Mot-clé - Laurens Ten Dam

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mercredi 15 juillet 2015

Rafal devant. (TdF 2015, E11)

Tour_de_France_2015.jpg De manière générale, on peut classer les étapes de montage du Tour de France en 2 catégories : celles dont le profil permet une grosse bagarre entre leaders, et celles où celle bagarre est très improbable car la dernière difficulté est trop loin de l’arrivée.

Seulement, pour une fois, on était un peu entre les deux, car après avoir franchi 2 gros cols, les coureurs dévalaient une longue descente, puis ils finissaient par une petite montée de 3e catégorie. On pouvait donc perdre quelques leaders dans une ascension, voire dans une descente, ou en voir un petit nombre couiner dans la dernière côte à cause de la fatigue accumulée, mais il ne pouvait s’agir que d’une course par élimination. Il fallait compter sur des défaillances, pas sur des attaques… sauf pour la victoire d’étape, promise à un baroudeur-grimpeur. On pouvait même deviner le vainqueur du jour (je l’avais joué).

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lundi 6 juillet 2015

L’hécatombe wallonne. (TdF 2015, E3)

Tour_de_France_2015.jpg Un véritable carnage. Une étape qui restera dans les mémoires, dont les effets mettront beaucoup de temps à se résorber, et qui pourrait avoir des répercussions majeures sur la suite de l’épreuve. Voici ce à quoi nous avons assisté lors de la 3e étape du Tour de France 2015.

Les accidents survenus sur les routes belges ont provoqué une neutralisation de la course. Tout le peloton a dû mettre pied à terre et attendre un bon quart d’heure pour repartir. La direction de course n’a pas eu le choix, il y avait trop de victimes, on se serait presque cru sur un champ de bataille. C’était une boucherie. La violence du carambolage géant dont les images ont été diffusées – un autre juste après n’a pas été filmé car les caméras se concentraient sur le premier – est effroyable.

Néanmoins, la course a repris ses droits. Le cyclisme est un sport dangereux.

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dimanche 5 juillet 2015

Des hauts et des Pays-Bas. (TdF 2015, E1-2)

Tour_de_France_2015.jpg Le Tour de France 2015 a débuté, il s’annonce passionnant en raison de la présence de tous les meilleurs coureurs actuels, les dopés comme les propres, mais aussi grâce à un parcours qui promet énormément de mouvement et de rebondissement.

Bien sûr, comme le dit approximativement un vieil adage, l’important n’est pas forcément le parcours mais ce qu’en font les coureurs. En l’occurrence, ASO a fait son job, il y a de quoi faire des écarts à peu près partout, donc à moins d’une gigantesque entente entre équipes visant de nous pourrir cette 103e édition, ce qui est de l’ordre de la fiction absolue pour ne pas dire de l’impossibilité totale, nous allons nous régaler pendant 3 semaines. Bien sûr, il y aura des jours sans, moins intéressants que d’autres. L’avantage sur le Tour est que les enjeux sont trop nombreux et la difficulté trop importante, la courses n’est jamais complètement figée, jusqu’à l’arrivée de l’avant-dernière étape, on n’est à l’abri de rien.

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jeudi 24 juillet 2014

Le meilleur des Pyrénées. (TdF 2014, 16-18)

Tour de France Le Tour de France 2014 a été pensé de façon assez originale. Pas de prologue, une 2e étape accidenté, des pavés au bout de 5 jours de course, des difficultés près de l’arrivée 2 jours de suite, une traversée des Vosges assez longue, et pour finir les 2 premières semaines, une version condensée des Alpes. Il était alors temps d’aborder le gros morceau : les Pyrénées.

Avec 3 étapes pyrénéennes dont 2 arrivées au sommet, une très longue et 2 aussi denses que courtes, les coureurs avaient de quoi faire. Si le peloton français a échoué dans sa quête de victoire(s), il a su régaler son public par ses prises d’initiatives et son niveau général. Pour la première fois depuis 1997, époque du dopage roi, un Français montera sur le podium de la plus grande course du monde. Peut-être même 2. Or le Tour 1997 est le premier que j’ai vraiment suivi. C’est vous dire si le fan de sport que je suis est heureux. Et d’autant plus heureux en regardant tous les jours des cyclistes réaliser des performances humaines. Pendant de trop nombreuses années mon détecteur de chaudières sonnait en regardant les GrosBras, les Ulrich, les Rasmussen, les Ricco, les Vinokourov, les Landis, les Hamilton, les Hincapie, les Leipheimer, les Botero, les Contador, et bien plus encore. S’il reste probablement des tricheurs, si 2 ou 3 gars me font une drôle d’impression, dans l’ensemble on s’en rend bien compte, le cyclisme a changé, on voit des défaillances et quand un gars explose, le lendemain il continue à avancer moins vite que les motos !

