Mot-clé - Laura Dahlmeier

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dimanche 11 décembre 2016

1 vaut mieux que 2 mais Laura.

La 2e étape de la Coupe du monde de biathlon s’est conclue par les relais. L’équipe de France est passée à une Laura Dahlmeier près de réussir un exceptionnel doublé.

Avec 3 victoires, 2 podiums et une 4e place, Pokljuka 2016 restera un excellent cru pour les Bleus et les Bleues. Hormis Anaïs Chevalier, handicapée par une malheureuse chute dès la première tour causée par une Allemande, ce qui a posteriori est assez énervant sachant que l’Allemagne a remporté le relais féminin, tous ont bien ou parfaitement réussi leur job. La mauvaise série en relais masculin a pris fin avec un premier succès depuis près de 3 ans (19 janvier 2014) et 12 épreuves (6 podiums, mais seulement 3 avec Martin Fourcade membre du quatuor), JO compris.

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samedi 10 décembre 2016

En patrons.

Déjà victorieux des sprints vendredi à Pokljuka, Martin Fourcade et Laura Dahlmeier ont récidivé samedi en poursuite. Ils ont encore augmenté leur avance en tête du classement général de la Coupe du monde de biathlon. Leur régularité force l’admiration. Tout le monde veut les battre, tout le monde s’y casse les dents.

Etre très rapide en ski de fond est une chose. Etre bon tireur en est une autre. Allier les 2 permet de gagner des courses. Pour faire preuve de constance au plus haut niveau, il en faut plus. Il faut posséder un sens tactique très développé, une parfaite connaissance de soi et une grande capacité maîtriser ses nerfs. Martin n’a plus rien à prouver, on sait sa science du biathlon particulièrement poussée, on prend de plus en plus conscience de l’étendue de celle de la jeune Allemande. Accélérer ou temporiser quand il le faut, jauger la bonne dose de risques à prendre au tir, résister à la pression imposée par ses adversaires et les pousser à la faute… Ils font tout bien !

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vendredi 9 décembre 2016

Premières et déjà-vu.

L’équipe de Slovénie n’est pas au top en ce moment, pourtant le public était déjà nombreux à Pokljuka pour l’ouverture de la 2e étape de la Coupe du monde de biathlon. Ce site a souvent réussi aux Français et aux Françaises, mais jusqu’ici, anomalie absolue, Martin Fourcade n’y avait jamais remporté la moindre course. Il s’était déjà imposé lors de chaque autre étape habituelle.

Après 7 ans et un paquet de tentatives en passant souvent très près du but, cette curiosité est entrée dans le domaine des souvenirs. En l’emportant de magnifique manière lors du sprint, devançant tous les cadors, le maître incontesté du biathlon a mis fin à cette étrangeté. Avec 4 victoires et une 3e place en 5 courses cette saison, cette victoire a malgré tout un air de déjà-vu. Tout comme la 2e place de Justine Braisaz obtenue un peu plus tard. La jeune femme est montée pour la première fois sur un podium individuel, mais là encore, comment ne pas avoir une impression de déjà-vu ? L’an dernier, Marie Dorin-Habert avait dominé ce sprint et cette saison il s’agit déjà de la 3e Française différente présente sur la boîte après 4 épreuves individuelles.

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dimanche 27 novembre 2016

Le retour du roi (et de la reine).

Le dernier week-end de novembre est un de mes préférés de l’année. Pourquoi ? Parce que la Coupe du monde de biathlon débute à cette date ! Pour mon plus grand plaisir.

Le premier dimanche sert de mise en jambes pour les concurrents (qui peuvent aussi y évacuer le stress de la reprise) et d’avant-goût pour les fans, il permet aussi aux staffs de faire des réglages en conditions réelles. L’IBU a logiquement choisi depuis déjà quelques saisons de commencer par un relais mixte, l’épreuve ayant le moins d’enjeu aux yeux de tous. Depuis l’an dernier, le relais mixte simple (en duo au lieu d’être à 4) a été ajouté au programme pour offrir un nombre suffisamment important de course à chaque site qui organise des épreuves. Östersund, site traditionnel de l’épreuve d’ouverture, a été le théâtre de 2 courses.

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samedi 19 décembre 2015

2 et 2 font 2 fois 1.

