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mardi 14 juillet 2015

Un désastreux remake… (TdF 2015, E10)

Tour_de_France_2015.jpg Le cyclisme avait-il réellement besoin de ça ? Les amateurs de ce sport très difficile ont tous été frappés d’assister à un remake d’une sale époque, celle dominée par GrosBras, le parrain du peloton, et son équipe d’escrocs professionnels. Sky, c’est l’US Postal 2.0. On aurait aimé ne jamais revoir ce spectacle sur le Tour de France.

La méthode est la même, la manière est la même, le résultat est le même, l’impression est la même, les questions sont les mêmes. Les réponses sont-elles les mêmes ? Peut-être. Nous le saurons probablement un jour.

Voir un homme écraser le Tour dès la première ascension en mettant en route son faisant cadenasser l’étape par une équipe de mutants, on ne l’a que trop vu. Idem concernant le coup de l’équipier qui s’est mis à la planche, finit par laisser partir son patron, mais revient ensuite prendre la 2e place en mangeant le seul cador qui avait pu limiter les dégâts. Chris Froome a tout copié sur GrosBras, jusqu’à la scène de cinéma pour faire croire qu’il n’était pas au top avant de démolir le suspense en humiliant ses adversaires. L’accélération inhumaine du Britannique a fait naître un malaise, les performances de Richie Porte et de Geraint Thomas (pistard) l’alimentent. Ce remake des pires années du cyclisme est désastreux pour son image.

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samedi 6 juillet 2013

Un air de déjà-vu. (TdF13, E8)

Tour de France, la 100e édition Si l’équipe Sky voulait éviter les questions concernant le dopage, il fallait adopter une autre tactique de course. Chris Froome a décidé d’assommer la concurrence en nous rappelant au passage de très mauvais souvenir, ceux d’une époque pas si lointaine où le doute s’était transformé en certitude à force d’assister aux mêmes scènes surnaturelles.

Etape après étape, Tour de France après Tour de France, un individu détestable a systématiquement démonté chacun de ses concurrents dès la première arrivée au sommet. Il tuait le suspense et tuait le cyclisme, les suivants, pour la plupart dopés mais de façon moins efficace faute de disposer de la même logistique et des mêmes protections, se mettaient alors immédiatement à courir pour la 2e place. Cette mascarade a duré 6 ans et 1 mois, soit 7 des 99 précédentes éditions de la Grande Boucle.

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samedi 29 juin 2013

Le beau b*rdel du bus de Bastia. (TdF13, E1)

Tour de France, la 100e édition J’aurais adoré pouvoir titrer «Bastia la vista, baby !» mais je n’ai aucune raison de le faire. Le fait marquant de la première étape du tour n’est pas la victoire d’un malin, c’est la cagade d’un boulet.

Bastia… Boulet… Bus… Beau B*rdel... Blessures… La fin de la 1ère étape du Tour de France 2013, le 100e de l’Histoire, restera dans les mémoires. En 100 éditions, on n’avait encore jamais eu droit à cette péripétie. Cette étape de 213km entre Porto-Vecchio et Bastia a été inintéressante au possible pendant près de 180 bornes, le moment où l’échappée partie dès le départ réel a été avalée par le peloton. Et à quelques minutes de l’arrivée, PAN ! La tuile, la panique, le moment mythique, l’incident improbable qui "sauve" la journée. Sans doute s’agit-il de la magie du Tour ! Ou alors de la fameuse beauté de la Corse, encore jamais visitée par le monument du sport mondial qu’est cette course.

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vendredi 24 août 2012

GrosBras baisse les bras.

Ou si vous préférez, Armstrong rend les armes (ou les Arm).

Enfin. Le plus grand escroc de l’histoire du cyclisme a été confondu. J’attendais ça depuis des années. Trop d’années. Pour moi, il s’agit d’une grande victoire, et non pas d’un nouveau coup porté à l’image du cyclisme. Le mal était déjà fait, on punit le coupable, c’est la preuve que le crime parfait n’existe pas.

En 1999, quand GrosBras a remporté son premier Tour de France, je n’osais pas croire qu’il puisse se doper après avoir survécu à un cancer (dont l’origine serait… le dopage, c’est du moins ce que j’avais vu dans un documentaire il y a quelques années, il y était montré que plusieurs de ses coéquipiers lors de ses premières années avaient tous subi la même maladie après avoir pris des produits). Pourquoi risquer de se détruire la santé en prenant des produits dangereux après avoir dû lutter pour sauver sa peu ? Ça n’avait pas de sens, c’était aussi irrationnel que sa transformation soudaine en grimpeur d’exception.

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samedi 7 juillet 2012

Harry Potter est britannique… (TdF 2012, E7)

On l’annonçait, le Tour de France 2012 devait réellement débuter samedi lors de la 7e étape avec l’arrivée au sommet de La Planche des Belles Filles. Enfin un profil permettant de rompre la monotonie des 7 premiers jours globalement d’un ennui sans précédent (du moins ces dernières années).

Le verdict est tombé car on en a eu une confirmation, Harry Potter est britannique. Ils sont magiques ces sujets d’Elisabeth II ! Le train magique que prennent les sorciers pour aller jusqu’à leur internat… on l’a retrouvé sur la route du Tour ! En voyant ça, plus d’un observateur a senti un gros malaise. Depuis que je regarde l’épreuve chaque année – ça fait une grosse quinzaine d’éditions que je la suis vraiment, auparavant je ne suivais qu’à moitié – j’ai appris à ne plus croire que ce qui est crédible. Là, j’ai beaucoup de mal. Et pourtant je ne suis pas du genre à douter de n’importe qui. Depuis quelques années le cyclisme au Royaume-Uni recèle trop de mystères.

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vendredi 6 juillet 2012

Peter, ça gagne, derrière, ça chute, le spectateur… s’ennuie. (TdF 2012)

Qui va gagner le Tour de France 2012 ? Avant le départ, je n’en avais aucune idée. En principe Bradley Wiggins (Sky) et Cadel Evans (BMC) sont les favoris, seulement en 3 semaines beaucoup de choses peuvent se passer.

Compte tenu du nombre élevé de kilomètres contre-la-montre, les grimpeurs sont disqualifiés d’office de la course au titre. A vrai dire, compte tenu de l’absence de cador ayant un charisme supérieur à celui d’un conducteur de moto-crotte et de leaders particulièrement antipathiques dont on aurait pu attendre les défaillances voire les chutes – sans gravité car on ne peut pas leur souhaiter de se faire mal – pour se réjouir, j’ai quelques craintes concernant cette édition.

Il faut l’avouer, on a vu une première semaine pourrie. La météo n’a pas été terrible, la course l’a été, dans le mauvais sens du terme. On s’est bien fait chi*r, ceci quasiment tous les jours.

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