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lundi 21 juillet 2014

La loi du plus fort. (TdF 2014, 13-15)

Tour de France La loi du plus fort est toujours la meilleure, nous l’allons montrer tout à l’heure. Car on le constate sur le Tour de France 2014.

Les 2 premières semaines de cette édition ont été dominées par un homme. Depuis la 2e journée il a lâché une seule fois le maillot jaune, ça a duré 24 heures. A l’arrivée, il a terminé 6 fois sur 15 parmi les 3 premiers (dont 3 victoires d’étapes), 13 fois sur 15 parmi les 30 premiers… pour une 34e place (1ère étape) et une… 31e (15e étape). Le garçon est au-dessus du lot, il fait respecter sa loi en montagne. C’est la loi du plus fort. Dans les Alpes, il a fait ce qu’il a voulu.

Mais sur le plat aussi la loi du plus fort s’applique. Bien sûr, les rapports de force peuvent évoluer entre eux, mais à la fin, les sprinteurs se partagent toujours le gâteau quand ils jouent sur leur terrain.

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mardi 15 juillet 2014

Vive la Révolution ! (TdF 2014, 8-10)

Tour de France En 3 jours, tout a changé, le Tour de France 2014 a pris une toute autre allure. Et pas une mauvaise, tant s’en faut !

La course avait débuté de façon moyennement enthousiasmante malgré l’engouement du peuple britannique, très heureux de recevoir la plus grande compétition sportive du monde accessible à tous. Mauvais temps, chutes, abandons, étapes plus ou moins intéressantes avec un scénario assez immuable… Ce n’était guère la joie. Heureusement les organisateurs ont pris le soin d’intercaler des étapes atypiques pour briser la monotonie et débuter la sélection, ils ont tenté quelques innovations. La meilleure idée est d’avoir placé 3 étapes de moyenne montagne dès la fin de la première semaine. Qui dit moyenne montagne ne dit pas nécessairement difficulté moyenne. Il y avait de quoi faire pour les coureurs et de quoi se régaler pour les (télé)spectateurs.

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vendredi 11 juillet 2014

Nord-Est. (TdF 2014, 6-7)

Tour de France Le Tour de France 2014 a quitté le Nord pour mettre le cap vers l’Est avec 2 étapes a priori de transition destinées à des sprinteurs. Chose incroyable, Marcel Kittel (GIA) n’en a remporté aucune.

Le peloton a traversé certains des lieux historiques de la Grande Guerre, cette gigantesque boucherie débutée il y a 100 ans. On a vu d’anciens champs de bataille, des cimetières géants, des monuments aux morts/pour la paix/mémoriaux, et même François Hollande. Oui, ça devenait glauque. D’ailleurs je me demande si l’hécatombe – on a perdu 7 coureurs en 2 jours – est un hommage…

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jeudi 18 juillet 2013

La fringale, un régal ! (TdF13, E18)

Tour de France, la 100e édition La 18e étape a duré un peu moins de 5h pour les premiers, nettement plus pour les derniers. 5h, sur un vélo, c’est beaucoup. Pourtant Christophe Riblon (AG2R) aurait aimé que le dernier kilomètre soit long, très long. Il aurait rêvé de pouvoir savourer plus longtemps sa victoire magique, celle dans l’étape reine de la 100e édition du Tour de France, une étape mythique qui restera dans l’Histoire du cyclisme.

Mon moment préféré a duré quelques minutes, approximativement entre 17h10 et 17h21. A l’échelle du sport, c’est une éternité. Ce moment de sport s’inscrit dans la lignée du retour incroyable de Marc Raquil aux Mondiaux d’athlé en 2003 et de la dernière longueur de Yannick Agnel en finale du 4x100m NL des JO de Londres. Mais au lieu de durer 10 à 20 secondes, le passage de la résignation à la jubilation s’est étalé sur cette dizaine de minute. On a pu passer par tous les états au cours de cette fin d’étape, ou devrais-je dire de cette étape car la journée a été incroyable à tous les étages, extrêmement riche en rebondissements.

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mercredi 17 juillet 2013

Poissards. (TdF13, E17)

Tour de France, la 100e édition Ça devient franchement lourd. Le 100e Tour de France ne veut pas sourire aux Français, ils ont terriblement poissards. Le second contre-la-montre individuel n’a donné lieu à aucune surprise, seulement à une catastrophe.

