Perdre une finale est toujours terriblement frustrant. Cette année, on a connu plusieurs fois cette douleur dans les sports collectifs avec nos équipes nationales. Contrairement aux cas précédents, ceux de l’EdF de basket et du XV de France de rugby, il n’y a rien à dire, l’arbitrage n’est pas en cause. Lors de cette rencontre, la meilleure équipe le jour J a gagné, c’est incontestable.

Si la Norvège a battu la France, c’est surtout parce que les Bleues étaient trop diminuées. Elles ont terminé ce Championnat du monde de handball féminin dans un triste état. Déjà harassées par l’enchaînement normal des rencontres, elles ont dû en plus faire face à un tableau final très relevé… ainsi qu’à une avalanche hallucinante de blessures. Il y en a eu avant le Mondial – par exemple le problème aux yeux subi par Cléopâtre Darleux qui l’oblige à porter des lunettes de protection – et pendant le Mondial, d’où des forfaits très handicapants, une perte de qualité, moins de solutions pour l’entraîneur, des joueuses plus sollicitées donc accumulant plus de fatigue… Olivier Krumbholz a entraîné une équipe d’éclopées.