Aujourd’hui, pas de victoire française à Pokljuka. Et pourtant, le biathlon tricolore avait rarement connu si belle journée. En effet, à l’issue de la poursuite, Martin Fourcade et Marie Dorin-Habert occupent chacun la tête du classement de la Coupe du monde, ayant franchi la ligne en 2e position.

Le dossard jaune en même temps pour Marie et pour Martin, c’est jouissif. Même si en réalité, c’est assez anecdotique… sauf bien sûr si "Super-Maman" confirme et le conserve un long moment.

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samedi 12 décembre 2015

La loi du plus fort… dans la tête.

Dans à peu près tous les sports, rien ne vaut la confrontation directe. Le biathlon ne déroge pas à cette règle. L’effort chronométré (sprint et individuelle), ça va un moment, mais rien ne vaut une bonne mass-start ou une poursuite à rebondissements.

Il s’agit d’un effort long. Avec 4 séries de tirs, la distance à parcourir, le fait d’avoir vos adversaires direct devant, à côté ou derrière vous tant sur la piste qu’au pas de tir, toutes les péripéties sont possibles. Ces formats mettent en valeur toute la dimension psychologique de ce sport formidable. Il s’agit à la fois de maîtriser son environnement afin de se mettre dans les meilleures conditions possible pour exprimer tout son potentiel (résister à la pression de ses adversaires, faire abstraction ou se servir du public, éviter de subir les événements, etc.) et d’influencer le comportement des autres concurrents dans le but de les empêcher d’en faire autant. Autrement dit de les poussant à la faute. Vous l’avez compris, il est ici question notamment de tactique.

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vendredi 11 décembre 2015

Si vous avez manqué la fin…

Je suis le biathlon depuis de nombreuses années. Des scenarii de course, j’en ai vu un sacré parquet. Je peux vous l’affirmer, celui dans lequel le titulaire d’un dossard à 3 chiffres s’invite sur le podium d’un sprint sans changement de conditions météo est chose très rare. A fortiori quand le numéro du vainqueur est à 1 chiffre (en l’occurrence le 4). 2 fois de suite en l’espace de 3 heures, c’est très certainement inédit !

Chez les hommes, on pouvait s’y attendre car il s’agissait du pari d’un des grands noms du circuit, Tarjei Boe. Chez les femmes, en revanche, quelle – mauvaise – surprise ! Une inconnue a délogé Anaïs Bescond de sa place sur le podium à quelques minutes de la fin, venant compléter un triplé allemand dont on aurait facilement pu se passer. Il faut dire que cette équipe a beaucoup apprécié de quitter la Scandinavie et sa faible altitude (entre le niveau et la mer et 300m à Östersund) pour une région germanophone (Hochfilzen, en Autriche) présentant des caractéristiques très différentes. On est en effet à 1200m, la piste est beaucoup plus "roulante". Manifestement, ils ont particulièrement aimé. D’autres – ceux qui ont passé plusieurs semaines en Norvège – beaucoup moins. Le classement des 2 sprints ne trompe pas à ce sujet.

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jeudi 12 mars 2015

Relativiser, savourer. (ChM biathlon)

Sobrement, Martin Fourcade a dédié son nouveau titre de champion du monde de l’individuelle à Camille Muffat, Alexis Vastine et Florence Arthaud. Avec un ruban noir dessiné sur son dossard jaune de leader de la Coupe du monde de biathlon, il a levé les bras et les yeux vers le ciel, avant de s’exprimer devant les micros : «J’y ai pensé toute la journée, j’y ai pensé pendant la course, et je crois que cela m’a beaucoup aidé, même si je sais qu’il ne faut pas tout mélanger...Mais je crois qu’aujourd’hui j’avais à cœur de bien faire pour Camille, Alexis et Florence.»

Ce genre d’hommages peut paraître dérisoire, il ne ramènera aucune des victimes de l’accident d’hélicoptère qui a emporté 10 vies en Argentine lundi. Pourtant, ça n’a rien d’anodin. Surtout après ses propos tenus au lendemain du drame. Ils sont d’une très grande justesse. Sa déclaration et sa mise en œuvre transpirent de sincérité. On sent que ce champion – qui pourrait faire un bon ministre des sports et/ou membre du CIO dans quelques années – est très intelligent, passionné de sport, conscient de la chance qu’il a de pouvoir vivre cette vie. Ces évènements sont de nature à vous faire relativiser tous vos petits malheurs et aider à savourer tous les bons moments.