Mais pourquoi Jean-Christophe Péraud (AG2R) a-t-il voulu aller reconnaître à vélo cette put*in d’étape le matin de celle-ci ? Il la connaissait déjà par cœur, il aurait pu la faire en voiture s’il voulait encore se la remémorer. On le savait, ce tracé lui convenait parfaitement, le parcours était idéal pour lui permettre d’exprimer toutes ses qualités de vététiste, il était tout à fait capable de se classer dans le top 5 du jour et de se rapprocher très fortement de ce même top 5, mais au général cette fois. Ses ambitions l’ont-elles poussé à commettre cette erreur fatale ? Le meilleur Français du Tour a tout perdu. Le drame s’est produit en 2 temps, le premier épisode a tué l’espoir, le second a achevé le bonhomme.

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vendredi 12 juillet 2013

En un mot, MERCI ! (TdF13, E13)

Tour de France, la 100e édition Magique ! On a vu une étape magique ! Une étape plate avec un parcours en bois est devenue une étape en or ! Omega Pharma-Quick Step et Saxo-Tinkoff ont transformé le bois en or ! Cette 100e édition du Tour de France cycliste est décidemment bien peu ordinaire…

Les 173km entre Tours et Saint-Amand-Montrond n’avaient rien de bien difficiles, on n’ira pas jusqu’à les qualifier de plats car de temps en temps les coureurs ont dû franchir quelques côtes (dont une seule, la Côte de Crotz, était répertoriée en 4e catégorie), néanmoins on est tenté de le faire car absolument tous les membres du peloton professionnel sont capables de rallier l’arrivée au sein du premier peloton sur ce genre de tracés. En résumé, on aurait dû revivre le scénario habituel d’un ennui mortel et finir avec un sprint massif entre Marcel Kittel (Argos-Shimano), André Greipel (Lotto) et Mark Cavendish (OPQS). Si ce dernier l’a emporté, le reste a été un enchaînement de – divines – surprises. L’audace a payé ! Ces multiples rebondissements ont encore montré l’importance de la tactique en cyclisme, mais aussi celle des incidents de course, le moindre petit souci pouvant avoir des conséquences phénoménale. L’absence totale de sportivité de la part de l’équipe Belkin s’est parfaitement greffée au reste pour pimenter la journée. (On peut s’attendre à des représailles, la fin du Tour va être animée !)

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mercredi 10 juillet 2013

Gros moteurs. (TdF13, E11)

Tour de France, la 100e édition Est-ce que je vous ai expliqué que je n’aime pas du tout les contre-la-montre ? Oui, bien sûr, je l’ai fait. Par conséquent, vous comprendrez pourquoi j’ai décidé de laisser de côté les détails concernant celui-ci.

Honnêtement, qui doutait de la victoire de Tony Martin (Omega Pharma-Quick Step) ? En l’absence de Fabian Cancellara, son succès ne faisait aucun doute, ou presque. La principale seule interrogation concernait l’évolution de son état physique depuis l’énorme chute de la première étape suite à laquelle son abandon avait été annoncé précipitamment. En une dizaine de jours, si les cicatrices n’ont pas disparu, le champion du monde a pu retrouver des couleurs. Sans surprise, il a tenu son rang, on le sait, en plus d’avoir un gros moteur il possède la technique spécifique nécessaire pour être performant.

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samedi 6 juillet 2013

Un air de déjà-vu. (TdF13, E8)

Tour de France, la 100e édition Si l’équipe Sky voulait éviter les questions concernant le dopage, il fallait adopter une autre tactique de course. Chris Froome a décidé d’assommer la concurrence en nous rappelant au passage de très mauvais souvenir, ceux d’une époque pas si lointaine où le doute s’était transformé en certitude à force d’assister aux mêmes scènes surnaturelles.

Etape après étape, Tour de France après Tour de France, un individu détestable a systématiquement démonté chacun de ses concurrents dès la première arrivée au sommet. Il tuait le suspense et tuait le cyclisme, les suivants, pour la plupart dopés mais de façon moins efficace faute de disposer de la même logistique et des mêmes protections, se mettaient alors immédiatement à courir pour la 2e place. Cette mascarade a duré 6 ans et 1 mois, soit 7 des 99 précédentes éditions de la Grande Boucle.

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jeudi 19 juillet 2012

L’heure du thé. (TdF, E17)

Gros malaise… Très gros malaise. La 17e étape du Tour de France 2012 restera dans les mémoires, mais pas pour de bonnes raisons. Certains coureurs ont offert au public un spectacle désastreux, heureusement d’autres ont montré un tout autre visage du cyclisme, faisant preuve de courage et d’un grand sens tactique.

