CdM_2015_de_foot_feminin.jpg Disputer la même compétition sans jouer au même sport, c’est possible. Aux JO par exemple. On découvre jour après jour que c’est aussi possible dans une Coupe du monde de football féminin. L’équipe de France joue au football, et du bon, ça ne fait aucun doute. Dans les 2 autres huitièmes de finale on a vu du Canada Dry de football.

Le Canada Dry, ça ressemble à l’alcool, c’est doré comme l’alcool, son nom sonne comme un nom d’alcool… mais ce n’est pas de l’alcool. Le jeu du Canada, ça se joue avec un ballon de football, dans un stade de football, sur un terrain de football, avec des tenues de football et un arbitre de football, mais ce n’est pas du football. Contre la Suisse, le pays hôte s’en est sorti en jouant une fois de plus horriblement mal, la première période était une souffrance pour ceux qui, comme moi, aiment le jeu. Brésil-Australie n’était pas réellement une rencontre d’une qualité supérieure.

Le point commun de ces 2 matchs est que l’équipe qui n’a su convertir aucune de ses occasions de faire la différence a payé cher son manque d’efficacité face à une formation encore moins créative mais plus réaliste. Heureusement, entre-temps, les Bleues ont donné une leçon de football féminin à la Corée du Sud.