de bien préparer la suite et d’éviter de trop user les titulaires. Devinez quoi… C’est exactement ce à quoi on a assisté lors de son 2e match.

L’équipe de Bosnie-Herzégovine faisait clairement figure de victime expiatoire parfaire. On le savait avant la rencontre, néanmoins tout le travail restait à faire. Pour les hommes de Vincent Collet, gagner était le minimum syndical. La manière importait beaucoup plus. L’objectif réel était de l’emporter tout en économisant les cadres. Pour ce faire, il fallait à la fois améliorer la défense et que le banc réponde présent. J’ai presque envie de dire que la démonstration a surpassé les attentes.

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