Après la grosse chaleur et le cagnard subis mercredi au cours de l’étape remportée par Thomas Voeckler (Europcar), les coureurs ont dû affronter la fraicheur et la brume, du moins pendant la première partie de la journée. La bataille pour le maillot à pois s’est poursuivie – et a pris fin – avec une démonstration de marquage individuel, les jeunes Français ont encore réussi des performances très honorables, les cadors ont réédité leur numéro affligeant de babysitting et de vieux bluff.

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mercredi 18 juillet 2012

L’histoire se répète. (TdF, E16)

Et oui, l’histoire se répète sur ce Tour de France 2012. Nouvelle journée de repos, encore une affaire de dopage. Le lendemain, nouvelle étape de montagne, nouvelle victoire de Thomas Voeckler (Europcar), comme le mercredi précédent à Bellegarde-sur-Valserine.

L’impression de déjà-vu est forte.
Encore une fois le coureur français le plus populaire du moment a gagné à Bagnères-de-Luchon, comme il y a 2 ans au même endroit, l’année où Pierrick Fédrigo (FDJ) avait gagné à Pau… comme il y a 2 jours. Il est parti avec le même équipier qu’une semaine auparavant, a fini l’étape avec le même triplé (victoire+maillot à pois+prix du combatif du jour), et a encore réussi son exploit sans être monté sur le vélo pendant la journée de repos (la chose à ne surtout pas faire selon 99% des cyclistes, entraîneur, directeurs sportifs).

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jeudi 12 juillet 2012

Un mutant et des hommes. (TdF 2012, E11)

Mais qui est ce Chris Froome ? Le premier lieutenant de Bradley Wiggins au sein de l’équipe Sky semble être… le coureur le plus fort du Tour de France 2012. Pourtant il est contrait de rester dans une position de valet d’un patron qui… n’a aucune légitimité pour être son boss. Le Kenyan devenu britannique a encore réalisé un numéro improbable dans la grande étape des Alpes.

Pierre Rolland (Europcar) a été formidable, il a remporté l’étape de belle manière en se créant une réputation de roi des stations alpines, ça fait 2 fois qu’il remporte la plus prestigieuse étape des Alpes après son magnifique succès à l’Alpe d’Huez l’an dernier. Il s’est inspiré de son "patron" et modèle, vainqueur 24h plus tôt d’une autre très belle étape, Europcar a totalement réussi son Tour de France. Pourtant l’image du jour est celle de Froome lâchant le maillot jaune avant de se garer pour l’attendre, comme ordonné dans l’oreillette. Ce Froome, qui semblait enfin dans le dur, a retrouvé toutes ses forces en restant quelques poignées de secondes dans les roues du petit groupe maillot jaune. Je me suis même demandé s’il ne serait pas descendu à sa voiture pour changer ses piles. Ce type est un mutant, il a débarqué d’on ne sait où il y a moins d’un an. C’est flippant.

On va maintenant revenir dans le détail sur cette étape disputée par beau temps.

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samedi 16 juillet 2011

Tour de France 2011 (E14) : citron vert.

Tour de France

Quelle belle étape ! Quel spectacle ! Et pourtant il ne s’est RIEN passé ! Non, je vous assure, dans la course des cadors il ne s’est rien passé, personne n’a réussi à prendre le dessus sur les autres, et surtout pas sur le héros du jour/héros du Tour de France : Thomas Voeckler.

Bien aidé par son équipe, Europcar (équipe dont la tunique est verte), et notamment par Pierre Rolland, qui selon moi finira avec le maillot blanc à Paris, le cycliste préféré des Français a été admirable, il a réussi à rallier l’arrivée avec les meilleurs. Non seulement il a conservé son maillot jaune, mais en plus il n’a rien perdu sur les favoris de l’épreuve au terme d’une étape extrêmement difficile. Un Europcar en jaune, c'est un citron vert... Désolé, je galérais pour trouver un titre sympa.^^

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jeudi 14 juillet 2011

Tour de France 2011 (E12) : brillants à défaut d’être gagnants.

Tour de France

Toujours pas de victoire d’étape française… il serait temps ! Un 14 juillet, ce serait l’idéal, non ? Dans l’histoire environ une fois sur 4 un Français a levé les bras à l’arrivée de l’étape du Tour de France organisée le jour de la fête nationale.

Que la montagne est belle ! Tout était réuni pour avoir une étape formidable. On a eu une course magnifique, c’est parti dans tous les sens, et même si les grands leaders ont attendu longtemps avant de mettre le feu, on s’est régalé. Les Français n’ont pas gagné, ils ont pourtant fait honneur au cyclisme français !

Récit – le plus vivant possible – d’une journée folle.

  • Douzième étape : de Cugnaux à Luz-Ardiden (211km).

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