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dimanche 8 mars 2015

Super-Maman en remet une couche. (ChM biathlon)

Super-Maman_en_remet_une_couche__.jpg Marie Dorin-Habert est phénoménale ! La Super-Maman du biathlon mondial n’avait encore jamais gagné en solo sur le circuit. Elle l’a fait hier pour la première fois. 24 heures plus tard, malgré l’excitation, les sollicitations (podium, presse…), elle en a remis une couche (pas celles d’Adèle) en remportant la poursuite.

Avec déjà 2 médailles d’or et une d’argent, Marie est déjà la star des Championnats du monde, Kaisa Mäkäräinen et Martin Fourcade étaient les 2 têtes d’affiche de Kontiolahti 2015, la Finlandaise est déjà dans l’incapacité de faire mieux que Super-Maman, le Catalan aura bien du mal après une poursuite gâchée par des erreurs au tir. C’est décevant pour les frères Fourcade, extrêmement bien partis, mais le plus important est que l’équipe de France ait quelque chose à fêter ce soir !

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samedi 7 mars 2015

Super-Maman ! (ChM biathlon)

On peut parler de frustration, voire de déception concernant le sprint masculin des Championnats du monde de biathlon. Mais la joie l’emporte largement à la fin de la journée. Marie Dorin-Habert, la Super-Maman du sport français – pas seulement du biathlon – a réalisé l’exploit de remporter sa première épreuve individuelle sur le circuit un peu plus de 5 moins après avoir donné naissance à Adèle, son premier enfant. Elle est par la même occasion devenue championne du monde. Super-Maman est fantastique !

Je le dis en toute modestie, ce titre mondial, je l’ai annoncé il y a 1 mois, sa démonstration lors du relais mixte de Nove Mesto était trop éclatante pour ne pas pressentir ce qui allait se produire. Marie n’a pas eu de chance depuis son retour sur le circuit, les éléments lui ont souvent été contraires, le vent a plusieurs fois gâché ses prestations impressionnantes sur les skis. Elle avait du mal à tout réussir le même jour, bien tirer et bien skier. Son podium sur le sprint d’Oslo Holmenkollen juste avant les Mondiaux était très prometteur, il s’agissait de son premier podium en sprint depuis les JO de Vancouver, tous les autres ayant été obtenus lors de courses en confrontation directe (poursuites, mass-starts, plus les relais). Sans doute a-t-il eu pour effet de la débloquer psychologiquement, car ne pas réussir à monter sur la boîte malgré sa grande forme pesait sur son moral, ça la travaillait. Sa démonstration lors du relais mixte de jeudi annonçait la couleur… Ou presque. Elle aurait signé pour de l’argent ou du bronze, la couleur du jour était de l’or.

Reprenons les choses dans l’ordre chronologique.

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lundi 22 décembre 2014

Orgie avant les fêtes.

A l’issue de ce week-end très chargé, la première des choses à faire est de féliciter les organisateurs : organiser des compétitions de ski sans avoir de neige, c’est très fort !

A Val d’Isère (ski alpin féminin), Val Gardena et Alta Badia (ski alpin masculin), Pokljuka (biathlon), Ramsau (combiné nordique) et sur les autres sites européens où étaient programmées des compétitions de sports d’hiver, il a fallu faire un travail énorme pour fabriquer des pistes dans des conditions très difficiles. ''

Pas de neige ou de la neige qui tombe au mauvais moment, des températures ne permettant pas d’en fabriquer ou qui la dégrade très vite… Dur ! La plupart du temps, à côté de la piste, il n’y avait rien de blanc. Et pourtant tout a eu lieu presque comme prévu. On a modifié le programme dans certains cas, annulé des entraînements, ou encore réduit la taille de la piste, tout ce qui était nécessaire pour éviter d’être contraint à renoncer à une épreuve.

Au final, que dire, si ce n’est que les spectateurs et téléspectateurs ont pu se régaler ? Une véritable orgie avant les fêtes ! Les concurrents n’ont en revanche pas tous été à la fête. Notamment en alpin car ça tapait fort sous les skis. Malgré ce grand spectacle dans toutes les disciplines – du moins celle que je suis, il faut faire des choix – la frustration a failli l’emporter. Les Français sont très souvent passés tout près du podium ou ont manqué la victoire pour presque rien, la poisse devenait lourdingue… Jusqu’au moment où Jason Lamy-Chappuis a fait oublier tous les regrets accumulés au fil des courses.

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